BULOW
( IïANS-GUIDO von). Né à Dresde en 1830, mort an Caire (Égypte) en 1894. — Pianiste éminent, chef d’or-
hengrin » et résolut de se vouer à la musique, malgré l'opposition paternelle. 11 eut alors les conseils de Wagner pour la direction de l'orchestre et perfectionna son
talent de pianiste auprès de Liszt h Weimar. Après plusieurs tournées de concerts, Bülow fut nommé, en 1855, premier professeur de piano au Conservatoire Stern à Berlin et, en 1857, épousa la fille cadette de Liszt1 2. Devenu pianiste de la cour et docteur de l’Université d’Iéna, Bülow fut appelé à Munich par le roi Louis II comme chef d’orchestre et directeur de l'École royale de musique, avec mission de la réorga¬
niser d’après les plans de Wagner. En 1869, Bülow s’établit à Florence et y propagea la musique de son pays; l’année 1872 le revoit parcourant le monde en pianiste triomphateur et donnant 139 concerts en Amérique dans une seule saison !... Appelé, en 1878, aux fonctions de chef d'orchestre à Hanovre, il devint, en 1880, intendant de la musique du duc de Meiningen, et recommença des tournées de concerts comme chef d’orchestre. Entre temps, Bülow donnait des leçons de piano pendant un mois chaque année aux Conservatoires Raff à Francfort-sur-Mein et Klindworth à Berlin, et eut, dans l’enseignement du piano en Allemagne, un rôle exceptionnel. Fixé à Hambourg en 1888, il y dirigea des concerts qui prirent bientôt le premier rang parmi les concerts philharmoniques. Enfin, épuisé de fatigue après une vie à la fois si remplie et si mouvementée, il se rendit au Caire pour y passer l’hiver de 1894 et mourut en y arrivant. #
Bülow était un apôtre de l'art classique. Il jouait toujours par cœur, et il fut le premier à conduire un orchestre par cœur, même lorsqu’il s'agissait des partitions les plus compliquées. Sa mémoire était exceptionnelle. Comme pianiste-virtuose, «les particularités spéciales de son jeu étaient l’exactitude absolue jusque dans les moindres détails, l’interprétation pénétrante et toujours logique de l’œuvre, l’infaillibilité technique3... » Cet artiste a écrit surtout pour le piano, le chant et l’orchestre.
« Comme compositeur, il procède de Schumann et de Wagner. Par ses œuvres (peu connues en France), par son talent de virtuose et de Kapellmeister, ainsi que par ses écrits , il a joué un rôle important dans l’évolution musicale allemande4. » Outre les œuvres énumérées ci-dessous, il faut citer, parmi ses compositions, la musique de scène écrite pour Jules Césav et le Sonnet du Dante, transcrit par Liszt.
Bülow a revu et doigté un certain nombre d’œuvres classiques prises dans ses programmes de concert, en y ajoutant des notes instructives de haute valeur. (Sonates de Beethoven, Études de Cramer et de Chopin, nombreuses pièces de Bach: Fantaisie chromatique et Fugue, Concerto italien, Pièces extr. des Suites anglaises, Fantaisie et Fugue en La min., Pièces extr. de la Partita en si min., morceaux divers de Mozart, Weber, Scarlatti, Mendelssohn, etc.) (Chez Aibl et chez Bote et Bock.) Voir 1er vol. de ce Répertoire, aux auteurs classiques nom¬
més 5.
(1) Le père de Clara Schumann.
(3) Cosima Liszt, devenue plus tard, en secondes noces, Mme Wasner.
(3) H. Riemann, Dictionnaire de musique.
(41 A. Lavignac, La Musique et les Musiciens.
(5) Note lie l’Auteur. — On a plaisir à constater que Hans de Bülow rendait pleine justice aux artistes franvais. Voici co qu’il écrivait en 1859 : « Il n’est pas de monument artistique de quelque pays , école ou époque que ce soit, que Saint-Saëas n’ait étudié à fond. Quand nous vînmes à causer des symphonies de Schumann , je fus on ne peut plus surpris de les lui voir réduire au piano avec une facilité et une exactitude telles que je restai confondu en comparant cette prodigieuse mémoire a la mienne dont^n fait pourtant tant de bruit... »
Riiïïmr ( GÈuv . origr.) — S3
ŒUVIŒS OKIGINALES
ARABESQUES en forme de Var. sur un thème de Rujo-
letto, op. 2 (AD— 11) .
AU SORTIR DU BAL, Valse-Caprice en sol, op.24 (D
BALLADE en ut # min. op. 11 (GD— 15) * .
CARNAVAL DE MILAN , 10 Danses et Intermezzi, op. 21 (1) et TD— 69) * . ou Gh. n° sép. 0,50 à