Valse sentimentale (M
SONATE de salon, mi min., op. 33 (D et AD— % VALSE ARTISTIQUE (OR.), op. 3 (M-9)...
VALSE DE CONCERT, en ré, op. 29 (D — II)
Grus
. Gallet
. Lemoine
. . . Sulzbach
- — TRANSCRIPTIONS -
LASSAN ET FRISS, Fantasietta dans le genre hon- 2
grois, op. 51 (orch.) tr pr Faut. (TD — 11) .
La même arr. pr 2 pianos pr Faut . 5
ONDINE ET LE PÊCHEUR L\, op. 39, transe. 2 brill. en ré b (GM— 7) . .
JOUBERT
x . JOUBERT
» . . .Costallat
[ 4 I A (ÉDOUARD- VICTOH-ANTOINE). Né à Lille en 1823, mort à
jjjLljV/ Paris en 1892. — Fils d’un ancien officier de l’Empire, Éd. Lalo fit ses premières études au Conservatoire de Lille avec un violoniste allemand appelé Baumann, puis devint élève de Habeneck au Conservatoire de Paris et fit partie, en qualité d'alto, du Quatuor Jacquard-Armingaud. Les premières compositions de Lalo, mélodies vocales et musique de chambre, furent favorablement appréciées par la critique, et l'on reconnut à Lalo une haute valeur. « Doué d’un sentiment très élevé de l'art, soucieux à la fois du fond et de la forme, Ed. Lalo, qui était en avance sur le goût public, entrevoyait un idéal auquel songeaient alors bien peu de musiciens1. »> « En effet, son talent, éminemment personnel, a été formé non par la discipline des écoles, mais par l’étude des maîtres tels que Beethoven, Schubert, Schumann, pour lesquels Lalo avait une prédilection toute particulière 2. » Mais, « malgré ses tendances très marquées pour l’école d’Outre- Rhin, il est resté bien Français, et son talent comporte toutes les qualités de cette race, sans en refléter les défauts3. En 1859, « bien qu’ignoré du grand public, le nom de Lalo était déjà très connu des artistes. Ceux qui venaient de l’étranger ne manquaient pas de se faire présenter aux soirées intimes dans lesquelles Lalo réunissait l’élite du monde musical. C’est ce qui a fait que certaines œuvres de Lalo furent jouées en Allemagne avant de l’être en France 4 ». Mais la scène attirait le jeune compositeur, et c’est alors que commença pour lui une série de tribulations, de malechances extraordinaires bien faites pour décourager l’artiste le plus fortement trempé. « A l’âge de quarante ans, je n’avais pas encore pensé au théâtre (dit Éd. Lalo dans une lettre adressée à E. Reyer, en 1888). C’est vers quarante-deux ans que j'ai commencé Fiesque , mon premier ouvrage lyrique, que j'ai terminé pour le fameux concours du Théâtre Lyrique où je fus classé troisième5. Ce ne fut îque bien longtemps après que je songeai au liai d’Ys; mais je n’en traçai que les lignes principales. Découragé par l’échec de Fiesque , je me livrai entièrement à la musique instrumentale et c’est par les concerts symphoniques que je me suis fait connaître. Enfin, il y a environ deux ans, la fièvre théâtrale me reprit; je refis complètement le plan du liai d’Ys, et c’e9t l’an dernier que l’ouvrage fut terminé5. » « Chef-d’œuvre, il se pourrait bien que le Roi d’Ys le fût en effet, l'un des cinq ou six chefs-d’œuvre de la musique
(1) A. Pougin , Supplément de 1» Biographie Unir, de s Musicien».
(2) Grovc, Dictionnaire de Musique.
(3) H. Imbert, Xouvtaux profile de Musiciens (1892).
(4) Georges Servières, La Musique française moderne.
(5) Fiesque fut reçu au théâtre de la Monnaie, à Bruxelles, et devait y passer en 1872, mais le directeur fit faillite au moment de commencer ses répétitions , de sorte que l'ouvrage ne fut jamais représenté.
(6) Lettre citée par H. Imbert, Xouveaux profils de Musiciens (1892).
