ÉPBEUVES POSITIVES SUR PORCELAINE
servir ; cherchez d'autres échantillons de pyroxyline (38, III) qui donnent les résultats demandés.
§ 6. Préparation des plaques opales, — Choisissez, pour ce procédé, des plaques opalines parfaitement unies et plates>i Elles doivent être soigneusement lavées dans Teau pure, ce qui suffira si elles n'ont pas encore servi. Si, au contraire, elles ont déjà été employées, plongez-les pendant quelques heures dans une solution de :
Bichromate de potasse (160) 30 gr.
Acide sulfurique (1380) . 30
Eau • y 5 à 600
Lavez-les, comme les premières, dans Teau pure et couvrez-les sur le côté poli de la solution suivante :
Albumine (46) bien claire 30 gr.
Eau 180
Ammoniaque (91) 4
§ 7. Cette solution doit être filtrée avant de s'en servir, et la filtration sera répétée si la solution est restée tranquille pendant un jour ou deux ; elle sera également répétée quand un certain nombre de plaques auront été couvertes par elle, à cause des particules de .poussière dont elle se sera imprégnée pendant cette opération.
Un peu de camphre (205) dans la solution all|umineuse empêche qu'elle ne moisisse.
Cette liqueur peut être versée sur la plaque de la même manière que du collodion. Elle coule aisément sur la surface humide; si cette dernière contient une seule particule étrangère, réalbuminez la plaque afin de l'enlever et ne craignpz pas de recommencer jusqu'à ce que la surface soit complètement exempte de bulles ou d'impuretés quelconques. Finalement, mettez la plaque sur un séchoir (1305 ter. —^ 293, III. — 352, V) pendant quelques heures.
g 8. Ce substratum d'albumine est l'opération la plus essentielle parce qu'elle force le collodion à adhérer à la glace avec une grande ténacité pendant les opérations subséquentes du virage (1498), du fixage et des lavages.
Aussitôt que la couche d'albumine (46) est sèche, la plaque est bonne pour l'opération suivante, qui doit toujours se faire dans le cabinet noir (197). Couvrez la surface albuminée de la glace opale avec le collodion sen« sible que nous avons décrit et laissez la couche sécher entièrement.
§ 9. Les plaques collodionnées sont alors soumises pendant environ 3 aux fumigations ammoniacales (122, V) ; si le temps est très-chaud, la fumigation est abrégée. Ce traitement est essentiel parce que le nitrate d'argent (983) libre de la couche se trouve ainsi converti en oxyde d'argent (1030 bis) et en nitrate d'ammoniaque (80 lY), condition qui dans l'impression sur papier a produit les effets les meilleurs.
Les plaques de verre-porcelaine sont alors retirées de la boite aux fumigations, exposées à l'air quelque^ minutes et prêtes pour l'exposition.
ÉTOFFE RENDUE IMPERMÉABLE WS. RAY02(S ACTIMQUES. 141
§ 10. Il est indispensable, pour lirerles épreuves, de se servir des châssis spéciaux (fig. 470) qui permettent à Topérateur d'examiner les progrés de rimpression et de retirer Tépreuve de la lumière aussitôt que Timage est suffisamment marquée. Les négatifs dont il faut se servir doivent être fins, vigoureux et solidement développés, comme si Ion voulait s'en servir pour de bonnes épreuves sur papier albuminé.
Si le négaliî et le verre opale ne s'appliquent pas bien l'un. sur l'autre, il se trouvera des endroits sur Tirnage positive qui manquent de finesse et de vigueur. Mettez, au reste, le châssis au soleil et traitez-le comme s'il contenait un morceau de papier albuminé ; imprimez plus foncé qu'il n'est nécessaire pour l'épreuve terminée ; la présence de l'huile de ricin empêchera le bronzage des noirs, comme nous l'avons dit.
§11. Virage des épreuves sur verre-porcelaine. — Lavez les images légèrement afin d'enlever tout excès de nitrate d'argent (983) ou autre sel soluble, et plongez les plaques dans un vieux bain de virage à la chaux, (161, IV) ou, si vous n'en avez pas sous la main, dans le bain qui aura été à peu près épuisé, dans la journée, par le virage des épreuves ordinaires sur albumine. Dans ce bain, l'épreuve sur porcelaine prend un ton agréable que lopérateur peut modifier suivant son goût, soit en augmentant, soit en diminuant la quantité de sel d'or (275) du bain, soit en modifiant la durée de l'immersion de la plaque.
