‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 218 sur 439 · FORGET · texte numérisé non relu

FORGET

de même » (Courcy, I, 398 et pi. GXXV, n. 9), dont Pierre F., fondateur à N.-D. de Nantes en 1421 (Mém. de la Soc. arch.de Nantes-, V, 97), plusieurs juges consulaires de 1666 à 1778, deux échevins de Nantss en 1689 et 1716, et deux officiers aux Comptes en 1783 (Livre doré, I, 300, 322, 332, 335, 338, 350, 358, 362, 363, 420, 432 ; Mellinet, Commune et Milice, IV 331, 334 ; V, 10, 341 ; Arch. de la Maillardière, n° 684, p. 98 ; Revue hist. de l'O., XIV, 160 ; Fourmont, p. 382, 383 ; Arch. de la L.-Inf., B, 697 ; Comté nantais, p. 347).

Un de ces derniers, François-Marte F n né à Nantes en 1762, reçu conseiller maître à la Chambre des Comptes en 1783, s'occupa d'affaires commerciales après la suppression de cette cour, et s'associa avec un de ses cousins qui avait été juge consulaire au tribunal de commerce: Il avait souscrit en 1788 à la fôte patriotique des trois ordres et fut élu administrateur du département en 1791, mais les excès de la Révolution avaient singulièrement refroidi son enthousiasme et il fut accusé en 1793 « d'avoir fait enrôler un de ses domestiques dans l'armée des brigands et fourni à ces derniers des fonds pour soutenir la guerre contre la liberté. :> Il fut incarcéré, puis compris dans la colonne des 132 nantais envoyés par Carrier au tribunal révolutionnaire de Paris. Il obtint, après l'acquittement, qu'on lui rendit son appartement dans lequel on avait placé un commissaire des guerres avec joiussance du mobilier (Mellinet, Commune et Milice, VI, 351, VII, 50 ; VIII, 238 ; Lallié, Les 432 Nantais, p. 97 ; H. Kerviler, Le Procès des 43% Nantais, p. 220).

,.. III. — Autres Forget du Finistère et du Morbihan.

Jehan F. fut rapporteur de la réformation pour Guéhenno en 1447 (De Laigue, Montres de Vannes, I, 230).

s Les Arch. de la L.-Inf. citent Jean F. t fils de Jean, devant 14 sous sur sa tenue de Benelcouèt en Plourin en 1455 ; — Charles- Mathieu F., miseur deQuimperlé, présentant ses comptes en 1768 ; — et un prêtre, régent des écoles de Quimperlé en 1786 (B, 44,. 2466, 2635), qui fut arrêté et interné au collège de Quimper en 1795 (Sem. rel. de Quimper, 1892, p. 429; Revue hist. de l'O., 1894, p. 148). — Et voy. Arch. du Fin., A, 18 ; Arch. d'I.-et-V., C, 675 ; et Mém. de la Soc. arch. du Fin., V, 13.

Jean F., procureur svndic de Morlaix en 1530 (Hist. de Morlaix, p. 49, 111, 146).

Les Arch. du Morb. citent des négociants à Vannes au XVIII* siècle (E, suppl. 1542, 58, 59, 62, 68, 75).

Un capitaine de vaisseau, C #, mort à Lorient en mai 1885 (Notice par Kerdrain à la Revue maril. et col. t. LXXVI, p. 754), père de M 006 * Rozier, Coville et Hennigue.

Henri-Marie Forget, né à Saint-Malo de Beignon en 1863, élève du Petit-Séminaire de Ploërmel, prêtre en 1888, vicaire de la cathédrale du Cap-Haïtien, puis curé du Trou en 1891, mort au Cap- Ilaïtien le 3 janvier 1895 (Sem. rel. de Vannes, 1895, p. 138).

N. Forget, colonel de la 11° légion de gendarmerie à Nantes, nommé en 1902 à Montpellier, est de Pontivy.

IV. — Autres Forget de la Loire-Inférieure et de Tllle-et- Vilaine.

On rencontre des F., à Machecoul %t à Saint-Sébastien près

Hostedby G00gle

FQRGBT 183

Nantes au XVII e siècle (Confrairie du St-Esprit de Machecoul, p. 35, 54 ; et Revue hist. de l'O., 1898, t. XIV, p. 347).

