GRAVURE ÉLECTRIQUE SUR CUIVRE
33. — GRAVURE ÉLECTRIQUE SUR CUIVRE : (Dulos, 1 863). (Tec hn.)
§ 1 . Bien que le procédé extrêmement ingénieux que nous allons décrire n’emprunte rien aux opérations photographiques, il offre des ressources si nombreuses, que nous croyons que son application peut être faite avec grand avantage aux gravures héliographiques (752 bis) à 759) déjà en usage. Ce mode de morsure et d’épargne en particulier, peut servir de point de comparaison à ce qui se fait en héliographie, et si au lieu d’un enduit insensible, on se servait d’une couche photographique, nul doute que l’on pût arriver à de très-remarquables résultats.
§ 2. La plaque de cuivre destinée à l’opération est entièrement couverte d’une couche mince et homogène de vernis composé de caoutchouc (205 ter ) et de blanc de zinc (1535); on dessine sur cette surface, à l’aide d’une pointe d’ivoire, en atteignant exactement le métal. Le travail de l’artiste terminé, la plaque est plongée dans une dissolution de chlorhydrate d’ammoniaque (253), l’électrode positive étant constituée par une lame de fer, mise en commuûication avec le pôle négatif de la pile. Le fer va se déposer et rester adhérent sur toutes les parties mises à nu par la pointe du dessinateur et non sur le vernis, qu’on enlèvera ensuite avec la benzine (152). L’épreuve apparaît alors, le cuivre formant les blancs et le fer les noirs.
§ 3. Il faut soumettre de nouveau la plaque à l’action de l’électricité, en l’immergeant cette fois dans un bain d’argent; ce dernier métal adhérera bien au cuivre, mais pas au fer. C’est alors qu’il faut avoir recours à ce principe capillaire dont l’application constitue le côté original du procédé : si l’on porte la plaque à la température de + 80°, et qu’on projette à sa surface un alliage fusible à cette température, le métal liquide adhérera à l’argent, puisqu’il est de nature à le mouiller, et non au fer qu’il ne mouille pas : à droite et à gauche de chaque ligne de dessin, il se formera deux ménisques convexes, le métal liquide s’élevant d’une certaine hauteur au-dessus de la surface de la plaque. Après le refroidissement on a donc une matrice dont il est facile de faire, par voie galvanique, des clichés aptes au tirage typographique.
HÉLIOCHROMIE.
34. — HÉLIOCHROMIE. Ses difficultés : (S. D. Tillemann, 1863).
(. Phot .). Y. 768, 1 —769, I).
§ I . Il n’est pas sans intérêt pour les photographes praticiens d’avoir quelques explications claires et succinctes, et sur les causes des phénomènes lumineux, et sur les perfectionnements et les difficultés que comporte l’obtention des couleurs naturelles sur les couches sensibles. On peut réduire succinctement toutes les réflexions aux remarques suivantes:
§ 2. 1° L’action de la lumière a lieu à travers un milieu éthéré ondulant et produit trois genres d’effets distincts; savoir: effets calorifiques (1245), colorifiques (1249) et actiniques (1244 — 1246).
2° L’effet colorant résultant de l’action d’une seule nature d’onde, dépend probablement des variations harmoniques qui se développent en proportion de la vélocité des ondes. Ces ondes produisent l’image visible à l’œil dans la chambre noire (221), mais ont peu ou point d’influence pour produire les effets invisibles sur les plaques préparées.
3° Les ondes de plus haute vélocité possèdent le pouvoir actinique (101, III), qui est gradué par la somme de lumière envoyée par chaque point de l’objet à copier.
§ 3. 4° Il est évident que les rayons actiniques (1244) étant la principale, sinon la seule cause des changements chimiques, doivent imprimer leur caractère propre à la préparation chimique, à l’exclusion de ceux qui appartiennent à l’action colorifique.
