‹ Répertoire encyclopédique du pianisteChapitre 97 sur 278 · SYMPHONIES · texte numérisé non relu

SYMPHONIES

N° 1. En ut min., op. 5, tr. à 4 ms prF.-L. Schubert

La même à 8 ms pr Brunner (D — 31) .

La même k 2 pianos pr Horn .

N° 2. En mi, op. 10, tr. à 4 ms pr Schubert (M— 21) (Ath.)

« Cette 2* symphmte diffère da la première, elle est plus délicate et légère . Elle fait penser aux charmantes forêts de hêtres du Danemark, » dit Robert Schumann, en 1843. {Musique et Musiciens, trad. pr H. de Curzon.)

N° 3. En la min., op. 15, tr. à 4 ms pr Schubert (GM— 24)*. N° 4. En si b, op. 20, tr. à 4 ms pr Henscke (GM— 19) *.

La même à 8 ms pr Hermann (AD — 18) .

La même à 2 pianos pr Horn .

Cette Symphonie, considérée comme la plus belle, fut exécutés aux concerts de Montreux en 1900.

N° 5. En ré min., op. 25 (av. piano), tr. à 4 ms (AD— 28). N° 6. En sol min., op. 32, tr. à 4 ms pr Enke (AD— 26). . N° 7. En fa, op. 45, tr. à 4 ms pr Brissler (D— 31) * (Ath.) N° 8. En si min., op. 47, tr. à 4 ms pr Hermann (GM — 26).

Ces symphonies sont egalement tr. à 2 ms.

Kistner

» ...Breitkopf

. . .Breitkopf

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. . . Breitkopf

. . . Breitkopf

. . .Breitkopf

. . . Breitkopf

. . . Breitkopf

Durand

. . . . Kistner

. .Breitkopf

. .Carl Simon

lm 80

6m 50 . Kistner

8 » ...Breitkopf

8 » ...Breitkopf

5m . Kistner

8 » ...Breitkopf

7m . Kistner

8 » ...Breitkopf

7m Kistner

— datte (Transe.)

SYMPHONIES (les 2% 3% 5e et 7e, op. 10, 15, 25 et

45), tr. à 4 ms en un volume .

TRIO en fa (av. piano), op. 42, tr. à 4 ms pr Hermann (GM — 17) . (Ath.)

»... Breitkopf

» ...Breitkopf

(1T TjVF A (MICHAIL-IWANOVITCH DE). Né à Novosspaskoïe (gouv1 de Smolensk, Russie) en 1804, mort à Berlin en 1857. — « Glinka, dit M. Hugo Riemann est, en quelque sorte, le Berlioz des Russes; un homme qui s’est efforcé de créer du nouveau, en poursuivant un but à la fois élevé et très précis; mais il est plus encore aux yeux de ses compatriotes, car il est le fondateur d’une école de musique réellement nationale dont l’indépendance s'affirme de jour en jour davantage 4. »

« L’importance du rôle artistique de Glinka ne saurait être exagérée. Il a, en effet, répondu pleinement à une aspiration nationale qui, jusque-là, n’avait eu que des satisfactions partielles. C’est par lui que la musique russe, décidément émancipée, est devenue tout à fait autonome, entièrement indépendante2. » De famille noble et riche, Glinka manifesta de bonne heure les impressions musicales les plus vives. Il eut d’abord pour maîtres Bohm pour le violon, Field et Charles Mayer pour le piano. Mais sa situation sociale le destinait à tout autre chose qu’à devenir un musicien de profession. Il fut recherché dans le monde pour le charme avec lequel il chantait les mélodies de sa composition. Il écrivait, en outre, de la musique de chambre, des ouvertures, des œuvres chorales, mais sans être pleinement satisfait de ses productions et sentant qu'il n’était pas encore dans sa voie. La santé délicate de Glinka l’obligea de bonne heure à chercher des climats plus doux que celui de son pays. Après de nombreux voyages il séjourna en Italie de 1830 à 1833. Le mal du pays le ramena en Russie, et c’est en y revenant qu’il connut, à Berlin, le célèbre théoricien Delin qui, vivement intéressé par les chants populaires que lui fit connaître Glinka, engagea celui-ci à rejeter résolument tout élément de musique occidentale et à composer de la musique « russe ». Glinka se mit aussitôt à l’œuvre et écrivit Ivan Soussanine ou La Vie pour le Tsar. L’ouvrage fut d abord refusé par la direction de l’Opéra de Saint-Pétersbourg et ne fut enfin admis qu à la faveur de hautes influences. Aucune rémunération ne fut offerte à l'auteur pour Son travail, mais l'œuvre eut, dès le début (1836), un succès marqué qui, par la suite, devint triomphal et sans précédent. Cet ouvrage se maintient encore aujourd’hui au répertoire de toutes les scènes russes, et la célébration de son cinquantenaire, en 1886, a pris en Russie les proportions d’un événement national.

