PIQUETAGE BLANC DANS LA COUCHE DE GOLLODIOR
(moyen d'y remédier). (Chini,)
293. — POSITIFS SUR GOLLODION APPUQUÉS A LA DÉGOBA.* TION DES MEUBLES EN LAQUE ET EN GART0N*PIE1IRE. (Farmeb et Lewis, 1866.) (Phot.)
§ i . Notre invention a pour objet de décorer la surface des meubles en laque ou en carton-pierre, et toutes les surfaces vernies, par l'application d'une photographie positive. Elle consiste essentiellement à enlever du verre la pellicule qui porte l'image, à l'appliquer et la fixer sur les surfaces qu'on veut décorer. Nous allons décrire ces opérations, en les appliquant, par exemple, à une surface en laque.
§ 2. Nous prenons un positif (1204) fait à la manière ordinaire : nous préparons un morceau de papier ou de toute autre substance flexible propre à cet usage, en le couvrant d'une couche de gélatine (723).
Nous plaçons la surface gélatinée du papier sur l'épreuve au collodiofl sur verre, et quand le contact a duré jusqu'à ce que la gélatine soit presque sèche, nous enlevons le papier : la gélatine qui y adhère enlève en même temps l'épreuve sur collodion qui couvrait la glace.
PHOCËUÉ RAPIbE A l'aLBUMIKE. 285
§ 3. Cette épreuve, adhérente maintenant à la gélatine, est prête à être transportée sur la surface qu'il s'agit de décorer. Pour que cette surface devienne apte à recevoir Tépreuve photographiée, il faut y appliquer un vernis à l'alcool ou autre. Cela fait, nous plaçons sur la couche vernie répreuve qu'il s'agit de transporter et qui est restée adhérente à la gélaline, et au moyen d'une légère pression ou d'un frottement très-doux, nous la faisons adhérer intimement à la surface préparée du meuble.
§ 4. La gélatine et le papier se détachent avec un peu d'eau chaude, laissant la pellicule de collodion collée au meuble, l'épreuve n'ayant d'ailleurs aucunement souffert des manipulations précédentes ; on la fixe et on la protège contre les agents extérieurs au moyen d'un vernis, comme on fait pour les mentales en laque ordinaire. Il va sans dire que nous employons des épreuves du genre de celles dites positives, et qui peuvent être telles, soit à la lumière réfléchie, soit à la lumière transmise. Si elles sont positives par réflexion, le fond sur lequel elles s'appliquent doit être noir ou de couleur foncée : si elles sont positives par transmission, nous donnons à la surface sous-jacente une couleur blanche ou claire.
§ 5. Quant aux sujets, tous conviennent, portraits, groupes, statuettes, paysages, ornements. Les données qui précèdent ne sauraient être regardées, sans doute, comme une description complète du procédé : il est certainement susceptible de modifications qui n'altéreraient en rien ses résultats. (American Journal ofPhotogr.)
294.— PROCÉDÉ RAPDE A L'ALBUMUIE. (À. Keeke, 1866.) {Phot.) Voir 308, 309-92, III.
§ 1 . Ce procédé est basé sur l'emploi d'un collodion très-bromuré et d'un préservateur alcalin. Suivant l'auteur, ce procédé devrait avoir la même rapidité que le collodion humide : les résultats atteints jusqu'alors ne sont pas cependant aussi satisfaisants qu'on le désirerait. Yoici la manière d'opérer.
§ 2. Bain d'argent.
Nitrate d'argent (985) . ." .* ! .' 5»%88 Acide nitrique (1002) 1 goutte.
Aussitôt préparé, ce bain est saturé de bromure d'argent (184), de la ïnème façon qu'on le sature d'ordinaire avec l'iodure.
Le collodion -est seulement bromure. Il contient en dissolution pour 30 gr. de liquide alcoolique-éthéré, 0",194à 0",258 d'un bromure quelconque. L'auteur n'attache donc aucune importance à la nature de la base métallique qui entre en combinaison avec l'argent sensible.
§ 3. Pour opérer, on commence par recouvrir la glace d'une couche de caoutchouc (205 ter) en dissolution; on l'abandonne à la dessiccation, puis on la recouvre de collodion bromure; lorsque celui-ci a fait prise, on immerge la glace pendant 10' dans le bain d'argent, puis on la transporte dans une cuvette contenant de l'eau distillée; pendant ce temps d'immersion, on recouvre et on sensibilise une nouvelle glace : on termine ces lavages par