A la Flamande (M
. Ch. n° sép. 1 à
.Dukand
H EU GEL
(1) A. Poagin, Supplément de la Biographie Universelle des Musiciens.
VUTT (WENZEL-HEINRICH). Né à Repic (Bohême) près Leitmerilz, en ▼ AjA A 1806, mort à Leitmeritz en 1864. — Organiste et compositeur, Veit fut pendant quelques années président de l’école d’organistes. Excellent musicien, cet artiste a écrit de la musique d’orchestre et de chambre, des chœurs, des lieder et de la musique de piano.
- ŒUVRES ORIGINALES -
NOVELETTES 2), op. 36 (M— 9). . .
SÉRÉNADE en la b, op. 33 (GM— 9).
(Ath.)
(Ath.)
, Breitkopf , Bheitkopf
SYMPHONIE en mi min., op. 49, tr. à 4 ms pr l’aut.l 7m 501 . . . Breitkopf (AD— 28) . I . I .
YrD TA T (GIUSEPPE). Né à Roncole, près Busseto (Parme), en 1813,
▼ AjIAA/L mort à Milan en 1900. — Le plus illustre des compositeurs de l’Italie contemporaine était le fils de simples paysans qui tenaient une auberge de village. L’enfant, tout en conduisant la charrue, chantait... Mais les ressources manquaient pour lui donner un professeur. « Il dut les bienfaits de son éducation musicale à la municipalité de Busseto qui lui accorda une bourse pour aller étudier à Milan, et à un dilettante intelligent, Antonio Barezzi, qui compléta pen-
290 — Tei'iti ( Notice )
dant plusieurs années les ressources dont il pouvait avoir besoin L » A Milan , Verdi travailla avec le professeur Lavigna, dont l’enseignement était tout empirique. Il faisait écrire des morceaux et en corrigeait simplement les fautes. En réalité Verdi se forma lui -même. Son premier opéra fut : Oberto coule di San Bonifazio (Milan, 1839), « où il y avait quelques bonnes choses empreintes de caractère dramatique qui décidèrent du succès, » dit Fétis.
L'année suivante, Verdi donna Un Giorno di regno , qui n’eut qu'une représentation et qui fut défini par la gazette de Leipzig « un bazar de réminiscences». L’œuvre de Verdi commence avec Nabuchodonosor (1842), qui obtint un succès d’enthousiasme et établit la renommée du jeune artiste. « Un style nerveux, une verve toute révolutionnaire, caractérisent celte œuvre 2. » Le succès s’affirma avec / Lombard i (1843) et avec Ernani (1845) dont le retentissement fut immense. Après ce triomphe, une série d'insuccès : dix opéras qui ne purent se maintenir au répertoire. Enfin Luisa Miller (Naples, 1849) vint relever la fortune du maître et fut suivie des trois grands succès de sa première manière: Rigoletto, Il Trovatore , La Traviata.
Bigoletto (Venise, 1851), « qui vivra dans l’admiration du public tant que la musique dramatique sera faite de déclamation vraie, de mélodies expressives, de mouvement et d’émotion3. » Il Trovatore (Rome, 1853), « dont la scène du Miserere est une des pages les plus émouvantes qui aient jamais été écrites 4. » Enfin La Traviata (Venise, 1853), qui tomba le premier soir, se releva ensuite et finit par devenir en Italie un des ouvrages les plus populaires de Verdi 5. » « On put critiquer le maître sur l’abus de certains moyens violents, sur ses unissons de voix trop nombreux, sur son orchestre bruyant et un peu trop plaqué : mais ces critiques n’enlevaient pas au maître italien sa personnalité de plus en plus accusée, son action sur la masse des auditeurs et la richesse de ses mélodies et de ses rythmes6. » Les Vêpres Siciliennes , écrites pour l'Opéra de Paris (1855), furent froidement accueillies. Dans Simone Boccanegra (Venise, 1856), Verdi tenta, sans grand succès, dit Fétis, « un essai de musique de l 'avenir, à la manière allemande de l’époque. » Vinrent ensuite : Un Ballo in Maschera (Rome, 1859 et Paris, 1861); Inno de lie Nazioni , cantate dramatique (Londres, 1862), et La Forza del destino (Saint-Pétersbourg, 1862) ; Macbeth, remanié (Paris, 1865) 7.