É6& — ïïjnïn (Notice)
française en ces vingt- cinq dernières années; chef-d'œuvre deux fois original où pas un de nos voisins ni de nos compatriotes n’a rien à prétendre1 2. » On en connaissait déjà l’Ouverture pour l'avoir entendue dans les concerts bien avant la représentation de l’opéra qui eut lieu le 7 mai 1888 a. Vinrent ensuite : Namouna , ballet (1882) 3. «Joyau de valeur rare, d’éblouissant éclat et de forme adorable, qui fut accueilli de façon si hostile et si discourtoise par le public de notre premier théâtre d’État. Que reprochait-on donc à Lalo? Simplement d’être symphoniste. Lalo lut, en effet, avec Camille Saint- Saëns et César Franck, l’un des promoteurs de cette glorieuse renaissance française de la symphonie pure qui nous vaut aujourd’hui, de la part de certains jeunes, tant d’œuvres curieuses et remarquables. Le Roi d'Ys nous prouve que l’on peut être à la fois symphoniste et homme de théâtre et, mieux encore, nous convainc de l’utilité qu’il y a à être symphoniste en même temps qu homme de théâtre4. » Néron y pantomime en 3 tableaux (1891); enfin, La Jacquerie , opéra inachevé terminé par A. Coquard et représenté à Monte-Carlo en 1895. CoQime musique symphonique il faut citer : Divertissement pour orchestre (1872); Alleqro Symphoniquet d’après Yallegro pour piano et violoncelle, op. 16 (1876); Scherzo (extrait du trio en la min. op. 26, et orchestré par l’aut., lre audition à l'Exposition de 1889 et 2e audilion le 18 nov. 1906 aux Concerts Chevillard); la Rhapsodie Nôrvégienne écrite primitivement pour violon et orchestre sous le titre de Fantaisie Norvégienne (première audilion aux Concerts Colonne, le 26 octobre 1879). « La Rhapsodie norvégienne a donné à la réputation du compositeur celte touche magique de célébrité que la Danse macabre a valu à la renommée de Camille Saint- Saëns 5. » Symphonie en sol min.} (exécutée en lre audilion aux Concerts Lamoureux, le 13 janvier 1882, puis au Conservatoire, le 28 novembre 1890). Des morceaux pour violon et orchestre : Fantaisie - Ballet , « une de ses œuvres les plus remarquables, d'un style très moderne et d’une suprême élégance 6 ». 1er concerto, op. 20 (joué par Sarasate, en 1874); 2e concerto, op. 21 , appelé Symphonie espagnole (jouée aussi par Sarasate en 1875) ; et 3e concerto russe (joué par Marsick au Concert Pasdeloup en 1881); une Romance-Sérénade (jouée par P. Viardot, en 1878); un concerto de violoncelle (joué par Fischer au Concert Pasdeloup en 1877) , et un concerto de piano (exécuté par Diémer en 1889). De la musique de chambre: Quatuor en mi t?, op. 45; trois trios avec piano; sonates et morceaux caractéristiques pour piano et violon, pour piano et violoncelle, etc.; enfin de la musique vocale, des chœurs religieux, des mélodies : Marine, La Fenaison, l'Esclave, Guitare , etc., que la belle diction de Mme Éd. Lalo et sa saisissante voix de contralto rendaient inoubliables lorsqu’on les lui avait entendu interpréter. « Malheureusement, en France surtout, les talents qui sont en avance sur l’idéal des contemporains expient durement la témérité de leurs visées, par l’indifférence contre laquelle viennent se heurter vainement leurs tentatives et par les sarcasmes qui les accueillent 7. » Mais l’heure de la justice sonne tôt ou tard, et déjà, en 1890, l’œuvre de Lalo était compris et apprécié. « Nous retrouvons dans sa musique, dit M. Louis de Romain, la science et la profondeur des classiques jointe à l’étonnante habileté des modernes; nous sentons, en l’écoutant, planer au-dessus de nos têtes les grandes ombres de Bach, de Beethoven et de Richard Wagner. C’est d'eux qu’il procède et d'eux il a su
(1) Camille Bellaigue, Nouvelles Silhouettes de Musiciens.
(2) Voir danH la chronique musicale du journal Le Temps , du 4 mars 1902 , l'histoire des vicissitudes extraordinaires de cet opéra , qu’un succès éclatant et cent représentations consécutives en moins d’une année ont vengé des malechancea de sa destinée. Cette partition obtint le prix Monbinne à l’Académie des Beaux-Arts.
(3) Obligé de livrer la partition de Namouna à la direction de l’Opéra à jour déterminé et dans un temps insuffisant , l’auteur , épuisé par un travail trop considérable , tomba gravement malade alors que les dernières pages restaient encore à orchestrer. Gounod, dit-on, se chargea de ce travail.
(4) Alfred Bruneau , La Musique française (1901).
(5-6-7) Georges Servières, La Musique française moderne (1897).
