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COLLODION NÉGATIF RAPIDE PRÉSERVÉ A LA GOMME, AU JUJUBE

’§ 19. Fixage. 11 faut préférer l’hyposulfite de soude (795) au cyanure de potassium (456), pour ménager la couche de collodion.

127. — COLLODION NÉGATIF RAPIDE PRÉSERVÉ à la Gomme, au Jujube : (A. de Brébisson, 1863). ( Phot .). Y. 95, III.

§ 1. Ce procédé repose sur les bases du procédé au tannin du major Russel (95, III), mais au moyen de certaines modifications l’on peut obtenir, avec ce moyen, une pose presque instantanée. Le collodion préservé à la gomme et au jujube ne perd rien de sa sensibilité par la dessiccation et l’on peut opérer comme avec du collodion humide. Avec un objectif à verres combinés pour images stéréoscopiques (812), sans diaphragme (502), la glace est impressionnée dans une fraction de seconde si la vue est bien éclairée par le soleil. Avec cette lumière, si bon met un diaphragme de 36mm. d’ouverture, on obtient en une seconde des vues animées, telles que rues, places de marché, processions, etc.

Un objectif 1 / 2 pour cartes donne de très-beaux portraits à l’ombre, même en plein air, avec une pose de 8" à 10".

§ 2. Préparez le collodion de la manière suivante :

Ether sulfurique à 60° (657) 300 gr.

Alcool à 40° (68) ' 75

Colon-poudre (409) 4

à 100cc de ce collodion rendu limpide par un long repos, on ajoute 15 à 20cc de la liqueur suivante :

Alcool à 40° 100 c. c.

Iodure de cadmium (841) 10

Bromure de cadmium (185) 2

§ 3. On plonge la glace collodionnée dans un bain formé de :

Nitrate d’argent (983) 7 à 10 gr.

Acide acétique cristallisable (19) 5

On laisse la glace dans ce bain pendant 2' à 3' en l’y agitant; quand on la sort, on la lave avec soin pour éviter les taches au développement; cette opération a pour but d’enlever tout le nitrate d’argent libre qui ruisselle à la surface de la glace.

§ 4. Lorsque la glace a été bien lavée, on la recouvre de l’enduit

préservateur suivant :

Nous en donnerons deux que voici :

i Eau distillée 90c.c.

I Alcool à 30° (68) 10

A. J Tannin (1398) 2g‘-5

I Sucre d’orge. 2

Gomme arabique (737) 6

/ Eau distillée 90 c.c.

B l Alcool (68) . 10

j Pâte de jujube 3 gr.

( Gomme arabique (737) 5

N° 7. Juillet 1864. 14

CONDITIONS PRATIQUES DES VIRAGES DIVERS

§ 4. L'exposition à la chambre noire s’exécute à la manière ordinaire avec les appareils connus. La pose est instantanée, et il est nécessaire d’avoir à sa disposition un obturateur instantané (1018).

§ 5. Le développement se fait avec une solution de :

Eau de pluie 275 gr.

Acide pyrogallique (795) 1

Acide citrique (299) 1

On ajoute à la solution un peu d’acéto-azotate d’argent faible que l’on verse d’abord sur la plaque.

§ 6. On fixe avec une solution très-concentrée d’hyposulfite de soude (795).

On lave avec soin, et on laisse sécher à l’ombre, puis on vernit.

128. — CONDITIONS PRATIQUES DES VIRAGES DIVERS DES ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER : (Davanne et Girard, 1863). ( Chim .). V. 95, IY — 99, IV — 121, IV — 122, IV— 137, IV.

§ 1. Si nous cherchons à tirer des conclusions des travaux compris dans les 5 articles relatés ci-dessus et de la comparaison des données numériques qu’ils ont fournies, nous trouvons les déductions suivantes :

1° Dans tous les procédés de virage, lorsque n’intervient aucun phénomène accessoire, le remplacement de l’argent par l’or se fait dans les proportions atomiques exigées par la nature du sel d’or employé.

