‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 162 sur 193 · OXYDE DE FER = FeO. (Chim.). Y. 219, IV · texte numérisé non relu

OXYDE DE FER = FeO. (Chim.). Y. 219, IV

§ 1. Si on verse une dissolution de potasse caustique (1209) dans un sel de protoxyde de fer, on obtient un précipité blanc d’hydrate de protoxyde ; mais ce précipité verdit promptement au contact de l'air, en absorbant de l’oxygène (1033).

§ 2. Si l’on emploie des dissolutions bouillantes et que l’on prolonge l’ébullition pendant quelque temps, le précipité blanc perd son eau d'hydratation et devient noir ; mais l’oxyde est tellement avide d’oxygène qu’il est impossible de le recueillir sans qu'il s'altère.

Il décompose l’eau à 4- 100°, et se transforme en oxyde magnétique Fe30*.

§ 3. C’est une base énergique.

226. — PHOTOLITHOGRAPHIE : (Toovey, 1864). (Gram. Ml.). Y. 891 à 890 — 1152 — 264 — 339, III — 35, IV.

§ 1 . Dans ce procédé, qui diffère de ceux qui sont connus jusqu’ici.

PHOTOLITHOGRAPHIE .

Fauteur emploie tout d’abord la substance qui forme la base de tous les procédés analogues, c’est-à-dire le bichrômate de potasse (160), mais il le mêle à de la gomme arabique (737) et expose, sous le négatif, un papier préparé au moyen de ce mélange.

Mais au lieu d’encrer ce papier comme dans les autres procédés, on l’étend, l’endroit, en dessous, sur la pierre lithographique, puis sur le dos de l’épreuve, on place des. feuilles de papier humide, puis Fon soumet le tout à la presse.

§ 2. Cette humidité a pour but de traverser la feuille de papier impressionnée qui supporte l'image, de ramollir les portions de gomme qui ne sont pas rendues insolubles par Faction de la lumière sur le sel de chrome.

La gomme ainsi humidifiée abandonne le papier pour adhérer à la pierre, formant ainsi l’image où les lumières sont la gomme et les ombres, la pierre nue. Cette surface étant alors encrée au rouleau reçoit l’encre grasse sur les ombres et est protégée dans les lumières par la gomme que l’on enlève bientôt après. La pierre alors, portant une image qui ne demande pas de retouche, est traitée par le lithographe comme les pierres ordinaires.

§ 3. Les détails du procédé sont donnés ainsi par Finventeur :

On se sert d’un négatif sur verre ou sur papier pour obtenir une épreuve positive sur un papier parfaitement homogène de texture et très-uni, que l’on prépare en le couvrant d'une solution de gomme arabique dans l’eau distillée saturée de bichrômate de potasse (160).

Or, tout le monde sait que ce sel en contact avec une matière organique telle que la gomme, la gélatine, l’amidon, devient insoluble dans l’eau après insolation.

§ 4. Le papier ainsi préparé est donc exposé à la lumière sous un négatif jusqu’à ce que l’image photographique soit assez développée pour que les lumières soient bien insolubles et les demi-teintes partiellement, de manière à conserver la dégradation de tons nécessaire. On étend alors la feuille impressionnée l’image en dessous, sur une pierre lithographique très-finement grainée et polie suivant la nature de l’image que Fon veut produire et montée sur une presse à percussion. On peut se servir aussi d’une presse lithographique, mais le résultat est moins sûr.

§ 5; On pose alors plusieurs feuilles de papier humide sur l’épreuve qui est sur la presse et l’on soumet le tout à une forte pression : l’eau contenue dans les feuilles humides passe à travers l’épreuve photographique et dissout les parties de gomme restant en liberté : cette gomme dissoute s’attache d’elle-même à la pierre. Quand la pierre e;st demeurée un certain temps sous la presse, assez long pour permettre aux petites quantités de gomme encore soluble qui peut se trouver dans les grandes ombres de s’attacher aussi à la pierre, on desserre et l’on enlève la photographie avec précaution : il reste sur la pierre un négatif très-visible formé par la gomme et parfaitement modelé.

PHOTOMÈTRE.

§ 6. On sèche la pierre, soit spontanément, soit à une douce chaleur ; ceci fait, on couvre toute sa surface d’encre grasse que l’on applique au rouleau, et cette encre s'attache à toutes les parties de la pierre non touchées par la gomme. On enlève alors la couche d’encre en passant sur la pierre lithographique au moyen de l’alcool (68), de la térébenthine (1413) ou autrement, et la gomme est dissoute par un lavage à l’eau.

La pierre est alors passée au rouleau chargé d’encre ordinaire à imprimer, et l'image positive apparaît en noir. On peut dès-lors l’imprimer comme toute espèce de dessin lithographique, seulement cette épreuve offre l'avantage énorme de ne demander aucune morsure, la gomme ayant pénétré si avant dans la pierre par la pression qu’elle fournit à un tirage très-considérable.

§ 7. On peut se servir de toute autre substance analogue à la gomme arabique, telle que gélatine, dextrine, solutions mucilagineuses, mais la gomme est préférable.

Pour employer ce procédé à la photozincographie (1156 — 189, III), il suffit de remplacer la pierre par une lame de zinc.

§ 8. Quant à la gravure en creux sur cuivre, acier, ou tout autre métal, les opérations préliminaires sont les mêmes que sur pierre et sur zinc, excepté qu’au commencement, il faut se servir non du négatif, mais d’une épreuve positive sur verre ou sur papier.

Lorsque la plaque est retirée de dessous la presse, et que l’épreuve photographique en est séparée, on la sèche parfaitement de même que l’on a fait pour la pierre. On couvre alors la plaque d'une couche très-mince de vernis, et quand il est sec, on la lave dans l'eau pour enlever la gomme et on la plonge immédiatement dans une solution acide faible. On continue alors à faire mordre comme il est d’usage pour les planches de cuivre ou d’acier.

Partout où la plaque a été protégée du vernis par la gomme, elle sera attaquée par l'acide et une gravure en creux sera produite, qui tirera comme tout autre travail analogue.

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