‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 178 sur 219 · SOLUBILITÉ DES RÉSINES · texte numérisé non relu

SOLUBILITÉ DES RÉSINES

318. — SOLUBILITÉ DES lODURES ET DBS BBOflnJBBS. (Metnier, 1866.) (Chim.) Voir 18, VI.

§.1. L'auteur, qui a fait une recherche sérieuse des iodures et bromures qui se dissolvent le mieux dans Falcool (68) et Téther (653), a en même temps étudié les quantités respectives d'iodure et de bromure qu'il convient d'introduire simultanément dans le collodion. Ses essais Font conduit à Fadoption d'une véritable combinaison cadmo-iodique, provenant d'une dissolution dans Talcool, de :

. • 1 4 j». j (1 d'iodure de cadmium (84, 1) 2 équivalents d iodures l . . ,. .«À tu %

^ 1 1 — de sodium (29, III)

1 équivalent de bromure de cadmium. ... (185)

Il en résulte un sel amorphe très -déliquescent, soluble en toutes proportions dans Talcool et Féther.

§ 2. L'auteur regarde ce composé comme une véritable combinaison. Il est, du reste, parvenu à le faire cristalliser.

(Bulletin belge.)

310. — SOLUBILITÉ DES RÉSINES pour la oonfeotîon dei vemîi photogniphiquef. (H. Violettb, 1866.) (Chim.) Voir 1285, 1351.

§ 1. Les résines Copal Calcutta et congénères (399, 400), ainsi que le Karabéf qui font la base des vernis, ne sont pas naturellement solubles dans l'éther (657), l'essence de térébenthine (1413), la benzine (152), le pétrole (1159) et autres hydrocarbures, ainsi que dans les huiles végétales. Ces résines deviennent solubles à froid et à, chaud dans ces li(]uides lorsque, par une distillation préalable, elles ont perdu 25 pour 100 de leur poids. Les recherches nouvelles faites aujourd'hui fournissent des résultats qui peuvent être résumés comme il suit :

§ 2. 1*> Les susdites résines étant chauffées en vase clos, à la température comprise entre -f- 350 et -4- 400", sans rien perdre de leur poids acquièrent, après refroidissement, la propriété de se dissoudre à froid ou à chaud dans les liquides sus-dénommés, et constituent d'excellents vernis, sans aucune perte de matière.

2** Les susdites résines, étant chauffées en vase clos, à la température de + 350 à -{- 400%'^non plus seules, mais mêlées à un ou plusieurs des liquides susdits, se dissolvent parfaitement dans ces derniers et constituent de nouveaux et très-beaux vernis.

§ 3. 3° La résine Copal Calcutta, chauffée comme ci-dessus, avec un tiers d'huile de lin siccatif et quatre tiers d'essence de térébenthine, donne

3i8 TRAITEMENT DES R&IDUS.

cTemblée, sans aucune perte de matière, un vernis gras, clair, limpide, de belle couleur légèrement citrine, tout à fait propre aux équipages et aux peintures les plus délicates, tant intérieures qu^extérieures des appartements.

Les résines acquièrent donc des propriétés nouvelles sous la double influence de la chaleur et de la pression ; celle-ci, mesurée au manomètre, s'élève jusqu'à 20 atmosphères ; c'est là une difficulté que les industriels auront à résoudre pour faire passer du laboratoire dans Tatelier ce nouveau mode de fabrication.

aao.— TKAirnnniT DU llÉ8IDn8.(PiNE, 1866.) (atm.) Voir 1455, 1436, 1437, — 45, 145, 297, III. — 86, IV. — 145, V. —518, VI.

§ 1 . Le traitement du chlorure d'argent (262) par la voie ignée est facile, surtout quand on emploie un excès de carbonate de soude (209 ter) desséché pour décomposer ce corps ; cependant il présente plus d'un inconvénient. Il faut chauffer très-fortement sous peine de voir la décomposition du chlorure rester incomplète et de n'obtenir, au lieu d'un culot, que des grenailles disséminées dans le fondant. Parfois aussi des projections et des boursouflements font perdre une partie de la matière. Enfin, il est rare qu'alors même que l'opération est bien conduite, il ne reste autour du creuset quelques grenailles qu'il est presque impossible de recueillir.

§ 2. Aussi doit-on préférer, en général, la réduction par la voie humide, soit à l'aide du zinc (1535), soit avec le fer (671), soit avec le cuivre (439), comme l'a proposé M. Péligot : mais il faut séparer l'argent métallique du métal plus oxydable qui a servi à l'obtenir, ce qui exige un brossage dans l'eau... Il arrive que des parcelles de zinc, de fer ou de cuivre se détachent et rendent impur l'argent obtenu. Ces inconvénients sont aisés à éviter ou du moins à atténuer.

§ 3. Le chlorure d'argent à réduire est mouillé d'eau acidulée et placé dans un vase convenable. Au milieu de cette bouillie on place un morceau de zinc que Ton sépare du chlorure d*argent à l'aide d'un diaphragme en forme de sac, soit de toile serrée (par exemple, de toile à voile) ou mieux en vessie. A l'intérieur du diaphragme, le zinc baigne dans l'eau acidulée : au zinc est attaché un fil d'argent qui vient plonger dans le chlorure d'argent à réduire.

§ 4. Aussitôt que le fil d'argent touche au chlorure^ le couple voltalque qu'on a constitué entre en activité : on voit le chlorure prendre une teinte grise : une éponge d'argent commence à se former et la réduction se continue de proche en proche jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de chlorure. Les

TYROSINE. 319

métaux étrangers au zinc, qui ne se sont pas dissous à la faveur de Pacide, restent dans le diaphragme.

