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BAIN D'ARGENT POUR COLLODION (ÉTUDE SUR LE

l’eaufraiche. Quand Fiodure ainsi préparé est bien pur, on le conserve sous l’eau dans un flacon bien bouché.

§ 7. Formule de Towler pour la composition d’un bain d’argent

normal :

Nitrate d’argent cristallisé, § 3 60 gr.

Eau distillée 750

Oxyde d’agent, § 5 0.25

Iodure d’argent, § 6 0.25

On fait bouillir le tout dans une cornue pendant un quart-d’heure, et on le laisse refroidir. Quand* il est froid, on décante le liquide clair qui surmonte le dépôt, s’il s’en est formé, et. on le renferme dans un flacon bien bouché.

Quant au sédiment, il peut servir à préparer un autre bain, oubien on le réunit aux résidus d'argent que l’on met à part pour les réduire plus tard. Ainsi préparé, le bain est tout ensemble neutralisé et ioduré; il ne contient aucune matière étrangère ; il est bon pour l’usage et facile à préparer pour toute personne un peu attentive : mais il n'est pas absolument prêt pour s’ èn servir, il forme seulement un bain d’argent pur et normal , il faut maintenant le rendre positif ou négatif suivant le besoin.

§ 8. Bain d'argent positif , pour les épreuves droites sur verre, mé-

laniotypes, etc. :

Bain neutre et ioduré ci-dessus, § 7 600 c.c.

Acide nitrique (1002) 2 gouttes.

On peut ajouter, à mon avis, avec beaucoup de précaution, un peu plus d’acide nitrique si les lumières de l’épreuve ne viennent pas bien blanches et si les ombres ne demeurent pas parfaitement claires et

transparentes.

§ 9. Bain d'argent négatif :

Bain neutre et ioduré ci-dessus, § 7 600 c. c.

Acétate d’argent (9) 1 gr. •

Acide acétique cristallisable (19) 6 gouttes.

§ 10. On obtient l’acétate d’argent en ajoutant une solution d’acétate de soude Q 4) à une solution de nitrate d’argent : il se forme un précipité cristallin que l’on sépare en filtrant, que l'on sèche et que l’on conserve pour l’usage.

Ce sel est partiellement soluble dans la solution d’argent et communique de l’intensité aux ombres du négatif ; il rend la couche plus sensible et abrège ainsi le temps de pose d’une manière appréciable.

§ 11. Il faut ne pas oublier, enfin, que le bain d’argent, après une journée d’usage, doit être filtré, afin de le trouver le lendemain matin dans toute sa pureté. Les flacons qui renferment le bain d’argent doivent être parfaitement nettoyés de. toute particule adhérente d’iodure d’argent ou de quelque autre sédiment. On obtient ce résultat en les lavant à grande eau et en brossant l’intérieur au moyen Nù 11. Novembre 1864. 24

BROMO-IODURE DE CADMIUM.

de ces longues brosses que l’on emploie pour les éprouvettes et les tubes d’essai. On peut encore se servir très-bien d’un morceau d’éponge attaché au bout d’une baleine, ou d’une baguette ployante.

Quant le flacon est bien clair,, on y vnrse de l’eau, on secoue fortement et on le place sur le goulot pour égoutter jusqu’au moment où l’on en aura besoin.

§ 12. Ces précautions, peut-être un peu minutieuses, sont cependant les meilleurs préservatifs contre les piquetages et les à-jours du collodion, c’est par leur moyen qu'on obtient des fonds et des épreuves purs et sans taches.

§ 13. La force du bain d’argent doit être maintenue sensiblement pareille à celle de sa fabrication : on y arrive en ayant à portée delà main un flacon de réserve préparé de la même manière, sauf que l’on ne met que 500 c.c. d’eau pour 60 gr. de nitrate d’argent recristallisé, § 3.

§ 14. Quand il arrive cependant, après un long usage, que le bain d’argent est devenu mauvais par l’accumulation de l’éther (657), de l’alcool (68), de l’aldéhyde (73), de l’éther acétique (132, III), etc., etc., le meilleur remède c’est de le faire bouillir, et quand il est refroidi, de le filtrer. Tout photographe devrait chaque semaine faire bouillir son bain d’argent .quelques minutes ; par exemple, tous les samedis soir.

