SOLVBiyTft DES SELS PHOTOORAPHIODES D'ICOB
(CWm.) Voir 267, VI.
TEUTE-TRÉNED PHOTOCRAPlItOU'E.
36B. — TBNTI-TRBPIED PHOTOQHAPBIQDE. (E. Cartier, 1S60.) iPhot.) Voir 1409. — 361 . III. ~ 41, 282, V.
§ 1 . L'idée d'employer les branches du pied de campagne à porter une lente 8ufGsante pour ; opérer ù l'abri du jour n'est pas une idée nouvelle : cependant l'agencement peut être Tait plus ou moins simplement.
Fig. 49Î.
La figure 491 montre la tenle 'déployée et étendue sur le sol ; cdln tente est en étoffe ouatée semblable à celle décrite (1409). A. B, C, D,E.F sont des anneaux qui servent à passer dans les pointes en fer du trépied de campagne. H, N, sont des anneaux semblables qui s'accrochent dans les vis de pression de chaque branche.
§ 2. L'un des côtés AF porte, en son milieu, une fenêtre l fennée par une plaque de toile cirée jaune de couleur anti photogénique. La partie H est la porte; elle ferme en s'attachant â une partie N qui est plate. Ce rideau a environ 3 métrés carrés. Le recouvrement s'attadiepar des pattes à recouvr«iient sur la partie fixe la plus voisine.
VERBIS AD COI.LODION POUB KPBKDVES I'0S1T[VES SUS PAriGII. 253
§ 5. La figure 492 montre ia tente dressée. Chaque côté est attaché par des cordons Ters le milieu des pieds. Il serait d'ailleurs facile d'ajouter un petit volant tout autour du bord inférieur, afin d'assurer parïaitmient l'eiclusion du jour sur le sol presque partout inégal-
t'Ig. 493.
Un ne peut certes pas se promener sous ceUe tente : on y opère i genoux; mais elle est dressée en un instant; elle n'est pas coûteuse et elle n'est pas embarrassante. Toutes r.es qualités peuvent bien faire passer sur son exiguïté, et te véritable opérateur appréciera sa valeur réelle et la construira lui-même.
»0. — TUlfia ÀtJ COIXODIOH POOH iPRXITVBS POSITtVIS
BOB FAPIBK.(P/iOt.) '
§ 1 . Appliquez au pinceau, sur le papier, une couche de gomme arabique (737) tondue dans de l'eau .isseï épais:ie pour donner beaucoup de lustre.
g 2. Dès qu'elle est sèche, couvreï-la d'une couche de collodiou normal (574), de la même manière que s'il s'agissait d'une glace ; si une couche ne suffit pas. verseï-en deux ou trois. Cytindrez le papier, et vous aurez une couche d'un brillant admirable.
§ 5. Il Taut prendre garde que U couche de gomme ne soit pas tellement
254 VIRAGR AU CHLORURE DOR ET AU CARD01!IATE DE lIAGiNÉSIE.
épaisse que le cylindre Técaille: cependant cet inconvénient est peu à craindre si le collodion a été appliqué sur la gomme bien sèche.
Vtl. — VKRinS NÉGATIF ÉGONOBnQUX. (Gooper, 1866.) [Chim] Voir 147, 1481, 1482. ^ 85, 241, 290, III.
§ I. Première méthode :
Prenez du bon benjoin (151), mettez^le fondre à une douce chaleur dans une capsulé en terre ou en métal ; versez-le sur le fond d'un plat froid, et quand il est durci, cassez-le en morceaux.
Dissolvez dans :
Alcool méthylique (71) 250 gr.
Benjoin fluide (151) 51
Sandaraque (1502) 0,50
Ajoutez :
Mastic (919) 20 gouttes.
Broyez le tout et étendez avec de la térébenthine (1415).
§ 2. Deuxième méthode :
Benjoin fondu 16 gr.