Les Ârch. de la L.-lnf. citent François F. à Montbert en 1679 ; — Guillaume F. du Rocher, inhumé à Saint-Fiacre en 1733 ; — Pierre F. t en remboursement d'emprunt pour le cours des Etats, en 1769, etc. (B, 1128, 1658, 2310, 2382, 2751).

Surgères, aux Artistes nantais^ cite le dit Guillaume F., maître ajusteur à la Monnaie de Nantes en 1719, ayant 2 fils : noble h. Guillaume^ capitaine de navires, reçu monnayeur en 1754, et Jacques F. du Rocher, maître monnayeur, en 1757 ; — Louis F., fils aîné d'autre Louis, reçu ouvrier monnayeur en 1753, etc. (p. 226).

Charles Forget, gendre du concierge de la prison du Bouffay, un des orateurs du club de Vincent la Montagne en 1793, puis geôlier de la prison des Saintes-Glaires en 1794, fut appelé à Nantes le Petit Robespierre. Il avait la manie, disent les Mémoires du greffier Blanchard que j'ai publiés en 1885 dans la Revue de la Révolution à la suite de Clubs et clubistes du Morbihan, de porter un bonnet de police sur le devant duquel était brodé un œil, l'œil de la surveillance ! Cependant il osait résister à Carrier :

« Un soir, dit Blanchard, Carrier alla à la Société populaire, qui tenait alors ses séances dans l'église de Sainte-Croix. Carrier monta dans la chaire, servant de tribune. Il vociféra contre la ville de Nantes qu'il menaça de la vengeance nationale. Il tonna contre les négociants, les accapareurs, les modérés, les égoïstes, etc. Il tira ensuite son sabre avec lequel il coupait par la moitié les chandelles qui étaient au-devant de lui, en disant qu'il ferait rrrouler sur l'échafaud les têtes de ces riches égoïstes, de ces négociants, de ces gros coquins, etc., etc., etc. Enfin Carrier était comme un véritable fou, un enragé. — Si ce fait n'était pas connu par des milliers de témoins, je n'oserais pas en parler, tant il est incroyable. C'était cependant un pareil être qui était revêtu de toute la puissance à Nantes, et qui était investi de la dignité de représentant d'une grande nation ! Au reste, Fouché avait prêché à Nantes une pareille morale avant Carrier.

c Cependant toute l'assemblée fut frappée de stupeur, personne n'osait rien dire -, on croyait à chaque instant voir le monstre se jeter sur le public, et frapper de son sabre à tort et à travers. Le seul Forget eut l'audace de sauter sur le banc de l'œuvre, en face de Carrier, dont il rétorqua le discours avec la plus grande véhémence. Il lui reprocha qu'il était indigne à lui de calomnier les Nantais. Il passa en revue tous les sacrifices qu'ils avaient faits pour la patrie et pour la révolution, depuis son aurore ; la guerre affreuse qu'ils avaient à soutenir à leur porte et jusque dans leurs murs tandis que leurs enfants étaient à combattre d'autres ennemis aux frontières de la France. Enfin Forget parla avec une telle vigueur et une telle force que l'écume de la sueur passait au travers de ses habits.

« Carrier, de colère et de rage, ne pouvant lui répondre, descendit de la chaire et s'en alla. fie lendemain il fit fermer la Société populaire qui resta close pendant trois jours. C'est le fait de cette fermeture que le jeune Jullien reproche à Carrier dans sa correspondance avec Robespierre. Voilà un acte de la part de Forget bien constant, bien connu, qui peut avoir sauvé la vie à beaucoup de gens, et dont pourtant personne ne veut se souvenir, et d'autre part on reproche à Foi % get mille torts, sans pouvoir spécifier.

184 FORGETEAU

« La correspondance du jeune Jullien avec Robespierre fait grandement présumer que c'est Forget qui engagea Jullien à écrire à Robespierre pour faire rappeler Carrier. Forget et Jullien eurent à Nantes de grandes liaisons» (Mém. de Blanchard, p. 19, 20). — Et voy. Mellinet, Commune et Milice, 'Vil, 2)8, 408 ; IX, 35,60, \M;Hevue de Bret. et de Vendée 1883, I, 372, 423 ; II, 143; 1890, I, 412 ; Revue hist. de VO., 1898, p. 212.

