FORGES
un subdélégué de l'Intendance à Quimper, remplacé par son fils vers 1780 (Arch. d'l.-et-V., G, 4); — et un fermier des champs de Beaumont, près Rennes en 17$7 (Arch. de la L.-lnf., B, 2550).
684. — Forges. - Nom. de famille du pays d'Auray, dont je rencontre 3 membres de la Société amicale des anciens élèves de Sainte-Anne d'Auray en 1885; — un agriculteur signant avec d'autres jurés le rapport sur la visite des fermes pour le concours agricole d'Auray en septembre 1886. au Bulletin de la Soc. d'agr. de Varrond. de Lorient (1886, n* 10, p. 8 à 11) ; - Joseph F., aquarelliste et peintre, élève de Gh. Gosselin, qui expose aux Salons depuis 1884 (Arvor du 27 mars 1898), membre de la Fédération bretonne de Paris, en 1901, etc. (Notice avec portrait au Dict. biog. du Mord.).
- Forges (De). — Nom de plusieurs familles de vieille noblesse bretonne dont une seule subsistait encore en 1668 et fut déclarée noble d'ancienne extraction par arrêt des commissaires de la grande réformation en date du 26 nov. 1668. Le nom a été aussi porté en additionnel par les d'Argentré, et par des Bonnaire ou Débonnaire {Arch. dl-et-V., G, 89, 117 à 132, 316, 827).
I. — Les De Forges delà paroisse de ce nom, en l'ancien évôché de Rennes, portant d'après un sceau de 1380 « une fasce d'hermines accompagnée de 3 quintefeuilles. » (Courcy, I, 398, et pi. GXXV, no 4).
Robert de F. fut témoin de la fondation du prieuré de La Guerclie en 1115 (P/\ de dom. Mor. I, 530 ; Pouillé de Rennes, IV, 607, qui écrit Des Forges).
Pienv de F. fit échange avec le prieur de Noyai en 1216 (Pouillé de Rennes y II, 108).
Robert de F. se croisa en 1248 (Titres du Cabinet Courtois).
Jean de F. de la suite du comte de Laval en 1356 (Pr. de dom Mor., I, 1501).
Mathelin de F. ratiiie le traité de Guérande en 1380*
II. — Les De Forges, de Fougeray, portant a d'or à 2 fasces ' de gueules » (Courcy, I, 398 et pi. GXXV, n° 5).
Jacques de F. était procureur général du duc en 1454.
III. — Les De Forges, deSaint-Séglin et de Garentoir, maintenus d'ancienne extraction par arrêt du 26 nov. 1668.
Notices aux nob. et arm. de Courcy, I, 398 ; — Briant. p. 98 ;
— Du Perré, p. 19 ; — Beauregard, (omis) ; — Du Plessis, p. 55 ;
— Saint-Luc, III, 98; — Guérin, I, 177; — L'Estourb«illon. II, 249, 313 ; — Dossiers mss. au Cabinet des Titres.
Armoiries : « De gueules à l'agneau pascal d'argent » alias, d'après du Plessix « d'or à 2 fasces de gueules », (qui sont les
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précédents), avec la devise : « Pax ». — Blason gravé dans Saint- Luc, pi. F, no 36 ; Guérin, pi. 44 coloriée, F, n« 46; Courcy, pi. CXXV, no 6 ; VEstourbeillon, II, 249.
Guillaume de F. de Tréguhezre, comparut en Saint-Séglin à la réf. de 1443.
Imhert de F., mari de Renée de la Fouaye, rendit aveu à Rohan pour la seigneurie de la Boère en La Gaciily en 1444 (Le Glaire, Carentoir, p. 159).
Imbert de F , fils du précédent, écuyer de Jean de Rohan en 1472, épousa Guillemette De la Fouaye, dont Tanguy de F. de la Bouère qui vivait encore en 1523, et eut 2 fils, Arthur qui suit et Jean qui suivra.
Arthur de F. de la Bouère, lils de Tanguy qui précède, notaire à La Gaciily en 1517, épousa Jeanne Cas tard de Boicudon, dont Louis de F., vivant en 1566, mari de Françoise de Fresnay (De Laigue, Moyxtres de Vannes, I, 145).
François de F. de la Bouère, fils de Louis qui préeède, épousa vers 1590 Renée de la Bouère, dont Guillaume de F. de la B. et Louis, mort recteur de Glénac en 1668 (Arch. de PenhouU, p. 148; Le Glaire, Carentoir, p. 296; Bulletin de la Soc. polym. du Morb., 1893, p. 42).
Jean de F., second fils de Tanguy qui précède, épousa Perrine Martin de Kerglaz, dont Guy de F, de la Boucelaye, marié à Françoise Levesgue, et père de plusieurs enfants nés à Pleudihen (Pâris-Jallobert, Pleudihen, p. 22, qui écrit De la Rousselaye), et d'Isaac (1597-1669), recteur de Miniac-Morvan en 1621 (Pâris- Jallobert, Miniac-Morvan) ; — et Michel de F., marié 1° à Françoise Sorelde la Vil le- Janvier, dont Guillaume de F. de la Ville- Janvier, mort en 1637 ne laissant que 2 filles ; 2° en 1576 à Jeanne Le Tenours de la Gaudinaye, dont Gilles de F. de la Gaudi?iaye, marié à Marie Rogon de Kermartin, et père de Henri, Charles et Guillaume, les 3 maintenus de 1669 {Arch. du Morb., E, suppl. 504, 594, 1080, 85, 1160, 64, 66, 68, 74; Pouillé de Rennes, V, 235;. Et voy. Comté nantais, p. 347.
