‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 113 sur 278 · HARTMANN · texte numérisé non relu

HARTMANN

(EM1L). Né à Copenhague, en 1836, mort à Copenhague en 1898. — Fils de J.-P.-E. Hartmann et également compositeur remarquable, Émile fut élève de son père et de Niels Gade. son beau-frère, auquel il succéda, en 1891, à la direction de la société musicale de Copenhague. Emil Hartmann, dont les œuvres sont surtout connues en Allemagne, a écrit plusieurs opéras, un ballet, une cantate, 3 symphonies, de la musique d’orchestre, des concertos pour plusieurs instruments, un trio, une sérénade, des chœurs et de la musique de piano.

1*0 — ifarfinann OEuv. orig.)

ŒUVRES ORIGISALES

CONCERTO en fa min., op. 47, av. 2° piano d'acc. (TD -54, en part.)*. [1. Al., 2. Canzonelta, ré\, (AD— 8)*; 3. Finale] .

. Hansen

PIÈCES (2), op. 16 (AD — 12) [1. Arabesque, 2. Caprice, fa min.] . N° 1. 1“50* n° 2

..Cari. Simon

PIÈCES (4), op. 31 (PM et M — 2, 4, 2, 4). [Élégie, Impromptu, Canzonetla, Étude] . Ch. sép. 0m 50 ou

SCÈNES DE BAL, Danses et Arabesques , op. 23, (M et GM — 50) [Introd. et Valse, Polka, Menuet, Intermezzo, Contredanse, Valse, Galop furioso, 2e Interm., Tyrolienne, Valse finale] . (no iioO)

. Hansen

. Litolff

SONATE fac. en fa, op. 10 (PM— 12) .

Extr. Cantilène en la min.* .

lm 80 0m 60

. .Carl Simon

1 liAIi oLtUll 1 lUNo

CHANTS (50) ET DANSES POPULAIRES de

Scandinavie, en 2 liv., op. 30 (M— ch. liv. 50 et 56)*. .

. . . Brf.itkopf

Recueil utile pour la lecture courante.

DANSES (5) POPULAIRES DU NORD, op. 18,

(orch.) tr. (AD— 35)*. [Scherzo en sol , Menuet, si min., Scherzo, la min., Musique Nuptiale, la, Danse du Printemps, ré] . Ch. n° sép. lm 50 à

. .Carl Simon

Les mêmes tr. à 4 ms .

OUVERTURE TRAGIQUE, op. 25, « Eine nordische Heerfahrt » (Les Vikings) (orch.)* tr. pr A. Ileinhard (GM — 14) .

..Carl Simon

La même tr. à 4 ms pr Faut. (GM— 11)* .

La même à 8 ms pr Reinhard (AD— 10) .

RUNENZAUBER (Opéra) extr. Intermezzo en fa

(M — 3N. Ballet en ré min. et ré (M — 9) * .

SYMPHONIES (3), n° 1 en mi |?, op. 29, tr. à 4 ms pr Faut. (AD— 28) .

lm

lm 50 10m

. Hansen

N° 2, la min., op. 34, « Aus der Ritterzeit », tr. à 4 ms pr Faut. (D— 30) * .

. Hansen

N° 3, ré, op. 42, tr. à 4 ms pr Faut. (AD — 22) .

. . .Breitkopf

Il A I TPTM \ TVTV M0RITZ)- Né à Dresde en 1792. mort à

U A A. 1 il Leipzig en 1868. — Compositeur et l'un des

plus remarquables théoriciens modernes. Il fut cantor de l’école Saint -Thomas (comme J. -S. Bach) et professeur de théorie au Conservatoire de Leipzig où la plupart des compositeurs allemands reçurent ses leçons. Hauptmann a beaucoup écrit : musique religieuse , célèbre dans son pays , musique de chambre , opéras , ouvrages théoriques importants.

TJ TT T T "T T) (STEPHEN). Né à Pesth (Hongrie) en 1815, mort à Paris en 1888 1 . — Dès l'âge de neuf ans, Heller exécuta avec son maître, Fr. Bauer, au théâtre de Pesth, le concerto de Dussek pour 2 pianos.

