‹ Répertoire encyclopédique du pianiste (volume 2)Chapitre 66 sur 335 · Mamelle · texte numérisé non relu

Mamelle

]t r/ \ry 4 1)'l' 1 (JEAN - (MM1YSOSTOME - TMÉOPll ILE - WOLFGANG-

J^vJ /jl\ 1 X J. AMÉDÉE). Né à Salzbourg en 1756, mort à Vienne en

1791. — Fils de Léopold Mozart, violoniste distingué et second maître de chapelle

(l) Ce recueil ontient, en outre, 3 morceaux de Mozart 2 pianos (Concerto en nu b.. Sonate eu ré et frugue en ut min.), plus un Concerto en fa, de Mozart, pour 3 pianos.

du prince-évêque de Salzbourg, le jeune Wolfgang, dès sa plus tendre enfance, lit pressentir son génie futur. « A peine arrivé à sa quatrième année, il jouait avec un goût et une expression remarquables, et déjà il composait des Menuets et d’autres petits morceaux que son père écrivait sous sa dictée (*).» En 1762, Wolfgang et sa sœur Maria-Anna (Nannerl), de cinq ans plus Agée que lui, étaient si remarquables que leur- père se décida à entreprendre avec eux un premier voyage artistique a Munich et à Vienne. L’année suivante ce fut le tour de Paris et de N ersailles. Le succès tint du délire. C’est à Paris que fut publiée la première œuvre du petit artiste: 2 Sonates pour le Clavecin avec accompagnement de violon (*).

De retour à Salzbourg, après une absence de trois ans, Mozart écrivit son premier Oratorio. A douze ans, sur la demande de l'empereur Joseph II, il composait son premier Opéra. Deux années plus tard, se trouvant à Rome, il écrivait de mémoire, après l’avo’.r entendu deux fois, le célèbre Miserere d’Allegri dont il était défendu de prendre des copies. Les concerts que donnait Mozart à cette époque comportaient, dit-on, ce programme : deux Symphonies de sa composition : un Concerto de clavecin qui lui était présenté à l’improviste et qu’il exécutait à première vue , une Sonate également jouer à première vue, mais en la transposant dans le ton indique ; un Air composé et chanté par lui, en s’accompagnant au piano, sur des paroles qui lui étaient fournies séance tenante ; une Sonate et une Fugue improvisées sur un thème donné ; enfin une Symphonie improvisée au piano d’après la partie de premier violon d’une composition quelconque, qui lui était également présentée séance tenante.

L’enfance et l’adolescence de Mozart se passèrent en tournées triomphales à travers l’Europe, coupées par des retours au pays natal où le travail revenait de nouveau consolider le savoir acquis, et préparer de nouveaux triomphes.

« Mais si la destinée fut douce pour l’enfant, pour l’homme elle se montra sévère. Les années qui suivirent furent assombries par les préoccupations de la vie matérielle. » Fixé à Vienne, Mozart y avait épousé Constance Weber,une charmante jeune fille aussi pauvre que lui. L’illustre auteur de tant de chefs-d’œuvre, pour soutenir sa jeune famille, dut rechercher des élèves de clavecin, car ses ouvrages, joués alors dans toute l’Allemagne, ne lui rapportaient rien. « Les soucis, les inquiétudes troublèrent constamment sa vie. Une existence précaire, un labeur incessant, des déceptions, des souffrances morales, des luttes ardentes, la vive douleur que lui causa la mort de son père (1787), tant de causes diverses amenèrent une profonde altération de sa santé. Il ressentit alors les premières atteintes d un mal qui n’a jamais été bien défini, mais dont les progrès destructeurs devaient le conduire au fatal dénouement ( 3 ). »

Ce fut dans cet état moral et physique que Mozart entreprit (1791) la composition de son Requiem , écrivit et fit représenter la Clémence de Titus dans l’espace de 18 jours et acheva la Flûte enchantée , son dernier Opéra. Le succès sans précédent de cet Opéra (*), représenté le 30 septembre 1791, valut à l’auteur les offres les plus avantageuses. La fortune souriait enfin au malheureux artiste. Trop tard. Le surmenage, le chagrin et la misère avaient fait leur œuvre. Cependant la pensée de son Requiem hantait Mozart. 11 y travaillait jour et nuit, craignant de ne pouvoir l’achever. « Je l’écris pour moi, disait-il à sa femme,’ ce sera mon œuvre suprême et le chant de mes funérailles. » Se sentant près de

(1) Fétis. Biographie universelle des musiciens.

(2) Dédiées à Madame Victoire de France.

(3) F. Lp Coupppy. La Littérature du Piano.

(4) Un an après son apparition, on en fêtait déjà la 100' représentation.

IfOZ inr [Œuv. Orig .). — iii

sa lin, il recommanda do tenir sa mort secrète jusqu’à co qu’on eût fait prévenir Albretschhcrger car, ajouta-t-il, « c est à lui seul que revient ma place de maître de chapelle à la Cathédrale. »

Entin, le 5 décembre 1791, par un temps sombre et pluvieux, dans un corbillard de la dernière classe, cet homme de génie qui n’avait pas 30 ans fut conduit au champ du repos. Peu d’amis avaient été fidèles au dernier rendez-vous. Au sortir de 1 église la tempête se déchaîna ; de temps à autre un assistant se dérobait ; le cortège diminuait... arrivés au cimetière, les porteurs du cercueil se retournèrent, ils étaient seuls. Mozart fut jeté simplement dans la fosse coin-

mune.

