ZIMMERMANN
(PIERRE-JOSEPH-GUILLAUMEi. Né à Paris en 1785,mort à Paris en 1853. — Entré au Conservatoire comme élève, en 1798, il y fit toutes ses études sous la direction de Boieldieu, de Catel, et, plus tard, de Cherubini. En 1800, il obtint le premier prix de piano, et, deux ans après, le premier prix d’harmonie. En 1816, Zimmermann fut nommé lui-même professeur au Conservatoire qui s’appelait alors École Royale de Chant et de Déclamation. II y resta jusqu’à sa retraite, en 1848. Au nombre des élèves formés par Zimmermann il faut citer Alkan, Prudent, Ambroise Thomas, Marmontel, Ravina, Goria, Lefébure-Wély, Lacombe et tant d’autres, puisque l’on CQmpte soixante-deux premiers prix sortis de sa classe. La prodigieuse activité déployée par cet artiste comme professeur l’obligea à renoncer de bonne heure à la virtuosité pour consacrer à la composition le peu de loisir dont il disposait. Zimmermann a écrit des Opéras, des Concertos, des Sonates, de nombreuses Variations et un ouvrage didactique : Encyclopédie du Pianiste, dont la 3' Partie est un traité d’harmonie et de contrepoint.
ŒUVRES ORIGINALES
CONCERTO en ré, ar. à 2 pianos par Ravina (D — 32) — * ... I 6 »!... Lemoine MÉTHODE DE PIANO (GR.) en 2 Part.; 1- P. 4 fr., 2 P.[ 5 »|. . Ciiouoens
T\Arir V T ALEXANDRE- PIERRE-FRANÇOIS). Né à Versailles en
L 1 1785, mort à Paris en 1858. — Pianiste, violoniste et compo¬
siteur, Boëly s’adonna surtout à la musique sacrée, et devint organiste à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois. Artiste éminemment classique, ayant conservé intacte la tradition de Sébastien Bach, Boëly résista à toutes les innovations qui furent peu à peu introduites dans la musique religieuse. Onadecc compositeur des Trios, des Quatuors, de la musique d’orgue, et, pour le piano, des Sonates, des Caprices, de la musique à 4 mains, etc., etc. Enfin les Pièces dont les titres suivent.
ŒUVRES ORIGINALES
PIECES 24 , op. 20, en 2 Sui
N° 10. Prélude en ut (GM—1) — ★
— 16. Danse Villageoise (GM—2)
— la même dans IVArt d\ PIÈCES 1 24), op. 22. en 2 Suites...
N° 9. Prélude en ré min. (AD—2
— 21. Fantasia en ut £ min (AD
. cb. S. 2 fr. 50 ou
. .CoSTALLAT
. .COSTALLAT
u Piano de Le Couppey. .
.. . Mamelle
. ch. S.
. .CoSTALLAT
llfflfft {OFuv. Orig.). — i03
^T7TnT)TjïT) (CHARLES-MARIE - FRÉDÉRIC - ERNST, baron de). Né W HjJjJLJlV à Eutin en 1780, mort à Londres en 182G. — Des revers de situation et de fortune contraignirent le père de Weber (1) à tirer parti de son talent naturel pourra musique, et à mener la vie nomade des artistes de son temps. Il en résulta, pour le petit Charles-Marie, de fréquents changements de maîtres. Malgré ces difficultés, l’enfant révéla de telles dispositions que ses parents allèrent se fixer à Salzbourg et le mirent entre les mains de Michel Haydn, frère cadet de l'illustre compositeur.
A l’âge de douze ans, déjà en possession de cette exécution colorée, puissante et personnelle qui caractérisa plus tard son talent de virtuose, Weber publiait les six petites Fughettes de l’op. I, et, deux ans après, il faisait représenter à Munich son premier Opéra, la Fille des Bois (2) dont le succès dépassa ses espérances. Au commencement de 1803, Weber se rendit à Vienne, et y devint l’élève du célèbre abbé Vogler. Pendant les années qui suivirent, la direction et la création de théâtres de musique à Dresde et à Prague, la virtuosité et la composition se partagèrent le temps du jeune artiste. Sa réputation grandissait, mais son nom n’avait pas encore pénétré en France.
En 1813, toute la jeunesse allemande, se soulevant contre la domination française, chantait en chœur des hymnes patriotiques composés par Weber. Ces chants furent la première manifestation de son génie et préludèrent à sa gloire. Vinrent ensuite les trois grandes œuvres qui devaient immortaliser son nom : Le Freischütz qui obtint le succès le plus universel qu’eut jamais un Opéra allemand ; Euryanlhe qui fut représenté à Vienne; enfin Obéron, destiné au théâtre de Covent-Garden à Londres ( 3 ).
