I III
Sur un grand théodolite, supérieureraenl construit el prêté par le dépôt de la guerre, on fît monter, au Heu de la longue-vue supérieure, un grand miroir métallique rigoureusement plan.
Un objectif achromatique de 5 décimètres de diamètre et de 14 métrés de distance focale fut monté dans un simple anneau fîxé à la base trian^ gulaire au moyen de vis. de façon à pouvoir le faire glisser verticalement à la distance de 0'",50 du théodolite, son axe optique étant tourné vers le sud. Quant au centre optique, il était marqué par un petit cristal produisant un point lumineux. Deux petits piliers en maçonnerie, indépendants, portaient cet objet. Sur un troisième pilier, devant le point focal, se trouvait parfaitement consolidé un appareil photographique sans objectif, pour recevoir et poser la glace sensible avec un obturateur à détente instantanée mis en communication avec l'enregistreur électrique. Aux deux extrémités du diamètre horizontal de Tespace destiné à recevoir Fimage, se trouvaient deux petits objectifs, à court foyer, liés entre eux par un piveau à bulle d'air non renversable, lesquels^ reproduisant Fimage du centre optique de Fobjectif, marquaient sur le collodion, auprès de Fimage solaire, deux points déterminant la position du diamètre horizontal du soleil au moment de Fexpérience.
§ 9. En face de ces deux petits objectifs, au foyer de chacun desquels se trouve une croix de fils d'araignée, on pourait placer, comme contrôle, un oculaire. Mais si, dans cet appareil, on place un oculaire à l'un des objectifs et un prisme illuminateur à Fautre, et si Fon dispose le miroir du théodolite normalement à Faxe optique du système, il arrive que Fimage réfléchie de F une des deux croix va se reproduire sur Fautre; dans cette position, les cercles de Finstrument marquent leur zéro, de sorte qu'on peut lire les erreurs de tout Fappareil que Fon a faites en visant.
§ 10. Pour se servir de cet instrument, Fastrouome se place au théodolite, avec le miroir duquel il envoie la lumière solaire en direction horizontale dans Fobjectif, et la guide de façon à faire tomber Fimage de Fastre sur Fobturateur de Fappareil photographique, ce qui est facile à obtenir au moyen d'une lunette d'approche destinée à cela. Ceci obtenu, il fait partir le taquet à Faided'un éleetro- aimant dont le manipulateur se trouve à sa portée, et Fimage est faite. Le photographe qui se tient prés de Fai> pareil, enlève subitement la glace impressionnée, et la remplace par une neuve. L'astronome lit les angles horizontal et vertical indiqués par les deux cercles de son instrument et du niveau. L'un d'eux fournit la moitié de l'angle de position en azimut, l'autre la moitié de l'angle de position en apozénith du soleil à Finstant de la détente et de Fimage obtenue, comptés par Faxe optique du système. Si à ces données on joint la mesure micrométrique de la photographie, on aura une observation complète du soleil.
§11. Si l'on combine ensuite cinq au moins ou un plus grand nombre d'observations semblables faites à des heures difTérentes et convenablement choisies, on aura toutes les données nécessaires pour déterminer l'ascension droite et la déclinaison du soleil, la latitude du lieu d'obserration et le temps absolu, qui sont les inconnues du problème.
PIIOTOUEinE.
48. — PBOTOKftTBK (D. WinnuTLEr, 1865). (Pltys-) Voir 1)53. - 227, IV.
§ 1 . Un pholométre applicable a la pholngraphie doit Don-seulemenl être comparable à un autre instrument semblable, maïs encore présenler une manipulation si lacile, qu'elle ne soit cause d'aucune perte de temps.
Celui dont la description est ci-après, est basé sur les considérations suivantes :
i* Le Tait que le nerf optique d<i l'œil humain est assez sensible pour apprécier facilunent l'influence du plus faible rayon de lumière;
2° La présomption que, pour le même œil en condition de bonne santé, la possibilité de vision c«sse toujours avec la même diminution de lu-
§ 3. 5° Le fait que, au moyen d'un verre, etc., convenablement coloré, nous pouvons permettre le passage toujours isolé d'une quantité prépondérante de l'un des trois rayons de lumière, savoir : actinique, lumineuse ou calorifique;
i,' La supposition que la quantité visible d'un quelconque de ces rayons apporle à toute expérience pratique la même proportion de quantité ac-
5° La présomplio]] ou le fait qu'une parlie de verre, lequel, quand il est coloré à la valeur A, est opaque à une lumière ayant une intensité B, sera, s'il est coloré à la valeur 2A, également opaque pour une lumière d'une mtensitê,2B.
I 5. La r^. (158) représente un vase de lerrc (ransparenl, de forme triangulaire ; il est rempli d'une solution de couleur convenable, par esemple d'ammoniaque (91), de sulfate de cuivre (IM8) et d'acide sulfoindigolique (81 VI),
La dislance en épaisseur du liquide et la valeur de sa colorai ion doivent être telles que, quand on regarde dans la direction kH, on trouve, vers \t
l-OItTE-GLACES. 60
haut, le liquide assez transpareuC pour percevoir h plus faible lumière, e(, vers le bas, une opacité sufQgante pour ne pas voir la plus intense.
g 4. Sur le côté perpendiculaire de I instrument se trouve liié un oculaire glissant; le cété en pente opposé est gradué, tandis que les côtés latéraux sont tout à fait noirs. Pour en Taire usage, on place l'œil à l'oculaire glissant, que l'on fait mouvoir jusqu'à ce que l'oparjtê du liquide c^curcisse presque le nombre opposé, lequel est alors marqué et la quantité de lumière déterminée par référence à un lableau d'essais établi d'avance.
tes résultais obtenus sont assez approiimatirs pour la pratique journalière des ateliers les plus délicats.
«S. — PtntTB^LÂCBS (TowLBB, 1865). (Pftot.) Voir (13«l).
g 1. L'avant^e que présente ce porte-glace en gril, c'est que tout le niundc peut le faire soi-même sans aucune dépense. Supposons que l'on ait â développer des plans siéréoscopiques, nous allons voir quelles sont les dimensions qu'il faut donner au porte-glace. Ces plaques ont 17 centimètres de long sur 8 de large.
g 2. Coupez un morceau de fd de laiton bien flexible de 49 cent, ij'î de longet d'uneépaisseurde Smiliim. ou plus si cela est nécessaire ; puis procurez-vous un morceau de tube en gulta (765) ou en caoutchouc (305 fer)
de 40 centimètres de longueiir, dont le ti-ou puisse être rempli juste par le fil métallique quand on l'y insérera. Laisseï à chaque extrémité du m 3 cent. 1/2 non recouvert.
g 3. Il reste maintenant à courber le Hl suivant la direction nécessaire. que nous allons indiquer. A une disUnce de 5%80 du milieu, de chaque côté, courbez le fli à angle droit dans le même plan; à une dislance de 2- ,50 de cet angle, courbez de nouveau les deux bouts à angle droit, mais dans un plan perpendiculaire au premier. Troisièmement, à une distance de 8'.25 de ce dernier angle, de chaque cùtè, faites un autre pli rectangulaire et perpendiculaire au plan dans lequel sont comprises les brandies précédentes. Par consêquert, si nous supposons que tout cela repose sur une table, les nouvelles branches faites se trouveront perpendiculaires ii la table.
g 4. (Jualrièmement, ii une dislance de 2= ,50 de l'an^da fait, ploveï de