IV. — Les Fleury de la Loire-Inférieure
Jacques F. , membre de la confrérie Saint-Nicolas de Guérande en 1594 (HecueilJégou).
Guillaume F. fonda une messe par semaine en Bouvron en 1661 (Les paroisses de la L.-Inf., II, 369).
- Sur les F. de VOsseyère et du Praud, en Gpuëron,portant « d'azur au sautoir d'or, cantonné de 4 guivres d'argent posées en fascé »,
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dont Alexandre-Julien F. y négociant, ancien consul en 1773, échevin de Nantes en 1777, et un secrétaire du roi en 1781, voy. Courcy, I, 389 et pi, CXX1I, n° 4 ; le Livre doré, I, 428, 439, 452; Mellinet,V, 251, 358.
Les Arch. de la L.-Inf. citent Natalie Renan, femme de Louis F. à Nantes en 1 6 '* 8 ; — Biaise F., huissier de la Chambre d^s Comptes en 1663; Pierre F-, second consul en 1690; Guillaume F., à la rétbrmation du domaine en Saint-Molf, en 1680; Yves-Michel, un des officiers du greffe de la Chambre des Comptes , dame Renée F., veuve d'Etienne Guichet, en 1770, et un procureur près la Chambre des Comptes en 1781 (B, 6l6, 1594, 1703, 1920, 2291, 2303, 2591). — Et voy. Livre doré, 1, 348.
Les Arch. d'I.-et-V. citent Gabriel F., médecin à Machecoul, autorisé à planter des vignes au Haut-Rocher, et en Saint Mesme, de 1756 à 1765, et un gardien des cordeliers de Savenav en 1777 (C, 1420, 1612, 14, 17; 2476).
Une fontevriste du Val de Morière, fut membre de la confrairie du Saint-Esprit de Machecoul (Confrairie, p. 35).
Pierre-Claude F. fut membre du district de Machecoul en 1791, puis commandant de la garde nationale, et tué lors de l'émeute du 11 mars 1793 (Lallié, Le District de Machecoul, p. 144, 431).
Gabriel-Honoré F., né à Machecoul, prêtre en 1771, d'abord vicaire au Bignon, puis curé d'Aign f uilleen 1776, insermenté en 1791, se réfugia en 1792 à Vianna, près de Porto en Portugal, où il résidait encore en 1796 (Scm. rcl. de Nantes, 1889, p 712; Lallié, Le Dioc. de Nantis, II, 129).
Jean F., de Saint-Lumine de Coûtais, district de Machecoul, fut condamné à mort, comme brigand de la Vendée, par la commission militaire de Nantes, le 15 floréal an II (Liste générale, etc , fasc. V, Lallié, Justice révol., p. 370).
Jean F. était architecte et entrepreneur à Nantes en 1723, et un horloger de la rue Saint-Nicolas figure sur la liste de la milice bourgeoise de 1777 (Les Artistes Nantais, p. 225).
Louis F. fut capitaine de la terrible compagnie Marat à Nantes en 1793 (Revue hist. deVO., 1877, p. 312, 331).
En revanche, un autre Fleury qui doit être probablement le même qu' A lexandre-Ju lien, cité plus haut, et celui aussi que Mellinet (Commune et Milice, IX, 13) indique comme ayant versé 6000 ir. pour les indigents en 1794, fut arrêté par la 'compagnie Marat. J'ai publié le trait suivant dans les Mém. du greffier Blanchard; « ... Beaucoup de ceux qui furent incarcérés, et d'autres pour s'empêcher de l'être, achetèrent leur liberté à prix d'argent.' Le bonhomme Fleury, riche capitaliste, fut arrêté par la compagnie Marat, qui, à sa prière, le conduisit devant le comité. Fleu7 x y étant devant les membres de ce Comité les pria de lui faire part des motifs de son arrestation afin de s'en justifier. Point de réponse. Il entra ensuite dans le détail de sa conduite politique et civile. Point de réponse. Pendant ce monologue, Goullin ne cessa pas d'écrire, sans donner la moindre attention à ce que disait Fleuri/. Celui-ci ne sachant plus que dire pour sa justification : Enfin, dit-il, est-ce parce que je suis riche que vous m'arrêtez? Alors Goullin, sans lever les yeux de dessus son papier, dit en souriant: Le Pauvre bonhomme connaît son faible! et de suite on conduisit le bonhomme en prison.