2° Ce remplacement a lieu sur les portions formées d’argent par une simple substitution, et sur les portions formées d’argent et de matière argentico-organique par une double décomposition qui, à la place de celle-ci, forme un composé argentico-aurique correspondant et analogue aux combinaisons qui se reproduisent, en teinture, entre les tissus organiques et les matières colorantes. Nous croyons d’ailleurs que c’est à cette combinaison organico-aurique que l’épreuve doit tout son éclat.

§ 2. 3° Ce remplacement de l’argent par l’or a lieu également sur les grands noirs et sur les demi-teintes ; toutefois, il paraît être plus rapide sur les parties peu colorées, et cet effet s’explique aisément par la moindre épaisseur de ces parties.

4° Le dépôt d’or est également beaucoup plus rapide sur une épreuve simplement salée et dont l’image est par suite formée en majeure partie d’argent, que sur une épreuve simplement albuminée et dont l'image, par suite, est presque uniquement formée d’une sorte de plaque argentico-organique sur laquelle doit s’accomplir la double décomposition dont nous avons parlé plus haut.

§ 3. 5° La comparaison des résultats fournis par les quatre classes de procédés que nous venons d’examiner, démontre que l'application des solutions d’or acidulées par l’acide chlorhydrique ne peut être faite avec succès ; que l’byposulfite double d'or et de soude ne donne

CONDITIONS PRATIQUES DES VIRAGES DIVERS

de résultats avantageux qu’en présence d’un excès d’ammoniaque ou d’hyposulfite de soude, cas auquel il rentre dans la catégorie des virages alcalins, et qu’en somme c’est seulement dans l’emploi des bains neutres ou alcalins que nous devons chercher les conditions pratiques du virage.

§ 4. La première question qui, au point de vue de la photographie pratique, doive fixer notre attention, est celle-ci : quel que soit le bain employé, le virage doit-il avoir lieu avant ou après le fixage? La théorie aussi bien que la pratique démontrent nettement que dans les procédés actuels, le virage doit précéder le fixage. En effet, lorsque le virage a lieu sur une épreuve déjà fixée, l’or, en se déposant, détermine la formation d’une quantité équivalente de chlorure d’argent ; sans doute celui-ci reste pour la plus grande partie enfermé dans les parties colorées et ne semble pas devoir altérer la pureté des blancs de l’image ; cependant on ne saurait, sans danger, laisser dans l’épreuve une substance qui doit forcément noircir sous l’action lumineuse, et par conséquent modifier le ton général. Aussi un deuxième fixage compliqué de la série de lavages qu’il entraîne, devientil alors nécessaire. Dans le cas seulement où le bain de virage se trouverait composé de sel d’or mélangé d’un excès d’hyposulfite de soude, cet inconvénient disparaîtrait, mais l’épreuve se trouverait alors exposée à tous les accidents qu’amène l’emploi des composés sulfurés.

§ 5. D’un autre côté, l’expérience démontre que la plaque argentico-organique, qui forme l’image au 'sortir du châssis, subit, au contact du fixateur, un changement de ton fâcheux et perd toute aptitude à se recouvrir, dans le bain d’or, de tons chauds et vigoureux qu’y prennent les épreuves dont la matière colorante n’a subi aucune modification.

Ce premier point établi, nous devons nous préoccuper de déterminer les conditions les meilleures à remplir dans la composition du bain de virage.

Entre les bains absolument neutres et ceux que l’on désigne sous le nom d’alcalins existe, au point de vue de la pratique, une analogie que l’on ne soupçonnerait pas d’abord. En etfet, ce qui, à nos yeux, caractérise les uns comme les autres, ce qui leur communique les qualités précieuses que chacun recherche, c’est que dans les uns comme dans les autres l’acide chlorhydrique est complètement éliminé.

§ 6. Lorsque dans une solution acide de chlorure d’or, on ajoute un sel à acide faible, tel que les carbonate, acétate, borate, etc., de soude, la première action de ce sel est d’abandonner sa base à l’acide chlorhydrique pour mettre en liberté les acides carbonique, acétique, borique, etc. De là une solution dont le caractère essentiel est de ne plus renfermer d’acide chlorhydrique libre, et qui peut se présenter, ou bien à l’état de neutralité parfaite, ou bien avec réaction légère-

CONDITIONS PRATIQUES DES VIRAGES DIVERS

ment acide si le chlorure d’or renfermait beaucoup d’acide chlorhydrique, et si le sel ajouté n’est que peu alcalin, ou bien avec une réaction alcaline, si ce même sel a été employé à l’état franchement alcalin et en excès suffisant.

