‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 132 sur 439 · II. — Autres Fleury des Côtes-du-Nord · texte numérisé non relu

II. — Autres Fleury des Côtes-du-Nord

Alain F. était trésorier de la paroisse Saint-Martin de Lamballe en 1516 (Mém. de la Soc. d'Emul. des C.-du-N., 1886, p. 193).

Les Arch. des C.-du-N. citent Pierre et François F., au livre de marque de maître Jacques Deschamps, receveur de la seigneurie de Plouer en 1559, Claude, sergent de la juridiction des Champs Géraux, et un commis à la marque des toiles à Quintin auXVHI 9 siècle (B, 236, 1056; E, 2783).

Les Arch. d'L-et-V. citent Michel F., commissaire des Etats au diocèse de Saint-Brieuc en 1734 (G, 2338), et le commis à la marque des toiles à Quintin en 1767 (C, 1533, 34, 42, 49).

Honoré-Marie Fleury, né à Quintin, le 17 février 1754, était fils d'un commissaire de la manufacture de toiles de Bretagne. D'abord clerc de procureur à Quintin, puis commis dans les bureaux du domaine à Fougères et novice en 1775 à l'abbaye de Sainte- Geneviève de Paris, il finit par se décider pour la carrière du barreau, fut reçu avocat au parlement en 1778 et vint exercer à Quintin où il se fit une réputation méritée dans tout le ressort, non seulement par ses plaidoyers juridiques, mais aussi par des chansons, des poésies légères ou satiriques, dont quelques-unes étaient imprimées sur feuilles volantes et. dont j'ai donné de nombreux spécimens dans la Revue hist. de VO. t en mars 1887. Elu en avril 1789 premier député suppléant de la sénéchaussée de Saint-Brieuc aux Etats-Généraux, il n'eut pas occasion d'y siéger et devint capitaine, puis colonel de la garde nationale de Quintin et délégué vers Lafayette à Paris, pour obtenir des armes. Président du Club de Quintin en 1792, il publia des dialogues en prose campagnarde en faveur de la constitution et fut élu en septembre 1792 député des Côtes- du-N or d à la Convention : mais les excès des Jacobins lui ouvrirent les yeux sur les dangers que la Montagne allait faire courir au pays et il vota dès lors avec la droite. Dans le procès de Louis XVI, à l'appel nominal du 17 janvier 1793, il demanda sans phrase la détention simple. Le 31 mai il eut à côté de lui, pendant la séance, deux femelles ou soi-disant telles qui le menacèrent de leurs poignards : aussi signa-t-il le 6 juin, chez Lanjuinais, les protestations des 71, contre les événements qui venaient de so

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passer, et fût-il compris le 3. octobre dans le rapport d'Amar demandant l'incarcération des protestataires. Arrêté séance tenante, il fut emprisonné à la Conciergerie, puis successivement au bâtiment de la Gîte au lait, à la Force, aux Madelonnettes, aux Bénédictins anglais près du Val-de-Grâce où il passa la nuit du 9 thermidor avec la persuasion qu'on allait renouveler les massacres de septembre, puis à l'hôtel des Termes, et enfin aux Carmes, d'cù la Convention le fit sortir avec ses collègues, le 2 brumaire an III seulement, après plus d'un an de détention. Fleury a laissé de très curieux mémoires sur cette odyssée à travers les prisons de Paris, et j'en ai donné des extraits qui ont engagé M. Oheix, leur possesseur, à les publier dans la Revue de Bretagne et de Vendée. La bonne humeur de Fleury ne se démentit jamais au milieu de ces péripéties cruelles et il rimait des couplets légers ou patriotiques pour remonter le moral de ses compagnons. L'année 1795 fut pour lui clémente. L'ancien prisonnier devint proconsul et pendant plusieurs mois il exerça le souverain pouvoir à Chartres où le comité de salut public lui donna mission, le 7 ventôse an III, d'assurer les approvisionnements de Paris. Il s'y conduisit si bien qu'on l'y envoya de nouveau, avec Bourdon de l'Oise, pour rétablir Tordre, après le suicide du malheureux Le Teîlier. Après la dissolution de la Convention, il fut élu député des Côtes-du-Nord aux Cinq-Cents, et deux ans après, le 22 pluviôse an VI, il était nommé président du tribunal criminel des Gôtes-du-Nord ; mais sa santé fatiguée ne lui permit pas de conserver ce poste, et je le retrouve en l'an Vil simple président de canton à Quintin, en l'an VIII, conseiller général des Côtes-du-Nord, et en l'an X, juge de paix à Quintin. fonction qu'il occupa jusqu'à sa mort, arrivée à sa terre de la Fosse- Malard, en Saint-Brandan, le 12 septembre 1827, ne laissant qu'une ' fille, qui épousa le docteur Leveillé. Il avait été élu suppléant au Corps législatif en l'an XII, et nommé chevalier de la Légion d'honneur par le gouvernement de la Restauration'en 1823. — On a de lui :

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