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MÉTHODE POUR L’OUVERTURE ANGULAIRE DJUN OBJECTIF

E et I, et produiront, par leur rencontre avec les pinceaux obliques, une altération ou une brume sur la partie centrale de l’image, ce qui constitue le flou.

Ce flou est surtout très-visible sur les images produites par des lentilles qui ne sont pas absolument corrigées de toute aberration de sphéricité (2) ou dans lesquelles existe un excès de surface exposée, ce qui fait que tout pinceau, admis pour la transmission, ne peut être réfracté en un seul point.

§ 4. Ainsi donc, la surface en arcTGLHSest Y ouverture de la lentille , mais les parties T G et H S tendent à produire du flou, tout à la fois avec le pinceau direct et avec les pinceaux obliques, elles nuisent donc à la lentille et par conséquent n’y sont pas nécessaires. L’angle TB S représente donc 1 angle d’ouverture de la lentille, mais n’est pas Y ouverture angulaire qui, elle, mesure 1 e pouvoir déterminé de la lentille.

§ 5. Par la propriété des combinaisons lenticulaires que l’on peut calculer mathématiquement, deux lentilles peuvent avoir exactement le même pouvoir amplifiant, et être extrêmement différentes sous le rapport de l’ouverture angulaire et, par conséquent, varier comme valeur optique, en raison de cette plus grande ouverture angulaire, car une lentille à large ouverture angulaire transmet un large pinceau de lumière et produit ainsi une image très-brillante, dont chaque partie est mieux dessinée, soit qu’on l’applique au microscope, soit qu’on l’applique à la photographie ordinaire.

§ 6. Il est donc facile de se rendre compte de l’absurdité qu’il y a à regarder le cercle éclairé de l’image sur la glace dépolie de la chambre noire, comme un critérium par lequel on peut juger de la valeur de l’objectif, surtout si ce cercle lumineux n’est pas également net du centre à la circonférence. Si, au contraire, toutes les parties en sont également nettes, alors ce cercle est la base du cône dont les génératrices limitent l’ouverture angulaire.

§ 7. Un objectif parfaitement réglé et dont l’ouverture angulaire est de la même valeur que l’ouverture lenticulaire, se reconnaît de la manière suivante :

On place la chambre noire sur son pied et l’on met au foyer un objet, par exemple, un clocher dont on amène la base au centre du cercle lumineux et la pointe à la circonférence. On met la partie centrale au point avec le plus grand soin, et si la correction est complète, la pointe doit être également nette. On peut encore mouvoir la chambre noire à droite ou à gauche, de manière à amener la base du clocher à la circonférence du cercle ; si elle est également nette et au foyer, l’objectif est correct.

Mais un grand nombre de lentilles ne peuvent pas supporter ce genre d’examen, et l’on doit se souvenir que la grandeur du cercle lumineux n’est point une preuve de la valeur d’un objectif.

§ 8. Le résultat qu’il faut chercher dans tous les cas, c’est une

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image également nette et vive au centre et aux bords. Car l’image est dans ce cas la base du cône dont les côtés limitent l’ouverture angulaire, ou pouvoir agissant de la lentille dont cet angle est la vraie mesure.

Supposons qu’avec un objectif donné, l’image circulaire d’un paysage ne soit pas également nette sur toute la surface du cercle, que faut-il faire ? Mettre le plus petit diaphragme dépendant de l’instrument et examiner.

Supposons que par cet expédient, le défaut ne soit pas corrigé, que faire ? allonger le tube cylindrique qui est en avant de la lentille, de manière à exclure les rayons obliques et examiner de nouveau. Par ce moyen, le cercle lumineux a été d’autant plus diminué que l’allongement du tube a été plus gTand, mais l’image a beaucoup gagné en finesse.

§ 9. Supposons encore que ce moyen n’ait pas produit un effet suffisant, que faudra-t-il faire? On diminuerait Couverture de l’ objectif au moyen des diaphragmes placés immédiatement devant lui et l’on allongerait le tube assez pour enlever absolument tous les rayons obliques, ce qui formerait une épreuve d’une remarquable netteté.

§ 10. L’épreuve ainsi obtenue étant une partie du panorama qui est devant nous, elle est en forme de cercle lumineux, et il nous faut la couper à l’intérieur en forme de carré. Or, connaissant le diamètre du cercle éclairé, on peut très-aisément calculer le côté du carré inscrit qui est égal à la racine carrée de deux fois le carré du rayon du cercle.

§11. Plaçons le pied de la chambre noire dans une plaine ouverte ou sur le sommet d’une tour ou d’un clocher, mettons lu plate-forme du pied de niveau, et posons la chambre entre ces guides, il est évident que l’axe de l’objectif divisera l’horizon en deux demi-cercles de 180° chaque. Il s’agit de comparer ce demi-cercle avec la grandeur angulaire de l’image carrée. Pour cela, nous mettons au point le paysage et observons très-soigneusement, pour le reconnaître, quelque objet sur le côté gauche du cercle lumineux. Quand ceci est fait, gardant cet objet tout le temps sous le regard, nous faisons mouvoir la chambre noire, sans changer la position du pied, jusqu’à ce que l’objet, qui était primitivement au côté gauche de l’image, arrive maintenant à l'extrême droite. Comptant de l’axe de l’objectif quand nous arrivons de nouveau à la limite de l’image, nous avons fait passer un cercle et demi du panorama sur la glace dépolie. Fixant notre œil de nouveau sur un objet à gauche, tournant la chambre noire à droite jusqu’à ce que cet objet soit vu à la limite extrême de droite, nous avons maintenant 2 cercles 1/2 depuis le point de départ.

Procédant de la même manière jusqu’à ce que la chambre noire ait fait une révolution complète sur son pied, et marquant le- nombre

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