ïïjftia ( Notice ) — fG9
dégager sa haute personnalité. Chez lui, la richesse de la 1 pureté de la conception... Il est de ceux dont on peut dire :
- OEUVRES ORIGISALES -
CONCERTO en fa min. (GD — 49, en partit.) » orches. réd.
orme s C’est s
appuie sur la un maître *. »
Exécuté en 1m audition par L. Diémer aux Concerta Colonne en ISSU.
MÈRE ET L’ENFANT LA), 2 petits morceaux à 4 ms. op. 32* (F— 3 et 2). [1. Romance; 2. Sérénade.]... Ch.
.... Mamelle
- - - 1 nA.yùLril I 1
CHANSON VILLAGEOISE en sol. op. 14 (violon ou
lm 50
FANTAISIE-BALLET (Ire auc]. en 1900), pas transe.. DIVERTISSEMENT en /a. (orch., 1872), tr. pr Masse-
FIESQUE Opéra), Ouverture, tr. à 1 ms AD-4 ....
NAMOUNA (Ballet)- tr. pr faut. (D il'J) .
Extr. Suite pour deux pianos par André Messager ( D 25 ) * .
.... Mamelle .... Mamelle
{1. Prélude, And. en sol * (AD — 7), 2. Thème varié, And. en mi( AD— 5), 3. Parade de foire et fête foraine, Al. en m IRM .
Sérénade, extr. du Ballet , tr. M— 4)* .
ROI D’YS (LE) (opéra). Ouvert, tr. pr faut. (AD— 20)*. la fneiwe à 4 ms pr Leroux ( A — D) .
/ n ntéhnp ?i R n v mpiffpr ( \l) 11 ) .
Caprice - Improvisation sur Le Roi d’Ys, pr Neustedt (M 7)
Suites 2) pr A. Cramer (M) . Ch.
RHAPSODIE NORVÉGIENNE (orch.), tr. à 4 ms
pr Bussler (AD 12 * .
. Heugel
Bote et Bock
ROMANCE (extr. du Concerto de violon, op. 20), tr. à 4 ms ni* .1 Durand f\l 3l .
.... Durand
SCHERZO, extrait du trio en la ?nin., op. 26 orch. pr Faut.), (tr. à 4 ms apj*ès l'audition du 18 nov. 1906, et
SYMPHONIE en sol min., tr. à 4 ms pr Xavier Leroux ,n ‘>:V, *
. Heugel
FAI Viviicp Adatr Al 1
u Cette Symphonie comprend quatre parties bâties sur différents motifs, mais reliées et unies entre elles par un thème unique dont les développements et les transformaiious sont traitées avec un art infini, v ( Louis de Romain , E tuais de critique musicale, 1690.)
SYMPHONIE ESPAGNOLE, ri min., op. 21 (Vio- Ion et orch.) tr. pr 2 pianos pr Benfeld (D — 80 en part.) ».
[1. Al.; 2. Scherzo, sol (AD— 13)*; 3. Interm., la min.;
A An rl vp min • fi Rondo vp *1 .
. Durand
(1) Louis de Romain, Essais de critique musicale.
1 \ IV P1 F* (GUSTAVE). Né à Schwerstedt (Thuringe) en 1830, mort à
i VJJLi \Vernigerode en 1889. — Pianiste et compositeur pour son instrument. « Professeur estimé à Berlin , dit Grove , G. Lange a écrit un grand
170 — léMige ( Notice )
nombre de morceaux de salon fort appréciés en Angleterre. » Citons les Aquarelles, op. 180 et 205 (PM et M— ch. 6— Heugel), La Cascade, caprice de concert, op. 21 (GM— 11— Langlois ), Oiseaux de printemps, op. 426 (M— 7— Gallet), Deux petites chasses, op. 186 (F— ch. 4»— Heugel), Valse champêtre (M— 7— Leduc), etc., etc.
G. Lange a, en outre, écrit des transcriptions variées de 20 mélodies de Men delssohn , 20 de Schubert et 20 de Ed. Lassen (le compositeur danois). Toutes de moyenne force et publiées chez Heugel.
KC FIV (ÉDOUARD). Né à Copenhague en 1830, mort à Weimar kJ/ LjI 1 en 1904. — Pianiste et compositeur. Élève de Fétis au Conservatoire de Bruxelles et grand prix de Rome de la Belgique (1851), Lassen succéda à Liszt comme directeur général de la musique à Weimar et chef d'orchestre de la Cour. Il remplit ces fonctions de 1861 à 1895. L'Université d’Iéna lui conféra le titre de Docteur. Ce compositeur a écrit des opéras, dont les Fiançailles du landgrave Louis , exécuté à Weimar, en 1857, sous le patronage de Liszt; de la musique de scène, entre autres pour le Faust de Goethe; de la musique religieuse, dont le Te Deum exécuté à Sainte-Gudule, à Bruxelles, pour 1 anniversaire d’Édouard Ier; 2 symphonies; de la musique d'orchestre, dont I'Omverture de Fête , devenue célèbre, et la Grande Marche , composée à l’occasion dune visite royale à Weimar; des cantates; les Tableaux bibliques , pour chant et orchestre, etc.; mais ce sont surtout ses lieder , qui lui valurent la célébrité.