Weber fut obligé d’aller en Angleterre pour mettre en scène son ouvrage. Au passage il s’arrêta à Paris, et l’accueil qu’il y reçut motiva ces lignes écrites à sa femme restée à Dresde : « Je n’essayerai pas de te décrire comment on me traite ici; si je te rapportais tout ce que me disent les plus grands maîtres, le papier lui-même serait forcé d’en rougir. » Mais la santé de Weber déclinait rapidement. Depuis longtemps il était en proie à une mélancolie profonde. Les déceptions inhérentes à la vie d’artiste ne l’avaient pas épargné, et, plus tard, le succès venu, une grave maladie de poitrine s’était déclarée. Le climat de l’Angleterre activa le mal. Sentant ses forces le trahir, il voulait revenir dans son pays; la mort ne lui en laissa pas h* temps. Triste et solitaire, le 2 juin I82G, il écrivait d’unemain tremblante à sa femme et à ses enfants : « Que Dieu vous bénisse et vous’conserve en bonne sauté! Que ne suis-je au milieu de vous! » et trois jours après, il expirait.
Weber a été le chef de l’école romantique. Aucun maître ne fut plus personnel que celui-là. Son influence sur les compositeurs qui l’ont suivi est incontestable et demeure encore. En dehors de la musique dramatique, on a de lui 2 Symphonies, des Trios, des Quatuors, des Concertos pour la clarinette, le cor et le basson, etc. Scs œuvres de piano sont peu nombreuses, mais empreintes de génie.
--- ŒUVRES ORIGINALES -
ADIEUX iLES) op. 81 posth.(*) (GM—6).■ 0 o0 |Sculesingek
CONGERSTÜCK en fa min. (Le Croisé, op. 79,| 3 »I...Hamelle
(t) O Weber était le cousin de Constance Weber, femme de Mozart.
(2) Cet Opéra, remanié plus tard, prit le nom de Syivana.
(3; La musique de scène de Preciosa fut représentée d Copenhague, en 1820, et l’année suivante à Berlin. Cette même année (1821) vit paraître le Frtischûts.
(i) Œuvre moins intéressante que les autres.
— U'KItKH (OEuv. Orig.).
piano seul (TD—28) * [Largh. et AI., Marche, Finale!...
— le même av, 2 e piano d’acc. par Mertke.(n° 377 )
— le même — id. — par Tellefsen.
» Stbingraber ..Costallat .. Breitkopf
— le meme — id. — par Rosier. ( Athénée)
le meme — id. — par Rcinecke (*) (?i ° 8 284 et 332)
— le meme ar. pour 2 pianos concert. parGoria (TD—18i.
[A n dan te, Marche, Finale] — *..
E. SuLZBACH
CONGE RTO en ut , op. 11 , av. un 2 a piano d’acc. (TD—22) [Al., Adag. en la fr, Finale]. (ti° 378)
Steingraber
CONCERTO en mi p, op. 32, av. 2 e piano d’acc. par Mertke v 1D—38) [Al. maes., Adag. en si, Rondo presto] (n° 379) — le même av. 2 e piano d’acc. par Reinecke G...
Steingraber
.. Breitkopf
1"' Solo Exlr. (TD — 6 ).
Adagio et Rondo ext., arr. pour 2 pianos par l*romberger (TD—IS) — . . !...
ScHLE SINGER
FUGHETTES < 6 ». op. 1 (F- — 2 ) (pas doigtées).
SCHLESINGER
•. Loret fils ... Hamelle
N-B. — Ce qu’il y a dë plus facile en fait de Fugues ; composées par l’auteur à 1 ilge de douze ans.
IMPROMPTU en fa < AD—G ».
INVITATION A LA VALSE, op. 05 (D—12i — .
— la même doigtée par II. de Biilow
Analyse, pour Fetude de ce morceau, par II. Parent nour paraître en 1001 .) .
— la meme av. un 2 e piano d’acc. ad lib. par j.-B. D u vernoy (le 1 er piano est le morceau original) — * .
la même (à 2 ms av. Arabesques de Concert par Tausiîï (TD—181.. 8
...Bartholf
la meme arr. a 4 111 s (GM). ( Parnasse)
— la même arr. à 0 ms par Herbert (ADctM ..
la même arr. à 8 ms par Gabriel Marie (AD) — ★ — (n°l367)
— la même arr. à 2 pianos par Lack (AD) — *.