§ 12. Fixage. —'Aussitôt que le ton convenable est atteint, les plaques enlevées du bain de virage sont plongées dans de l'eau pure, et là soigneusement lavées. On les place ensuite dans la solution suivante :
flyposulûte de soude (795) , 60 gr.
Eau 620
Les images, dans ce bain, sont vile dépouillées et deviennent très-transparentes et complètes. On termine en les lavant soigneusement sous un robinet et en les laissant sécher. Ces épreuves gagnent énormément à être coloriées par une main adroite.
136 — ÉTOFTB RBNDUB nPERMÉABLB AUX RATONS AGTI' mam». (CMm.) Voir 858, 1489, — 16, V.
§ 1 . Trempez l'étofTe dans la préparation suivante :
Acétate de plomb (12) 30 gr.
Eau 60
Alors qu'elle est parfaitement imprégnée de cette solution, laissez-la sécher et plongez dans :
Bichromate de potasse (160) 30 gr.
Eau 625
§ 2. Rincez alors à l'eau claire. Si l'on désire une couleur plus foncée que celle que la proportion ci-dessus peut donner, il faut, soit rendre plus chargé en sel de plomb le premier bain, soit recommencer l'opération tout entière, la couleur devenant d'autant plus foncée que l'opération est répétée plus souvent.
HTTiO-GELATliNE. .
137. — FERRO-OÉLATDIE pour le développement des épreuves tur ooUodion. (Ensemble des procédés.) (Docteur Klein, 1866.) {Phot,) Voir 527, 328, V. — 99 VI.
2* ARTICLE. § 6. Les modifications de M. K. Cherrill furent résumées dans une troisième formule que voici :
Acide sulfurique (1 ''80) 50 gr.
Eau 30
Laissez refroidir et ajoutez :
Gélatine (725) 8 gr.
quand elle s'est dissoute, ajoutez :
Eau. 150 gr.
neutralisez cette solution avec de Tammoniaque, et ajoutez y ensuite :
Acide acétique cristallisable 30 gr.
Eau 575
Cette solution forme une réseï ve ; pour préparer le développateur, il faut ensuite prendre :
Profosui&te de fer (1250) 4 gr.
Eau. 90
Solution précédente 0"',0020
Plus on ajoute de cette dernière, plus le négatif acquiert d^intensilé.
§ 7. M. Gaudin, à son tour, entre dans la lice : il avait déjà reconnu loDgt«nps auparavant au protoacétate de fer (15) la propriété de fournir des négatifs tout à fait comparables à ceux produits par Facide pyro-gailique (1259).
Le meilleur procédé consiste, pour le moment, à ajouter delà gélatine à une solution de protosulfate de fer acidulée par Tacide sulfurique, dont on sature facide ea plaçant dans le liquide un grand excès de tournure ou de limaille de fer (880). qui se dissout peu ù peu en dégageant du gaz hydrogène (786). Il parait que, sous cette influence, la gélatine se modifie de manière à produire une sorte d'acide glyco-sulfurique, nécessaire à la bonne réussite du développement. 11 faut avoir soin de remuer Iréquemmentle magma de fer divisé, qui doit être en grand excès. En procédant ainsi, la solution retient toujours une certaine acidité, ce qui dispense tout à fait dy ajouter de Tacide acétique (19) ou de facide citrique (299). Au bout de 24 heures de réaction, le liquide est propre à servir ; mais on peut le laisser indéfiniment en contact avec le fer divisé, pourvu qu'on étende d'eau et que Ton filtre au papier la portion que Ton doit employer dans la journée
FKRRO-GÉLATINE. 143
§8. l'n correspondant du British Journal proposa, vers le même temp^", une autre recette :
gr.
1° Solution de 1 Eau 120
réserve ( Âmmonio-suliate de fer (185, 111); . . . • à saturation
2* Solution de j Acide acétique (49) 120 gr.
réserve i Gélatine (725) 4
-«ei .• A l Nitrate d'argent (985) 0.50
o«Solutionde Acide citrique (299) 0.50
reserve \ ^^^^ . . . .\ / 30
Le développateur se prépare comme suit, quand on en a besoin :
Solution n* 1 15 gr.
Solution n"'2 15
Eau 125
Si Ton n'obtient pas assez de vigueur, on ajoute quelques gouttes de la solution n** 5 au développateur, et Ton opère alors à la lumière.