Si l’on soumet à la sanction de la pratique des bains d’or préparés dans ces trois conditions, on reconnaît que les uns et les autres peuvent donner de bons résultats, mais avec des différences de ton et de rapidité qui laissent à l’appréciation artistique une marge assez grande. Nous avons vérifié ce fait de la manière suivante : quatre bains ont été préparés, le premier avec du chlorure d’or parfaitement neutre, le deuxième avec le même chlorure légèrement acidulé par l'acide acétique, le troisième avec le même chlorure franchement alcalinisé par le carbonate de soude, le quatrième enfin, pris comme type, constituait le virage à l’acétate de soude fondu, et par suite légèrement alcalin proposé par l’abbé Laborde. En plaçant ces bains dans les mêmes conditions , nous avons reconnu que la rapidité du virage croît en proportion directe de l’acidité, c’est-à-dire que le bain au carbonate de soude est plus lent que celui à l’acide acétique, et que le ton des épreuves virées et fixées partant du rouge avec l’acide acétique, passant par le violet avec le bain parfaitement neutre, atteint dans les bains alcalins une coloration noire d’autant plus prononcée que la proportion d’alcali est plus considérable.

§ 7. Il résulte de cet essai que le photographe peut, à son gré, placer son bain de virage dans telle condition d’acidité (par un acide faible), d’alcalinité ou de neutralité qu’il désire ; il a ainsi entre les mains une véritable palette qui lui permet de varier à volonté le ton de ses épreuves. Les nombreuses formules conseillées chaque jour pour les bains de virage prétendus nouveaux n’atteignent d’autre résultat que de placer, avec plus ou moins de justesse, la solution d’or dans l’une ou l’autre de ces trois conditions.

Pour constituer un bon bain de virage, il faut donc prendre un sel d’or convenable et l’additionner d’un sel capable de modifier la solution dans l’une des trois directions que nous venons d’indiquer.

Le sel d’or sera préférablement l’un des chlorures doubles dont M. Fordos a conseillé l’emploi; le chlorure d’or du commerce, c’està-dire le chlorhydrate de chlorure d’or Au2 Cl3, Cl H, doit être entièrement banni des préparations photographiques : l’acide en excès qu’il renferme, ses propriétés déliquescentes, la facilité avec laquelle il se prête à la falsification, sont autant de causes qui doivent le faire rejeter d’une manière absolue.

Au chlorure double d’or et de sodium ou de potassium, on ajoutera le corps qui doit compléter la préparation et dont la nature devra être déterminée d’après le but qu’on se propose*

§ 8. Si l’on veut un bain neutre, on ajoutera dans la solution renfermant 1 gr. de chlorure double par litre, une pincée de craie en poudre, puis après avoir agité quelques instants, on filtrera; le bain

ÉGALISATION DE LIMAGE PHOTOGRAPHIQUE

rendu ainsi parfaitement neutre, et employé seul, donnera de trèsbeaux tons d’un noir violacé et variant suivant le temps pendant lequel sera prolongée l’opération.

§ 9. Si l’on veut un bain acide, après avoir neutralisé et filtré comme ci-dessus, on ajoutera à la solution quelques gouttes d’acide acétique, de manière à rougir très-légèrement la teinture de tournesol, et l’on obtiendra ainsi un bain qui communiquera aux épreuves un ton que le contact du fixateur rendra d’autant plus rouge que la quantité d’acide ajoutée aura été plus considérable.

