CHROMATE DOUBLE DE POTASSE ET D’AMMONIAQUE
= (K0,Cr03), (AzH3,Cr03), 2HO.
(Ghim.). Y. 175, 1Y.
§ 1. Pour préparer ce sel, on traite dans un ballon (143) sphérique en verre résistant, du bichromate de potasse (160) parfaitement pur, par l’ammoniaque (91) caustique concentrée, en excès. Le ballon, alors fermé par un bon bouchon, est chauffé au bain-marie jusqu’à dissolution complète.
§ 2. C’est par le refroidissement de la liqueur ainsi formée, que le sel double cristallise en abondance, tantôt sous forme d’aiguilles déliées, tantôt en cristaux prismatiques à quatre pans, selon que l’évaporation a été rapide ou ménagée.
167.— COLLODION SEC: (Blanqiï art-Evrard, 1864). ( Phot .). Y. 368 — 369 — 370 — 371 — 372 — 373 — 96, III — 67, IV.
§ 1 . Pour opérer à sec avec un collodion quelconque, sans préservateur ni vernis, il est un problème dont la solution sera un véritable progrès.
Ce problème est celui-ci :
« Enlever chimiquement, à la couche de collodion sensibilisé, » tout l’argent resté libre à sa surface et dans ses pores, sans altérer » l’homogénéité et les qualités photogéniques de cette couche après » une dessiccation absolue. »
Ce problème trouve sa solution dans l’emploi du réducteur avant l’exposition, comme on le ferait au sortir de la chambre noire.
§ 2. 11 est acquis, maintenant, que tout collodion qui donne une bonne épreuve à l’état humide, est apte à en donner une bonne à l’état sec, sans qu’il soit besoin de rien changer à sa composition et à celle du bain sensibilisateur.
Les plaques sèches enfermées dans une boîte à l’abri de la lumière et de l’humidité se maintiennent dans un état complet de conservation.
Ce succès ne peut être assuré sans les circonstances suivantes :
COLLODION SEC
§ 3. Employer non-seulement tous les soins que Ton prend dans la photographie usuelle, mais y ajouter certaines précautions encore. L’inégalité dans la couche de collodion, le mauvais nettoyage des glaces, produisent des résultats beaucoup plus désastreux que dans le collodion humide.
Il faut surtout observer de ne mettre la glace au bain d’argent que quand le collodion a bien fait 'prise ; de ne la retirer que quand toute apparence graisseuse à tout-à-fait disparu de sa surface; cette observation s’applique également à tous les lavages où cette apparence se présente.
N’employer pour les lavages que de beau de pluie, et, pour le dernier, que de l’eau distillée; laisser alors la glace sécher spontanément. Ne serrer les glaces qu’ après dessiccation complète.
§ 5. Pour faire venir l’épreuve, ne se servir des réactifs que lorsque la couche de collodion a été bien uniformément ramollie dans un bain d’eau. Verser alors le réducteur, puis le bain d'argent, de manière qu’il n'y ait pas discontinuité dans le jet et que les liquides s’écoulent bien en nappe sur toute la surface.
Il faut avoir soin, lorsqu’on commence le développement, de ne jamais mêler le bain d’argent au réducteur, mais de verser d’abord le réducteur, et ensuite la solution d’argent qui, au contact du réducteur, dépose lentement sur les parties frappées par la lumière, le précipité métallique qui constitue l’image.
§ 4. Le collodion que nous avons employé était composé de :
Collodion normal (376) 1000 gr.
Iodure de cadmium (841) 7
Bromure de cadmium (185) 3
Iodure d’ammonium (836) 2
Le bain d’argent :
Nitrate d’argent fondu (983) 8 gr.
Nitrate d’argent.cristallisé 2
Eau distillée. - 100
Collodion q.q. gouttes.
En sortant la plaque du bain d’argent, on la dépose pendant 10' au moins dans une cuvette d’eau acidulée avec 5 0/o d'acide acétique (19).
Le réducteur qui ensuite a été versé sur la glace était composé de sulfate double de fer et d’ammoniaque (183, III) et de la manière sui-
vante :
Sulfate de fer (183, III) 10 gr.
Acide acétique (19) 40
Alcool (68) 20
Eau distillée 1000
La première couche écoulée a été remplacée par une seconde, puis on procède au lavage à grande eau.
§ 5. Par surcroît de précaution, de peur que quelques gouttes de nitrate d'argent provenant de l’envers de la glace n’aient été rame-