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CONSERVATION [DU PAPIER POSITIF SENSIBILISÉ. (C

OMMEGAticK, 1866.) (Phot.) Voir 395. — 294, V.

CONSERVATION t>U PAPIER POSITIF SENSIBILISÉ. 301

§ i. Jusqu'ici on a employé le chlorure de calcium (767) déshydraté pour conserver le papier photographique nitrate. L'emploi de ce sel n'était pas tout à fait sans inconvénient. Quand il est neuf, il dessèche avec trop d'énergie, raccornit le papier et lé rend impropre au tirage, à moins de l'exposer quelque temps à l'air libre. Quand le sel de calcium a quelque temps de service, sa propriété desséchante diminue graduellement; il faut le chauffer pour chasser l'eau qu'il a prisç, opération peu agréable pour des personnes qui désirent se passer, autant que possible, de ces manifestations : le mieux alors, c'est de le remplacer par du sel séc nouveau. Cependant avant d'en arrivera ce point, quand on emploie le chlorure enveloppé en cylindre, on a quelquefois déjà perdu une certaine quantité de papier photographique par le suintage du sel humide. Il est vrai que l'emploi d'une boîte avec réservoir à chlorure de calcium (179) séparé prévient cet inconvénient, mais alors on a toujours l'action inégale du sel plus ou moins frais.

§ 2. Pour préserver le papier il faut trois choses : 1" absorber l'humidité ; 2° absorber l'ammoniaque (90) qui se trouve toujours dans l'air des lieux habités; 5" et surtout, détruire l'hydrogène sulfuré (787) qui se rencontre aussi en quantité plus ou moins minime dans l'air des villes. C'est à ce dernier corps surtout qu'il faut attribuer que lé papier jaunit

§ 3. Le chlorure de calcium satisfait aux deux premières conditions, mais pas à la troisième. Le chlorure de chaux (268), expérimenté ensuite, a conservé le papier dans un état de blancheur pendant trois mois : mais malheureusement il faut mettre dans la boîte à papier (179) une quantité tellement bien en rapport avec la quantité du papier à conserver, que ce moyen n'est pas pratique, car, pour peu qu'on en mette trop, et il n'en faut qu'une légère pincée, le papier devient tout à fait impropre au tirage.

§ 4. La ponce sulfurique satisfait aux trois conditions énoncées plus haut et a donné les résultats les plus satisfaisants. — On prend de la pieirre ponce (1198) en gros fragments, on l'humecte d'acide sulfurique (1389) et on la chauffe au rouge dans un creuset pour chasser par ce moyen les gaz étrangers qu'elle pourrait quelquefois laisser émaner sans cette précaution. On fixe un verre de lampe ou verre à gaz dans un flacon à échantillons à large ouverture, on laisse descendre ce cylindre de verre jusqu'à 3 centimètres du fond du flacon, qui ne doit avoir qu'un diamètre de 2 centimètres de plus que le cyUndre. On l'y fixe en plaçant entre le col du flacon et le cylindre trois petits morceaux de caoutchouc (205 ter); on entasse dans le cylindre la ponce, en commençant d'abord par les plus gros morceaux, puis on verse sur la ponce une vingtaine de centimètres cubes' d'acide sulfurique.

§ 5. Dans la suite, il suffit de l'addition de 5 centimètres cubes d'acide chaque fois pour maintenir l'appareil en fonction. L'acide, dilué par l'humidité qu'il a absorbé, s'accumule dans le petit flacon, d'où il se vide aisément quand on a pris soin de faire en sorte que le morceau de pierre ponce qui se trouve en bas du cylindre serre ferme, de manière à rester en place. On place cet appareil dans un bocal en verre ou grand flacon à, large ouverture avec bouchon à l'éméri. Il suffît d'un flacon de 3 à 4 litres de capacité pour les usages ordinaires.

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