‹ Répertoire encyclopédique du pianiste (volume 2)Chapitre 113 sur 335 · MENDELSSOHN - BARTHOLDY · texte numérisé non relu

MENDELSSOHN - BARTHOLDY

(Fl,MX). Né à Hambourg en 1800, mort à Leipzig on 1847. — Petit-fils du pliilos.’plic Moïse Mendelssohn et fils d’Abraham Mendelssohn, ri, lie banquier qui, pour des raisons de famille, avait ajouté à son nom celui de Bartholdy, le jeune Félix, doué d’une brillante organisation musicale, fut un enfant prodige. A sept ans, sè trouvant une première fois à Paris, il prit des leçons de la célèbre M"" Bigot (•). A onze ans,.le précoce petit musicien avait déjà écrit des Sonates, des Quatuors et

une petite Opérette. En t82d, Zelter, son maître de composition, . .mena à Wei-

mar et le présenta a Goethe qui admira beaucoup son double talent de pianiste et d improvisateur. Ce petit virtuose qui n’avait pas treize ans, jouait en maître les Pièces difficiles de Bach et les grandes Sonates de Beethoven. Ilummel l'entendit et lui prédit un brillant avenir. En 1824, Paris l’applaudit à son tour, et Clierubini fit le même pronostic qu’avait fait Hummel. De retour à Berlin, Mendelssohn s’essaya au théâtre avec les Noces de Gamache, son unique Opéra qui, malgré un accueil favorable, fut promptement retiré de la scène. A l’âge de vingt ans" Mendelssohn eut le mente et la gloire d’organiser et de conduire lui-même une exécution magistrale de la Passion selon saint Mathieu de J.-S. Barh (la première depuis la mort de l’auteur). Cette même année Mendelssohn alla à Londres et y fit exécuter, avec le plus grand succès, sa première Symphonie. Un voyage en Ecosse lui inspira sa belle Ouverture des lié/,rides: La Grotte de Fingal (2). Il parcourut ensuite la Suisse

J «2!î ,1 Ml.SSS "T* 1 “ ,7 “- Elle fl,t ““ à V.Vnne

b Comte ,{asu mowski. elle y connut Haydn. Beethoven et Snliori. La pre¬

mière fois qu elle joua -levant Haydn, I émotion du vénérable vieillard fut si vive que, se jetant dans h s bras de celle qu, venait de la faire naître: ,, Oh! ma chère «Ile, s’écria-t-il, ce n’est pas ^oi qui ai Lt cett/nmSone c est vous qui la composez ! - Puis, sur l’œuvre même qu elle venait d’exécuter, il écrivit : Le l>0 février 1805 Joseph Haydn a été h'ureux /-En 1809. M. et M- Bigot vinrent se fixer à Paris. Les artistes les plus distingués rendirent hommage à 1 admirable talent de M»; Bigot et formèrent avec elle le centre de l’activité musicale de cettfépoque Cet e célébré pianiste mourut en 1820, a 1 âge de trente-quatre ans. (Fétis. liiojraphie universelle des musiciens )

(2) « Le thème principal avait surgi dans son esprit à la vue de la grotte de Fingal, dit Ferdinand Hiller I * soir meme de son excursion à cette grotte, il avait rendu visite à une famille écossaise, en compagnie de son ami Klingemann; .1 se trouvait bien un ,.,’ano dans le salon, mais c’était un dimanche : impossible dès lors de fair^ peu ,1e musique que ce lût. Il usa de ruse et de diplomatie et manœuvra si bien qu’il réussit enfin à ouvrir F nstru

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uk\uk iss oin.mu ruoi.it i (qb ui ,. ow ff .). — 123

ot l'Italie et revint à Paris en 1831, y passa cinq mois et vécut de la vie parisienne. « Paris le traita en hôte d'importance; les artistes le reçurent à bras ouverts: musiciens et amateurs l'applaudirent chaleureusement; comme pianiste, il es vrai plus encore que comme compositeur; mais son remarquable talent d’exécution était a ors son pins beau titre de gloire, car le virtuose était parvenu à

pleine maturité bien avant 1 artiste créateur » ii) \,:o„ mil ; ne i

. , • . . . I * Néanmoins le compositeur eut

aussi ses beaux jours, témoin les lettres qu’il écrivait à sa famille • « Ce n' i nas

été pour moi une petite joie que d’entendre mon Quatuor en mi bémol exécuté nar Maillot et ses confrères, » {*) et plus tard : « Je voudrais que vous pussiez assister a une répétition de mon Songe d’une Nuit d’Èté au Conservatoire; l’exécution en est parfaite... » - « Vous seriez heureux de voir toutes les attentions et les prévenances quil a pour moi (Habeneclc, le chef d’orchestre); après chaque morceau il me demande si je n ai pas quelque observation à faire, de sorte que c’est ici et avec un orchestre français, que j’ai pu faire observer pour la première fois coïtâmes nuances auxquelles je tiens beaucoup. »

miteàSl 0 ™ “ mineur (intitulée plus tard La Réformation), avait été la majorité 1 V”?!” 6 tcin,,s <J,le 1 Ouverture du Songe, mais elle ne plut pas à la ma o, .té des Sociétaires et ne fut pas exécutée. Mendelssohn ressentit vivement cette déception et scs rapports avec la Société des concerts perdirent de leur cor-

t rr;r f * ,,|nva t n du<,,,owra ;i ^ ***<>»

c.nlc, ot Mendelssohn partit pour 1 Angleterre.

