Fleur des batailles, — dans les Ucaux-arls de 1<S
= réimprimé dans le recueil de nouvelles d'Emile Chevalet, Paris, de Potter, 1857, 4 vol. in-8°.
26. — Romans publiés dans le Courrier Français, en 1843, 1844 et 1845.
A . — La forêt de Rennes, ou Le loup blanc, — 1843 ; = publié en volume avec le n° 18 ci-dessus, Paris, Chlendowski, 3 vol. in-8° = édit. illustrée, Paris, Lécrivain etToubon, s. d. in-4° = Nouv. édit. sous le titre : Le Loup Blanc, Paris, Cadot, 1857, in-18; — Paris, Dentu, 1874, in-18, 372 p. ~ Rêva, Paris, Palmé, 1879, in-18, 352 p. = publié en feuilleton dans le Petit Breton en mai 1880.
B. — (Sous le pseudonyme de sir Francis Trolopp). Les mystères de Londres ; — 1843 et 1844 ; = réimprimé en vol. Paris, Comon, 1844, 11 vol. in-8°; = Nonv. édit. Paris, Lévy, 1848, 3 vol. in-12 ; signé du véritable nom ; = Edit. du Musée littéraire, Ibid., 1856, in-> ; =: Edit. illustrée, Paris, Lécrivain, et Toubon, 1858, in-4°. = Nouv. édit. Paris, Ach. Faure, 1866, 2 vol. in-12 — Nouv. édit. illustrée, Paris, Legrand. Grouzet et Pomey,1875, 2 vol. gr. in-8°, = Paris, Dentu, 1876, 2 vol. in-12.
^ Ce roman feuilleton eut un succès formidable et rival sa avec ceux d'Eugène Sue et d'Alexandre Dumas. On a souvent raconté quelle elle en fut la genèse : Anténor Joly, directeur du Courrier français, cherchait un feuilleton qui contrebalançât la vogue des Mystères de Paris, d'Eugène Sue.
Un matin, Anténor pénètre chez Paul Féval avec l'impétuoshé de l'ouragan. — Etes-vous allé à Londres? lui demande-t-il.— Jamais. — Connaissez- vous la littérature anglaise?— Pas du tout. — Parfait vous êles notre homme, vous écrirez sans parti pris. Donc, je vous commande un roman de 150,000 lignes, intitulé les Mystères de Londres; vous me livrez dès demain matin les trois premiers chapitres, nous paraissons demain soir, voici cinq mille francs d'avance.
Sans les billets de banque étalés sur la table, le jeun* romancier croirait a une mauvaise plaisanterie, mais les billets sont là, réels, palpables. Cependant il refuse les magnifiques propositions du tentateur. — Impossible! répondit-il. — Le mot impossible n'est pas français, repond Anténor.
Et «'approchant du bureau de Féval : — Qu'écrivez-vous là ? demande-t-il. — Vous le voyez, un roman de longue haleint, les Compagnons du Hasard.
D'un coup d'oeil Anténor a parcouru les premières pages.
— Admirable! s'écrie-t-ii d'un air enthousiasmé, splendide, incomparable ! Que me ebantiez-vous donc ! Voilà notre affaire Vite des noms anglais, des torrents de gin, du brouillard, de la fumée, .et nous tenons nos Mystères. Arrangez sans retard dix chapitres, vous partirez pour Londres après.
Ainsi fut-il fait.
Deux semaines plus tard Paul Féval anivait à Londres les poches gonilées de billets de banque, muni de lettres de recommandation qui lui ouvraient toutes les portes. .