Sandaraque 0,60
Résine dejalap 16
Alcool méthylique 250 c. c.
Mastic en larmes. 20 cou lies
Si Tun de ces vernis s'épaississait trop, on retendrait avec un peu d*ulcool. On peut, sans inconvénient, vernir le cliché deux fois.
272. — V£RNI8 POUR NÉGATIFS SURGOLLODIO?!. (Hordst ISGO) (Ckim,) Voir 1481-1482. — 85, 299, 111.
§1, Esprit-de-vin à 40" (68). 300 gr.
Gomme laque blanche (\oi) 80
Benjoin (151) * . 16
Résine élémi(l285). ♦ 2,25
Mettez le tout au soleil dans un vase bienfc*mé, puis filtrez au bout de quelques jours.
§2. On prétend que le Vernis ainsi fait ne se ramollit pas^»-ia chaleur et ne se craquelé pas par le froid.
â73. — VnUOB AU CHLORURÉ DOR Et AU dARÉOMATl Dl MAGNÉSIE, des é|»reuvei posUivet sur papier. (E); SeeLey, 1866.) (Phot.)
§ 1* Il faut toujours en revenir à répéter ceci, que les qualités (fun bon bain de virage sont de produire des épreuves de bonne qualité, de bohne quantité, proportionnellement à Tor employé, le tout avec tapidité et certitude.
. Avec le bain 5 facétatc de soudfe (441-1 1 8^ YI) j la qualité est bbttne, li
VinAGE AU CIILOnURE OOR ET AU CARBOiNATE DE HAGMÉsiE. 255
certitude moyenne, mais le virage trop lent, et la moitié de Tor est perdu. On peut dire la même chose des bains de chlorure de chaux (1505. — 118, 242, III), quoique ceux-ci présentent encore un peu moins d'incertitude que le premier. Il me semble d'ailleurs absurde d'ajouter un chlorure à For : tout autre sel de chaux vaudrait certainement mieux.
§ 2. Le carbonate de soude (209 ter) vire une plus grande quantité d'épreuves que chacun de ceux dont nous venons de parler, avec plus de rapidité, une égale beauté, mais moins de certitude encore. Trop fort comme alcali, il tache souvent la surface des épreuves. Le carbonate de magnésie (209), introduit depuis plusieurs mois dans la pratique, donne plus de qualité avec presque autant de rapidité que le carbonate de soude» avec plus de certitude et une beaucoup plus grande quantité. Peut-être cela tient-il au papier : il est certain que si celui-ci est mauvais, il ne mirera par aucun procédé.
Le meilleur à employer est du saxe, assez fortement albuminé, avec a peu près 1 ,15 pour 160 de chlorure d'ammoniaque (261) mélangé d^un peu de chlorure de baryum (264).
Le bain d'argent varie entre 7 pour 100 et il pour 100; avec une proportion plus faible, en cuivre, le virage a trop de difficulté à se produire.
§ 5. Le chlorure d'or (273) doit être fait par l'opérateur lui-même, afin d'être sûr de ce qu'il contient. On peut le neutraliser au moyen du carbonate de soude ou bien par une évaporation répétée, quelquefois par la chaux (248), et le plus souvent par ce dernier moyen.
Dans les dosages suivants Jes quantités employées sont estimées d'après la quantité d'or effectivement usée, au moyen de l'équivalent de Thydrochlorate ordinaire de tnchlorure, quoique dans l'usage l'épreuve soit un peu plus faible, parce que la plus grande partie du chlore a été chassée. Il est rare que, au moyen de 5 centigrammes de chlorure d'or, nous ne parvenions pas à virer 5 feuilles d'épreuves dans toute la grandeur du papier ; nous en virons ordinairement et couramment 6 et quelquefois 7.
