‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 190 sur 193 · PHOTOGRAPHIES GLACÉES A LA GÉLATINE · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIES GLACÉES A LA GÉLATINE

Nitre (1001) 2.5 parties.

Calcine (240, IY) 4

§ 4. La calcine doit son nom à son mode de préparation. Elle s’obtient en formant un alliage de :

Plomb (1182) 3 1/2 parties.

Etain (649) 1

que l’on calcine à l’air, afin d’oxyder complètement les métaux, jusqu'à ce qu’ils soient réduits en poussière impalpable.

§ 5. Du reste, on reproduit avec la même facilité des portraits, des gravures, des monuments sur porcelaine dure, sur verre et sur cristal.

Les objets recouverts de l’épreuve photographique sont, après dessiccation complète, exposés dans des mouilles à une température telle que les oxydes se transforment alors en silicates. On met assez de fondant dans les couleurs pour que les émaux puissent glacer.

Cette méthode offre plusieurs avantages : les détails sortent mieux, les images prennent une douceur infinie et un brillant qui plaît généralement ; elles se trouvent protogées par ce glacis contre les agents extérieurs. On n’a plus à s’occuper de la courbure des surfaces, il est indifférent que ces dernières soient planes, concaves ou convexes; il n’en résulte aucune déformation pour les images.

260. - PHOTOGRAPHIES GLACÉES A LA GÉLATINE (Epreuves positives sur papier) : (Tunny, 1864). ( Phot .)

§ 1 . Pour émailler les épreuves positives, et particulièrement les cartes de visite, on couvre une glace de collodion (307) sans iodure et résistant; d’un autre côté, on fait bouillir, après l’avoir laissée tremper pendant quelques heures dans l’eau :

Gélatine (723) 30 gr.

Eau 60

on y ajoute un blanc d’œuf pour la clarifier.

Pendant qu'elle est encore chaude, on filtre cette solution à travers de la flanelle, puis on en verse sur la couche de collodion, en commençant par le centre et en étendant le liquide à l’aide d'un morceau de papier. Après l'avoir fait circuler de côté et d’autre, on le laisse égoutter dans un vase spécial pour s'en resservir au besoin.

§ 2. Les glaces ainsi préparées doivent être placées sur un support horizontal (1387 bis) où on laisse prendre la couche. Puis on retire les épreuves du bain d'eau pure où elles viennent d’être énergiquement lavées et on les étend immédiatement sur cet enduit. Cette opération se fait très-bien en prenant la feuille horizontalement, en posant le bord supérieur sur le bord de la glace, et en mettant peu à peu toute la feuille en contact avec toute la surface, au moyen d'une pression douce. L’eau dont elle est imprégnée s'écoule à mesure qu'on applique la feuille et chasse les bulles d’air.

§ 3. En agissant ainsi, 8 portraits-cartes peuvent être placés sur

RELIEFS HÉLIOPLASTIQUES ÉMAILLÉS.

une glace de 0m.25X0m.30. Quand on veut opérer sur de grandes épreuves, il faut avoir soin de placer la glace sur un support horizontal, et de couvrir la gélatine d'une nappe d’eau. L’image est alors placée dessus ; elle flotte, et l’on prend le coin de la glace en pressant légèrement la feuille avec le pouce pendant qu’on incline la plaque vers un de ses angles. L’eau, en s’écoulant, laisse le contact s’établir entre le papier et le verre, et généralement sans qu’il se fasse de bulles d’air. S’il s'en trouvait, on les chasserait en pressant avec le doigt.

§ 4. Quand la dessiccation a eu lieu, ce qui exige ordinairement 8 à 10 heures, on sépare le papier et la gélatine du verre au moyen d’un canif, et l’on enlève le tout. On monte ces images sur carton comme à l’ordinaire.

Ce procédé a plusieurs avantages, entre autres de préserver les images de l’action des agents extérieurs, de leur donner une grande finesse et de faire disparaître entièrement les grains du papier, ce qui est très-avantageux lorsqu’on veut reproduire ou contre-typer ces épreuves.

261. - RELIEFS HÉLIOPLASTIQUES ÉMAILLÉS : (Poitevin, 1864). (. Indust .)

§ 1 . Les gravures obtenues sur plâtre (960) et sur. métal, par le moulage d’une couche suffisamment épaisse de gélatine (159-160), impressionnée à travers un négatif, p*ais gonflée par l'eau aux endroits non insolés, portent les parties ombrées plus ou moins en relief, tandis que les clairs du dessin s’y trouvent en creux, de telle sorte que ces gravures ressemblent assez à celles des plaques lithophaniques.

§ 2. Si l’on utilise ces moulages pour produire, en les surmoulant, des plaques ou des surfaces courbes en pâte de porcelaine ou de faïence, qui portent les images gravées plus ou moins profondément selon l’intensité des ombres de l’objet reproduit, en appliquant une couche générale de couverte colorée sur ces plaques dégourdies, puis en les soumettant à un feu convenable, le dessin devient très-visible, la couleur fusible s’étant rassemblée en plus grande quantité dans les parties déclives de la gravure. Dans cet état, les blancs sont encore teintés; pour les avoir purs, on use avec précaution les parties super-

SACCHARO-SULFATE de fer.

ficielles de l’émail, jusqu’à ce que la pâte apparaisse, et cela aura lieu dansles blancs du dessin qui se trouvent le plus en relief sur les plaques.

§ 3. On émaillé à nouveau avec un verre incolore, et on soumet la plaque à une troisième feu, elle est alors terminée.

262. — SACCHARO-SULFATE DE FER pour développement des négatifs. (Chim.). V. 168, IV.

§ 1. Nous avons donné (168, IV) une première manière un peu générale de faire ce sel nouveau, appelé à rendre les plus grands services dans le développement des négatifs sur collodion. Voici de nouveaux détails plus circonstanciés sur ce sujet :

§ 2. On fait dissoudre :

Protosulfate de fer (1230) pur . . 200 parties.

dans :

Eau distillée bouillante. 100

puis :

Sucre candi (1362) 50

dans :

Eau distillée bouillante 30

On mélange les deux solutions et on laisse déposer les cristaux.

§ 3. On les recueille au bout d’un temps suffisant, on les sèche entre plusieurs feuilles de papier buvard et on les conserve dans un flacon bouché. Ce sont des cristaux vert foncé qui présentent la forme de prismes obliques rhomboïdes et la composition atomique suivante :

Protosulfate de fer 54.57

Sucre 12.09

Eau k 32.05

§ 4. On emploie le dosage suivant pour le développement des négatifs sur collodion :

Eau 100 gr.

Saccharo-sulfate 13

Acide acétique (19) 2C-C*50

La pose peut être instantanée, et l’épreuve se développera assez intense pour ne pas avoir besoin de renforcement, et d’un ton qui rappelle celui des négatifs obtenus au moyen de l’acide pyrogallique (1239).

263. — SUPPORT A POLIR LES GLACES : (A. Voisin, 1864). (. Phot .) § 1 . Le support représenté dans la figure 390 diffère de celui

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