§ 9. M. H. Gooper fit, vers la même époque, une communication à la Société photographique de Londres : dans cette communication, il modifiait le procédé telqu'on Tavait jusqu'alors pratiqué, mais en même temps il le compliquait de précautions si minutieuses qu on ne sait si l'avantage qui doit en résulter rachète les difficultés des opérations. Nous ne suivrons pas M. Gooper dans toutes ses prescriptions, nous résumerons seulement sa méthode :
Dissolvez dans un vase de terre :
Gélatine (725) 8 gr.
Eau 16
ajoutez :
Acide sulfurique concentré (1580) 50 gr.
agitez avec une baguette de verre (84).
Au bout de 12 heures, la gélatine est décomposée ; ajoutez alors :
Eau 120 gr.
Versez assez d'ammoniaque (90) pour neutraliser l'acide et rendre le liquide légèrement alcalin. La précaution d'ajouter les 120 gr. a pour but d'empêcher une réaction extrêmement violente et dangereuse, qui se produirait en versant l'ammoniaque»
Ajoutez de l'eau» de man ère à arriver à 250 gr. et filtrez. G'est la solution n* 1 .
Pour préparer la solution n" 2, dissolvez :
Gélatine 4 gr.
ajoutez, au bout de 2 heures :
Acide acétique cristallisable 60 gr.
agitez, et quand le liquide est bien clair, mélangez avec la solution n* 1 .
n ( Gélatii """M Eau.
144 FEanO-GÉLATIKE.
Maintenant, pour faire un développateur de 500 gr., par exemple, prenez:
Protosulfate de fer 1",5
Mixture précédente 8 gr.
Eau : 50
§ 10. Ces modifications donnèrent lieu à de vives discussions entre MSI. Cooper et Cherrill. *Nous citerons les expériences qui furent faites alors en Angleterre, à ce sujet, sur les diverses méthodes jusqu'alors mises au jour. La mélasse (924), le sucre (1362), la glycérine (755), l'amidon (87), le miel (935) furent essayés plus ou moins heureusement; mais ces procédés nouveaux, d'où la gélatine était écartée , ne paraissent pas avoir fourni des épreuves assez convaincantes de leur efficacité, et aucun d'eux n'est resté dans la pratique.
§ 11. Un développateur analogue, mais qui fournit des effets difîérents parce que ses éléments produisent des réactions chimiques tout autres, fut signalé vers la fin de 1865, par un amateur anonyme. Voici ses formules :
« , ^. . J Âmmonio-sulfate de fer (183, IIl). . . 24 gr. Solution n- 1 } Eg^ \ . . ! . . 280
/ Gélatine (723) 1
Solution n' 2 Eau 50
( Acide acétique (19) 10
On voit que ce procédé ne diffère des autres que par la substitution de l'ammonio-sulfate au protosulfate de fer ; son inventeur affirmait en avoir obtenu les meilleurs résultats.
§ 12. Mentionnons encore les trois formules que M. Towler lit connaître dans un très-curieux article de YHumphrey's Journal , en nous bornant au simple énoncé de ces formules, qui ne différent que par le dc^ sage de leurs éléments.
Acide sulfurique (1380) 50 gr.
1" i Eau 60
Colle commune (304^15) . . . , 16
Acide sulfurique 50
2» { Eau 60
vjOue ..•••.•.•••■•.... o
Î Acide sulfurique 50 Eau 60 Colle 50
§ 15. Des éditeurs du Brilish Journal publièrent, eux-mêmes, une autre formule :
Acide sulfurique (1580 30 gr.
Eau 125
mélangez intimement, et après refroidisssement, ajoutez :
Gélatine (725) ou colle (5042^15) 30 gr.
Faites-la dissoudre complètement dans Tacide dilué, ce qui exige environ
FEnRO-GKLMIiNE. 14.%
12 heures. Ajoutez encore 60 '^r. d'eau et laissez la solution dans un endroit frais.
L'opération qui suit consiste à saturer Tacide. Pour cela on introduit dans la solution 1«',5 de limaille de fer (880) bien fine et bien propre, et quand elle est dissoute, on en ajoute encore une égale quantité. Cette opération se répète plusieurs fois. Chaque fois on ajoute, en remuant continuellement,
Eau 60 gr.
et finalement une grande quantité de liniai.lede fer. On laisse ensuite reposer plusieurs jours, en ajoutant, de temps en temps de la limaille, jusqu'à ce que Tacide soit aussi fortement saturé que faire se peut. Préparez ensuite la solution suivante :
Acétate de plomb (12) 2«"%5
Eau de pluie ... 60 gr.
ajoutez cette solution à la précédente, remuez et flltrez ; ajoutez alors
de Teau jusqu^à faire une masse de 600 gr.