« Don Carlos (d’après la pièce de Schiller), écrit pour l’Opéra de Paris (1867), donne les preuves d’un effort vigoureux du maître en vue de serrer de plus près la vérité dramatique et d’amener l’alliance aussi complète que possible du discours musical avec tous les détails de l’action scénique8. » « Don Carlos est un des ouvrages les plus forts et les plus frappants de Verdi. Dans aucun autre le sentiment dramatique n’a plus d’énergie, l’expression plus de sincérité, de sobriété et de puissance à la fois. C’est de tous les opéras du maître italien celui où se rencontrent, dans la plus heureuse proportion, une inspiration encore puissante et un savoir déjà profond9. » Cette nouvelle manière du maître s’accusa davantage encore dans Aida (Le Caire, 1871). « Œuvre de premier ordre qui se fait remarquer par un sentiment pathétique et passionné que l’auteur n’avait jamais manifesté à un si haut degré10. » Aida fut écrit sur la demande du vice-roi d Egypte, Ismaïl-Pacha, pour l’inauguration de l’Opéra-Italien au Caire. L’auteur reçut cent mille francs d’honoraires et le succès de l’œuvre fut immense. Ce succès devint
(1) Verdi épousa pluR tard la fille de son bienfaiteur , Barezzi. Devenu veuf,' il se remaria avec Giuseppina Strepponi, fille du compositeur de ce nom, elle- même cautatrice distinguée et l’une des meilleures interprètes de s.-b opéras. Verdi, Souvenir» anecdotiques , par A. Pougin ( [Le Ménestrel, 1678).
(9) Oscar Comettant.
(3-4) Oscar Comettant.
(5) Fétis.
(6) Oscar Comettant.
(7) Opéra donné d’abord à Florence, en 1847, pendant la période malheureuse qui comprit aussi JérusaUm , donnée à Paris, également en 1847.
(8) A. Pougin.
(9) Pierre Lalo, feuilleton du Temps, 27 mars 1906 (à propos de la reprise de cet opéra à Monte-Carlo).
(10) A. Pougin.
Ver ai ( Notice ) — 297
colossal dans les représentations qui en furent données à Milan (1872), Berlin (1874). Vienne (1875), Paris (1876), Bruxelles (1877), Londres, etc.
« Aida n’a pas d'ouverture. Un prélude très modulé, aérien et d'un caractère mystérieux, indique les tendances de l'auteur et sa résolution de rompre avec les formules et les clichés musicaux, »> dit Oscar Cometlant. « Dans Aida , dit Hugo Riemann, Verdi avait commencé à céder à l'impulsion du « wagnérisme », mais il ne dépassa guère l’imitation des procédés, des signes extérieurs de cet art. Sa musique est restée de véritable musique d’opéra italien, dans le sens combattu par Wagner, bien que l’instrumentation soit plus corsée et l’harmonie plus riche que dans ses œuvres précédentes. Toutes ces œuvres sont caractérisées par la recherche de 1' « effet», par les violents contrastes dynamiques et les explosions passionnées de sentiments; elles se différencient en ceci très nettement de celles de Rossini pour qui la mélodie, le bel canto, était presque tout, et, par ce fait même, elles se rapprochent de celles de Meyerbeer1 2. » Le génie de Verdi se montra sous un jour tout différent dans le Requiem à la mémoire d’Alessandro Manzoni, qui fut exécuté à l'anniversaire de la mort du poète (le 22 mai 1874), à Milan. On en donna trois autres exécutions au théâtre de la Scala, et, huit jours après , les mêmes artistes vinrent chanter ce Requiem à la salle Pavart, où tout Paris alla applaudir cette partition profondément émouvante *.