5° Les rapports de vélocité des ondes développant l’impression de la couleur sont généralement détruits au moment où ces ondes agissent sur la plaque, comme le rapport de gouttes d’eau tombantes disparaît quand ces gouttes sont mêlées ensemble. De plus, les atomes de la couche sensible doivent revêtir le mouvement vibratoire des ondes frappantes, l’action n’ayant pas besoin d’être de longue durée, parce que la même espèce de matière ne peut avoir différentes valeurs de vibrations chacune normales et permanentes.
§ 4. 6° Outre un changement dans le mouvement moléculaire, nous pouvons concevoir un changement dans la position et l’arrangement des molécules, comme quand on présente une lame mince
LITHOPHOTOGRAPHIE.
qui peut avoir pour effet de décomposer la lumière et de réfléchir un grand nombre de teintes délicates, comme il arrive pour l’écaille de l’huître perlière. Il est possible que ce changement mécanique soit aussi permanent que le changement chimique produit par les rayons actiniques. Déjà, il a été prouvé par l’expérience que les ondes éthérées ont le pouvoir d’aggréger et de disposer les molécules ou les atomes.
§ 5. 7° Les changements chimiques produits par la lumière, peuvent différer absolument en degrés , à cause de l’homogénéité de la substance qui couvre la plaque sensible, et en vue de ce cas, le savant est à l’abri, en s’assurant que les couleurs de la nature ne peuvent être imitées jusqu’à ce que nous ayons parfaitement sous notre contrôle les matières avec lesquelles elle travaille. Ainsi, les quelques éléments dont elle se sert pour produire les couleurs magnifiques du royaume végétal, sont bien loin d’être reproduites par aucun autre maître. Ces couleurs ne sont point superficielles, elles sont le résultat d’une structure intérieure. L’arrangement graduel et systématique de chaque cellule s’accorde avec le pouvoir de la croissance : quand chacun pourra tisser des atomes à son gré et combiner les substances élémentaires avec les moyens que la chimie met en notre pouvoir, et qui sont si loin de ce qu’il faudrait, il pourra construire alors le fondement d’une représentation chromatique.
Mais quant à préparer une surface avec quelques-uns des composés actuellement connus en chimie, qui puisse donner la totalité de la gamme des couleurs permanentes , c’est une proposition qui ne peut être soutenue.
35. — LITH0PH0T0GRAPBIE : (Asser, 1863). {Grav. hél.).- V. 893 — 894 — 895— 1152.
§ 1 . Une feuille très-unie et non collée, ou plaque de papier, est, au moyen d’une éponge ou de tout autre instrument, revêtue d’une couche bien uniforme d’empois (541) sur un seul côté. Quand cet enduit est sec, on place la feuille à flotter l’endroit en dessus, sur une solution de bichromate de potasse (160).
§ 2. Après qu’elle est sèche, on la met sur une plaque de marbre chauffée juste autant qu’il faut pour roussir presque le papier. Ce de-
OPACITÉ, TRANSPARENCE ET COULEUR DE LA MATIÈRE
gré de chaleur est important pour mieux faire prendre l'encre dans l’opération.
§ 3. Une feuille de papier buvard est alors légèrement humectée et mise sur une plaque de verre, et sur elle est posée la feuille imprimée que l’on a préalablement bien imbibée en la faisant flotter, l’endroit en dessous, sur de l’eau pure.
Alors, au moyen d’un rouleau chargé d’encre lithographique, à laquelle on ajoute un peu de vernis, on passe à plusieurs fois sur la surface, jusqu’à ce que l’on juge l’image assez vigoureuse.
§ 4. On la place alors dans l'eau à laquelle on a ajouté quelques gouttes d'acide nitrique (1002), et l’image est alors transportée sur une pierre ou une plaque de zinc dont on peut obtenir des épreuves à la manière habituelle, autant qu'il peut être nécessaire.
36. — OPACITÉ, TRANSPARENCE ET COULEUR DE LA MATIÈRE (Etude scientifique). (Opt.)
§ \ . La photographie est trop intimement liée à l’histoire des phénomènes optiques pour que tout ce qui se rapporte à leur étude ne soit pas utile à l'instruction des lecteurs de ce répertoire.
