‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 25 sur 278 · SOUVENIRS DE MUSIQUE DE CHAMBRE · texte numérisé non relu

SOUVENIRS DE MUSIQUE DE CHAMBRE

6 partitions (transcriptions)* (AD et D) .

1. Rigaudons en Suite (Collection des petits violons et hautbois de Louis XIV). — 2. Sicilienne de la 2e sonate de J. -S. Bach. — 3. Menuet du 1er quatuor de Haydn. — 4. And. du 8e quatuor de Mozart. — 5. Cavatine du 13e quatuor de Beethoven. — 6. Scherzo du trio de Weber, op. 63 . . . Ch. n° sép. 1 à

(Voir détails aux auteurs cla«nqiu>9 originaux, l«r vol. de ce lttpe.rtoire.)

A lVTril-î"|^ (JOHANN- ANTON). Né à OfTenbach, près Francfort-sur-

t L " I IXJ Mein, en 1775, mort en 1842. Troisième fils de J. André

(1741-1799), le fondateur de la grande maison d’édition musicale à OfTenbach.

J. -A. André fit ses études musicales à Mannheim sous la direction de Vollweiler.

A la mort de son père, il lui succéda après avoir acquis à Vienne, de la veuve de Mozart, les manuscrits laissés par l'illustre artiste. La maison André prit ainsi une grande extension. J. -Anton se fit connaître aussi comme compositeur par deux opéras et de la musique instrumentale. Dans cette famille on est, depuis plus d’un siècle, éditeur et compositeur de père en fils. Le sixième du nom fut Jean-Bapliste-André (1823-1882), élève d'Aloys Schmitt, de Taubert, de Kessler et de Dehn. nc’fri/nc’c nnirrM a t itc

PIÈCES FACILES à 4 ms. op. 44 (F— 6) .

SONATE FACILE en ut, à 4 ms, op. 56 (F et PM— 6)*.

Tout à fait classique.

SONATINES 6) à 4 ms, op. 45 (TF— 8 pour les 6 nos)*.

Toutes ces sonate* sont doigtées.

. . .André (O)

. ..André (O)

. . .André (O)

^ ^ ( Mort en 1906, Voir au Supplément , page 332).

A Q A N INF HF T (MICHAEL VON). NéàMos- X O JLJL Xj tt OAVi cou en 1838, mort à Moscou

en 1881. — Fut élève de Hauptmann et de Richter au Conservatoire de Leipzig;

AHnntftchetrskh (Notice) — 7

vécut à Paris de 1866 à 1870 et succéda ensuite à Zaremba comme directeur du Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Asantschewski se démit de ses tondions en 1876 pour se vouer à la composition et publia de la musique de chambre, des ouvertures d’orchestre et des morceaux de piano.

Citons parmi ces derniers Trois Valses, op. 5, dont la Valse mélancolique , Six Pièces à 4 ins. op. 8 et une Polonaise de Fête pour 2 pianos op. 12 I) 22 en part. — chez Kistner).

4 CrTIÏÏR (JOSEPH). Né à Londres, de parents allemands, en Au^nijLl 1831; mort à Londres en 1869. — Élève de Mendelssohn et de Moschelès. Pianiste et compositeur pour son instrument, J. Ascher vint à Paris vers 1852 et fut nommé pianiste de l’impératrice Eugénie. Parmi ses compositions, exécutées par lui dans les concerts et dans les salons, plusieurs eurent un succès de vogue. Il faut surtout citer : Les Hirondelles, op. 15 (AD —9); Les Gouttes d’eau, op. 17 (AD— 7); Dozia, mazurka, op. 23 (M—7), Danse espagnole, op. 24 (AD-9 ; Fanfare militaire, op. 40 (AD-9), arrangée à 4 ms, à 8 ms et à 2 pianos (4 ms); Mazurka des Traîneaux (M— 10), arr. à 4 et à 6 ms; Sans-Souci, galop , arr. à 4 et à 8 ms; Perle d’Allemagne, etc. Ascher a écrit aussi de nombreuses Fantaisies sur les opéras célèbres.

Les œuvres choisies d’ Ascher ont été publiées en 4 volumes à lm 50, par la maison Schotl.

Tous ces morceaux sont édités ches Lemoine, sauf Sans-Souci ( ches Joubert).

Il faut parcourir le Manuel Universel de la Littérature Musicale (dont la traduction française est publiée par Costallat ), pour se rendre compte du succès de vente extraordinaire qu’eurent ces morceaux , surtout la Danse Espagnole et la Fanj'are Militaire qui figureut dans les catalogues de S9 éditeurs de tous les pays.