Il devint ensuite, à Vienne, l’élève de Ilalm et de Czerny. Vers l’âge de douze ou treize ans, pianiste précoce et improvisateur déjà remarquable, il entreprit avec son père une grande tournée artistique qui dura plusieurs années. Arrêté à Augs-

(1) Comme l’indique «on nom , l’origine de Heller était allemande. Ses parents étaient nés en Bohême et ses grands-parents étaient Autrichiens.

SB et ter (. Xotice — 12 Ê

bourg par la maladie, il y prolongea son séjour, y travailla la composition avec Chélard (artiste français qui dirigeait l’Opéra de celte ville) et un vieil organiste nommé Cibulska. Heller se lia à Augsbourg avec le comte Fugger, mécène éclairé, qui lui fit entrevoir tout ce qui manquait encore à son éducation musicale et l’initia aux grands maîtres classiques. « C’est par l’analyse réfléchie de leurs œuvres, que St. Ileller put acquérir celte sûreté de main, celle expérience dans l'art de formuler et de développer l’idée première, un des caractères distinctifs de son talent de compositeur1 2.» En 1837, Kalkbrenner, allant à Augsbourg pour y donner des concerts, ne dédaigna pas de jouer un duo avec Heller et engagea celui-ci à le suivre à Paris pour y perfectionner son talent de pianiste sous sa direction. Heller alla donc à Paris en 1838. Comme Chopin, il y venait pour un séjour temporaire et il y demeura toute sa vie. Dès son arrivée il prit quelques leçons de Kalkbrenner, mais, à peu près sans ressources pécuniaires, il dut presque aussitôt les interrompre1. Les premières années du séjour de l’artiste à Paris furent pénibles. Ses compositions ne réussirent que lentement à se faire connaître. Le grand virtuose Charles Halle , alors établi à Paris, fut un des rares pianistes qui firent entendre au public des œuvres de Heller. Plus tard, l’éminent professeur Félix Le Couppey contribua puissamment, par son admiration enthousiaste pour le compositeur méconnu, à répandre et à faire apprécier sa musique. Cette musique, « pleine d’imagination et de grâce, présente un aspect tout individuel, qui ne semble pas devoir grand’chose aux influences de la race et de la patrie, » dit M. Alb. Soubies3. « Les œuvres de Ileller prennent, dans la littérature moderne du piano, une place à part et très importante, » dit M. II. Riemann4. « On n’y rencontre jamais le trait pianis tique écrit pour faire briller le virtuose. Les œuvres développées sont d'un style éminemment symphonique et font penser à l’orchestre. Néanmoins le compositeur s’est surtout complu aux tableaux de genre et de sentiment dans de petits cadres où il a atteint, on peut le dire, la perfection... St. Heller procède de Mendelssohn, de Schumann et de Chopin, en ce sens qu’il a des affinités avec ces maîtres, mais il a un style à lui, une individualité propre. Les Promenades d'un Solitaire , Les Bois et les Xuits Blanches feront époque dans l’histoire de la musique, parce que l’artiste a été réellement inventeur. Dans ces pièces, la forme est absolument nouvelle : ce n’est pas la romance sans paroles, ce n’est pas le nocturne, c’est une conception tout à fait originale qui appartient en propre à Heller, comme on peut dire que la romance sans paroles appartient à Mendelssohn 5. Ileller est classique en ce sens qu’il admet et respecte les vieilles formes consacrées par l’expérience. Il est de la jeune école, il est romantique en ce sens qu’il a trouvé des formules nouvelles qui resteront acquises à l’art. Il pouvait être un grand symphoniste, il n'a pas voulu l’ôlre : il est resté un pianiste comme Chopin. La postérité lui donnera une moindre place que celle qui lui eût été assignée s’il avait exprimé sa pensée avec des moyens plus grandioses, s'il eût exploré toutes les grandes formes de l’art. Mais être un pianiste comme le furent Mendelssohn, Schumann, Chopin, est-ce déjà si peu6? »

'N'.- B. — Nous ne résistons pas au plntsir d'ajouter ici quelques notes citées par M. I. Philipp dans la Revue M uêicnle du l®f juiu 1904 et se rapportant au professorat de Stephen Heller. « Sea levons étaient do charmantes causeries. dit M Philipp qui eut le bonheur de le fréjuenter de 1882 à sa mort et qui inscrivait les maximes du maître eu martre de sa musique, a Pour jouer du piauo, il faut trois qualités : la volonté, l'expression, l'intelligence. Ces trois qualités donnent une individualité pianistique. Jouez musicalement, travaillez avec la tête plus qu’avec les doigts, jouez orehe«tralement. pensez il votre sonorité, jouez avec rythme, le rythme c’est la vie. » Les levons ■in Heller étaient d’admirables leçons de musique et non de piano, conclut M. Philipp, et voilà quel devrait étro l’idéal de tout professeur. »

(1) Marmontel, Le* Pianiste» célibret (1878).