Il a signé la pièce suivante :

1. — Les républicains de la Société populaire et de la commune de Nantes à la Convention nationale. ,£— Nantes, Brun aîné, s. d. in-8°, 28 p.

On a de lui plus spécialement :

1 . — Charles Forget, président de la Société révol. de Yincentla-Montagne, à ses concitoyens. Prison du Bouffay, 6 mess, an III. — Nantes, an III, in-8°, 16 p.

2. — Charles Forget, gardien de la maison d'arrêt ci-devant, des Saintes-Glaires au lecteur impartial. — Nantes, prairial an III, 62 p. in-8°. — (Une des plus rares pièces de l'aff. Carrier).

Le Pouillé de Rennes, cite un prêtre de La Fontenelle, déporté à Jersey en 1792 et un recteur de Rozlandrieux en 1811 (V, 717; VI, 596). Le recteur de Baguer-Pican en 1789, déporté à Jersey en 1792, qui devint recteur de La Boussac en 1803, était du diocèse d'Avranches.

Jean F., de Vessay, soldat de l'armée royaliste sous Boisguy, lut grièvement blessé au combat de Valennes en Le Ferré, en 1796 (Mém» de Pontbriant. p. 344) ; et Gilles F., de Tremblay, y fut victime de l'affaire de brumaire an IV (Paris- Jallobert, Tremblay, p. 1 .).

François F., né à la Madeleine de Clisson, moine récollet à Fougères, insermenté en 1791, incarcéré au château de Nantes en 1793, puis aux Carmélites, et embarqué sur la Gloire, fut compris dans la noyade du 26 au 27 brumaire, 17 nov. 1793 (Sem. rel. de Nantes. 1889, p. 900; Lallié, Les Noyades de Nantes, p. 155.)

Un notaire àGoulaine, de 1781 à 1792.

Un ancien vérificateur des douanes, maire du Pouliguen vers

Pierre-Marie F., né é Joué-sur-Erdre en 1844, prêtre en 1871, vicaire à Saint-Michel-Chef-Chef et à Sion, est mort à Nantes le 5 février 1890 : et Jules F., né à Nantes en 1851. e«t curé de Nozay depuis 1900. (Sem. rel. de Nantes, 1890", p. 131 ; Kersauson, Etat séculaire).

3 titulaires à Nantes en 1889.

Hyacinthe F., né à Tremblay en 1856, vicaire aux Brûlais, puis recteur à Saint-Christophe de Valains, collectionneur de nombreuses notes paroissiales, membre de la Soc. arch. d'1 .-et-V. (Dict. biog. d'I.-et-V.), eut une discussion avec M. de la Borderie au sujet de saint Melaine, car les attributions satiriques deY Hermine, III, 181, y font allusion.

Un recteur de Pacé, prédicateur de la retraite militaire de Fougères pour les soldats libérés en 1902 (Sem. rel. de Rennes, 1902- 1903, p. 134).

687. — Forgeteau. — Nom de famille de la Basse-Loire, dont je rencontre un greffier en chef de la Chambre des Comptes, échevin de Nantes en 1661 (Mellinet, Commune

Hostedby G00gle

FORGETTKS (db) 185

et Milice, IV, 262, 268) ; — et un titulaire à Nantes en 1887; mais je crois que pour le premier, il faut lire Forcheteau.

*— Forgettes (De), ou Forgette, — dont les armoiries sont citées à l'ancien arm. breton de la Revue hist. de ÏO., 1894, p. 549, et qui figure aux Lettres et mandements de Jean V, n° 917, est le Guillaume Forget, de 1391 , ci-dessus mentionné.

* — Forgettes (De). — Nom additionnel emprunté à une terre de la paroisse de Gosné et porté par les Maury, les Truchot et les de Vaunoise.

088. — Forguan, Romain, —religieux de Saint-Gildas de Rhuys, recteur d'Ambon, mort en 4498 [P ouille de Rennes, p. 110).

Page 1