La théorie de la lumière est à peu près élucidée aujourd’hui, quant à ses phénomènes généraux, grâce à la loi des ondulations qui a permis de calculer la marche et la grandeur des phénomènes qui frappent nos yeux. Mais la question d’origine, la naissance de la lumière, le pourquoi des apparences ou des sensations lumineuses est encore une question non résolue, mais beaucoup discutée.
Pouf les uns, la lumière est un phénomène externe; pour les autres, la lumière est un phénomène interne. La lumière est dans notre œil et non au dehors ; c’est une manière de sentir l’impression sur notre organe, de telle ou telle longueur d’ondulation.
§ 2. Mais avant d’arriver à étudier cette question, il en est une aussi curieuse que le penseur doit se poser, c’est celle-ci : existe-t-il des corps transparents et des corps opaques? Tout n’est-il pas transparent dans la nature, et la lumière ne traVerse-t-elle pas tous les corps? A cela on peut répondre par induction de nombreuses obser-
OPACITÉ, TRANSPARENCE ET COULEUR DE LA MATIÈRE
vations. Approximativement, le verre paraît tout-à-fait transparent, et cependant, si nous regardons par sa tranche, nous nous apercevons qu’il arrête une grande partie de la lumière. Il n’est pas si transparent que l’eau pure, et cependant, quand elle est traversée par la lumière, sur une profondeur de 5 mètres, elle prend une couleur bleu verdâtre.
Sans doute, Fair est capable de transmettre toute la lumière qui entre dans sa substance : eh bien ! une comète est incommensurablement plus transparente que notre atmosphère terrestre. La lumière d’une étoile passant à travers les centaines de mille lieues de l’atmosphère cométaire ou de son noyau, perd moins de lumière qu’en passant à travers la même couche d’air qui couvre la terre. Et cependant, la comète est d’une transparence imparfaite, car nous sommes obligé d’admettre que l’éther (653) lumineux laisse passage à la lumière sans perte aucune, mais nous devons penser à ce sujet que, comparé à 1* éther, l’air est aussi opaque que l’or comparé au verre.
§ 3. Il faut donc bien comprendre, après tout ceci, que la transparence et l’opacité sont des termes seulement comparatifs ; que rien ne laisse passer toute la lumière, de même que rien n’est absolument imperméable à elle. Cette hypothèse est confirmée par l’expérience.
§ 4. Tous les métaux qui sont usuellement choisis comme types d’opacité, transmettent la lumière quand ils sont réduits en lames minces, et chaque métal a une couleur propre. Ainsi l’or (1025) en feuilles, vu en transparence, produit une lumière verte, brune, violette, rouge, pourpre ou bleue, suivant l’épaisseur de la feuille.
L’argent (112) en feuilles est gris-violet, pourpre ou brun; le platine (1180), gris; le palladium (1037), gris; le rhodium, bleu ou brun, et le charbon de terre, gris.
§ 5. Ces expériences montrent que beaucoup de corps transmettent une lumière colorée, la couleur devenant plus foncée à mesure que l’épaisseur augmente, jusqu’à ce qu’elle soit si foncée que nous l’appelions opaque.
Or, il n’y a pas longtemps que l’on croyait que la lumière était réfléchie par 1a, surface des corps; aujourd’hui on voit seulement que nous portons dans notre intelligence une épaisseur de matière suffisante pour réfléchir un rayon. Nous savons que, dans une bulle de savon, nous pouvons souvent faire des pellicules si fines qu’elles ne peuvent réfléchir la lumière, quoiqu'elles possèdent deux surfaces.
Faraday observa que quelques-unes des feuilles d’or sur lesquelles il expérimentait, quand il les réduisait par un moyen chimique à une épaisseur extrêmement faible, perdaient une partie de leur pouvoir réfléchissant, quoiqu’elles continuassent à ne présenter aucune solution de continuité sur leur surface dans leur intégrité, prouvant par là qu’il faut à la matière une certaine épaisseur pour réfléchir la lumière ordinaire.
