NETTOYAGE DES VIEUX MÉGATIFS
iixeen passant dessus, au pinceau, une couche de vernis sicx^atif brillant ^^ Tesprit-de-vin du commerce; cette dernière opération termine le travail.
{Moniteur scientifique,)
289. — NBTTOTAOB DBS VIXUX NÉGATIFS. (Englând, i8G6.} (Phot.) Voir 979.
§ 1. Tout le monde sait que les clichés, même ceux traités avec le plus de soin, et qui ne laissaient rien à désirer pour la netteté et la délicatesse, subissent avec le [temps des altérations très-considérables, tellement que les dernières épreuves qu'ils fournissent, outre qu'elles sont produites plus lentement, ne rappellent en rien les premières qui étaient quelquefois des chefs-d'œuvre.
§ 2. Les clichés deviennent de plus en plus foncés, jusqu'à une opacité complète. Plusieurs causes contribuent à cet effet, et ce ne sont pas des modifications chimiques qui l'engendrent. C'est le vernis qui durcit par l'exposition fréquente, ce sont les résines dont il est composé qui brunissent ou qui perdent de leur transparence' sous l'influence de l'air et de la lumière : peut-être le contact constant de la même surface avec la surface argentée du papier albuminé, produit-il lui-même une légère imprégnation d'argent dans la résine, qui dépose sur le cliché un voile non actinique. Quelquefois même on y remarque une pellicule métallique ou des taches complètement opaques. Ce sont là des inconvénients très-sérieux, auxquels on peut cependant remédier.
§ 5. Voici comment on opère : On lave l'ancien vernis avec de Talcool (G8), et on revernit le négatif. Ces deux opérations ne sont pas dangereuses, mais elles exigent certaines précautions, et elles donnent les résultats les plus complets. L'alcool ordinaire rectifié est le plus convenable; trop fort ou absolu, il pourrait dissoudre aussi la pellicule de collodion. L'alcool méthylique pur (7i) qui dissout la pyroxyline sans addition d'éther serait trop fort ; pour l'employer, il faudrait le réduire à la force de l'alcool vendu pour 60**. Un peu plus concentré, il enlève aussi la pellicule de collodion.
§ 4. Le même procédé permet de renforcer ainsi un cliché trop faible à l'acide pyrogallique (1259) avec addition d'acide citrique (299) et de quelques gouttes d'une solution de nitrate d'argent (985). En un mot, c'est un procédé très-utile, très- simple, et qui, dans un grand nombre de cas, assure aux artistes une ressource précieuse.
(Bulletin belge de la photographie.)
permanence: de l épreuve argehitique.
290. — OR (nouveaux digiolvants) . (L. NlGKLÈs, 1866») (Chim,)
§ 1. LHode (828) peut attaquer Tor (1025) à Tétat naissant. Cette action peut même s'exercer directement, à la condition d'opérer à chaud et sans pression, ou encore sous Tinfluence des rayons solaires. Que l'on emprisonne dans un tube de Fiode, de l'or battu et de Teau, et qu'on chauffe : une température de 4- 50^ suffira pour faire disparaître peu à peu le métal précieux. Même résultat si l'on remplace l'eau par l'éther (657), à cela près que la réaction se fait plus lentement.
§ 2, La dissolution dans l'éther se fait encore lorsqu'on remplace la chaleur du bain-marie par une forte insolation, la liqueur ne se trouvant pas dans un tube scellé, mais tout simplement dans un flacon bouché à Témeri. Dans ce cas, l'or est attaqué et passe à l'état d'iodure (853).
§ 5. Le sesquiiodure de fei\ Fe*!', constitue un bon dissolvant pour l'or quand il est associé à l'éther ; cette solubihté se base évidemment sur le peu de stabihté de cet iodure.
§ 4. Comme le sesquibromure de fer, Fé^Br^, se réduit en bromure (192-195) FdBr à l'ébullition, on a pensé que ce composé devait, par cela même, être apte à agir sur Tor métallique. L'expérience a appris qu'en effet il en est ainsi.
§ 5. Deux espèces de sesquibromure ont servi à cette occasion : l'un préparé depuis quelques années, et conservé à l'état sec avec de l'amiante (89, III) ; Tautre préparé tout exprès avec du sesquioxyde de fer (141, V) et de l'acide bromhydrique aqueux (183, ter). L*un et l'autre étaient exempts de brome (183) libre; toutefois, par surcroît de précaution, on eut soin d'ajouter aux deux produits un peu de protobromure de fer, afin de neutraliser à Tavance les traces de brome libre que le liquide aurait pu retenir; il y avait assez de ferrosum pour bleuir fortement le primiale rouge (672). Au bain-marie, comme sous l'influence des rayons solaires, ces composés ont peu à peu dissous l'or battu. (Moniteur scientifique.)
291. — PERMAMENGE DE L'ÉPREDVE ARGENTIQUE. (Ângus Smith, 1866.) (Chim.).