L Allemagne revendique Lassen comme un des siens, malgré son origine danoise et la naturalisation belge de ses parents. La Belgique , où Lassen a vécu depuis l’âge de deux ans jusqu’à son prix de Rome, réclame aussi une part dans la gloire du compositeur.
- - - — TRANSCRIPTIONS -
ÉPITHALAME (orch.), And. en mi[?, tr. pr 2 pianos pr l’aut. (M— 3) » .
- Hamelle
MÉLODIES (12), tr. pr G. Lange (M— ch. 5) .
. Heugel
N° 1. Un rêve; 12. Chanson de mai, etc . Ch.
MÉLODIES (2), tr. à 4 ms pr V. d'Indy (M — ch. 1
J. Enivrement du coeur, 2. Avec tes yeux, mign onne (extr. du ballet La Déesse Diane ) . Ch.
.... Hamelle
OUVERTURE DE FÊTE, mi [?, op. 51 (orch.), tr. à 4 ms (AD— 13) . .
. . . Hainauer
Œuvre exécutée aux Concerts de Montreux , en 1902-03,
SYMPHONIE en ré, tr. à 4 ms (GM et AD— 27) * .
SYMPHONIE 2e en ut , op. 78, tr. à 4 ms pr l'auteur (D— 30) » .
. . . Hainauer . . . Hainauer
VALSE-CAPRICE (extr. du ballet La Déesse Diane M -7) .
.... Hamelle
A 7 A (MARTIN). Né à Bruxelles en 1829, mort à Bruxelles
en 1897. — Pianiste et compositeur, élève de van der Does à la Haye, puis de Zimmermann au Conservatoire de Paris. Après des voyages artistiques en Angleterre et en Allemagne, Martin Lazare fit un long séjour aux États-Unis et au Canada, puis revint se fixer à Bruxelles et s'y consacra à l’enseignement. Cet artiste a écrit deux ouvrages scéniques, de la musique de chambre et un assez grand nombre de compositions pour le piano. Parmi celles-ci il faut citer : Nocturne - Sérénade , op. 6 (AD— 12); Scherzo de con-
Lazare Notice ) — 171
cert, op. 7 (D— 13); Valse de salon, op. 10 (GM-10)*; Valses de salon, op. 21 et op. 27; Marguerite au Rouet, op. 25 (AD— 9)*, chez Schott; Une larme, op. 29 (AD— 7), chez Heugei; 6 Études de concert; 6 Études de genre, op. 30; Suite Romantique, sur 3 notes (ré, si, la), op. 35 (AD et D — 27) *, chez Breitkopf. 3 Danses caractéristiques, op. 40 (M et AD — 5 à 9) chez Cranz.
r I? n 17 |) rr (Dr SIEGMÜND LÉVY, dit). Né à Ludwigsbourg (Wur- JL LJDIAX 1 temberg) en 1822, mort à Stuttgart en 1884. — Un des fondateurs du Conservatoire de Stuttgart. Professeur très estimé pour son enseignement et ses publications didactiques. Outré la Grande méthode de piano , en collaboration avec L. Stark, qui a rendu son nom célèbre, Lebert a écrit, avec le môme collaborateur, un Album pour la Jeunesse, et a fait de nombreuses révisions d'éditions classiques. L’Université de Tubingue a conféré à Lebert le titre de « docteur », et celui de « professeur » lui fut donné par le roi de Wurtemberg.
OEUVRES ORIGINALES
ÉCOLE DU PIANISTE traduction franç. pr Wilder). lr® part École élémentaire (TF et F — 108) .
.... (Durand)
Oe nart EypfpÎppq pl ÉtlldfiS (\I Pl AO — 131' .
C licll V.j LACI tlbCD tl uiuuvo ^ 1 / AUA / • . .
Qe r»orf Evot'pi^pa pl IvtllHpa fil pt. TU 1 ÎSfVf .
O IJd 1 lia LACI blvCo C v IJ llluv** 1 Vy 1» l 1 •••• »•••••••
4e part., Études artistiques (TD et GD — 175) [33 Études de Lebert et Stark; 11 Etudes d'auteurs divers et 4 compo-