§ 6. Chaque espèce de surface réfléchissante a son apparence dif-
OPACITÉ, TRANSPARENCE ET COULEUR DE LA MATIÈRE
férente; cela est probablement dû à l’effet produit sur la lumière par son passage dans et hors l’épaisseur de matière qui est propre à produire la réflexion ordinaire de ce corps.
Parmi les matières homogènes, l’opaque répand un éclat métallique, la transparente un éclat vitreux et, en règle générale, sinon universelle, nous trouvons que plus une substance approche d’un métal par l’opacité, plus elle lui ressemble par la nature de son éclat. Ainsi, les sulfures sont en beaucoup de cas très-opaques, et ressemblent extrêmement aux métaux par la nature de leur éclat.
§ 7. Si maintenant nous considérons la lumière sous le rapport de la longueur de ses ondes, dans les différents milieux, nous arriverons à des considérations très-remarquables. La longueur de l’onde violette est la 70 millionnième partie de 0m.03. L’onde rouge en est la 36 millionnième partie, et les ondes les plus longues comme les plus courtes, ne sont pas visibles pour nos organes.
De plus, la longueur des ondes lumineuses varie suivant le milieu qu’elles traversent. Ainsi, une onde qui dans l’air a pour valeur 4, aura pour valeur seulement 2,50 si elle entre dans le verre, et reprendra de nouveau sa première longueur quand elle en sortira. Quand une onde passe de l’air dans l’eau ou dans les humeurs de l’œil, elle est également raccourcie.
§ 8. Ainsi, si nous savons que les ondes lumineuses qui dans l’air mesurent un 32 millionnième de 0m.0253 paraissent jaunes quand elles entrent dans l’œil (car c’est cette longueur d’onde que nous pensons être et nommons le jaune), nous devons aussi nous souvenir que leur couleur est trois fois moindre dans cet organe, eu égard à son pouvoir réfringent (1216).
Nous arrivons ainsi à cette conclusion singulière, que le ciel bleu est jaune, le soleil rouge, et les teintes rosées du soir ne sont pas lumineuses du tout avant qu’elles entrent dans notre œil. Si la couleur dépend de la longueur des ondes lumineuses et si la longueur de l’onde dépend du pouvoir réfringent du milieu à travers lequel elle passe, chaque rayon de lumière change de couleur; rouge, il peut être après son passage à travers la région des étoiles, jaune ou vert ; qu’il peut devenir, en entrant dans notre atmosphère terrestre, bleu ou violet s’il passe dans l’eau, et non lumineux quand il traverse le verre.
Mais si la lumière que nous percevons comme violette parce qu’elle existe dans l’humeur aqueuse de notre œil, était rouge originairement, de quelle couleur sera cette lumière que nous percevons à son tour comme rouge?
Les ondes dans l’air doivent être trop longues pour être lumineuses pour nous; cela nous amène à cette solennelle pensée, que tout dans le vaste univers est obscur! La lumière seule existe dans notre œil. C’est seulement une sensation, une perception de tout ce qui existe dans la nature avec une force capable de produire cette sensation même.
RETOUCHE NOIRE DES ÉPREUVES POSITIVES
(Plaisant),, 1864; 2e art.). (Dess.). Y. 22; IV.
§ 10. Certaines recommandations sont devenues des banalités dans la retouche des épreuves : les artistes habitués y ont égard sans le vouloir; mais, pour les amateurs ou les commençants; il faut qu’ils se souviennent qu’on doit; dans les limites raisonnables, agrandir les yeux du modèle autant que possible. — Diminuer le nez, c’est-à-dire ne pas trop accentuer les narines et les bien envelopper avec la joue, en diminuer le point blanc qui marque le bout et la réduisant à un point lumineux au moyen d’une teinte très-légère.
Diminuer la bouche, sans pourtant exagérer cette diminution et lui donner un peu de mouvement, toujours en conservant celui de l’épreuve. — Adoucir les rides, sinon les effacer complètement. — - Adoucir tout ce qui pourrait paraître osseux. — Diminuer les oreilles et les redessiner au besoin, surtout pour les dames, car elles n’avouent pas facilement les avoir mal faites. — Rendre l’ovale de la figure le plus parfait possible. — Quant aux autres recommandations de détail que peut faire le modèle, ce sera au retoucheur de voir s’il peut ou ne peut pas y satisfaire sans compromettre la ressemblance qu’il doit sauvegarder avant tout.
