‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 79 sur 278 · AD-U · texte numérisé non relu

AD-U

UTIVOl (CHARLES). Né à Strasbourg vers 1830, mort à Moulins X-/ LJ ▼ V/Xk 7 en 1894. — Fut maître de chapelle et organiste de la cathédrale de Moulins où il organisa une maîtrise qui fut considérée comme une des meilleures de France. Ch. Duvois a publié, pour l’enseignement du piano, un ouvrage important : Le mécanisme du piano appliqué à l’étude de l’harmonie, Cours complet d’Exercices en 8 cah. (Heugel , 25 fr.)

DVOR Â (ANTON). (Prononcez Dvorchak). Né à Nelahozeves (en

^ * L/XLlaXY. allemand : Mühlhausen), près Kralup (Bohême), en 1841, mort à Prague en 1904. — Il fallut à Dvorak une vocation musicale à toute épreuve pour triompher des obstacles qu’il rencontra au début de sa carrière. De naissance très modeste, il dut lutter jusqu'à 1 âge de seize ans pour obtenir de son père la permission d’aller étudier à Prague l’art de son choix. Il gagna péniblement sa vie en jouant du violon dans un orchestre quelconque et fit des éludes sérieuses dans une école d’organistes dirigée par Pitzsch. En 1862 seulement, il obtint une place d’alto au théâtre tchèque de Prague. Plus tard, Dvorak rencontra des appuis dévoués en Smetana et Cari Bendl, ses compatriotes; Liszt et Brahms se firent aussi ses protecteurs. Une de ses compositions, exécutée en public vers 1873 (un hymne pour chœur mixte et orchestre), attira l'attention; deux ans après, la publication de ses Duos moraves, suivis des Danses slaves, mit enfin l’auteur au rang qu’il méritait, c'est-à-dire au premier. Dvorak fut nommé professeur de composition au Conservatoire de Prague, docteur en musique aux Universités de Cambridge , d’Oxford et de Prague, puis, en 1892, directeur à New-York du nouveau Conservatoire qui venait d’y être fondé. Trois ans après il revint dans son pays, reprit son poste de professeur au Conservatoire de Prague et devint, quelque temps après, directeur de cet établissement. 11 fut aussi membre de l’Académie de Bohême et de la Chambre des seigneurs d’Autriche.

Comme compositeur, Dvorak a abordé tous les genres et son œuvre est considérable. Des opéras tchèques : Roi et Charbonnier (1874), Wanda (1876), Le Malin Paysan (1878), La Forte Tête (1881), Dimitri (1882), Jacobin (1889), Le Diable et Catherine (1899), Nàiade et Armida. La première représentation de ce dernier opéra a eu lieu à Prague en avril 1904, quelques jours avant la mort de l’auteur. De la musique religieuse : un Te Deum , un Stabat Mater (Londres 1883), un Requiem (chœurs, soli et orchestre). Un oratorio célèbre : Sancta Lud milia, com-

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posé pour le festival de Leeds (1886) L Une cantate : La Fiancée du Spectre (festival de Birmingham, 1885). De la musique d’orchestre: cinq symphonies dont la dernière, le Nouveau Monde , fut écrite à New-York. Des ouvertures, dont la plus connue est Hussitska ; des poèmes symphoniques, des variations symphoniques, des concertos de violon, op. 53, et de violoncelle op. 104; Mazurk, op. 49, pour violon et orchestre; nocturne pour orchestre; de la musique vocale : lieder, duos, chœurs; enfin un œuvre abondant de musique de chambre et de musique de piano (voir ci-dessous).

« Au même titre que Smetana passe pour créateur de l'opéra tchèque, Dvorak peut être considéré comme le fondateur du quatuor, de la symphonie et de l’oratorio tchèques. Ce qu’il y a de neuf chez lui et mérite par conséquent d’être mis en lumière, ce n’est pas la forme, il a pris celle que Beethoven nous a léguée, mais bien ce qu’il a fait entrer dans ce moule classique : la peinture nette, biillante du caractère slave, la manière de penser et de sentir particulière à sa race, les formes de l'idéal quelle poursuit. Pour saisir et traduire musicalement ces traits caractéristiques, il trouve des trésors de rythmes, d'harmonies, de mélodies et de modulations absolument neuves et personnelles *. »

Smetana , Dvorak et Fibich sont les trois compositeurs tchèques qui représentent l’art national en Bohême et ont fait à cet art une place en Allemagne et dans toute l’Europe.

ŒUVRES ORIGINALES

BAGATELLES ^5 ) à 4 ms, op. 47 (M — 13) * [1. AI0 en sol min.; 2. Tempo di Minuetto, sol *; 3. AD, sol min.;

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