Ici un long silence qui prépare l’évolution nouvelle d’où sortent les deux dernières œuvres du maître: Otello (Milan, 1887) et Falstaff ( Milan , 1893). Une lettre de Verdi à Hans de Bülow, écrite en 1892, éclaire d’un jour lumineux la nature des méditations du maître pendant cette période de recueillement. « Puisque les artistes du Nord etduSudont des aspirations différentes, qu’ils se distinguent les uns [des autres, tous devraient s’attacher à demeurer fidèles au caractère de leur nationalité, comme Wagner l’a si bien dit. Combien vous êtes heureux de pouvoir vous dire les fils de Jean-Sébastien Bach! Nous aussi qui sommes les fils de Palestrina, nous avons eu jadis une grande école qui était bien la nôtre. Elle est aujourd’hui abâtardie et menace de disparaître. Ah! si nous pouvions recommencer! »
« Verdi nous donne le plus bel exemple du développement du génie en ligne droite, grandissant et s’élevant sans cesse, depuis Nabuçhodonosor jusqu'à Falstaff, sans la moindre déviation , sans aucun emprunt apparent aux écoles étrangères, toujours restant bien lui-même et bien franchement italien3. »
|En musique, être italien signifie avant tout être mélodiste. « Verdi n'a pas rompu la tradition presque trois fois séculaire. Quand il parut, la mélodie nationale se mourait de langueur. Il commença par la fortifier, non sans rudesse, afin qu’elle vécût. Dans les vieux opéras du maître, elle soutient encore, au milieu /des ruines, les fragments qui ne tomberont pas. On ne peut ouvrir une partition de Verdi sans y trouver, passionnée et poignante, la mélodie que rien n’accompagne, la mélodie absolue, qui ne sera plus sans doute, mais qui fut naguère une forme glorieuse de la musique et comme une des catégories sonores de la beauté. Au maître qui venait de la ranimer, l’Italie n’aurait pas demandé davantage. Mais il se fut à lui-même plus sévère. Ayant raffermi le génie de sa patrie, il souhaita de l’accroître et de le purifier. Alors commença l’évolution, ou plutôt l’ascension merveilleuse que la mort vient de couronner. Il y a loin d 'Ernani à la Traviata , de la Traviata à Don Carlos. Mais de Don Carlos au Requiem , à Aida, à Otello , à Falstaff , il y a plus loin, en montant toujours! Le Verdi d' Otello et de Falstaff n’a pas, comme d’aucuns le prétendent, rompu avec la mélodie. « On ne rompt
(1) Ilugo Riemann, Dictionnaire de Musique.
(2) L’auteur de ce Répertoire assista à l’une de ces exécutions qui lui laissa un souve nir inoubliable. On
Bentait que ce8 pages de Verdi étaient sorties du plus profond de son cœur. Les soli étaient chantés par Stolz
et Waldmann, MM. Capponi et Maini. Le compositeur, qui conduisait lui-même, semblait un magicien se livrant à une incantation. Son regard magnétique, sous lequel se tenait le quatuor vocal, communiquait au chant de ises interprètes toute l’intensité de sa propre émotion.
(3) A. Lavignnc, La Musique cl les Musiciens.
298 — VerM ( Notice )
pas avec la mélodie, c’est elle qui nous abandonne 1 ». « La vérité, c’est que Verdi avait commencé par aimer, adorer la mélodie pour la beauté, la vigueur du trait et du trait seul. Plus tard il sentit la nécessité de l’envelopper et de la modeler davantage. Autour de la ligne aussi ferme et de plus en plus pure, l’harmonie créa d’autres plans; l’orchestre distribua les lumières et les ombres. Alors la mélodie de Verdi, — car c'était toujours elle, — parut venir de plus loin. Elle alla plus loin aussi, elle pénétra jusqu’au fond des âmes.»
« Dans l'histoire de la poésie et de l'art italiens, un grand critique 2 3 4 distinguait deux Italies : l’une heureuse et légère, l’autre tragique et souffrante. C’est de la seconde que Verdi sembla le fils obstinément sombre. A soixante-treize ans, Otello fut son plus grand chef-d’œuvre de douleur. Mais à quatre-vingts ans, il nous donna Falstaff , son unique chef-d’œuvre de joie. Italien jusque-là par la passion et la violence, il le devenait, à l'âge où l’on ne sourit plus guère, par le rire étincelant. « Un octogénaire chantait... »
En dehors de ses œuvres dramatiques, Verdi a écrit une assez grande quantité de romances, un nocturne à trois voix avec accompagnement de flûte : Guarda che biaiica luna; un quatuor pour cordes (1873), des œuvres chorales religieuses ( 1898), etc. Verdi était sénateur du royaume d’Italie. Elu membre correspondant de l'Institut de France, il fut nommé grand'croix de la Légion d’honneur en 1894, à la première représentation, à Paris, de son Otello.
