IMPRESSION PHOTOCHROMATIQUE SUR TISSUS
dairs, et Timage est arrivée par une immersion de 30' dans une solution de :
Eau 100 parties.
Acide tartrique (1401) 10
Séchez et lavez.
§ 7. Noir, L'image bleue est teinte au moyen du bois de Gampèche auquel on sgoute un peu de colle. On lave et Ton immerge dans une eau légèrement savonneuse. Après un autre rinçage, elle est une seconde fois avivée dans un bain semblable.
§ 8. Violet, L'image bleue est décolorée dans un bain de carbonate de soude (209 ter.), puis teinte à la garance, et avivée, par le chlorure de chaux (268), et un bain savonneux.
Bronze, L'image est décolorée comme ci-dessus, puis teinte à la garance et au quercitron, et enfin avivée dans un bain de savon.
Olive et brun. L'image est décolorée, puis teinte au quercitron et passée au bain de savon.
§ 9. On peut faire varier, non-seulement la proportion, mais les matières qui entrent dans la composition de ces bains. En se servant d'autres bains de bois colorés, on peut obtenir toutes les variétés possibles de teintes. Il est évident que l'on peut également déposer sur les tissus tous les mordants utiles ou ordinaires, surtout ceux obtenus du fer, par le mélange de perchlorure de fer (1 86) et de l'acide tartrique (1 401 ) ou de l'oxalate double de fer et d'ammoniaque (19, IV).
Si l'on veut teindre en bleu pâle y les prussiates d'ammoniaque possèdent la propriété d'être décomposés par un simple effet de vaporisation, avec addition d'acide oxalique (1028), d'acide tartrique (1401), ou à l'aide des sels d'ammoniaque. Tous les mordants ordinairement employés pour imprimer les tissus peuvent être déposés sur l'étoffe, par exemple, les mordants d'alumine, au moyen desquels on obtient les teintes rouges, roses et jaunes.
§ 10. Voici maintenant les détails de la manipulation pour appliquer les épreuves photographiques aux tissus.
Pour la couleur bleue. V Imprégnez le tissu, qui doit être parfaitement blanchi, et sans aucun apprêt, dans un bain composé de :
Eau 100 parties.
Prussiate jaune 6 à 10
suivant l'intensité que l'on désire ; "2*^ étendez l'étoffe et laissez-la sécher dans une pièce chauffée ; 5** exposez à la lumière sous un négatif photographique ordinaire, jusqu'à ce que la couleur bleue se soil développée à revêtir l'aspect métallique. La durée de l'exposition au soleil est à peu près de 15' à 30', suivant la densité du négatif; 4" après exposition, lavez l'étoffe avec soin, et la laissez pendant 30' à 60' sousi'eau ; 5" tordez-la bien, puis la plongez dans un bain composé de :
Eau 400 parties.
Acide sulfurique (1380^ 20
LAMPES A UAGNâSTDM. 21
Laissez-la une heure dans cette eau, puis la lavez avec de Teau pure;
6* pIoDgez-la entin, pendant une heure, dans un autre bain de :
Eau 100 parties.
Acide chlorhydrique (254) 10
Bichlorure d'étain (156) 10
Lavez enfin à Teau.
g 11. Couleur noire. Les cinq premières opérations sont les mêmes, sauf que le bain pour imprégner Tétoffe est fait à 3 ou 6 p. 100. Dissolvez, alors dans :
Eau bouillante 1 litre.
Colle gélatine (725) 2 à 5 gr.
Gampéche 2à5
faites bouillir le tissu de 30' à 40', puis lavez à Feau. Faites bouillir à nouveau dans un bain de :
Eau . 1000 parties.
Savon 5
jusqu'à ce que les blancs soient dépouillés, et terminez par un lavage.
§ 12. Bien entendu, en modifiant cette manipulation et la nature des bains de teinture, on peut obtenir différents tons de brun, de violet, de rouge, de jaune, etc.
Quel que soit le nombre de morceaux soumis simultanément à Faction de la lumière, on peut les traiter ensemble, et le tout ne demande pas plus de temps qu'un seul.
11. — LAMPB8 A MAONiSIUll (Phot.). Voir 59, 259, 277, 536, Y (2* article).
g 5. Si Ton veut se servir d'un réflecteur le plus parfait possible, en un mot, de celui qui produira le plus d'effet pour sa grandeur, il faut que la lumière soit réunie autant que possible en un point, ce point étant près du foyer du réflecteur. On peut donc tout simplement percer un trou au centre du réflecteur, semblable à celui qui se pratique dans le milieu des miroirs de télescopes grégoriens, et y placer un tube creux de capacité suffisante pour laisser passer le nombre nécessaire de fils de métal à allumer. On les poussera hors du tube de façon à placer leur point d'ignition à l'endroit focal convenable.
Reste donc à demander à la construction de la lampe un moyen simple de fournir le fil, c'est-à-dire d'en faire sortir la quantité nécessaire au fur et à mesure de la consommation.