§ 4. En employant du papier plus chargé de sel, il est possible que Ton obtiendrait des noirs plus vite et plus aisément, mais pas en plus grande quantité ; il n'est pas possible de virer plus noir qu'avec ce procédé si économique à tous les points de vue. Le carbonate de magnésie est très-peu aoluble, car 1,500 grammes d'eau distillée à -j- 10* en dissolvent à peine 5 centigrammes à 4- 25" ; la dissolution de Cette quantité est plus parfaite, mais elle n'est pas encore complète, et cependant cette dissolution est alcaline au papier de tournesol (1432). Quelques échantillons de carbonate de magnésie présentent des traces de sulfate (116, VI), mais ce moyen n'est pas nuisible.
§ 5. Pour préparer le bain de virage, ajoutez î
Chlorure d'or 0"',19
Solution daire ci-dessus. . . . i . 2 à 2«',500
Le lendemain, il est prêt à servir, et au bout d'une semaine il perd un peu de sa puissance. Il ne faut pas conserver ce bain plus de trois semaines, parce qu'iUors il ne marche plus bien. Le dosage se fait à Teau
!25A VIRAGE AU CIILoni'RE d'oR ET AU GARBONATR DE MAGNÉSIE.
chaude ; plus elle Test, plus il va vite, et jamais un bain ne sert deux fois.
Si le bain sensibilisateur est légèrement acidifié par Facide nitriqae (1002), le virage est plus noir et en plus grande quantité ; si le bain a été légèrement alcalin, le bain sera plus chaud, mais virera un moins grand nombre de feuilles pour la même quantité d'or employée.
§ 6. En employant le bain de virage au carbonate de magnésie, les épreuves ne doivent pas être lavées tout à fait à fond avant le virage, une légère trace de nitrate d'argent libre aidant beaucoup à la fluidité de la coloration.
§ 7. Principales causes d'accidents,
1* Mauvais papier.
2* Bain d'argent trop faible (le carbonate de soude vire plus rapidement les épreuves faites sur un bain faible; celui de magnésie les rendra plus sûres).
3* Bain de virage neutre ou acide, parce qu'on s'est servi d'un chlorure d'or acide. 11 faut toujours mettre un morceau de papier de tournesol dans le flacon où l'on fait le mélange, et ajouter, le lendemain, de la magnésie si le bain ne marque pas une alcalinité décidée ; on ne s'en servira alors qu'un peu plus tard.
§ 8. 4* Or entraîné par un excès de magnésie quand on emploie ce corps en poudre au lieu de s'en servir en solution.
5" Bain trop froid, donnant un virage pauvre et très-lent ; trop chaud, virant irrégulièrement.
6* Mauvaise eau employée à la confection du bain. En employant de Teau de source contenant une grande quantité d'acide carbonique libre (211), on obtient une solution neutre sans qu'elle soit exposée à l'air. Quelquefois l'eau contient du carbonate de chaux (208) dissous à la faveur de l'acide carbonique, ce qui la rend alcaline; il faut neutraliser cela au moyen de Facide Chlorhydrique (254), puis ajouter For et un léger excès de magnésie en poudre; ou mieux, se débarrasser de Facide carbonique libre par un peu de chaux filtrée, ou décanter, puis neulraliser, elc.
§ 9. Le carbonate de magnésie est précipité parla chaux, et Feau, contenant beaucoup de carbonate de chaux, parait ne pas dissoudre de magnésie, mais elle fera sans addition un bain moindre, suftlsant pour à peu près 4 feuilles par 5 centigrammes d'or, mais peu satisfaisant, produisant des épreuves fanées et souvent farineuses qui s'en vont au fixage. La plupart des difficultés des virages tiennent probablement à la qualité des eaux employées.
L'acétate de magnésie produit des effets analogues au carbonate, peutêtre même un vù-age meilleur : cela est à essayer. Il semble plus commode à employer, étant plus soluble, mais il est bien plus difficile à préparer
PAKI». » IMP. SIMOM RAÇOK IT COMP., nuK D'ERrOBTIl, I.
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