Par ce moyen, toutes les liqueurs éthérées, alcooliques, volatiles sont chassées, et les substances organiques sont précipitées, une filtration les enlève. Ce mode de traitement est d’un effet bien plus sûr que l’exposition du bain aux rayons du soleil pendant un jour ou deux, et il est beaucoup plus expéditif. On chauffe le bain dans une large capsule à évaporer, placée sur un bain de sable.

213. — BATTAGE EN FLACONS CLOS DE L'ALBUMINE NÉGATIVE AMMO- NIACALE. (; Vhot .). Y. 35— 54 — 55 — 58 — 59 — 210, IV, § 1 à 4.

214. — BB0M0-I0DURE DE CADMIUM, et préparation de collodion au moyen de ce sel : (B. Juilhet, 1864). ( Phot .)

§ 1 . On peut préparer de la manière suivante un sel de cadmium propre à faire du collodion rapide et se conservant longtemps sans altération.

On met dans une capsule de porcelaine (305 bis) :

Iodure de cadmium (841) 30 gr.

Bromure de cadmium (185). 10

On verse sur ces sels :

Ammoniaque pure (91) 40 à 50

plutôt plus que moins, et l’on chauffe le mélange à la lampe à alcool (868). Les sels de cadmium se dissolvent dans l'ammoniaque sous l’influence de la chaleur, et le liquide finit par se cristalliser, car l'ammoniaque en excès qui n’est pas entré en combinaison s'évapore

BROMO-IODURE DE CADMIUM.

si l’on continue à chauffer, on peut employer ce liquide ainsi, mais il est préférable pour la conservation du sel et pour celle du collodion, de pousser jusqu’à la fusion des cristaux comme on fait pour le nitrate d’argent. On obtient comme produit un sel double de cadmium et d’ammonium, qui se conserve longtemps inaltérable, en le met-

tant dans un flacon.

§ 2. Formule du collodion :

Alcool (68) 500 gr.

Ether (657) 500

Coton-poudre (409) 9

Sel double brômo-ioduré, § 1 12

§ 3. La dissolution étant très-lente à se produire, il est urgent de faire dissoudre les sels dans la moitié de l’alcool employé pour le collodion, la veille au plus tard, puis filtrer et verser dans le collodion normal.

Si au bout de quelques jours le collodion devenait complètement incolore, il faudrait y mettre quelques gouttes d’une dissolution alcoolique concentrée d’iode (828), ou mieux encore quelques paillettes, de façon à l’amener au jaune vif.

§ 4. Bain d’argent :

Azotate d’argent (983) 12 gr.

Eau 100 '

Acide nitrique pur (1002) 1

On sature le bain, en y versant un peu de la dissolution alcoolique de sel double, § 1, et on y laisse la glace de 5' à 6'.

§ 5. On peut développer à l’acide formique (703), d’après la formule Claudet (5, III), mais le peu de régularité qui existe dans la fabrication de cet acide, force à abandonner ce mode de développement qui manque de certitude.

§ 6. Les meilleurs résultats obtenus ont été donnés par la formule

suivante :

Eau 1000 gr.

Sulfate de fer ammoniacal (183, III) 20

Acide acétique (19) 30

Alcool (68) 20

Les autres manipulations ne diffèrent en rien des procédés ordinaires.

COLLODICN NÉGATIF PRÉSERVÉ AUX RAISINS SECS

215. — CHAUFFAGE DU BAIN D'ARGENT sensibilisateur pour papier positif: (W.-G. Helsby, 1864.). (. Phot .)

§ 1. Il paraît que le chauffage du bain d’argent pour la sensibilisation du papier positif procure des avantages remarquables comme sécurité de virage, de fixage, et surtout comme obstacle à l’aspect farineux et à la platitude des épreuves.

§ 2. Nitrate d’argent (963) 120 gr. ’

Eau 600

Alcool absolu (68) 150

Ammoniaque liquide forte (91) . 4 gouttes.

filtrez. On place la cuvette de porcelaine contenant la solution d’argent dans une cuvette de métal de huit centimètres de profondeur remplie d’eau bouillante. Il faut choisir la cuvette métallique de façon que celle en porcelaine y entre facilement et soit soutenue sur ses tasseaux.