Ce grand artiste fut ensuite successivement directeur de musique à Düsseldorf, directeur de la Société des Concerts du « Gewandhaus » (de Leipzig) qui devint sous cette savante impulsion, le premier orchestre de l’Allemagne; maître de chapelle honoraire du roi de Saxe, enfin directeur général de la musique du roi de I russe. Ce fut a Berlin que le compositeur écrivit la musique de scène ù’Antigone, d Œdipe roi , d'Athalie, et qu’il acheva le Songe d’une Nuit d'Ètè dont Ouverture avait été écritedix ans auparavant. Leipzig, cependant, restait sa ville de prédilection et il revint s'y fixer définitivement.

A cette epoque, Mendelssohn perdit sa sœur Fanny.de trois ans plus âgée que ni, qui avait été, comme Nannerl pour Mozart, la première compagne de ses études musicales et une amie tendrement aimée. Cette mort prématurée lui causa un si violent désespoir que sa santé en fut profondément ébranlée; une maladie de langueur l’envahit, ses forces déclinèrent rapidement, et malgré les soins dévoués de sa femme et de ses amis, ce grand artiste cessa de vivre avant d’avoir atteint sa trente-neuvième année.

Dans la musique instrumentale, Mendelssohn fut un maître. « Il a un style à lui, et des formes dans lesquelles se fait reconnaître sa p rsonnalité. Le Scherzo élégant et coquet à deux temps de ses compositions instrumentales est de son invention. Dans ses Oratorios il a fait une heureuse alliance de la «cavité des anciens Maîtres avec les ressources de Part moderne. » (3) H C st en outre créateur d’un genre : les Liccler scuis paroles.

ment une minute, juste le temps d'esquisser rapidement pour lui-même et s chef-d’eenvre si original. 11 ne termina l'Ouverture que qiul.| U «s années plus tari, à Düsseldorf Variés de Ad Julhen, Charpentier, éditeur.) 1 wusseiaori.

(i) Ad. Jullien. Airs Variés (Mendelssohn à Paris). Charpentier éditeur

Soirr-v 1 , dire 4 ,£““

T-r m Q ; ,in, ':î to Je ™ perruque, mais une

maître plein de charme. » La citation supprimait le dernier membre de phrase. 1 J eUX

(3) Fétis. — Biographie universelle des musiciens .

son ami, le thème d’où devait sortir ce (Voir Airs

<24 — MiEXnEMsSSOnN-BAttTHOLnr {OKuv. Orig.).

En dehors des nombreuses compositions énumérées ci-dessous, il faut encore citer sa Musique de chambre et d’église, ses Oratorios : Voulus , Êlie et le Christ (inachevé), La première nuit de Valpurgis, le Retour du voyage à l'Étranger, op. 89, et Lorelei , Opéra inachevé.

OEUVRES COMPLETES, pour piano seul, en 5 volumes. Peters

(doig. par Kullak*) seul, le 5* vol. n’est pas doigté.

— les mêmes, en 2 ou o volumes. Breitkopf

— les mêmes, en 2 vol. Litolff

— les mêmes, en 5 vol., (doig. par. Mertke). Steingrabeb

ŒUVRES CHOISIES publ. sép. (Voir ci-dessous et à la Note spéciale sur les éditions doigtées).

ni?TT\ r ni7e nnrnTv a r rc

ALLEGRO BRILLANT en ta, op.92, à 4 ms (AD—7). . (n°17/5)

. Peters

— le même . (ALhènce)

— le même arr. à 2 pianos par Heinecke (D — il). ,..(id .). .. ANDANTE GANTABILE et PRESTO AGITATO en

si ?naj. et min. composé en 1838 (D — 15) (n° 1704 »>',

— le même arr. à 4 ms (AD). (Athénée)

ANDANTE GON VARIAZIONI en mi b, op. 82, œuvre

posth. comp. en 1841, et publ. en 1850 (AD — 8) (n° 17AO «)

— le même arr. à 4 ms. (Athénée)

ANDANTE VARIÉ op. 8.3 (V. Variations).

.. Hiœitkopf .. Hiœitkopf

.. Hiœitkopf .Peters

.. Hiœitkopf

CAPRIGCIO BRILLANT op. 22, piano seul (TD — 18) — ★... le même av. orch. réduit pour 2« piano d’aec. par Mertke (20 en part.) — ★ (il faut 2 exempt, pour jouer le morceau).

.Heugel

Steingrabeb

— le même av. 2* piano d’acc. par Heinecke — a... ( Athénée )

— le même en vol. («)- ( n os 523 et 931) ch. vol. 9 fr. 75 et

— le même arr. à 4 ms. (Athénée)

CAPRIGCIO en mi, op. 118 posth. (AD — 9).(n° 1704 e )

CAPRICE en fa £ min., op. 5 (D — 11).

.. Hiœitkopf

.. Hiœitkopf . Peters

-fÏEÜGEL

.Ai hl

— le même, doigté par 11. de Biilow — *

CAPRICES (3), op. 16 (GM et D—15) (*).

Sép. n OK 1. Amiante en la min. puis Al. viv. en la (GM—5) —* 2. Scberzo-Presto en mi min. (D —5) — ★ .

.... Heugel .... Heugel .... Heugel

.. Breitkopf ... Mamelle

.... Heugel .... Heugel .... Heugel .... Heugel ... Mamelle

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