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« Cet air et ce propos de Goullin décèlent l'âme et le caractère le plus infâme,
« Fleury, avant de sortir de prison, fut atteint d'une maladie qui le conduisit au tombeau, peu de temps après sa sortie. . . »
Les contrôles de la garde nationale de Nantes citent en 1792 un lieutenant et un sous-lieutenant ; l'un d'eux se distingua à la défense de Nantes contre les Vendéens en juin 1793 (Mellinet, Commune et Milice, VII, 23, 24, 323).
Alexandre Fleury, élu conseiller municipal de Nantes en 1830, 31, 34, 37, 40 et 43, fut adjoint au maire en 1830 (Livre doré II 87 90, 92, 96, 98, 100), et membre delà Soc. arch. de Nantes en 1851.
Jean- Baptiste F., né à Pontchâteau en 1792, prêtre en 1820 d abord vicaire à Herbignac, puis curé de Saint- Sébastien à Portnichet, de 1827 à 1860, mourut à Pontchâteau en 1871 (Sein. rel. de Nantes, 1871, p. 112; Kersauson, Etat séculaire, p. 98).
Anselme Fleury, né à Nantes le 14 février 1800, riche négocnnt, maire delà Ghapelle-sur-Erdre, membre du conseil général de la Loire-Inférieure de 1849 à 1870, secrétaire de cette assemblée en 1853 et son président en 18*67, député'de la L.-lnf. (4 e arrond ) en 1851, 1857, 1863 et 1869, O. # le 15 août 1862, ne fut pas reelu en 1878, et mourut à La Ghapelle-sur-Erdre, le 26 juillet 1881. — On a de lui :
1. -- L'école des jeunes gens, comédie nouvelle en cinq actes et en'prose par un habitant de cette ville, représentée pour la première fois sur le théâtre de Nantes le 12 fév. 1824.
Voy l'analyse de cotte pièce dans VAmi de la charte du 14 février 1829.
2. — Corps législatif. Session de 1854. — Discours prononcé dans la discussion du budget de 135b sur la troque du sel. — Nantes, Merson, 1854, in-8°, 11. p.
3. — Notice sur le projet de chemin de fer d'intérêt local de la rive gauche de la Loire. — Nantes, V. Forest et Grimaud, 1865, in-8°, 32 p.
Sur Anselme Fleury, voy. les Profils critiques et biog. des sénateurs, conseillers d'état et députés (1852); les Grands corps politiques de l'Etat (1852), p. 255 ; le Dict. des contemp. de Vapereau ; le Dict. des pari. /r. III, 18 ; et les documents suivants :
1. — Préfecture delà Loire-Inférieure. Electeurs du canton de Saint-Nazaire. Le seul candidat du gouvernement de l'Empereur est M. Anselme Fleury, ancien député, etc. (Signé : le Prélet, Henri Chevreau). — S. 1. n. d. (Nantes, 18">9), in-12. — Et voy. les deux proclamations de MM. Audiganne et Pelet de Lautrec, pour la môme élection.
2. — A. Lallié et J. Rousse. — Les députés sortants, candidats officiels de la Loire-Inférieure et de la Vendée. — Nantes, V. Forest, 1869, in-12, 21 p.
Iconographie. — Portrait lithog. Signé L. D. dans la Chronique illustrée du 14 mars 1869. Ucon. bret., II, 318).
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Marie-Norbert-Léon Pleury, né en 1820, avocat, reçu docteur en droit à Paris en 18 44, conseiller d'arrondissement de la Loire-Inférieure, membre de la Soc. des Sciences naturelles de l'Ouest, etc., mort à Nantes le 7 octobre 189? (Revue hist. de l'O., nécrol.). — On a de lui :