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ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER, à l’Encre de Chine

(Swan, 1864). [Phot.)

§ 1 . On prend :

Gélatine (723) 120 gr.

Eau 500

On fait d’abord tremper la gélatine dans l’eau froide, puis on échauffe l’eau pour la dissoudre à une douce chaleur. On ajoute un blanc d’œuf battu en neige, on agité, on fait bouillir et on filtre chaud. Ce traitement clarifie la solution de gélatine qui devient parfaitement limpide.

ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER

A ce moment, on remplace par de l’eau la quantité qui manque et l’on ajoute :

Sucre blanc (1362) 60 gr.

c’est alors qu'on y joint la substance colorante, qui est une solution d’encre de Chine que l’on a filtrée après l'avoir broyée ou délayée par frottement.

Cette gélatine ainsi colorée se conserve dans des flacons hermétiquement bouchés.

§ 2. Pour la rendre sensible, on prépare une solution de :

Eau 90 gr.

Bichromate d’ammoniaque (159) 30

puis on mélange :

Solution de gélàtine, § 1 200 à 300 gr.

Solution de bichromate 30

§ 3. On couvre une glace de collodion simple d’une consistance convenable, et le laisse s’égaliser et sécher parfaitement. On chauffe cette glace et on y étend bien également la solution de gélatine § 1, qu’on laisse reposer jusqu’à ce qu’elle ait fait prise. Après dessiccation, on peut détacher cette pellicule en passant un canif suÿ les bords. On a alors une feuille noire, flexible, qui ressemble à du cuir verni. Elle est translucide, malgré sa teinte noire, et, en l’examinant, on pourra facilement reconnaître si la coloration est convenable. Cette pellicule doit être conservée dans l’obscurité et employée dans l’espace d’un jour ou deux.

§ 4. Quand on veut faire un tirage, la feuille est placée sous un négatif, le côté collodionné en contact avec le cliché, de sorte que l’impression se fait d’abord sur la face intérieure de la gélatine sensibilisée. Le temps de pose varie* selon l’intensité de la lumière et la nature du cliché, mais en tout cas l’exposition ne dépasse pas le tiers ou le quart de celle nécessaire pour opérer sur argent. .

§ 5. La latitude est beaucoup plus grande que par les procédés ordinaires : aussi l’image peut-elle sans inconvénient subir une pose trop longue. L’épreuve est ensuite collée sur papier à l’aide d’empois (541) ou de caoutchouc. Après dessiccation, on la plonge dans l’eau chaude à -|- 40°. La gélatine colorée, restée soluble, se détache rapidement, laissant le dessin, avec toutes ses dégradations et ses finesses, adhérant au collodion. Il n’est pas nécessaire de changer l’eau de lavage pour éliminer tout le bichromate ; l’auteur préfère laisser les épreuves tremper pendant environ 2 heures.

§ 6. L’image est renversée, mais on peut, pour la rétablir dans le sens vrai, coller dessus une feuille de papier, et quand on a laissé sécher, la première feuille qui soutenait la pellicule impressionnée se détache facilement.

249. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER, développées au GALLATE DE PLOMB : (Càrey Lea, 1864). (Phot.)

§ 1 . L’emploi du chlorure d’argent paraît préférable à celui de

ÉFREUVES POSITIVES SUR PAPIER

l’iodure pour le développement des épreuves positives sur papier, au moyen de l’acide gallique additionné d’acétate de plomb.

On fait dissoudre dans une certaine quantité de :

Eau 100 à 150 gr.

Acide gallique (721) 0.25

On fait une seconde solution de :

Eau 100 gr.

Acétate de plomb (12) 6

et on ajoute :

De cette dernière solution 15 gr.

à celle d’acide gallique.

§ 2. 11 se forme un précipité qu’on fait dissoudre en ajoutant peu à peu de l’acide acétique (19). On filtre alors et on dilue la solution jusqu’à ce qu’elle atteigne 600 c.c.

Enfin, on verse dans :

Eau 120 c.c.

Solution d’argent quelq. gouttes.

et on mélange les deux liquides au moment d'opérer.

§ 3. Le papier est préparé au chlorure d'argent (262) suivant la méthode élémentaire du papier salé. Seulement, le bain d’argent doit

être très-faible :

Eau distillée 100 gr.

Nitrate d’argent (983) 2

ce qui constitue une remarquable économie.

Quant à l'exposition, elle est de 30" à 60" environ à la lumière diffuse.

§ 5. Le développement se fait rapidement dans le bain composé plus haut. La même quantité d’acide gallique qui sert ordinairement à préparer 5 bains, peut servir à en alimenter 60 par cette méthode. L’important, c’est un procédé de tirage qui dispense du virage coûteux aux sels d’or.

250. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER, par le moyen des sels de plomb et d’argent : (Grune, 1864). (Vhot.)

§ 1. Ce procédé est basé sur la découverte de Vôhler qui consiste en ceci, que si l’on précipite par la potasse (1209) une solution mixte de plomb (1182) et d’argent (113), il se forme un précipité jaune qui est un véritable alliage d’oxydes des deux métaux ; l’excès de potasse n’étant pas en état de réagir sur l'oxyde de plomb qui est très-peu soluble dans cet agent. Cet alliage, formé de :

Oxyde plomb (1031 bis) 66.00

Oxyde d’argent (1030 bis) 34.00

est sensible à l’action de la lumière.

§ 2. Le papier, sur lequel on applique cet alliage, s'impressionne à la lumière aussi rapidement que le papier enduit de chlorure d’ar-

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