Tli AXS CRI P TI ON S
N. B. — Nombreuses fantaisies sur tous les opéras de Verdi , du facile au très difficile , chez les éditeurs respectifs de ces opéras.)
AÎDA (Opéra), extr. : Hymne, Marche et Danse, tr.
pr 2 pianos pr G. Pierné (GM— 10) .
Les mêmes tr. à 8 ms pr d’Aubel (M— 6) .
Marche des Trompettes, à 6 ms pr Hausser (M — 4).
Transcriptions (5) pr d’Aubel (M et AD— 3 à 9) .
[1. Prélude- Inlrod., 2. Danse sacrée, 3. Danse des Esclaves maures, 4. Marche des Trompettes, 5. Ballabile.]
. Ch. 1,35 à
JÉRUSALEM (Opéra), Fantaisie triomphale pour
2 pianos pr Gottschalk-(D— 14) .
REQUIEM (MESSE DE), extr. : Agnus Dei pr Go-
defroid (M— 7) .
RIGOLETTO (Opéra), extr. : Duetto tr. pr A. Worm-
2 et à 4 ms (Voir
. Leduc
. Heugel .Lemoine . . . .Grus
ser (AD— 4) .
Quatuor tr. pr Prudent (D— 13) . .
Paraphrase de Concert, pr Liszt (le quatuor) (GD— 13)* TROVATORE IL) (Opéra) extr.: Canzone et Duo
du Sommeil pr Krüger (D— 13) .
Miserere pr Krüger (AD — 8) * .
— pr Prudent (TD— 12) .
— pr Liszt (GD)* (ne peut être vendu en France).
— à 4 ms pr Krüger (GM— 5) .
— pour main g. seule pr G. Pfeiffer (TD— 5)... Souvenir d’il Trovatore ( Canzone et Miserere) pr
Goria (D— 15) .
TRAVIATA (LA; (Opéra), Grande Fantaisie pr Prudent (TD— 20) .
. Hicordi
Benoit Aîné
.Benoit Aîné
(1) Le mot est de Blaze de Bury.
(2) Émile Montégut.
(3) Camille Bellaigue, Silhouette t> de Musicien»: 1900.
(4) Le célèbre critique viennois Hanslick disait que a l’histoire de la musique ne connaît pas une telle création de la part d’un octogénaire ».
Yiceconte ( Notice ) — 299
YICECONTE
(ERNESTO). Né à Naples en 1836, mort à Naples
v . en 1877. — Pianiste et compositeur, élève, au
Conservatoire de Naples, de Lillo et de Conli pour l'harmonie et la composition. Avant d’être sorti de l’école, Yiceconte fit exécuter avec succès sa première messe et son premier opéra Evelina. D’autres suivirent. On lui doit aussi des cantates, des mélodies vocales, une ouverture pour orchestre et de la musique de piano parmi laquelle il faut citer son Concerto pour 2 pianos.
^/TTTRT TIV^ (GEORG.). Né à Frankenthal (Palatinat) en 1820, V JLXj Al JLrflll vT mort à Berlin en 1901. — Organiste, pianiste et compositeur, élève de Weeb (piano), de Rinck (orgue), puis pour la composition, de A. B. Marx , à Berlin. En 1847, Vierling fut nommé organiste à Francfortsur-l’Oder et, après avoir dirigé nombre de Sociétés de chant et de concerts , il fonda, en 1857, le « Bach-Verein » à Berlin. Enfin, en 1859, il fut nommé « directeur royal de musique ». Cet artiste très distingué a écrit de la musique religieuse, de la musique de chambre, des duos pour piano et violoncelle, pour piano et violon (op. 17 et 41, chez Leuckart); Héro et Léandre, en forme d’oratorio, op. 30; un œuvre abondant de musique vocale, chœurs, orchestre et lieder; une symphonie; des ouvertures d’orchestre : la Tempête, Marie Stuart, Im Frilh ling , Hermannsschlacht , et de la musique de piano.