§ 4. Ces considérations nous amènent tout naturellement aux lampes à
LAHPES A HAGNËsnni.
magnésium, à présent en usage. Nous pouTODS commencer par C£lle qui a été construite la première, et qui a conservé le nom de âon inventeur, et se nomme lampe Solomon.
Fig. *19.
La Dgiire 4i9 en donne une complète idée. La portion de la figure marquée A représente une boite dans laquelle se trouve un mouvement d'hor- Ic^erie conduit par un ressort ; on voit à droite la cler à oreilles pour le remonter. Le but de ch mécanisme est de faire tourner deui cylindres couverts de caoutchouc.
g 5. 11 est facile de comprendre que si l'extrémité d'un fil est insérée entre ces cylindres, ce lil sera charrié d'une quantité proportionnelle à la vitesse de rotation des cylindres. A. mesure que le fil sort des rouleaux, il est poussé par eux hors de la boite A par un lube coudé S qui l'amène en avant du réflecteur R, où il est enflammé.
Il pourrait arriver que ce fil fût poussé trop vite ou trop lentement ; aussi le volant D, que l'on voit au-dessus de la boite A, est calculé pour éviter cet inconvénient : en tournant ses ailes plus ou moins obliquement, on augmente ou l'on diminue sa rapidité.
Un petit levier, marqué C, permet d'arrêter la machine quand on veut éteindre la lumière. Pour tenir abaissé ce levier pendant un temjB considérable, on emploie un petit coin que l'on voit suspendu par un ftl B, et qui, une fois placé dessous, permet à la machme de marcher jusqu'à ce qu'on le retire.
§ 6. On peut, au moyen de cette lampe, maintenir une lumière ^ale pendant plus d'une heure et demie. On lui a fait subir plusieurs modiflcalions, mais snns altérer ses dispositions principales. Oua senti le besoin d'y adjoindre deux réflecteurs qui se changent à volonté. L'un est plat, et garni de couleur blanche, l'auti'e )t est parabolique ou sphêrique, et en métal poli.
g 7. Passons maintenant h la lampe Hart [Rg. 450). Quand elle est tenue à la main, la partie 11 forme la poignée. A, T, sont des bobines sur lesquelles est enroulée une certaine quantité de lil de magnésium. F représente l'extrémité de deux cyhndrcs entre l^ucls le fil passe avant d'arri-
LAUPEâ k MkCKEilVS. 23
ver an point où il est euflammé. Ces deuxcylindres sont misen mouvement au moyen de la crémaillère B et de sa manivelle.
Cne Liblelte P présente un appui pour une lampe i esprit-de-vin (8Gâ) qui sert, tout h la fin, à enflammer )e fil et à Tempècher d'aller en avant. IJuant à la bague à TisD, elle a pour objet de permettre d'élever ou de baisser la lampe le long de son pied. Comme la première lampe, elle est munie de ses deux réflecleurs.
g 8. La lampe Aldis présente sur celle-ci la différence que la combustion du fil s'y fait dans une atmosphère d'hydrogène et d'oxygène mélangés. !« fil est poussé à volonté par un mouvement d'har](^erie ou par la main. Les gaz hydrogène et oxygène sont comprimés dans des cylindres. Le fil de magnésium est dévidé sur une poulie, passe à travers un tube, el est poussé par un mouvement de machine ou à la main, au point de contaa de chaaiïi des deux gaz. Le métal fondu tombe à travers un tube vertical dans un réservoir a l'épreuve du feu, placé au-dessous.
L'appareil est muni d'une pompe à air pour comprimer les gaz dans leurs cylindres. On peut d'ailleurs s'en servir avec ou sans condenseur, avec ou sans réilecteur, eteny ajoutant des milieux iranspnrentG.
g 9. Vient enfin la lampe Brothers, simple et trés-commode. Elle coi>- ^te en une feuille de métal courbée en forme demi-circulaire, cl ajanl un rebord en bas pour empêcher que la cendre brûlante ne tombe sur le sol. Le haut est en l'orme de dôme, et garni d'une hotte, pour que les fumées soient emmenées hors de la pièce, si on le juge nécessaire. Sous le dflme se trouvent des coulisses pour tenir les lils. Par derrière, on a fixé une poignée pour la tenir à la main.
§ 10. Quant à la dépense d'une semblable lumière, il faut calculer jusqu'à présent d'après le prix suivant, qui diminuera à mesure que la consommation du métal augmentera et que les moyens de l'extraire se simplifieront.
Un simple fil de petite dimension, employé comme source de lumière, coûte à peu près 9 fr. 50 par heure. Il vaut mieux se servir d'au moins deux fils et poser moins longtemps : dans ce cas, le prix de revient est de 19 à 20 francs, mais la lumière est brillante et remarquable.
PAPIER POSITIF PODR ACRANDISSEUEHT PAR DÉVELOPPEIfEKT.
12. — K&TlfeBE COLOHAIfTE DU BOIS Dl CAHPtCBI. (Chim.). Voir 9, VI.