ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER AU PEROXALATE DE FER
une eau de javelle (524) additionnée d’eau filtrée, et dans l’eau alcoolisée comme § 2. La toile étant bien rincée et sèche, on la place dans un bain de chlorure de sodium à 5 0/o* On sèche, on sensibilise et on fait le tirage comme avec le papier. On fixe à l'hyposulfite de soude (795); si on le juge nécessaire, on vire l’épreuve par les procédés connus.
§ 6. Pour les épreuves sur soie, on opère de la même manière. Les épreuves sur soie sont plus commodes, parce qu’elles ont plus de souplesse et se prêtent mieux aux opérations du fixage.
Pour les épreuves sur panneau de bois, l’on pourra opérer comme pour la toile à peindre; néanmoins, si l’on ne fait pas l’épreuve par grandissement, nous conseillons d’opérer par transport, parce que le bois n'est pas toujours assez parfaitement dressé pour que, dans la presse, on ne risque pas de casser le cliché ; en outre, il est difficile de se rendre compte du moment où l’épreuve est suffisamment venue.
49. — ÉPREUVES POSITIVES A FOND DÉGRADÉ faites par concentration de la Lumière : (S. R. M., 1863). ( Phot .) Y. 574 — 159, III.
§ 1 . On place le négatif sur le papier sensible du châssis positif (240), et, au lieu de l’abriter de la lumière par un écran ou un diaphragme spécial, on projette un grand excès de lumière sur la partie à impressionner, au moyen d'une lentille convexe en verre ordinaire, de façon à ce que l’épreuve soit terminée avant que le fond ait pu être impressionné d'une manière sensible.
§ 2. On monte la lentille au milieu d’une feuille de carton munie d’un manche, et, tenant l’instrument à la main, on dirige la lumière précisément sur l'endroit utile.
On peut aussi fixer le verre d’une manière permanente dans un écran qui donne la grandeur ordinaire des épreuves dégradées en usage, par son plus ou moins d’éloignement.
Chaque impression dure moins d’une minute.
50. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER au Peroxalate de Fer : (Càrey-Lea, 1863). (Phot.)
§ 1. En général, pour développer l’épreuve obtenue au moyen du peroxalate de fer (81, Ili), on emploie seulement une solution de ferricyanure de potassium (672); cette manière de faire est défectueuse, car les blancs se trouvant fortement attaqués, il est nécessaire de faire subir aux épreuves un lavage préalable; elles perdent beaucoup, et la préservation des blancs n’est jamais que partielle.
§ 2. Les blancs de l'épreuve étant formés par des portions de persel que la lumière n’a pas décomposées, il semble probable que leur coloration est due à la formation du bleu de Prusse, tandis que les parties colorées donnent, dans les mêmes conditions, naissance au bleu de Turnbull (3FeCy -j-Fe2Cy3). Le premier de ces bleus est soluble dans l’acide oxalique (1028), le second ne l’est pas. On peut donc faire usage de cet acide pour combattre cet inconvénient.