‹ Répertoire encyclopédique du pianiste (volume 2)Chapitre 103 sur 335 · SONATE CARACTÉRISTIQUE · texte numérisé non relu

SONATE CARACTÉRISTIQUE

si jp, op. 27

min., op. 49

SONATE MÉLANCOLIQUE en fa *

(AD—13, —*. m *

SOUVENIRS D’IRLANDE. Fantaisie sur la Tfernièi'e Rose de l'Eté, op. 69 (AD—28).

VARIATIONS GR SUR UNE MARCHE MILI¬ TAIRE, op. 32, en fa (D—24).

. . . . JoiBERT

COSTALLAT Benoit aîné

••.JOUBERT

• . . ..ÏOUBERT

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• • • JOUBERT . . COSTALLAT . . COSTALLAT

. COSTALLAT

.. Costa i.i .at

••.Joi’RERT

SPHTÏHFnT (™ ANÇ0IS - P1ERRE ). ^àtiehtenthal (près de k " J * * 1 Il ' I > I > I I 1 \ ienne) en 1/97, mort à Vienne en 18->8 — Ce

fjran.l artiste était le fils d’un maître d’école à Lichtentbal, faubourg de Vienne I.a musique et la pédagogie étaient innées dans hi famille de Schubert; son père son oncle, ses trois frères, beau-frère et lui-même, tous instituteurs (i).

Le petit François reçut ses premières leçons de Holzer qui, lui enseignant le piano et le violon, disait de son élève : « Quand je veux lui apprendre” quelque chose, il se trouve qu’il le sait déjà. >» Les frères de François et leur père tous bons musiciens, se donnaient en famille des concerts du dimanche où l’enfant, tenant la partie d’alto, trouvait un aliment pour la passion musicale qui le dévorait!

I s essayait en secret à la composition. « Sa pauvreté ne lui permettait pas d'acheter du papier a musique, mais un ami généreux lui en fournissait (2). Une mélancolie habituelle semble avoir etc, ,1e tout temps, l’un des traits du caractère de Schubert La musique seule l’en distrayait, et le rendait enthousiaste jusqu’à l’exaltation’ surtout lorsqu’il jouait du Beethoven ou du Mozart. La beauté de sa voix le lit admettre comme enfant de chœur à la Chapelle Impériale. L’organiste de la Cour devint son maître d’harmonie, et Salieri lui enseigna le chant et la composition Dès son enfance, Schubert avait beaucoup écrit sans autre direction que ses propres idées. Il s’essaya plus tard dans tous les genres, et partout se montra supérieur

Il composait avec une facilité extraordinaire ; la célèbre Sérénade de Shakespeare fut écrite sur une table d’auberge pendant une partie de plaisir (3).

Sans aucune fortune, Schubert qui avait été d’abord l’aide de son père chercha’des ressources en donnant des leçons. Son existence fut obscure et retirée) mais il ne souffrait pas de sa médiocrité, n’aimant que trois choses au monde ) son art, la nature et la société de ses amis. « D’une modestie extraordinaire

( mu ignomnce complète de la vie pratique et sans aucune ambition, il ne fit

rien pour améliorer sa situation et donnait avec une insouciante prodigalité les

œuvres qu ,1 composait (<). ,, Sauf les deux années qu’il passa dans la propriété du

prince Lsterhazy, en qualité de professeur de piano, Schubert vécut toujours à \.emie et nen sortait que pour de courtes excursions. Ce fut chez Esterhazy qu’il

(1) Son frère aîné devint directeur de l’Ecole normale supérieure de Vienne

(2) (d) (4) Barliedette : Schubert, sa vie et ses œuvres.