§ 10. Enfin, si l’on veut un bain alcalin et donnant, par suite, une coloration tirant sur le noir, on ajoutera à la solution, sans prendre la peine de la neutraliser, et jusqu’à ce qu’elle présente une réaction alcaline, l’un quelconque des différents sels proposés jusqu’ici. Les carbonate, bicarbonate et borate de soude, l’acétate de soude fondu , etc., remplissent également bien leur but. Le chlorure de chaux le remplit également, mais nous en repoussons l’emploi, parce que l’hypochlorite qu’il renferme peut provoquer la décomposition du bain de fixage et attaque, d’ailleurs, la pâte du papier. Ce corps n’agit, du reste, que par la chaux en excès qu’il renferme : l’hypochlorite n’y contribue en aucune façon et il est facile de vérifier le fait, en employant, ainsi que nous l’avons fait avec succès, l’eau de chaux seule pour alcaliniser le bain de virage et obtenir des tons noirs satisfaisants.

§ H . Il est, du reste, impossible de préciser a priori la proportion de substance acide ou alcaline que le photographe devra ajouter à son bain de virage ; l’expérience seule peut lui apprendre quelles sont les quantités de l’un ou de l’autre qui conviennent le mieux pour faire virer vers les tons rouges ou les tons noirs qu’il peut préférer la teinte noire violacée que fournit le bain chimiquement neutre et que l’on doit considérer comme la teinte normale des bons virages.

129. — COURBURE DU CHAMP D’IMAGE dans les Objectifs photographiques. (Opt.). Y. 123, IV.

130. — ÉGALISATION DE L’IMAGE PHOTOGRAPHIQUE d’un champ à large ouverture angulaire, quand elle est projetée sur une surface plane : (Th. Grubb, 1863). ( Opt .)

§ 1. La gradation décroissante d’intensité du centre aux bords

ÉGALISATION DE L’iMAGE PHOTOGRAPHIQUE.

d’une image faite avec un champ d’une large ouverture angulaire et projetée sur une surface plane, décroissance qui dérive principalement de la plus grande distance qu’ont à traverser les pinceaux de rayons latéraux convergents avant de former l’image, n’a pas encore été bien étudiée, surtout au point de vue d'un moyen usuel d’atténuer le défaut qui en résulte.

L’angle de vue compris ne doit pas, d’ailleurs, excéder environ 30° à 35°, et dans ce cas, il n’y a que peu ou point d’inconvénient; mais pour des images qui embrassent un angle de 60° à 70° ou même davantage, quand ces images sont projetées sur une surface plane, la différence d’intensité entre les parties centrales et les parties marginales est si grande, qu’il faut chercher un moyen d’y remédier directement.

§ 2. La première idée, quand on fait des négatifs qui embrassent des angles de 70° et au-dessus, est de pousser le développement et de le renforcer sur les parties plus faibles des marges, mais ce moyen n’est pas usuel et on peut construire un appareil simple qui, se joignant à la chambre noire, rendra l’image, avant tout développement, partout égale en intensité sans que cela augmente la difficulté du développement.

§ 3. L’appareil se compose essentiellement d’un disque circulaire noirci, à peu près du diamètre de l’objectif en expérience, attaché par un bras très-mince à une pièce à coulisse de manière que le disque puisse être maintenu à toute distance convenable, directement en face de l’objectif, et amené ou reculé de la quantité nécessaire.

Eig. 358.

11 est évident que la forme de l’appareil peut être modifiée de bien des manières; la figure 358 représente une disposition qui se fixe

ÉGALISATION DE LIMAGE PHOTOGRAPHIQUE

très-commodément à la chambre noire par deux vis à main. Cette figure représente l’appareil vu de côté, et la figure 359 le fait voir vu en dessus : les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans les deux figures et la proportion est environ \ /9 de ce qui est nécessaire pour un objectif simple pour vue de 0m.20 de foyer.

§ 4. A A est le devant de la chambre noire;

B est le tasseau attaché par les deux vis à tête G au-devànt A de la chambre noire et portant sur sa partie horizontale une coulisse à queue d’hironde dans laquelle la pièce C glisse librement.

C est la pièce à queue d'hironde glissant dans le tasseau B et portant le bras D;

D, bras mince métallique, noirci, portant le disque E. Ce bras doit être, d’ailleurs, solidement fixé à la coulisse C, ou mieux, fait de manière à tourner maintenu fortement par la vis f.

La partie supérieure de la coulisse et son cadre sont dans le même plan et portent une graduation approximative que l’on voit en g , g, figure 359. L’appareil tout entier, excepté les vis et le bras D, peut être trèsbien fait en bois dur.