A TIl)r|) (DANUEL - FRANÇOIS - ESPRIT). Né à Caen (Calvados) J\. U -DJL JL\ en 1782, mort à Paris en 1871. — Le père d’Auber était un officier des chasses du roi, peintre et bon musicien amateur, qui devint commerçant après la Révolution. Le petit « Esprit » (personne ne porta mieux ce nom) écrivit, dès l'âge le plus tendre, des romances qui faisaient le tour des salons du Directoire. Destiné à la carrière commerciale, il alla en Angleterre pour s’y préparer; mais, en 1804, il revint en France, décidé à suivre sa vocation musicale. 11 aborda la scène dans un théâtre d’amateurs, en 1812. Cherubini, qui assistait à l’audition, fut frappé du talent naturel du jeune artiste et l'engagea à faire de fortes études sous sa direction. Dès lors la carrière d'Auber prit son essor. Il écrivit d'abord une messe dont un fragment devint plus tard la Prière de la Muette ; puis le théâtre le prit et le garda jusqu’à sa mort.

Le premier opéra d’Auber, Le séjour militaire , date de 1813. Vinrent ensuite : Le Testament , La Bergère Châtelaine (premier succès), Leic ester , La Neige , Le Concert à la Cour, Lèocadie , Le Maçon (1825). « Cette dernière œuvre marque un pas décisif dans la carrière de l’auteur; les qualités bien françaises d’Auber, la grâce, le charme, la légèreté, ne se retrouvent à un si haut degré que chez Boïeldieu, » dit le Dr Hugo Riemann. Après Le Timide et La Fiorella, parut La Muette , grand opéra que « Wagner tenait pour un chef-d'œuvre et la production la plus remarquable de ce qu'il considérait comme la véritable école française >». « Auber fit preuve ici d’une grandeur de conception, d’une puissance dramatique, d'une vie, d’une passion dont on ne l’eût pas cru capable L » La Fiancée , Fra Diavolo (1830), l’opéra d'Auber le plus populaire à l’étranger; Le Dieu et la Bayadère , Le Philtre , le Serment, Gustave III, Lestocq, Le Cheval de Bronze, Actéon , L’ Ambassadrice , Le Domino noir (1837), un des plus grands succès de l’auteur, encore sur l’affiche en 1906; Le Lac des Fées, Les Diamants

(1) Dr H. Riemann.

S — Aube*' ( Notice )

de la Couronne, La Part du Diable, La Sirène, La Barcarolle, Haydie (1847), une de ses meilleures œuvres. Les productions de la vieillesse du compositeur comprennent : L’Enfant prodigue et Zerline (Gr. Opéra, 1850 et 1851); Marco Spada. Manon Lescaut, Jenny Bell, La Fiancée du Roi de Garbe, Le Premier jour de bonheur (1868), fauteur avait 86 ans!... et enfin Le Rêve d'amour (1869). La plupart des poèmes de ces opéras furent écrits par Scribe, devenu l’intime ami d’Auber. Dans les derniers jours de sa vie (mars et avril 1871), Auber avait écrit plusieurs quatuors à cordes restés inédits, « et ils ne sont pas nombreux ceux qui écrivent le quatuor comme savait l’écrire l'auteur de La Muette, » dit Georges Mathias.

Auber fut élu membre de l'Institut en 1829. 11 devint directeur du Conservatoire à la mort de son ancien maître Cherubini, en 1842, et, en 1857, l’empereur Napoléon III le nomma maître de sa chapelle. La mort d’Auber eut lieu le 12 mai 1871, en pleine insurrection. « La dernière fois que je le vis, raconte Georges Mathias, alors professeur de piano au Conservatoire, c’était la veille de l'assassinat des généraux Lecomte et Thomas (le 17 avril). Jamais je n'avais pu constater une émotion quelconque sur ce masque perpétuellement impassible, mais cette fois profondément altéré par l’expression de la terreur, et marqué des signes d'une fin prochaine. Avant et après la mort d'Auber, Ambroise Thomas a été admirable : avant, par ses soins filiaux; après, pour l’avoir, par son courage et sa ténacité, soustrait aux honneurs funèbres que la Commune voulait lui infliger1. » Tous les critiques s’accordent à reconnaître à Auber la royauté de l’esprit. « De l'esprit dans la mélodie, de l'esprit dans le style général, de l’esprit dans l’harmonie qui est ingénieuse et distinguée, de l'esprit dans l'orchestre, malgré plus de brio que d’éclat, de l’esprit dans les rythmes, bien qu’ils soient quelquefois vulgaires, de l’esprit toujours et partout... 2 » « Auber a pu assez bien exprimer en musique non pas ce que Ton a appelé de tout temps l’esprit gaulois, mais ce que l'on appelait alors, à la fin du second empire, l’esprit français. Spirituel, il l’était infiniment, et dans sa manière d'écrire et dans sa façon de vivre3. » « Mais cet esprit, dont on semble presque lui reprocher le monopole, n'est-ce pas, en réalité, de l'à-propos mélodique, de la richesse expressive, et M. Dauriac ne résume -l- il pas le génie d'Auber en disant qu’ « il n’est pas de musicien supérieur, peut-être pas d'égal à lui pour la facilité de faire jaillir les thèmes les uns des autres ; et par cette qualité, ou du moins par le degré jusqu’où il la porte, Auber reste unique non seulement dans l’histoire de la musique française, mais encore dans l’histoire de l’art musical. » « Nous avons été extraordinairement injustes pour Auber en le condamnant en bloc, comme on le fait aujourd'hui; c’est une partie de nous -mêmes que nous répudions, car il n’est pas seulement le musicien d’opéra-comique, l’improvisateur fécond qui faisait des mélodies comme d'autres font des bons mots; il est notre caractère, s’il n'est pas toute notre pensée; il est notre esprit, nos mœurs, nos apparences, s’il n’est pas notre cœur, et s'il n’est pas notre âme ! 4 » « C’est un tableau de vos mœurs, c’est une page de votre vie, c’est une expression de la France qu’il présenta, et vous le reniez! » disait l'éminent musicien Alfred Apel (de Brunswick) à E. de Solenière. Et Wagner enfin s’exprimait ainsi en 1842 : « Sa musique tout à la fois élégante et populaire, facile et précise, gracieuse et hardie, se laissant aller avec un sans-façon merveilleux à son caprice, avait toutes les qualités nécessaires pour s’emparer du goût du public et le dominer. Il s’empara de la chanson avec une vivacité spirituelle, en multiplia les rythmes à l'infini et sut donner aux mor-