(2) « Les conditions de Kalkbrenner étaieut celles-ci, dit M. Barbedettc dans sa notice sur Heller : payer cinq cents francs par an, rester 5 ans sous sa direction (avec un examen mensuel et des leçons d’un de ses élèves!, ne jamais rien publier sans son autorisation, de peur que l’elève ne compromit la renommée du maître. »

(3) La J i utique en Hongrie.

(4) Dictionnaire de musique.

(5-6) H. Barbedette, St Ileller , ta vie et se» œuvres (Hamelle).

/«ï - Mieller (Æuv. orig.)

- OEUVRES ORIGINALES - -

N.-B. — I/op. 1 de St. Heller est un thème de Pngauini varié, écrit en 1829, — donc à l’Age de 14 ans. — Les compositions qui suivirent celle-là comprennent surtout des Fantaisies, Ilondos, Variations, formes alors à la mode, mais moins intéressantes que celles trouvées par l’auteur dans sa maturité. L’œuvre de Heller étant très abondant, ses premières compositions n'ont pas trouvé place ici.

Une édition populaire des œuvres de Heller, à l shilling le volume , est comprise dans la collection classique publiée par l’éditeur Boosey ; nne autre dans des conditions analogues de pris très, soignée d’impression , se trouve chez l’éditeur Ashdown, enfin une collection d’œuvres choisies revues et doigtées chez l'éditeur Augener ; tous trois à LondreB.

ALBUM DÉDIÉ A LA JEUNESSE , 25Pièces en 4 liv., op. 138 (M — ch. liv. 11 à 13 et PM sans oct.) * Ch. liv.

Le même en 1 vol .

ALBUM (Petit), 6 P ièces en 2 liv., op. 134 (AD et D —

18 et 13) . Ch. liv.

[Novelelte, Scherzo, Romance, Arabesque, Question*.

Réponse *] .

ALLEGRO PASTORAL, fa # min., op.- 95 (D-il).... ARABESQUES (4 ) en 3 Suites, op. 49. N® 4 en sol (GM — 6) . Ch. Suite

[sh

Premier essai de l’auteur dans le genre /Wiurfe où il devait, plus tard, exceller.

ART DE PHRASER (Voir aux Éludes). .

BALLADES (3), op. 15 (AQ — 18), [ré, si min., ré min.]*

. Ch. 1,35 à

BALLADE, sol min. (n° 1 des 3 more., op. 121 , (AD — 5). BARCAROLLES 4' en 2 liv., op. 141 (AD- ch. liv. 7 .

• n° 3 (M) . Ch. liv.

BERGERIES 3 ) ,op. 106 M et G M— 13) [n° 3 en re(G M— 10 *

CANZONETTA en mi b, op. 60 (D — 14).. .

CANZONETTA 2 e , sol min., op. 100 D— 16 .

CAPRICE BRILL., mi b, op. 27 D— 17) .

CAPRICE SYMPHONIQUE, la min., op. 28 (D— 23) * CAPRICE HUMORISTIQUE, ut. op. 112 D— 17)... CAPRICE, op. 51, sur le Désert, de Fél. David (D— 18».. CAPRICE caractérislique, en sol min., op. 76, sur le Retour de V Étranger, de Mendelssohn (D— 12) .

CAPRICES 2 , op. 144, sur les thèmes de Mendelssohn (TI) — ch. 8)* [1. Ouverture de Fingal ; 2. Marche des

Elfes du Songe d'une Nuit d'été ] . Ch.

CAPRICCIETTO, op. 156 (AD— 6) .

CHANT DU CHASSEUR, op. 73, n° 1 (AD— 5)... T?.

Page 1