« Tous les éléments de la beauté nationale se trouvent rassemblés dans La vie pour le Tsar. Le peuple, le maître et Dieu sont présents. Pas un degré ne manque à la hiérarchie sacrée; pas un trait à l'idéal, pas un rayon à l’apothéose de la patrie 3. » — « Il est assez difficile de comprendre qu’une œuvre musicale peut ne pas renfermer une seule mélodie populaire et pourtant présenter une musique entièrement russe... Dans La Vie pour le Tsar, Glinka n’a pris aux chants populaires que les premières notes du premier chœur, et cependant il nous semble que nous avons déjà entendu toutes ces mélodies, qu'elles nous sont chères et familières; c’est qu’il ne s’agit pas de transporter dans son œuvre des chants populaires pour la rendre nationale, il faut refaire en soi le procédé suivant lequel, dans le courant des siècles, toute la musique populaire a été créée par ses auteurs inconnus4. »

(1) Dictionnaire de Musique.

(i) A. Soubie». La Musique en Russie.

(3) Camille Bellaigue. Silhouettes de Musiciens.

(4) Prince russe Odoersky, citation de M. A. Soubie» dan» La Musique en Russie.

fmiinlia ( Notice ) — 93

Le second opéra de Glinka, Roussldn et Ludmila (1842), est tiré d’un conte fantastique de Pouchkine. Dans cette nouvelle œuvre, « l’auteur caractérisait chacun des personnages par des mélodies orientales populaires empruntées au lieu de leur naissance et distinctives de leur race. Par la force de son génie, Glinka évoqua la Russie méridionale des temps légendaires. La musique ethnographique était née et Glinka avait, le premier, créé une école nationale fondée sur le chant populaire. SerolT, Dargomijsky, Moussorgsky et Borodine (pour ne citer que des morts), le suivirent dans cette voie et continuèrent son œuvre1. »

Ce second opéra, moins populaire que le premier, était un événement plus considérable dans l histoire de la musique. Liszt, alors à Saint-Pétersbourg, se montra un admirateur enthousiaste de Roussldn et Ludmila , mais l’œuvre, trop avancée pour l’époque, ne fut pas tout d’abord comprise par le public. De nouvelles épreuves de santé ramenèrent Glinka vers les pays tempérés. Il se rendit à Paris où Berlioz le présenta au public, à la fois par un article enthousiaste dans le Journal des Débats et par l’audition de ses œuvres dont il dirigea lui -môme l'exécution. De 1845 à 1847, Glinka vécut à Madrid et à Séville où il écrivit ses Ouvertures Espagnoles. Après son retour en Russie, sa santé de plus en plus chancelante ne lui permit pas de réaliser les plans qu’il avait conçus pour de nouveaux opéras. II se proposa de systématiser l'harmonisation des mélodies nationales russes au lieu de s’en tenir à sa seule intuition qui l’avait jusque-là dirigé. Glinka rejoignit à Berlin son ancien maître Dehn, l’intéressa à ses recherches et en poursuivit avec lui la solution. Ce fut alors qu'il mourut prématurément à l’âge de cinquantequatre ans. « Glinka n'a pas représenté par les sons l’âme seule, mais l'aspect et le visage même de sa patrie. Et parce que ses chefs -d’œuvre sont russes, comme peu de chefs -d’œuvres sont italiens, allemands ou français, il est le plus national, ou, comme on dit aujourd'hui, le plus « nationaliste » des grands musiciens2. » Ce grand musicien était un pianiste d’une virtuosité élégante et charmeuse, un géographe, un polyglotte et un naturaliste remarquable.

Le centenaire de Glinka a été célébré en juin 1904 dans trois cents localités de l’empire russe. Dans un excellent article publié à cette occasion par The Monthly Musical Record (de Londres), auquel nous avons emprunté quelques renseignements pour cette notice, M. A. E. Keeton résume ainsi son appréciation sur le grand compositeur russe : « Glinka est un commencement en musique, comme Wagner est une terminaison. »

ŒUVRES URKiIXALES

ALBUM DES ŒUVRES POSTHUMES à 2 ms (M

et AD— 38)

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