COLLODION HUMIDE
dressant dans une boîte obscure dont le fond sera garni de papier buvard.
§ 3. Deux ou trois jours après, la dessiccation sera complète et la glace pourra poser.
Il sera facile de remarquer, en plaçant la glace dans le châssis négatif, que la teinte brune qui caractérise les glaces préparées au tannin n’existe pas : cela tient à l’action du bain de lavage.
§ 4. Après l’impression, qui exige quelques secondes de plus que par la voie humide, il est curieux de voir les parties les plus vivement frappées par la lumière se dessiner déjà sur la couche d’iodure d’argent.
La glace se met alors à tremper quelques instants dans le bain spécial qui a servi à la laver avant rimpressionnement, puis on développe l’image parles moyens ordinaires, soit avec l’acide gallique (721), l’acide pyrogallique (1239) ou le protosulfate de fer (1230) simple ou double (183, III). Ces différentes substances réactives doivent être acidulées et additionnées d’alcool (68).
§ 5. Il est assez difficile de préciser quelle sera la durée de conservation sensible des glaces préparées ainsi : elles se gardent parfaitement bonnes pendant 15 jours, et ce temps est déjà satisfaisant pour la plupart des excursions photographiques. Quoi qull en soit, il serait peut-être bon, pour les conserver indéfiniment, de faire subir aux glaces un second lavage en les sortant du bain acide, afin d’en éliminer le trop grand excès d’acide sulfurique.
§ 0. Plongées dans un bain d’acide sulfurique plus concentré, les glaces sèchent difficilement. Or, ceci est un fait très-important pour opérer avec rapidité, parce que les glaces préparées de la veille ou de l’avant-veille conservent un certain degré d’humidité qui les rend aussi sensibles que par la voie humide.
§ 7. L’action du bain acide est encore très-bonne en suivant le procédé ordinaire au tannin et l’appliquant en dernier lieu; cependant, cette manière de procéder procure moins de rapidité qu’en combinant ensemble les deux produits réactifs, comme plus haut.
Il est bon de se souvenir, pour expliquer autant que possible l’action de l’acide sulfurique sur les couches, que, d’après M. Poitevin, l’acide sulfurique étendu de 3 parties d’eau, peut être assimilé au nitrate d'argent libre, dans l’action de rendre sensible une couche d’iodure d’argent chimiquement pure, comme serait une couche de collodion sensibilisée et parfaitement lavée.