‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 100 sur 278 · Mazurka et 2« Finale, mi ^ (M · texte numérisé non relu

Mazurka et 2« Finale, mi ^ (M

Les mêmes tr. à 4 ms pr A. de Bertha . . Ch. 4 et

Air en mi\>{La Viepr le Tsar), \r. pr Loeschhorn (AD — 10)* Réminiscences de La Vie pour le Tsar, pr Balakirew (TD 22) * .

Fantaisie (Petite) à 8 ms pr Alberli (PM— 3) .

YOTA ARAGONESA (LA), Caprice brill., mi b, en forme d’ Ouverture (orch.) tr. pr Balakirew (GD— 20) ».

La même tr. pr Klindworth (TD — 12) * .

La même à 4 ms pr Balakirew (D — 13) * .

I n mPYYiO h 8 me nr T. T .anœPî* .

. Enoch

N -B. — Glinka, comme Berlioz, a orchestré V Invitation d la Valse de Weber. Il est curieux de comparer ces deux traductions à l’orchestre. Berlioz a transposé le morceau en ré pour obtenir une aonorité plus claire. Glinka l'a laissé dans le ton original : ré\).

(*<><§ fi à‘<t (Notice) — 9ü

P A TTT^ ( JEAN-LOUIS ). Né à Anvers en 1835, mort

JJix UjI V J- O à Saint-Gilles, près Bruxelles, en 1886. — Pianiste et compositeur pour son instrument, a écrit une méthode de piano et environ 1200 morceaux, la plupart faciles et de genre léger. Citons Saltarelle en la min., op. 207 (PM— 6— Cranz), et A toute vapeur, galop brillant en fa, op. 126 (PM— 6— Schott), à 2 ms, à 4 ms et à 8 ms. Gobbaerls a beaucoup publié sous le pseudonyme de Streabbog, anagramme de Gobbaerts, et aussi sous les noms de Ludovic et de Lévy.

A T) T) (BENJAMIN). Né à Paris en 1849, mort à Cannes en VTVy U l\. 1895. — Violoniste, pianiste et compositeur, Godard fut

élève de Richard Hammer et de Henri Vieuxtemps pour le violon, de Reber pour la composition. Ses parents, qui étaient dans une belle position de fortune, facilitèrent le développement de ses brillantes facultés musicales. Le petit violoniste qui se faisait, dès son plus jeune âge, applaudir dans les concerts, devint, vers seize ans, un jeune compositeur qui publiait, pour ses débuts, des sonates pour piano et violon, promptement suivies de compositions pour le chant et pour le piano. Malheureusement des revers de fortune survinrent après les événements de 1870. Lejeune artiste connut les difficultés de la vie, dut demander à renseignement les moyens de faire face à la situation et se livra à une production acharnée. Ses compositions furent, dès le début, très appréciées en Allemagne où il accompagna deux fois le célèbre Vieuxtemps, et l’Institut de France lui décerna le prix Chartier pour sa musique de chambre. Ed. Colonne, faisant pour Godard ce que fit naguère Lamoureux pour Chabrier, donna et fit applaudir aux concerts du Châtelet les œuvres symphoniques du jeune maître. Les chanteurs et les pianistes propagèrent ses nombreuses compositions pour le piano et pour le chant. En 1887, B. Godard fut chargé de la classe d’ensemble instrumental au Conservatoire, en remplacement de René Baillot, le premier titulaire de cette classe. (Le successeur de Godard, en 1895, fut M. Charles Lefebvre, titulaire actuel.)

L’excès de travail et le surmenage de la vie parisienne eurent facilement raison d’une constitution naturellement délicate. La consomption mina B. Godard. Il partit pour Cannes à la fin de 1894, y écrivit les dernières pages de La Vivandière , et y mourut le 10 janvier 1895.

Godard a abordé tous les genres sauf la musique religieuse. Opéras et drames lyriques : Les Guelfes, op. 70 (sa première œuvre lyriqfue, qui ne fut représentée qu’en 1902, à Rouen); Pedro de Zalamea , op. 79 (Anvers, 1884); Jocelyn , op. 100 (Bruxelles, 1884, et Paris, 1888) ; Le Dante, op. 111 (Paris, 1890); La Vivandière (Paris, 1895, 3 mois après la mort de l’auteur). Musique de scène : Jeanne d\\rc, op. 125; Beaucoup de bruit pour rien (1887, à l’Odéon). Scènes lyriques : Le Tasse , op. 39 (couronné au concours de la ville de Paris, en 1878, ex-æquo avec le Paradis Perdu de Th. Dubois), première œuvre importante qui mit Godard en lumière.

« Qui de nous ne se souvient du fulgurant succès obtenu par Le Tasse? Le duo élégiaque, de charme schumanien, plein de poésie et de tendresse, a bien montré que ce fut là le meilleur ouvrage de B. Godard, » dit M. A. Bruneau1. « Le Tasse est une œuvre hors .ligne, dit E. Beyer, une œuvre jeune, vivante, colorée, avec des délicatesses charmantes et des élans superbes, et il y a plus que du talent chez le musicien qui a écrit certaines pages de cette partition... » Diane, op. 52 (1880). 4 symphonies pour orchestre, dont la Descriptive, op. 59, restée inédite, et la Légendaire , op. 99 (avec soli et chœurs, 1886), reprise en 1907.

(1) Musique française.