SenunEtiT [OEuv. Orig.). — ttH

écrivit son célèbre Divertissement Hongrois et son Oratorio La Résurrection (1816). En 1825, Schubert avait sollicité la place de Vice-Maître de la Chapelle Impériale; elle lui fut refusée. « Sans aucune mauvaise humeur, il redoubla d’activité dans le « travail, mais sa santé s altéra gravement. Schubert était né avec un tempé- « rament robuste, mais son ame était ardente, son imagination sans bornes; « sa tête travaillait sans cesse. 11 vivait depuis son enfance sous l’empire d’une « excitation continuelle. Un démon intérieur le poussait à produire et il produisait « avec une fécondité extraordinaire ! La lame usait le fourreau (i). »

« Une vue plus trouble du monde avait pris possession de son être, » dit un de ses biographes allemands. Ce fut en 1827 qu’il composa Le Voyage (l'Hiver. Il en chantait les lieder, paraît-il, avec une expression si déchirante que les auditeurs ne pouvaient retenir leurs larmes. Vinrent ensuite les Chants du Cygne (1828) « bouquet de fleurs exquises cueillies par moitié dans les Liecter de Rellstab et ceux de Heine » (2). *

Schubert mourut a trente et un ans, si pauvre que ses amis durent se charger de ses obsèques et donner deux concerts pour en payer les frais. On exécuta le Requiem de Mozart à ses funérailles, et il fut enterré près de Beethoven. Ainsi les deux admirations de son enfance étendirent leur rayonnement sur sa tombe.

Schubert a écrit une quinzaine d'Opéras dont plusieurs inachevés et beaucoup non représentés ; 7 Symphonies, des Quatuors, des Quintettes, des Trios, etc., etc. Sa musique de piano demeure un de ses beaux titres de gloire, mais ce sont surtout ses lieder, genre dont il est le créateur, qui l’ont immortalisé.

La collection des Lieder und Gesànge comprend 603 numéros ( 3 ). En Allemagne, et du vivant de Schubert, il se trouva un chanteur pour les faire apprécier; ce fut Jean-Michel Vogl, artiste convaincu et ami dévoué du Maître. En France, c’est surtout à Nourrit (le célèbre ténor de l’Opéra) que revient l’honneur d’avoir popularisé les Lieder. En 1833, au Conservatoire, il lit entendre La Jeune Religieuse; puis, dans d autres concerts : Les Astres, Le Roi des Aulnes , U Ave Maria , etc.; dès lors 1 impulsion fut donnée , et le génie deSchub *rt s’imposa peu à peu à l’admiration de tous.

ÜEL VRES COMPLETES pour piano seul on 4 vol. (doig. par Kdhler). Peters

— — en 3 vol. (doig. par Reinecke) Breitkopf

OEUVRES CHOISIES — en 2 vol. (doig. par Kullak) Steengrabek

OEUVRES CHOISIES en vol. ou sép. (doig. par Schultze). Litolff

ŒUVRES CHOISIES publ. séparément. Voir ci-dessous et à la Note spéciale sur

les éditions doigtées.

OEUVRES ORIGINALES

ALLEGRO CARACTÉRISTIQUE à 4 ms, op. 144, Les

Orages de la Vie (AD—12). le même (n° /,5,5 e )

— le même. (n° 2155)

ANDANTINO VAR. à 4 ms, op. 84, n<> 1 (M—4) (n° /55b —- le même sép. ( Athénée )

DANSES, hommage aux belles Viennoises, op. 67.

(16 Landler, Valses, Ecossaises, etc.) (M—6). (n° 150)

DIVERTISSEMENT A LA HONGROISE en sol min.

à 4 ms, op. 54 (AD—14 ★ [And., Marche, Al.J.fn® 155*) — le même sép. [Athénée)

.. Breitkopf

.... Peters

.... Litolff

.... Peters

.. Breitkopf

.... Peters

.... Peters

. .Breitkopf

(t) Barbedette ; Schubert, sa vie et ses œuvres.

(2) Henri de Curzon. Les Lieder de Franz Schubert (Fischbacher, éditeur, 1S99).

(3) Voir, dans l'opuscule cité ci-dessus, le détail de ces 603 Lieder.

tt* — SCUVBERT (OEuv. Orig.).

Marche extr., arr. à 8 ms par Knorr (PM — 1 .. [Athénée) DIVERTISSEMENT en mi min., à 4 ms, op. 63 (AD—8). (n° !ôo}\

— le même sép. ( Atheneé

DUO en nt, à 4 ms, op. 140 iD — 20) (V. Sonates). (n® 155*) FANTAISIE en ut, op. 13 (TD—31) — * — [Al. con fuoco,

Adag., Presto, Al.j. I n°7!6 )

— la même arr. à 2 pianos par Liszt (*) .

