‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 64 sur 278 · CASTILLON · texte numérisé non relu

CASTILLON

(V‘« MARIE-ALEXIS de)L Né à Chartres (Eureet-Loir) en 1838, mort à Paris en 1873. — Pianiste et compositeur, d’abord élève de Charles Delioux et de Victor Massé, puis de César Franck, Castillon fut militaire en même temps que musicien (comme M. César Cui, le grand compositeur russe). Officier de cuirassiers, puis zouave pontifical, A. de Castillon était rentré dans la vie artistique pour se consacrer à la composition; mais, en 1870, il reprit du service et contracta, pendant la campagne, la maladie de poitrine dont il mourut prématurément trois ans après.

« 11 a passé à travers le monde musical pour ainsi dire inaperçu tout d’abord ; la mort lui a fait un instant une auréole , puis son nom et sa personne sont retombés dans l'ombre, mais non dans l’oubli pour quelques fidèles qui deviendront foule si la fortune veut que l’on s'avise un jour de faire entendre, par exemple, celte belle Paraphrase du Psaume 84, à qui je dus l’honneur de sa collaboration, » (disait naguère Louis Gallet dans le Ménestrel). Aujourd'hui, en effet, il se produit une renaissance en faveur de cet artiste qui, disparu si jeune, a cependant laissé une trace lumineuse puisqu’il fut « le précurseur de la musique de chambre sérieuse en France* ». Parmi ses compositions il faut citer le quintette, op. 1 (piano et cordes); les quatuors en sol min. (piano et cordes) et en la min. (cordes), le trio (avec piano); la sonate (piano et violon), op. 6; les esquisses symphoniques, l’ouverture de Torquato Tasso; des Danses barbares; deux suites d’orchestre; la paraphrase du Psaume pour soli, chœurs et orchestre citée plus haut (op. 17 et dernière œuvre de l’auteur), dont on exécuta un fragment seulement en 1874, après la mort du compositeur.

Castillon a écrit aussi des mélodies vocales sur 6 poésies d’Armand Sylvestre. Il fut l'un des fondateurs de la « Société nationale ».

OEUVRES ORIGINALES

CONCERTO en ré, op. 12, av 2e piano d’acc. pr V. d'Indy 12 » (TD — 71, en part.)* 1 2 * 4 [Al., Lento si min. », Al. con fuoco].

Exécuté avec grand succès par M. R. Pugno au Concert Colonne, le 14 novembre 1899, et par Mlle B. Selva au Concert Chevillard, le 18 février 1906.

« Ce Concerto exécuté en 1 r« audition au Concert Pasdeloup, le 10 mars 1872, y fut accueilli par des sifflets, des hurlements, une tempête si violente, qu’à peine on put en saisir quelques notes. Ces fureurs nous semblent aujourd’hui inexplicables. Le musique de ce terrible concerto est fort claire et pourtant elle a une fierté d’allure , un élan chevaleresque , une inspiration abondante et généreuse qui la rendent très émouvante. » (PIERRE LA LO, chronique du TempsA M. Michel Brenet , alors enfant , assistait à cette séance tumulteuse et fut vivement frappé, non seulement du talent, mais aussi de l’attitude au piano de M. Camille Saint- Saëns qui, poursuivant son exécution malgré les sifflets, fit très fermement tête à l’orage.

FUGUES 8; dans le style libre, op. 2 (D et TI)— 28)*.

PENSÉES FUGITIVES 24 (PM et M— 3 à 5). peu d’éc. . Ch. n° sép. i à

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