Un monument érigé en 1859, par la municipalité de Vienne, marque la place approximative de cette tombe glorieuse.

Le caractère d universalité du génie de Mozart en fait un artiste à part. Dans tous les genres il a excellé. Kossini traduisait ainsi son admiration pour ce musi- ( ion incomparable : «Il est le seul qui ait autant de science que de génie et autant de génie que de science. »

In catalogue thématique et chronologique des compositions de Mozart a été dresse par le chevalier de Kœchel, contemporain et grand admirateur du Maître. Ce catalogue (publié e i 1862, par la maison Breitkopf et Martel, à Leipzig) mentionne 20Ouvrages dramatiques, 41 Symphonies, 31 Divertissements et Sérénades; 15 Messes, une immense quantité de musique d’église, de chambre et de piano, enfin un ensemble d’environ 779 œuvres.

ŒEVRÊS COMPLÈTES pour le piano, entrois vol., édition populaire. Litolff. ŒLVRES CHOISIES en vol., édit, popul.... Breitkopf, Peters, Steingraber.

ŒUVRES CHOISIES publ. sép. (Voir ci-dessous, et à la Note spéciale sur les éditions doigtées).

ŒUVRES ORIGINALES

ANDANTE VARIÉ en sol à 4 ms (AD— 6 ).

— le même ar. a 2 ms av. Var. d - Concert par Philipp

CONCERTOS (28), av. orch. réd. pour piano seul par Reinecke (D et AD) en 4 vol. (i) (2).. («*» 424 ^ ^. 2 7) ch. vol.

2 » ...Mamelle 2 »... M amelle

L indication des notes initiales de chaque Concerto permet d'en reconnaître l’identit<*. Les minuscules désignent le sens ascendant de la mélodie, les majuscules en indiquent le sens descendant,

1 er VOL. — N° J. en fa, à C « do fa fa fa »... (AD—14)

— 2. en si à C « si lie fa si ré (14 )

— 3. en rc, à C « fa fa fa ». 14)

— 4. en sol. à 3/4 « sol Sol la si do »... (14)

— 5. en rc, à c « la ré l)o rc mi ».(18)

— 6 . en si, j? à C « si ré Si fa ». (18)

— 7. en fa, à c, pr3pianos«/h La </o/V//V/ » (18

— 8 . en ut, à c « do mi sol do » . (20)

2 VOL. — N° 9. en mi [ 7 , à r « mi Mi sol si si ».(30

— 10. en mi\p, à C, pour 2 pianos «mi Mi mi

fa sol la si » — ★.(18)

' — 11. en fa, à 3/4 «fa fa fa» . (20)

— 12. en la, à C « la la do mi » . (20)

— 13. on ut, à C « do dodo do do Si do ré » (2V)

— 14. en mi ?, à 3/4 « mi Do Sol » . (22)

(l) Tous c*’S Concertos sont peu dificiles à lire, mais ils sont difSciles à bien jouer.

12) Il existe 63 Cadences pour ces Concertos par Beethoven, Hummd, Mozart et Reinecke, en 2 vol. (n°* 351 a ()), ch. v. 4 fr. (Breitkt.pl) — 14 n°* sep. ch. 0 50.

02 — HOZlflf (Œuv. Orirj.).

— 15. on si p, à c « rc mi mi % fa ».(26’

— 16. en ?*é, à C « ré Rè 7 *é rc rc ». (20

3° VOL. — N° 17. en sol , à c «ré Si do ?*é ?*é».(24)

— 18. en si b, à c « si si si si si ». (28)

— 19. en fa, à C « fa fa fa fa fa ».i 28

— 20. en ré min., à C «ré rc rê rc ré »— ★(32)

Points d’orgue pour le premier et le dernier morceau par Rubinstein (TD—71

N° 21 . en ut, à c « do Sol do mi ».(30)

4" VOL. - N° 22. en mi \p, à C « mi mi mi mi Rc mi sol »(32)

— 23. en la, à c « mi Do ré fa Si» . (27)

— 24. en ut min., à3/4 «domilaSolFa JJ» (24)

— 25. en ut, à c ado Sol sol Mi mi» . (31)

— 26. en ré, à c «ré mi Rc Do ré».(38

— 27. en si b, à c « ré Fa ré Fa rê F a rè Fa » (2 4 '

— 28. Concerto - Rondo en rê, à 3/4 a la la la

Fa Mi fa sol » (M— 8 ).

CONCERTOS (28) (les mêmes) av. 2 e piano d’ace, par Louis Maas (mêmes n os que dans la collection ci-dessus) ch. n° sép. CONCERTOS (21) (pris dans les 28 qui précèdent) av. 2- piano d'acc. par Herbert.ch. sép.

N. B. — Les numéros de cette collection sont en contradiction avec les numéros delà collection Bieitkopf. Nous donnons ici la concordance des deux éditions, afin que le lecteur puisse se reporter aux notes initiales qui permettent dé

reconnaître l’identit '* de chacun des Concertos.

Breitkopf

Hamelle

Breitkopf

Page 1