Charles-Imbert de F. de la Gaudinaye, fils du précédent, épousa en 1708 Marie-Angélique de Mamières de la Chohannière, dont Gilles-Marie F. de la Boucelaye, marié en 1738 à Louise Hello de Kerborn et père de François- Marie de F. de la B., lieutenant de vaisseau, >$<, qui épousa à Vannes en 1774 Gillonne de Lescoët, dont Charles qui suit, et René, père dune fille mariée en 1828 à Louis Huchet de la Bédoyère (Arch. du Morb., E, suppl. 1079, 80, 90, 91 ; 1104, 75; 1572,79, 80 ; Arch. des C~dti-N., E, 1716).
Charles-Henri de F. de la Boucelaye, fils de François- Marie qui précède, baptisé à la cathédrale de Vannes le 28 avril 1783, épousa en 1817 Prudence-Marie de Talhouët de Brignac, dont Paul qui suit, et Charles de F. , marié à N. Le Provost de la Voltais, père de Paul de F. qui suivra, et Charles, cavalier au 18 e régiment de chasseurs, sauveteur en 1878 (Arch. du Morb., E, suppl. 1542, Annales du Bien, V, 52).
Paul-Marie de Forges, né à Redon le 19 août 1822, baptisé dans la chapelle de Trémohar en Berric, le 11 octobre 1827, élève du collège de Redon, puis du lycée de Rennes et du séminaire de Saint-Sulpice en 1840, reçu docteur en théologie à Rennes, ordonné prêtre en 1845, d'abord aumônier de l'hospice St-Melaine à
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Rennes, secrétaire de Tévêché et chanoine honoraire de Rennes, directeur de l'école de Pontlevoy de 1856 à Î867, prélat de la maison du Saint-Fère, puis protonotaire apostolique, s'adonna à la prédication et aux œuvres après sa retraite de Pontlevoy, fonda un orphelinat dans sa terre de la Boucelaye en 1870, devint inspecteur des orphelinats agricoles et des orphelinats d'Alsace-Lorraine, fut nommé évêque in partibus de Tanarie, auxiliaire du cardinal Saint- Marc, et sacré à Rennes le 21 novembre 1877, par le cardinal, assisté de NN. SS. Richard, archevêque de Larisse, et Nouvel, évêque de Quimper. Vicaire capitulaire de Rennes, à la mort du cardinal Saint-Marc, du 26 février au 10 octobre 1878, il accepta du cardinal Guibert la direction de l'école de Vaugirard à Paris, après la dispersion des Jésuites en 1880. Il fonda l'œuvre des pauvres et des orphelins de Paris. Il est mort le 11 août 1900, et a été inhumé le 16, à Allaire où Ms r Latieule, évêque de Vannes, prononça son oraison funèbre. — On a de lui :
1. — Ecole de Pont Levoy. Distribution des prix le 31 juillet 1865. Discours de M. le directeur. Nécessité d'une carrière pour un jeune homme. — Blois, Lecesne, 1865,- in-8°, 16 p.
2. — Les orphelins d'Alsace et de Lorraine. Société de patronage. Rapport sur les travaux de l'œuvre en 1873 et les établissements où les enfants sont placés. — Paris, A. Pougin, 1874, in-8°, 58 p. (suivi d'un rapport administratif et financier par G. Muller).
3. — Mandements, comme vicaire capitulaire de Rennes du ^février au 10 oct. 1878.
Sur M% T de Forges, voy. son oraison funèbre, prononcée à Allaire par M fr Latieule, dans la Sem. rel. de Vannes, 1901, p. 533 à 537;
— une longue notice signée J. Le Roux, dans la Sem. rel. de Vannes de 1900, p. 557 à 560, et 572 à 576 (tirage à part, Vannes, Galles, 1900, in-8°, 12 p.), résumée ou reproduite dans toutes les autres Sem. rel. de Bretagne, en particulier dans la Sem. rel. de Rennes, XXXVI, 836, etc. ; — la Sem. rel. de Vannes, 1870, p. 363, d'après le Journal de Rennes, à propos de son orphelinat de la Boucelaye ; — la Revue de Bret. et de Vendée, 1877, II, 335, à propos de sa nomination à l'épiscopat ; — et le discours de rentrée à la Cour, de M. Massabiau, avocat général, le 3 novembre 1852, sur le mépris de Pautorité / parce que M. Massabiau attribuait à l'abbé de Forges, alors secrétaire de Tévêché de Rennes, la vocation religieuse de son fils et son départ pour Saint-Sulpice contre le gré paternel. — Et voy. le Pouillé de Rennes, I, 778 ; VI, 174.
Paul de Forges, neveu du précédent, né à Allaire le 16 novembre 1852, élève du collège Saint-Sauveur de Redon, reçu licencié en droit à Rennes en 1878, maire d' Allaire, suspendu de ses fonctions le 12 sept. 1885 à la suite d'un incident politique au comice agricole, puis révoqué par décret le 23 sept. (Petit Breton du 26), mais réélu ensuite, mort à Cannes, le l* r février 1901 (Revue hist. de VO., nécrol.), laissantdesa femme N. Denis de la Ville-Cochard, un fils unique, Jacques de F., a publié :
1. —De furtis. — Delà complicité (thèse de licence). — Rennes, Oberthur, 1878, in-8°, 70 p.
2. — Lettre au préfet du Morbihan, le 20 sept. 1885, pour protester contre les incidents qui avaient motivé sa suspension ;
— dans le Petit Breton du 22 sept. 1885.
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