L est la place de la lentille de l’objectif, et S- celle du diaphragme.

§ 5. Avant de se servir de l’appareil, il faut préparer la graduation approximative g, g, et le meilleur moyen d’y arriver est le suivant, pour lequel il faut se souvenir que le principe sur lequel est basée l’action du tout est celui-ci : qu’en changeant la distance entre le disque E et le diaphragme, on change l’angle qui sous-tend le disque pour le diaphragme, et conséquemment la portion angulaire du champ de la chambre noire qui est rendue obscure. Dans la figure 358, le disque sous-tend un angle d’environ 35° pour le diaphragme, et cela peut être considéré comme la plus grande distance requise pour la première introduction du disque, puisque, en approchant le disque du diaphragme jusqu’à réduire cette distance de moitié, on obscurcit environ 60° du champ, ce qui est plus qu’on n’a besoin.

§ 6. Ces considérations déterminent avec une approximation suffisante la partie du mouvement réclamé par le disque et qui, comme on le voit, est pour un champ de 60° de 2 fois environ la distance entre l’objectif et le diaphragme L à S.

On doit noter un autre fait, c’est que si l’on approche trop le disque du diaphragme, un très-petit mouvement dans ce sens produit

ÉGALISATION DE LIMAGE PHOTOGRAPHIQUE

un très-grand changement •proportionnel dans la quantité angulaire du champ obscurci; il ne faut donc pas mouvoir la coulisse C d’une égale quantité pour un temps égal.

11 doit y avoir entre le temps et l’espace parcouru une certaine proportion que l’on peut garder suffisamment exacte pour la pratique

§ 7. La coulisse C étant placée comme figure 358, tirez un trait de B à h, et prolongez cette ligne sur C : maintenant repoussez la coulisse en dedans jusqu’à ce que le disque E coupe le milieu de la première distance de lui au diaphragme S et tirez un autre trait sur C vis-à-vis du trait h. Maintenant, supposons que la distance entière parcourue soit divisée en 20 parties égales, tirez trois nouveaux traits sur C comme le montre la figure 359, de manière que les distances marquées soient 10, 5, 3 et 2 des 20 parties.

Remarquons que cette graduation ne demande point une précaution minutieuse, pas plus que le mouvement du disque. L’ombre du disque sur le champ de la chambre noire, comme on le voit, porte une sorte de pénombre ou demi-teinte qui rend inutile une régularité extrême dans son mouvement.

§ 8. La mànière de se servir de cet appareil est excessivement simple. Supposons que l’angle à couvrir renferme 60° sans parler des angles, et que l' soit considérée par l’opérateur comme un temps de pose suffisant pour la partie centrale, alors le disque E n’étant pas en station, soit qu'on l'ait fait tourner sur son support ou qu’on l'ait enlevé, ôtez l’obturateur de l’objectif et posez 1 Maintenant placez le disque comme dans la figure 358 et exposez un 1/5 du temps primitif, soit 12" ; ensuite faites glisser le disque à la position suivante, et exposez encore 12" et ainsi de suite pour les 5 autres positions marquées.

De cette manière nous avons donné à toutes les parties du champ sous-tendant un angle de plus de 30°, un temps de pose double de la partie centrale, et cela est plus que suffisant pour obtenir un négatif dans lequel toutes les parties se développent ensemble et avec une égale puissance.

§ 9. Il est bon de faire remarquer que l’exposition doit commencer par la surface entière, sans cela on obtient un mauvais résultat. De même l’opérateur peut mettre l’obturateur sur l’objectif pendant qu’il ajuste le disque, mais ce n’est pas bien nécessaire ; mais il est utile que la coulisse soit solide, tout en permettant un mouvement doux qui ne dérange pas la station de la chambre noire, en y produisant des trépidations.

§ 10. Les avantages de cet appareil sont surtout remarquables quand on veut donner un court temps de pose pour les marges ou le ciel, et un plus prolongé pour les terrains et les premiers plans. Pour cet objet, il faut rapprocher le disque à une petite distance du diaphragme et le tourner en dehors en dessus, de façon qu’il n'obscurcisse aucune portion du champ ; ensuite, quand' la portion du ciel a

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