» fi — (mOfiarti (Notice)

Des pièces symphoniques pour orchestre, dont les Scènes poétiques, op. 46 1 2 (1879). 2 concertos pour violon (dont le Concerto romantique ) et deux pour piano; 22 numéros de musique de chambre dont 2 trios, 4 quatuors, 6 duettinos (2 violons et piano); plus de 150 œuvres vocales : cycle de Lieder , dont la Chanson des Mois ; deux chœurs; enfin des pièces de piano en nombre considérable, environ 200*.

Comme compositeur, exalté par les uns, dénigré par les autres, Godard a été très discuté. Citons l’appréciation d’un écrivain qui classe cet artiste parmi les musiciens de sentiment. « Benjamin Godard est un de ceux sur la valeur desquels il est le plus facile de se méprendre... on ne peut dire qu’il ait été méconnu ou incompris, mais il a été surtout mal connu et mal compris... Les musiciens d’aujourd’hui sont des lutteurs, des raffinés, des chercheurs et des analystes avant d’être des sensitifs; il était un rêveur, un romantique attardé, un émotionnel intérieur... Il produisait un peu à la façon de Mozart, comme cela venait à sa plume ; grand improvisateur, chanteur instinctif, mélodiste gracieux auquel il ne coûtait pas d’être fécond et que les idées assaillaient en foule, sans qu’il eût besoin de les faire valoir, de les sertir, de les condenser, ce qui donne quelquefois à certaines de ses compositions un cachet hâtif et superficiel, beaucoup plus inhérent d’ailleurs à sa manière de travailler, à sa facilité élocutoire qu’à un manque d'observation et de profondeur3. » « Il livrait ses œuvres au public telles qu’elles s’étaient présentées sous sa plume; grandes ou petites, elles ne subissaient aucune retouche, aucune modification. De là l'inégalité de sa production subordonnée à l’inspiration du moment, tout étant du premier jet, » dit M. Albert Lavignac, qui qualifie Godard de « musicien d’une grande valeur, ayant maintes fois donné les preuves d’un génie véritable4 ».

« Les meilleures pages de Godard sont celles qui sont le moins répandues et dans lesquelles se résume ce qui faisait le fond même de son âme et de ses réflexions : une amertume provenant, non seulement des déceptions de la vie matérielle de l’artiste, mais aussi de l’incertitude, du trouble qui naît en la pensée du créateur, lorsqu’il se rend compte de la fragilité de l'effort humain , lorsque, hésitant, il se demande quelle route est la meilleure, et où se trouve la vérité. Godard a vécu au déclin de cette époque transitoire où la musique française traversait sa crise pubère, où deux courants contraires se disputaient la victoire... et cette évolution rationnelle dont il sentait la logique nécessité, n’en subissait-il pas surtout le èlioc douloureux ? La plupart des musiciens de sentiment eurent une carrière presque tragique, il n’a pas fait exception 5 *. »

Presque tous les critiques sont d’accord pour louer les compositions de Godard pour le clavier, les instruments et' la voix. « C’est peut-être dans ces pages qu’il faudrait chercher la véritable signification du talent de l’auteur du Tasse; il en est de charmantes qui ont eu un succès mérité et qui lui survivront c».

Terminons par l’un des plus récents jugements portés sur le sympathique artiste : « ... Il restera debout une] œuvre] de grand parfum et de réelle saveur par l’élégance, l’ingéniosité de la forme, comme par l’abondance mélodique même. Ces qualités sont celles des maîtres musiciens français; et c’est pourquoi Benjamin Godard semble bien avoir sa place au milieu d’eux, à côté de Léo Delibes et de Georges Bizet7. »

Mlle Madeleine Godard, violoniste de grand talent, sœur du regretté artiste, s’est vouée, avec un dévouement sans bornes, à la propagation des œuvres de son frère, auquel un monument a été érigé (square Lamartine) le 14 juin 1906.

(1) Godard a aussi orchestré avec talent les Seine » d’ Enfant» de Schumann.

(2) Le catalogue deB publications des œuvres de Godard , dressé par H. Imbert dans les Médaillon» contemporain» (1890), ne contient que 153 no* , mais nombre de ces numéros contiennent des séries de 6 à 13 pièces.

(3-5) E. de Solenière, Notule» et Expression» Musicale», 1902. (Solenière est moit à Paris en décembre 1904.)

(4) Lavignac, La Musique et le» Musicien*.

(6) H. Imbert, Médaillon» contemporain», 1903. (Mort en 1905.)

(7) Henri Maréchal, Souvenir» d’un musicien ( Ménestre >, 2 septembre 1906).

( Notice ) — 07

M. Dujardin -Beaumetz, après avoir, en un éloquent discours , retracé la vie du grand artiste, termina par ces mots : a Nous garderons son souvenir comme celui de Tune de ces Heurs brillantes de nos prairies, écloses dans la fraîcheur du matin, et que le fer du faucheur tranche avant qu’elles aient pu se dorer des rayons éclatants du soleil couchant. »

ŒUVRES ORIGINALES

AILES (LES) Étude de Concert (Voir Études artistiques.) . . .

ALLEGRO AGITATO en sol min., op. 76 (D — 9) .

AU MATIN, op. 83 (M— 5) .

AU ROUET, op. 85 (D— 9) .

BARCAROLLE (l'M, op. 77 (AD-9) .

BARGAROLLE (2e), en fa, op. 80 (AD— 7) .

La même arr. à 4 ms pr Ch. Steiger (M— 5) .

BARGAROLLE (3e), op. 105 (M-5) .

BARGAROLLE NAPOLITAINE, op. 129 (GM— 5)..

BOHÉMIENNE, op. 40 (GM— 5) .

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