§3. Pour sensibiliser le papier, il faut laisser flotter chaque feuille 20' à 30' sur le bain d’argent. On maintient le bain en bon état en le traitant ainsi : quand il a servi, on le laisse refroidir, puis on le filtre et on le ramène au volume primitif de 25 onces en ajoutant ce qui est

nécessaire de la solution-mère suivante :

Nitrate d’argent 300 gr.

Eau 1200

Alcool absolu 450

Ammoniaque liquide 10 gouttes.

§ 6. Pour sensibiliser le papier ci-dessus, on le met 10' à flotter sur

le bain de :

Eau distillée . 300 parties.

Oxy-éthylate d’argent 60

quand ce bain a sensibilisé à peu près le même nombre de feuilles de papier qu'un bain d’argent au nitrate qui eût été fait à 20 0/0, on

ajoute 1 0/0 au bain sensibilisateur et il recouvre la même énergie que s’il était neuf.

L’impressionnement serait beaucoup plus rapidement qu’avec le papier nitraté : quant au virage, au fixage et aux lavages, on peut les faire suivant la méthode dont on a l’habitude.

21 6.- C0LL0DI0N NÉGATIF PRÉSERVÉ AUX RAISINS SECS : (Schnauss, 1864.). (; ?hot .)

§ 1 . Gélatine . On dissout :

Gélatine transparente 1 gr.

COLLODION NÉGATIF PRÉSERVÉ AUX RAISINS SECS

dans :

Eau 240 gr.

et on ajoute, après refroidissement :

Alcool (68) 12 c.c.

on verse la gélatine sur la glace, on fait sécher spontanément et on chauffe.

§ 2. Collodion. On prépare les deux solutions suivantes :

/Alcool (0.835) 10 c.c.

Liqueur jlodure de zinc (852). 0gr-70

sensib. )lodure d’ammonium

Ether suif. (657). Alcool (68). . . .

[Pyroxyle (1241).

Ether suif. (657).

(Alcool (68). . . .

(Pyroxyle (1241).

lgr*05

, \ (183 quater ) 0.70

\ /Alcool (0.835) 5 c.c.

40c.c.(Li urjlodure de zinc (852). 0gr-70

A /DvtAmiiy*A d’n w» w» /-»

sensib.

/Bromure d’ammon.

j (183 quater) 0.35

\Brôm. de cadm. (185). 0.35

on secoue bien en faisant les deux collodions, on laisse déposer, et au bout de 2 jours on décante et l’on réunit les parties claires. Pour portraits, le mélange est bon au bout de 8 jours, pour vues, seulement au bout de 15.

§ 3. Bain d/ argent. Prenez :

Nitrate d’argent (983) 40 gr.

Eau distillée 500

On sature à l’iodure d’argent (837), on expose au soleil, on filtre et enfin on ajoute :

Alcool (68) 8 c. c.

Acide acétique (19) 15 à 25 gouttes.

Les glaces sensibilisées sont bien lavées à l’eau de fontaine, puis on y verse 2 ou 3 fois une certaine quantité de la solution suivante : § 4. Solution préservatrice. On fait bouillir :

Raisins secs, 1er choix 30 gr.

dans :

Eau distillée 150

on laisse refroidir, puis on filtre ; mais cette solution ne se conserve que peu de jours.

On laisse sécher les glaces qui en ont été recouvertes ainsi. L’exposition, pour une vue stéréoscopique, varie de 40' à 50".

§ 5. Solution révélatrice :

Protosulfate de fer (1230) 60 gr.

Eau distillée 300

Acide acétique cristallisable (19) 30

Alcool (68). . . * 15

Puis on renforce au moyen de la solution ci-après et d’un peu d’argent, comme d’habitude :

Acide pyrogallique (1239) 1 gr.

Acide citrique (299) 1

Eau distillée 160 c. c.

Alcool absolu (68) . 2à3gouttes,

COLLODION SEC

217. — C0LL0DI0N SEC, préparé sous l’action de la POTASSE CAUS- TIQUE ET DE L'IODURE D'ARSENIC : (P. Piard, 1864). (Phot.)

§ 1 . Le procédé ci-dessous est fondé sur la nature particulière de la couche que fournit un collodion spécial, sous l’action combinée et différente de la potasse caustique et de l’iodure d’arsenic.