FANTAISIE en sol , op. 78 (D—31) — * — [Mol.mod.,

And., Menuet *, AL]. {n°7!6)

Menuet en si min. extr. (D — 2)......

— le même dans le Recueil des Pianistes (le Le Gouppey...

— la même Fantaisie, arr. à 4 ms par Geissler (AD—30)..

FANTAISIE en fa min. à 4 ms, op. 103 (GM—12)......

— la même. ( n °

FUGUE en mi min. à 4 ms, op. 152 (M—2). (Athénée

— la même. ( n ° * 55c >

IMPROMPTUS (4), op. 90 — *. ( n ° 7 W)

N°3. en sol (AD—7).

— 4. en la b (AD—10).

par

N° 1. en i/l min. (D —10)at.

— 2. en mi b (D — 10)*.

— 2. sép — *.

— 3. sép. sous le nom & Impromptu été gin que, doigté

H. de Biilow. —*( 2 ) — N° 4. sép ..

IMPROMPTUS (4), op. 142 posth. — *. in* 716)

N° 1. en fa min. (D—12). N° 3. en si b (Thème varié)

— 2. en la b (AD—3). (I)—9 *.

— 4. en fa min. (AD — 12).

N° 3 sép. doigté par Leschetizky — *.

IMPROMPTUS choisis (3), n 08 2 et 4 de Pop. 90, et n° 2

de Pop. 142 (26* li v . Dupont) .

MARCHES 1 18 à 4 ms (M et AD—42) —*. (n° 740)

3 Marehes héroïques, op 27, ( n si min., en ut, en ré.

6 Gr. Marches op. 40, en mi b, sol min. si min. * ré, mi b min., mi.

3 Marches militaires op. 51, en ré *, sol, mi b *• Marche funèbre d’Alexandre I er , en ut min., op. 55.

Marche du Sacre de Nicolas I er en la min., op. 66.

2 M arches caract.,op. 121, n° 1, en ut à 6/8 * n° 2, en ut à 6/8.

Marche tirée du Divertissement hongrois, op. 54.

Marche enfantine en sol , œuv.

posthume.

— les mêmes sép. (Athénée) Y op. 40, 3 fr. 80, les autres op.

Sép. Marches militaires (3) op. 51 — * — (M et AD — 8).

Sép. Marche enfantine en sol .

MARCHES HÉROÏQUES op. 27, (extr. des 18), arr. à

8 ms par Brunner (M — 7) .

Le n ,J 1 en si min., arr. à 8 ms par Bauer. (ir 6672'

Les n 08 1 et 3, arr. à 6 ms par Herbert (M) ch. n° 1 fr. 75 et Le n° 2 en ut, arr. à 2 pianos par Gobbaerts (PM — 3) .... MARCHES 6 Gr.) op. 40 (extr. des 18), arr. à 8 ms en 2 euh. par Brunner. l cr cah.*iGM — 10); 2 c cah. (M — 10). ch. cah. N° 5 sép., arr. à 2 ms par Liszt sous le titre de : Grande

Marche funèbre (D — 9) — *.

MARCHES MILITAIRES (3), op. 51 extr. des 18) arr. à 8 ms par Brunner (M — 12).

. Breitkopf

... .Peters ... Peters

. Cranz Peters

.Durand

... Mamelle Schlesinger . .Breitkopf .... Peters .. Breitkopf Peters .... Peters

.... Heugel .. . Mamelle

.Aibl

Schlesinger .... Peters

. . . Hauter .Breitkopf

.. Peters

.. Breitkopf ... Mamelle Schlesinger .Cranz

... .Augener

.SlEGEL

,Schott(M.) .Cranz

.. Costa llat

...Cranz

0) C'est plutôt un morceau 2 pianos <Faprcs la Fantaisie de Schubert que la Fantaisie elle-même.

(2) H. de Biilow, pour mieux faire comprendre le caractère de ce morceau, y a introduit certaines modifications dïcriture musicale qtr, e.î effet, aident l’élève en saisir l'interprétation et le mouvement.

SCnunEnr (OEuv. Orig — its

des

N 1 i en ré, arr. à 8 ms par Paner (M)(V. 6 Marches choisies).

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