§ 14. M. Kusel publia depuis une recette nouvelle où la gélatine est remplacée par la glycérine.
Acide sulfurique (1580) 125 gr.
Eau 250
Glycérine (755, — 68, III) 125
Mélangez Tacide et Feau, laissez refroidir et ajoutez la glycérine et la limaille de fer ; mettez le tout pendant quelques ^ours dans un endroit chaud; au, bout de ce temps, on trouve le flacon plein d'une masse de cristaux. Décantez Tacidé et retirez la limaille ; puis faites dissoudre
Cristaux humides 60 gr.
et neutralisez Tacide restant dans la solution au moyen de carbonate d'ammoniaque (206), de manière que le dé veloppateur obtenu soit cependant un. peu acide. Filtrez, et le développateur est prêt à servir. Il ne faut ici ni. alcool (68) ni acide acétique (19); au dire de son auteur, ce procédé, sans augmenter le temps d'exposition, donne les négatifs les plus intenses et les plus transparents.
§ 15. M. Scholtyssek, à la même époque, donna les formules suivantes, qu'il reicommandait à tous les artistes :
(Acide acétique (19).'. .,..,... 60 gr. .
Eau distillée 250 Gélatine opaque (725) 8
Secouez, de temps en temps ; au bout d'une heure, ajoutez :
Eau. 1 lit.
secouez encore, et filtrez ;
Flacon n" 2 i ^''otosulfatede fer (1250) pur. . . . 125 gr, I Eau distillée. , , 1250
Js^ 5. UAI 18€G. 10
lie FKBRO-GLYCËRIM^.
Après dissolution, mélangez les liquides des deux flacons» et le développateur peut servir de suite.
§ 16. L'atelier photographique de Tlnltitut royal de Beilin tt essayé aussi plusieurs formules.
1'^. M'est qu'une modification de celle de Cherrill; elle se (compose du développatenr ordinaire :
Protosulfate de fer (1230) 5 parties
Acide acétique (19) 3
Ëau. . 100
mêlé avec une dissolution de gélatine et diacide sulfurique dans la propor" tiun de 1 pour 10 de cette dernière.
Protosulfate de fer . * . 5 parties
Gélatine dissoute dans Tacide sulhirique. 1,5 Bau 100
§ 17. Citons enfin le déyeloppateur aU fer gélatine cristallisable» d« G«le^ house, dont voici la recette :
bissolvei :
Gélatine (725) l5 gr.
dans i
Acide bUlfurique (1380). . . . , 30
après dissolution ajoutez :
Eau. . , w . r 60 gr.
décahtéi et ajoutez:
Tournure de fer é 15 gn
Quand le dégagement de gaz a cessé, filtrez et évaporez pour faire cristalliser. On obtient des cristaux verts.
§ 18. Nous n'avons pas eu la prétention de retracer ici la discussioa scientifique de h théorie si intéressante et si féconde de M. Carey Lea; nous avons simplement esqui&sé les phases de l'histoire du développement ôrganico^ferrugineuX) et notre seule intention â été de fournir à rhistoire de la photographie quelques matérlatix qui seront utilisé», un jour peut-être, par de plus habiles que nous. Nous ne terminerons cependant pas sans faire remarquer que ces recherches si variées et si ingénieuse^ ont fait faire plus d'un progrès à notre art. Si M. Carey iea peut reveiMUquer la Uetlleure part de ces travaux importants) pour an avoir été le prômoteUf et le créateur ; il en revient aussi quelque chose à ses collaborateurs, et particulièrement à* M. Cherrill, qui a simplifié le procédé originaire ei y a apporté les modifications les plus utiles.
laS.—FIRRO-QLTGÉRnni pot» la dlévaio|pfaitaanl ûéu épraUvitt né^ gaUvei sur oollodion. (À. Kusel, 1866). (Chim.) Voir 489, 735.'-68,m. §1. Acide sulfurique (13«0). . * 120 gr.
Kau. . 250
Glycérine (755*— 68, V)*. ! [ [',[][[ 120