§ 2. Préparation d'un pyroxyle spècial. Dans :

Eau 100 gr.

on fait dissoudre :

Potasse caustique (1209) 10

§ 3. Lorsque la solution est prête, on y plonge par petites portions, tant qu’elle peut en contenir, du coton-poudre de bonne qualité; on remue bien le mélange et on laisse agir le liquide pendant 30', puis on lave soigneusement le produit de manière à enlever toute la potasse caustique que les fibres du coton auraient pu retenir. Enfin, on fait sécher, et on conserve ce coton pour l'usage, entre deux feuilles de papier.

§ 4. Collodion.

Pour préparer 100 gr. de collodion, on fait dissoudre dans :

Alcool à 40° (68) 30 gr.

Iodure de cadmium (841) 1.50

Bromure de cadmium (185) 1.50

que l’on mélange avec :

Ether à 62° (657) 70 gr.

Coton-poudre dont la préparation est indiquée ci-dessus, § 3 1

§ 5. On agite, et lorsque le coton est complètement dissous, on introduit dans le flacon un morceau de potasse caustique (1209) de la grosseur d’un grain de millet, on agite de nouveau et à plusieurs reprises, puis on laisse reposer; 48 heures après, on décante le liquide, qui doit être incolore, en ayant soin de ne laisser passer aucune des impuretés qui se trouvent au fond du flacon.

On ajoute alors par parcelles, de l'iodure d’arsenic (839 bis ) jusqu’à ce que le collodion ait une teinte jaune vif; on laisse reposer, et quelques heures après, lé collodion est prêt à servir.

§ 6. Bain d'argent.

Tout bain d’argent ordinaire, pourvu qu’il ait une réaction acide.

est bon à cet usage.

On peut du reste le préparer ainsi :

Eau distillée. . = 500 gr.

Azotate d’argent cristallisé (983) 40

que l'on sature d’iodure.

§ 7. Développement.

Eau distillée 100 gr.

Acide pyrogallique (1239). .• 0.4

Acide acétique variable (19) 2 à 6 o'o

§ 8. On collodionne et on sensibilise la glace comme à l’ordinaire ;

COLLODION SEC

seulement, au sortir du bain d’argent, on la passe dans deux cuvettes pleines d’eau de pluie ou d’eau distillée, on laisse sécher et on renferme les glaces dans des boites fermant bien.

§ 9. Temps de pose.

Le temps de pose est à peu près le même que pour le collodion humide 5 pour donner une idée plus exacte de cette grande rapidité, on peut dire que l’on obtient en 1" un positif par transparence à la lumière d’une lampe à l’huile de pétrole; qu'avec un objectif ordinaire 1/2, muni de son grand diaphragme, un portrait demande en hiver 15" de pose.

§ 10. Développement.

Après avoir humecté la couche pendant un instant en la plongeant dans une cuvette, ou en versant simplement de l’eau avec un flaconlaveur (689) sur le collodion, on couvre la glace de la solution d'acide pyrogallique (1239) en ajoutant peu à peu 1 ou 2 gouttes à la fois d’un bain d’argent à 4 p. 100, jusqu’à ce que l’épreuve soit arrivée à la vigueur voulue. On fixe comme dans le procédé humide.

§ 11. Si la pose est insuffisante, l’épreuve est heurtée et incomplète.

Si elle est dépassée, l’épreuve est grise et terne, sans vigueur.

Si elle est bien calculée, on obtient une image très-fine, très-bien modelée et d’une vigueur extrême.

Les glacés se conservent très-longtemps.

Le collodion ne se détache pas.

Ce procédé ne donne pas de taches.

§ 12. Le rôle de l’iodure d’arsenic est probablement double : il agit d'abord chimiquement en détruisant la potasse caustique qui se trouve libre dans le collodion et en donnant naissance â de l’iodure de potassium (848) et à de l’arsénite de potasse. En effet :

4KO + Arï3 = 3KI +KO, ArO3,

mais il est probable que là ne se borne pas son action : il modifie d’une manière différente, le collodion déjà attaqué avec la potasse caustique, par suite de la propriété que possède cet iodure, à une dose relativement faible, de faire tourner en gelée le collodion ordinaire.

218. — DÉPOUILLEMENT DES ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER, TROP VENUES. (. Phot .). Y. 270 — 232, IY, § 10.

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