PETITE VALSE ALSACIENNE (PM
. Heugel
. Durand
. Girod
. Girod
. Heugel
T\ 4 T,TTT\ ( FÉLICIEN - CÉSAR). Né à Cadenet ( Vaucluse > en 1810, JL/rx V 1U mort à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) en 1876. — F. David fut élève, au Conservatoire de Paris, de Benoist (orgue), de Reber et de Fétis (harmonie et composition). De 1833 à 1838, il fit de lointains voyages en Orient1 , et en rapporta des impressions musicales d’une saveur exotique toute nouvelle, dont son Ode-Symphonie, le Désert , fut l’expression. Cette œuvre, exécutée en 1844, dans un concert donné au Conservatoire par F. David avec un succès considérable , fit l’effet d’une révélation , et plaça d’emblée son auteur au premier rang. « Dans le Désert, il y a réellement comme un tableau de 1 Orient, avec sa couleur, son arôme et ses langueurs, et la musique en exprime si bien le caractère et donne si justement la note, que les sons quelquefois font l’effet du silence* ». D’autres compositions suivirent : Moïse sur le mont Sinaï (Oratorio, 1846); Christophe Colomb (2« Ode-Symphonie, 1847), Eden (Mystère, 1848), La Perle du Brésil (O. C., 1857), Herculanum (Gr. O., 1859), Lalla Roukh (O. C., 1862), encore au Répertoire aujourd’hui; le Saphir (O. C., 1865). La Captive , son dernier opéra, ne fut pas représentée. On doit aussi à Félicien Da\id 2 t quintettes pour cordes, 2 nonettes, 1 symphonie, des mélodies vocales paimi lesquelles il faut citer le Pirate, V Égyptienne, les Hirondelles; enfin des Pièces de piano : 6 Esquisses symphoniques (M— ch. 5 à 8); 3 Mélodies- Valses (PM— ch. 2) chez Heugel; Allegro Agitato (GM— 8); le Soir (M— 5) chez Girod, etc., etc. Parmi les nombreuses transcriptions et fantaisies publiées sur les œuvres symphoniques de F. David, il faut citer surtout le Caprice brillant sur le Dé-
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stedt sur la Perle du Brésil (M— 5).
F. David reçut de l’Académie des Beaux-Arts, en 1867, le grand prix biennal de 20000 francs fondé par l’empereur Napoléon III dans le but de récompenser « l’œuvre ou la découverte la plus propre à (jonorer le pays, et produite dans les dix dernières années ». F. David fut élu membre de l’Institut en 1869, en remplacement de Berlioz, auquel il succéda aussi comme bibliothécaire du Conservatoire. T . ,
« Le style de Félicien David est, d’une rare poésie, » dit M. A. Lavignac3. « Chaque artiste a une qualité maîtresse qui donne à ses œuvres leur principal caractère, dit C. Saint-Saëns. F. David possédait la plus rare de toutes : la naïveté. C’est à cette qualité qu’il doit le succès d’étonnement qu'il a rencontré avec Lulla-Roukh et le Désert. Le public ne s’attend pas à cela,... il est sans défense contre une âme qui s’ouvre et qui dit ce qu’elle a à dire4. » « F. David a été un artiste sincère, il n’a jamais cherché les succès faciles et n’a pas gaspillé son talent. Il a vécu pauvre et son nom restera 8. »
(1) F. David était un disciple da Père Enfantin et, en 1833, lors de la dispersion des Saint-Simoniens, U les suivit en Orient où ils allaient prêcher lenr doctrine.
(3) E. de Soleniôre, Cent année $ de musique française.
(3) La Musique et les Musiciens.
(4-5) C. Saint-Saëas , Harmonie et Mélodie.
H4 — Deltihaye ( Notice )
‘Ti’T'T A TI A YTT (léon-jules-jean-alexandre lepot,
■ i-l JiXlli V .1 I J dit LÉON). Né à Tours en 1844, mort au Vésinet, près Paris , en 1896. — Fut professeur d’accompagnement au Conservatoire de Paris et chef des chœurs à l’Opéra. Pianiste et compositeur, L. Delahaye a écrit pour le piano nombre de Pièces qui eurent beaucoup de succès, ainsi que des transcriptions sur les opéras d’Ambroise Thomas, Saint- Saëns, Massenet, Joncières, etc., etc. (la plupart chez Heugel).
OEUVRES ORIGINALES
COLOMBINE, 2e Menuet, op. 15 (M— 6)* .
Le même à 4 ms .
ÉTUDE DE CONCERT, op. 4, Hommage à Rossi ni
La même à 4 ms .
MADRIGAL (LE), 4e Valse , en mi (GM— 12) .
OCÉANIDES (LES), Gr. Valse, op. 14 (AD— 10) .
PAS DES ÉPERONS (LE), exlr. de la Suite hon-
groise, à 4 ms (M-4) .
RÉVÉRENCES (LES), Menuet, op. 5 (M— 6)*....
Le même, à ms, pr l’aut .
SENTIER (LE), Feuillet d'album, op. 27 (AD— 5) .
. . . . IIeugel
. . . . IIeugel
. Heugel
. IIeugel
IITT (CLÉMENT-PHILIBERT-LÉO). Né à Saint-Ger-
xJ 1 main-du-Val (Sarthe) en 1836, mort à Paris en 1891.
— Élève , au Conservatoire de Paris, de Bazin pour l’harmonie, d’Adam pour la composition et de Benoist pour l’orgue. En 1863, Delibes devenait accompagnateur au Théâtre lyrique et organiste à l’église Saint-Jean-et-Saint-François , et commença à se livrer à la composition. Il écrivit un très grand nombre de partitions qui furent représentées avec succès. La Source (1866) fut la première révélation du talent exceptionnel de l’auteur pour le genre Ballet , et, en 1870, l'apparition de Coppelia, ou la Fille aux yeux d'émail , mit Delibes à la place qu'il devait occuper. Vinrent ensuite : le Roi l’a dit (O. C. 1873), très populaire en Russie et en Allemagne; Sylvia, ou la Nymphe de Diane (Ballet, 1876); Jean de Nivelle (O. C., 1880); le Roi s’amuse, musique de scène pour le drame de Victor Hugo (1882); Lakmè (O. C.v, 1883), toujours resté au Répertoire; entin Kassya, opéra posthume. Delibes a également écrit une scène lyrique remarquable : la Mort d’Orphée', de la musique chorale; des mélodies exquises (Mvrto, Avril, Bonjour Suzon, etc., etc.), et des œuvres de piano.
« La musique de Delibes paraît n’avoir jamais plus de vingt ans. Là peut-être est sa plus grande qualité. Le travail s’y trouve partout, mais il ne se voit nulle part. Toujours facile, tantôt alerte et coquette, tantôt mélancolique et passionnée, l’inspiration ne se fait jamais attendre: elle ne connaît ni la vulgarité ni la banalité, ces deux nuages qui parfois obscurcissent les ciels les plus purs. L’idée mélodique se dégage sans peine au milieu des beautés d’une harmonie neuve sans être tourmentée, et des richesses d’une instrumentation pleine d'éclat et de couleur1. »
Léo Delibes fut nommé, en 1881, professeur de composition au Conservatoire de Paris en remplacement de Henri Reber, et succéda à Victor Massé, en 1884, comme membre de l’Institut.
(1) Louis de Romain, Essai « de critique musicale , 1S90.
Betibes (Œuv. orig.) — OS
- OEUVRES ORIGINALES -
INTERMEZZO à 4 ms (M— 7) * .