ŒUVRES ORIGINALES
CAPRICCIO en mi b, av.orch., op. 9 AD— 25), piano seul IMPROMPTUS (3), op. 53 (M— 5, 7, 5), en fa, mi b min.
et ré min . Ch. lm25 et
SONATE, ré min., op. 44 (D — 30) * .
VALSE-CAPRICE, la b, op. 43 (AD— 8) .
. .HEINRICHSHOFEN . SCIIOTT
lm 50 4m 50
Bote et Bock
lm 50
Bote et Bock
OUVERTURE en sol , « Im Frühling >» (au Printemps),
op. 24 (orch.), tr. à 4 ms pr l’aut. (AD— 8) .
OUVERTURE en ut min., op. 31, tr. à 4 ms pr l’aut.
OUVERTURE TRAGIQUE, mi min., op. 61 (pour le drame: La Sorcière), tr. à 4 ms pr Brissler (AD— 8)... SYMPHONIE en ut, op. 33, tr. à 4 ms pr l'aut. (AD— 33), Scherzo* .
2 ru
. . . Leuckart
. . . Breitkopf
SCHLESINGER
Baiin
T/rTT7,TTVT,T7 lYTPC ( JEAN-JOSEPII-LUCIEN). Né à Verviers V 1 I j LJ A AjItAAT O en 1828, mort à Bruxelles en 1901. — Pianiste et compositeur pour son instrument. Élève, à Paris, d’Édouard Wolff, Lucien Vieuxtemps fit ses débuts comme virtuose le 19 mars 1845, à un concert donné par son illustre frère, le violoniste Henri Vieuxtemps, au théâtre de la Monnaie de Bruxelles. La carrière de Lucien Vieuxtemps se fit surtout dans l’enseignement du piano.
— - ŒUVRES ORIGINALES
BARCAROLLE, ré b, op. 22. (AD-10)* .
ÉTUDE-CAPRICE, op. 15 (D— 10) .
SCHERZO, mi min., op. 21 (D— 12) .
TARENTELLE-CAPRICE, la min., op. 23 (AD— 10). TOURMENTE (LA), Élude , ut min., op. 20 (AD— 12).
Gregh
SciIOTT
Gregh
Gregh
Gregh
300 — ¥ Har ( Notice )
^[/TT AD (JOSEPH-THEODORE). Né à Barcelone en 1836, mort à * AAjiA.AI. Barcelone en 1905. — Pianiste, compositeur, chef d’orchestre et professeur, Vilar vint à Paris en 1859. Il y étudia le piano avec Henri Ilerz et la composition avec Bazin et Halévy. De retour dans son pays, il se fit entendre dans les concerts, se livra à la composition et fit représenter un grand nombre de zarzuelas. Outre sa musique dramatique, Vilar écrivit pour le chant, le piano et l’orchestre. « La figure de Vilar, dit la Revista musical Catalana, est digne de considération et a droit d’occuper une place distinguée dans l’histoire de la musique en Catalogne durant le xixe siècle. »
VII RAP ( ALPHONSE-CH ARLES RENAUD de). Né à Montpellier * A M-J en 1829, mort à Paris en 1884. — Pianiste et compositeur,
R. de Vilbac fut élève de Lemoine, Ilalévy et Benoist, au Conservatoire de Paris. Il obtint le grand prix de Rome en 1848 (cantate : le Renégat . de Taugier). En 1856, il fut nommé organiste de l’église Saint -Eugène, et fut l'émule et le rival, en improvisation, du célèbre organiste Lefébure-Wély. Comme compositeur on doit à R. de Vilbac de la musique religieuse, dont une messe solennelle, des opéras-comiques et de nombreux morceaux de salon pour le piano, dont plusieurs orchestrés. Le nom de cet artiste s’est attaché surtout aux innombrables arrangements et transcriptions à 2 et à 4 ms, qu’il a faits sur les opéras en vogue. Le succès en a été tel que longtemps après sa mort de nouveaux arrangements de ce genre portaient encore sa signature.
ŒUVRES ORIGINALES