§ 5. Quand la réduction est complète, on enlèye le peu d^argent qui pourrait être adhérent au zinc, puis on lave Téponge d'argent à l'eau acidulée afin de la débarrasser des traces de zinc qu'elle pourrait contenir. On termine, enfin, par des lavages à Teau distillée bouillante que Ton doit prolonger jusqu'à ce que Teau passe pure. On obtient ainsi de l'argent (112) très-divisé, très-facile à dissoudre dans l'acide nitrique (1002) et, par conséquent, très-propre à la préparation du nitrate d'argent (985). 11 faut seulement noter qu'il retient des traces de chlore (252) qui donnent un louche dans la dissolution, ce qui oblige à une filtration.

(Humphrey^s JournaL)

ttl. — TRAITEMINT DES RÉSIDIIS D'OR. (Chint.) Voir 517, YI.

—TtROSnn (G«8H"Az06). (Â. GoMMAiLLE, 1866.) (Chim.) Voir 299, VI, § 8 et suiv. — 500, VI, § 7.

§ 1. La tyrosine peut être considérée comme un amide (22) de l'acide acéto*benzoïque de Gerhardt (C**H«0«). On a en effet :

C*«H806 H- AzH5=C«H"Az0«.

L'acide acéto-henzoïque étant l'anhydride double de Tacide acétique (19) et de l'acide benzoîque (154), ne perd pas d'eau pour constituer un amide.

L'acide acéto-benzoïque est de l'eau dans laquelle l'hydrogène (786) est remplacé par deux radicaux différents :

H j " ' C**H»0« j " • L'acide acéto-benzamique de Gerhardt est une monamine secondaire :

G**H»0' } Az, H ) et l'acide acéto-benzamique, ou la tyrosine, sera une monamine primaire dans laquelle l'acide acéto-benzamique ci-dessus remplacera H de l'ammoniaque :

G*8H«0«\ ^ H Az.

§ 2. L^acide capronamique (letlcine (507, Vl) ) et l'acide acéto-benzoïque amidé (tyrosine), qu'il ne faut pas confondre avec l'acide acéto-benzan^^ue C*»H»Azb6, déjà connu, peuvent se combiner à l'ammoniaque AzH*0 (90) comme le font les composés analogues dérivés de l'acide camphorique (204), et l'on a :

(C**H*3Az0*, AzH*0)5 -f- (C*8H"Az0«, AzH*0)* = G*<»H9Uz**0«»-|- 14H0

— ^1 -- i^^' ■ ^ — I ». ■■II. ■ «

Capronamate d'ammoniaque. Acide acéto-benzoIque amidë Caséine anhydre.

et ammoniaque.

égalité qu'on peut, du reste, écrire :

(G"H*5Az0^ -^ HO -t- AzH')' = (G*«H««AiH)s)3

320 TTROSINE.

OU amide de Tacide capronamique,

-4- (C*«H"AzO« — HO + AzH5)*= (C«»H»Az«0»)S ou acide du deuxième degré de Tacide acéto-benzoîque

=C*^H9TAz»*0«,

anhydre des acides amidés (caséine).

Mais il est plus rationnel de formuler sous le type ammoniaque

/C"H«AzO« -f 1 \' /C*«H"AzO«— 0) \*

1 H Az ] + ( H Az j =C*<»H"Az**0*».

§ 5. Remarquons encore que Hofmann, considérant Tacide anisamique comme un amide à molécule substituante oxygénée à 6 équivalents, on peut appliquer une formule analogue à la tyrosine : on a :

Ci6fl706\ C"H»06 \

H > Az = acide anisamique, et H | Az = tyrosine.

La différence étant C'H*, ces deux corps sont homologues.

Ce qui vient d'être dit pour la caséine peut être appliqué à toutes les autres substances albuminoïdes, qui sont aussi des amides de tyrosine et de leucine (507, VI).

§ ^4. Maintenant nous remarquons :

. 1"* .que toutes les fois qu'on attaque la tyrosine par des corps oxydants, on obtient de Thydrure de benzoîde (essence d'amandes amères), qui se transforme par simple oxydation en acide benzoïque (154) et en glycocolle (54, Yi) (acide acétamique).

C"H*< AzO« = C**H«0* -f C*H»AzO*.

Tyrosim. Hydrure Glycocolle.

de benxoîle.

§ 5. 2" que la tyrosine peut être représentée par Téquivalent d'acide benzamique, l'équivalent de glycol, moins 1 équivalent d'eau,

: C*»fl"Az08 = C**fl«Az05 -h C*H«0* — HO

tyrosine. Acide Glycol.

benzamique.

comme la leucine (307, YI) peut être représentée par du glycol et de la butyramide, moins 2 équivalents d'eau :

C"H*5AzO« = C»H9AzO« + C^H^O* — 2H0.

Leucine. Botyramide. Glycol.

§ 6. 3* que la leucine peut être représentée par de l'eau, du valéraldéhyde et de l'acide cyanhydrique (26).

CioHioo» -H HOAz -f 2110 = C«H«5Ay0*

Valëraldëhyde. Acide Leucine.

cyanhydrique.

(Moniteur scientifique.)

TAWS. — IMP. SIMON KAÇON Sf COMP., RUE d'BRFCRTU, 1.

DE

Page 1