‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 68 sur 278 · CHAUSSON · texte numérisé non relu

CHAUSSON

(ERNEST). Né k Paris en 1855, mort k Limay ( près Manies) en 1899 ,. — La place de ce compositeur « était toute marquée et reste vide entre MM. Debussy et Dukas (dit M. Louis Laloy), il eût été le musicien ému et primesautier... »

Élève de César Franck, Ernest Chausson a abordé tous les genres : Hélène , drame lyrique d'après Leconle de Lisle; Le Roi Arthus (paroles et musique), drame lyrique représenté k Bruxelles en 1903; La Légende de sainte Cécile , musique de scène; La Tempête, id. ; Viviane, poème symphonique; Entracte symphonique pour les Caprices de Marianne; symphonie ensi^; Soir de fête; Hymne védique (avec chœurs); Poème de V Amour et de la Mer (chant et orches.); la Chanson perpétuelle, « si grave, si noble et si tendre, accompagnée d’un orchestre où tout chante et soupire k l’envi de la voix, >» (dit encore M. Louis Laloy); Poème pour violon et quatuor k cordes; 1 trio; 2 quatuors; des mélodies : Les Heures, Les Couronnes , etc.; des lieder dont le cycle sur les Sen'es chaudes de Maeterlinck; enfin quelques pièces originales pour le piano.

« Les traits principaux de la personnalité musicale (^Ernest Chausson, tels qu’ils se révèlent dès ses premières œuvres, sont une sensibilité profonde, douce et grave, et un lyrisme volontiers mélancolique, dont l’expression k la fois ample et contenue atteint k une émotion pénétrante. C’est aussi une inspiration mélodique spontanée et raffinée tout ensemble , grâce k quoi certaines de ses idées, comme celle de Validante du quatuor , sont au nombre des plus belles que l’on ait trouvées 2.»

Le quatuor Armand Parent a donné, à la salle Æolian, le 12 février 1904, une séance entièrement consacrée | aux œuvres de Chausson. i

(1) Chausson disparut prématurément, victime, dans sa propriété même, d’un accident mortel de bicyclette.

(2) Pierre Lalo, Chronique musicale du Temps, 22 décembre 1903.

•5S — CJiausson ( Notice )

« Chausson fut un symphoniste, et c’est dans la musique de chambre que se manifesta surtout son talent. Ce talent essentiellement expressif était plein de gravité et aussi, — mariage rare, — de fougue. Une certaine tristesse y régnait assombrissant les idées en apparence les plus joyeuses1. »

« ... La formation de son talent ne s'était pas achevée sans une période de crise; il avait ressenti, ainsi que tous les artistes de sa génération, le doute et le trouble produits par l’approche et le contact du maître formidable de Bayreuth. On ne saurait dire qu il en ait subi l'influence, car il est, parmi les musiciens de France, un de ceux dont la nature demeura la plus impénétrable au wagnérisme; mais pendant quelques années il y eut dans son art une sorte d’indécision et d’angoisse. La maturité de son esprit achevant de se former, il reprit la conscience nette de sa personnalité; il écrivit ses plus belles œuvres où renaissait tout le sentiment naturel de ses premières années, mais où apparaissaient une sûreté, une réflexion , une profondeur nouvelles... Chausson mit huit ans environ à composer le Roi Arthus , de sorte que toutes les phases de son développement artistique s'y révèlent. A 1 émotion que donne la beauté de la musique s'ajoute l'émotion que créent la profondeur et la sincérité du sentiment humain : les plus belles œuvres sont celles où une âme se découvre sous les apparences de l'art 2. »

- OEUVRES ORIGINALES

QUELQUES DANSES, op. 26 (AD et D— 20)*.. 1. Dédicace; 2. Sarabande; 3. Pavane; 4. Forlane.

La Forlane est une ancienne danse vénitienne.

» . . PONSCARME

. ...(Baudoux)

PAYSAGE, ut min., op. 38 (AD — 4) *

TRANSCRIPTIONS

CONCERT en ré (piano, violon et quatuor à cordes), tr.

pr 2 pianos, pr Sandré (pas encore publié) .

Extr : Sicilienne, tr. à 4 ms, pr Sandré (pas enc. publ.) HYMNE VÉDIQUE, Chœur, tr. à 2 pianos (pas publ.) . QUATUOR en ut min., op. 35 (inachevé) tr. à 4 ms par l’aut. (D— 27) .

Très difficile de rythme.

PONSCARME

.(Baudoux)

. Hamelle

» . Durand

SYMPHONIE, en si b,

(D.— 82 en part.) . .

op. 20, tr. à 4 ms. pr l’aut.

Le kapellmeister allemand Arthur Nildsch vint , en 1904 , exécuter à Paris, aveo un orchestre allemand, cette symphonie très française.

» . . PONSCARME . ...(Baudoux)

TEMPÊTE (LA), op. 18, musique de scène pour le drame

de Shaskespeare .

No 1. Chant d’ Avril (pas transe.) .

No 2. Air de Danse, ut min. (AD— 5) .

N o 4. Danse rustique, sol min. (GM— 4) .

VIVIANE, Poème symph. en fa, op. 5, tr. à 4 ms, par V. d'Indy (AD — 11) .

Bornemann

. .Bornemann

(1) Alfred Bruneau, La mugi que française.

(2) Pierre Lalo, Chronique Musicale du Temps, 22 décembre 1903.

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