.Schott(M.) .... Litolff .... Lemoine .ScHOTT (B.)
. .Breitkopf
la même — id. — par Edouard Samuel (D).
MOMENTO CAPRICCIO. op. 12 (TD — 6 ) — * - ijô°liv.L>upont) .
Le même dans le Recueil des Pianistes de Le Gouppev — le même doig. par II. de Biilow — *.
.. • Hamelle
MOUVEMENT PERPÉTUEL. Rondo de concert, exlr. de la l re Sonate en ut, op. 24 (D— ii) —* .. .
... Hamelle
La main droite exécute 2555 doubles croches de suite sans interruption.
— le même (Perpeluum mobile ) arr. pour la main gauche par Tschaïkôwsky (TD—9).
Etude sur le Mouvement perpétuel par Brahms (TD—14). ..
.. Bartholf
PIÈCES 6 ) fac. à 4 ms, en 2 liv., op. 3 (F et PM—10 et 13) — ★ .pti liv.
.... Hefgel
les mêmes arr. à 6 ms par Decourcelle, en 6 liv., ch. liv. (DM et F) — * ( le 1 er liv. seul est publié» .
..CoSTALLAT
Romance exlr. (le n- 2 , arr. à 2 mi par Neustedt (.M-aV..'
PIECES (61 fac. à 4 ms, op. 10 (PM —H) —*.
PIECES 8 i à 4 ms en 2 liv., op. 60 (M — 18) . di. liv.
Rondo extr., arr. à 8 ms parKnorr (M —4) — * [ Athênce).
^ ‘/.nDinT" ? e 9 /* 2 r? , “ s (°P* 10 et 60) sont contenues dans le même
cahier, « 269 de ledit. Breitkojif et n° 188 b de l’édit. Peters . Ch.
POLONAISE en mi b, op. 30 (TD — 10) — ¥ .
. Grbgïi
.. Breitkopf .. Breitkopf .. Breitkopf
... Hamelle ... Hamelle .. Breitkope
POLONAISE en mi , op. 72 (D—10) — * .
A — la même (23 e liv. Dupont) .
— la même doig. par IL de Bülow — ★ .
(1) Collection des 28 Concertos’av. 2* piano par Reinecke, en 4 vol.
Ilfftfff [OEuv. Orig.). — iOZ
— la meme arr. av.2 c piano d’acc. par Liszt (TD—14) — * ..
— la meme arr. à 4 ms par Roubier iAI)
RONDO BRILL. en mi p, op. 62 (TI) 12 1 *
— le meme (25' liv. Dupont) .
Analyse, pour l’étude de ce morceau, par I L PÔ rôtit.
SONATES i4 GR } (D à GD—98) — * — . ( n o 373 \
X» 1. En ut, op. 24 (TD et D—28). [Al., Adas. en
fa *, Menuetto en mi min. ★, Rondo].
Le Rondo est connu et publié séparément sous lô titre de : Mouvement perpétuel .
.. Breitkopf .. Breitkopf .... Heugel
N° 2. en la b, op. 39 (GD et TD—29) [Al., And. en ul min. *, Mmuetto capr. ★, Rondo].
•.. Mamelle
N° 3. en re min., op. 411 (TD—34) [Al. feroce ★, And., Rondo presto] ★.
... Mamelle
N° 4. en mi min., op. 70 (GD--28) [Mod., Mmuetto en mi maj. ★, And., Finale-Tarentelle].
.... Heugel
Ces 4 Sonates sont arr. à 4 ms par Roubier (D).cb. n°
VALSES 16 en ré, ut, mi b, la, si b et mi (M — 6 ) ( Parnasse ) VARIATIONS sur « Vien g un Dorina Relia » (AD—17) — *
VARIATIONS (GM et AD — 103) .. (n° 111 c)
Sur un thème orig. en ut, op 2 .
.. Costallat .... Litolff
Sur l’air de Castor et Pollux, op. 5 .
Sur un thème de Samori, op. G.
Sur un thème orig. en fa, op. 9 .
Sur un air de Joseph, op. 28.
Sur un thème bohémien, op. 55.
TRANSCRIPTIONS INSTRUMENTALES ET VOCALES
CHANSON AU BERCEAU (lied), tr. par Liszt (AD — 9). CONCERTINOS (2i en mi b et mi , op. 26 et op. 45 (pour clarinette et pour cor), ar. à 4 ms (DM—16) (Les trois morceaux des Goncertinos s’enchaînent) — ★ .... (n° 1063 1 OUVERTURES (10) tr. par Ulrich (AD—62).(n° 131)