(1) Le Monde musical (15 avril 1899). Ambroise Thomas fit déposer le corps dans les caveaux de l’église de la Trinité, et les obsèques eurent lieu quand l’ordre fut rétabli.

(S) Heuri Lavoix, Histoire de la Musique française.

(3) Alfred Bruneau.

(4) Eugène de Solenière, Cent années de Musique française (avec citation empruntée à La Psychologie dans l'Opéra français, par L. Dauriac).

Aubes* [Transe.) — O

ceaux d’ensemble un entrain, une fraîcheur caractéristiques à peu près inconnus avant lui L » « Quelle que puisse être la valeur des réserves que l’on peut faire au sujet de l’influence exercée par Auber sur l'école française pendant près d un demi -siècle, on ne peut nier que ce musicien, extrêmement remarquable et si essentiellement français, ne tienne une place d'honneur dans les annales de l’art national 2. •» ,

- TRANSCRIPTIONS - - -

MUETTE (LA) (Opéra), Ouverture Ir. pr Planté (Tl)

La même à 4 ms et à 8 ms (AD) .

Tarentelle tr. pr H. llerz (AD — 6)* .

La même pr Liszt (GD— 13) * .

Grande Fantaisie pr Thalberg (TD — 19) * .

FRA DIAVOLO (Opéra-comique), Ouverture trans. à

4 ms; à 8 ms pr Decourcelle (AD — 9) * .

Fantaisie pr Sydney Smith (M— 14) .

JüUBERT

.Benoit Aîné

NOTA. — Presque tous les Opéras d’Auber ont été arrangés à 4 ms en Suite s t, Voir la collection des Beautés dramatiques par Renaud de Vilbac, ches Lemoine). Presque toutes les ouvertures de ces opéras sont transcrites à 2 et à 4 ms. Beaucoup sont transcrites à S ms ( Voir 3e vol. de ce Répertoire , chapitre des morceaux à H ms ). Enfin d’innombrables fantaisies à 3 et à 4 ms ont été publiées sur les opéras d’Auber (Voir ches l’éditeur de

chacun d’eux).

(1) Richard Warner, Gazette musicale (37 février 1843).

(2) A. Pou vin. Supplément de la Biographie Universelle des 31 usiciens.

!> A riIP (FRANCIS-EDWARD). Né à Birmingham en 1833, mort à JLIJlj Birmingham en 1858. — Pianiste et compositeur. D abord élève de l’organiste Stimpson, puis de S. Bennett, à Londres, de Hauptmann et de Plaidy au Conservatoire de Leipzig, Bâche était, dit Grove, un compositeur des mieux doués. Sa courte vie ne lui permit pas de donner toute sa mesure. On lui doit néanmoins de la musique de chambre, dont un trio avec piano, op. 25, des lieder, dont les 6 Chansons , op. 16, un concerto en mi, un morceau de concert en fa avec orchestre et une soixantaine de Pièces de genre. Parmi ces dernières il faut citer comme « obtenant actuellement à Londres un regain de succès »>, dit M. George Langley dans le Monthly Musical Record ; les 4 Mazurkas de Salon, op. 13, les 5 Pièces caractéristiques , op. 15, les Souvenirs dTtalie, op. 19, les Souvenirs de Torquay , op. 26, et son galop de bravoure, op. 5 : V Irrésistible. F.-E. Bâche était le frère aîné du pianiste Walter Bâche, disciple dévoué de Liszt, et de Constance Bâche, professeur et écrivain musical. Cette dernière contribua puissamment , par son enthousiasme et son talent, à faire connaître et apprécier la musique de Wagner en Angleterre.

ŒUVRES ORIGINALES

SOUVENIRS DTTALIE, 8 Pièces, op. 19 en 3 liv. 1er Hv. M— 20); 2e liv. (AD— 21); 3e liv, (M et GM— 19) . (N° 6023 abc). Ch. liv.

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