§11. Arrivons aux vêtements : on prendra un pinceau plus gros et l’on commencera par accentuer les plis en les adoucissant sur les bords à l’aide d’un pinceau mouillé d’eau propre. On passera alors ' de la même teinte sur les parties qui doivent être dans l’ombre, en adoucissant sur les bords de façon à ce que ces parties soient sacrifiées; on en fera autant du côte où viendra la lumière, mais avec une teinte moitié plus légère ; enfin, on passera sur le tout une teinte dont on réglera la valeur sur celle du vêtement.
Il vaut généralement mieux se tenir au-dessous de cette valeur qu’au-dessus ; car si l’on est au-dessus, non-seulement on anéantit le travail que l’on a déjà fait, mais encore on risque de perdre les plis donnés par la photographie, le travail devant consister à les rehausser seulement, et la dernière teinte à leur donner une certaine homogénéité.
§ 12. 11 ne faut pas non plus, lorsqu’on passera des teintes, les con-
RETOUCHE NOIRE DES ÉPREUVES POSITIVES
duire jusqu'aux extrêmes bords, ce qui donnerait de la sécheresse ; il faut, au contraire, rester en dedans et adoucir les arêtes.
Quant aux fonds, on devra leur donner plus de valeur par le bas; du côté éclairé de la figure, ils devront être plus foncés que de l’autre, de manière à produire un plus grand effet.
§ i3. Il ne faut jamais, en commençant une retouche, s’inquiéter des taches; certaines en clair disparaîtront dans le travail. Quant à celles qui resteront, on les rebouchera au ton. Celles en noir, si elles sont trop grandes, on se servira du grattoir pour les enlever, en procédant avec circonspection.
Lorsqu’on aura assez gratté pour qu’elles soient au-dessous de leur valeur, on cessera et on les rebouchera comme les taches blanches. Pour les petites où le grattoir pourrait donner plus de travail autour que la tache par elle-même n'en comporte, on les fera disparaître avec une teinte blanchâtre où l'on aura mis une pointe de ton local, le blanc dominant. Il faut faire cette teinte très-légère, quitte à revenir à plusieurs fois, si c’est nécessaire.
§ 14. La retouche des épreuves sur papier albuminé peut se faire, mais elle demande beaucoup plus de travail que celle sur papier salé, par cette raison que la teinte, ne pouvant pas pénétrer dans le papier, les teintes plates réitérées sont impossibles. Celle que l’on mettrait en second lieu enlèverait la première ; d’un autre côté/ cette retouche a ce côté agréable que l’on peut effacer complètement ce qui n’est pas réussi, de même que dans la miniature sur ivoire.
Pour cette retouche, on délaiera les couleurs avec une eau ainsi
composée :
Eau 100 gr.
Gomme arabique (737) 15
Alcool (68) à 36«.. 25
Fiel préparé (ou alcali volatil) (91) q.q. gouttes.
§ 15. On fera dissoudre la gomme dans l’eau. Lorsque la dissolution sera complète, on y mettra le fiel, puis l’alcool; il se formera alors un précipité blanc : l’on chauffera le liquide au bain-marie, en remuant jusqu’à ce que le précipité soit disparu, on mettra en flacon et l’on bouchera pour que l’alcool ne s'évapore pas.
§ 16. Cette retouche ne peut se faire par teintes plates, il faut procéder par hachures ou par petits points avec une teinte légère, et revenir autant de fois qu’il sera nécessaire. Maintenant, lorsque l’on aura des parties à sacrifier, on pourra les faire par un à-plat. Si l’on a déjà travaillé sur ces parties sacrifiées, il faudra passer le pinceau le plus rapidement possible en ne revenant pas; car où le pinceau reviendra passer, on effacera le travail fait. ( Sera continué.)