Fouché. — Nom de famille principalement répandu
dans la région de la Basse-Loire où naquit le célèbre conventionnel plus tard duc d'Qtrante qui va suivre. On rencontre aussi des F. au XVIII e siècle dans diverses parties de la Bretagne, en particulier Jacques F,, faïencier et émailleur à Rennes en 17AS(Arch. dl.-et-V.\ G, 2145) ; — un prêtre de Plouër, insermenté en 1791 etdéporté en 1793 (Ledioc. des C.-du-N., I, 164) ; - et des Fouché de la Brémandière à Quimper de 1727 à 1792, désistés de leurs prétentions à la noblesse en 1669 (Mss . Pliho?i et Bommay ; Arch du Fin., B, 72, 399; Du Ghâtellier, Hist. de la Révol. en Bret., au tome I), qui hâtaient le château de Rossulien, sur TOdet en 1825, et à qui le Nob. de Courcy, I, 401, attribue, je ne sais pourquoi, les armes du duc d'Otrante et une parenté avec lui; mais je crois qu*il faut les séparer. En tout cas, voici ce que je rencontre sur les Fouché^du pays nantais.
Julien F., né à Saint-Jean de Béré, prêtre en 1749, directeur du coltège de Chateaubriant, insermenté en 1791, fut emprisonné en 1792 (Sem. rel. de Nantes, 1888, p. 636} .
AHhurF., de la Gholtière en Frossay, fut condamné à mort par la commission militaire de Paimbœuf le 17 mars 1793 (Lallié, La Justice révol. p. 415).
Un très grand nombre de Fouché de la région comprise entre Paimbœuf et Nantes comparut devant la commission militaire Lenoir en 1794; — Michel F., de Paimbcouf, officier marinier, fut condamné à être enrôlé pour servir sur les vaisseaux de la République, lé 26 pluviôse an II (Lallié, La Justice révol., p. 192); — Pierre F., 51 ans, né à Frossay, tonnelier, déclaré convaincu: 1° de s'être trouvé, le 12 mars 1793, dans l'attroupement qui eut lieu au bourg de Frossay, où le citoyen G.-J.-M. Cadou fut assailli de coups de bâton et de poing, et fut ainsi conduit à sa maisonde Bel-Air par dix à douze insurgés qui entrèrent chez lui boire son vin, et fut reconduit à la maison commune par les mêmes, sur lesquels le sieur Fouché paraissait avoir beaucoup d'autorité; 2° d'avoir recelé chez lui les effets de l'ex-curé, et d'avoir tenu des propos indécents à Pierre Douillet contre le citoyen Minée, évoque revêtu alors des pouvoirs qui lui étaient délégués ; 3° d'avoir jeté l'alarme et soulevé les habitants de ladite commune contre Albera, gendarme, qui conduisait des recrues ; d'avoir caché chez lui deux de ces recrues, et d'en avoir fait prendre une par les insurgés, qui était cachée dans une barge, enfin, d'avoir manifesté des principes contre-révolutionnaires pour exciter l'insurrection, et d'avoir paru, armé dans les attroupements, fut condamné à mort le 7 germinal an II (Ibid,, p. 218); — autre Pierre F., et Joachim F, aussi de Frossay, condamnés à la prison, et un troisième Pierre F., à mort, le 8 germinal, pour participation à l'émeute du 12 mars 1793 (Ibid., p. 220) ; — Jean F., encore de Frossay, condamné à mort le 9 germinal (Ibid., p. 221) ; — Louis F,, toujours de Frossay, condamné à mort le 14 germinal (Ibid., p, 226) ; — un autre Jean F., un autre Pierre F., et un autre Louis F., invariablement de Fros-
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say, condamné à mort le 5 germinal (Ibid., p. 227, 228); — Joachim et François F., condamnés à mort le 18 germinal, et un quatrième Pierre, le 19 (Ibid, 231, 233). — On se demande comment, après ces hécatombes, il a pu rester encore des Fouché dans la commune de Frossay.
Guillaume F,, de Sainte-Lumine de Goûtais, fut condamné à mort comme brigand de la Vendée par la commission militaire de Nantes, le 3 floréal an II (Liste générale, etc., fasc. V).
Joseph Fouché de Rouzerolles, plus tard duc d'Otrante, fils de Joseph Fouché, capitaine de navires au Pellerin (sur la Loire à mi-chemin entre Frossay et Nantes) et de Marie- Adélaïde Croizet, et frère d'un Fouché de la Pangasserie qui fut aussi capitaine de navires et périt en mer, et de Louise F., qui devint M me Broband (voy. ci-dessus au B) ; — né au Pellerin le 2i mai 1769 et baptisé le 23, élève du collège de l'Oratoire de Nantes, entra au séminaire de l'Oratoire de Paris en novembre 1781, où il eut pour condisciple le trop fameux Joseph Le Bon, d'Arras, mais ne reçut jamais que les ordres mineurs, s'arrêta devant le sacerdoce, ce que ne firent pas Daunou et Le Bon, et sortit du séminaire en 1782 pour devenir professeur semi-laïque des collèges de l'Institut , en qualité da simple confrère de l'Oratoire, portant, il est vrai, le costume ecclésiastique et vivant de la discipline de l'ordre, mais pouvant d'un jour à l'autre quitter la soutane et prendre femme sans encourir les censures canoniques ni soulever même l'ombre d'un scandale. C'est ainsi qu'il fut d'abord envoyé en 1782 au collège de Niort en qualité de préfet, puis de professeur de cinquième, où il eut pour élève le jeune Antoine Jay, plus tard académicien et l'un de ses agents les plus actifs, ensuite en 1783, à Saumur en qualité de professeur de quatrième, en 1784, à Vendôme en qualité de professeur de seconde, où il eut pour confrère d'flauterive, le futur bras droit de Talleyrand ; en 1787, pour la suppléance des études et les cours de sciences mathématiques et physiques, à Juiliy, où il fut le confrère de Billaud de Varennes, le futur conventionnel qui rimait des vers à Louis XVI en l'honneur d'une Montgolfière lancée par Fouché ; en 1788, à Arras, où il connut Gaillard qui resta jusqu'à la fin sou plus intime ami, l'avocat Maximilien Robespierre et l'officier du génie Lazare Garnot, et où il contribua en 1789 à la fondation du Bulletin des patriotes de l'Oratoire; enfin en 1790, en qualité de professeur de physique, à Nantes, où il fit en 1791 une ascension mémorable en ballon, et où il se fit agréger au club des Amis de la Constitution dont il devint président, ce qui lui valut la nomination de principal du collège après la dispersion des Oratoriens. lie 16 septembre 1792, il épousa à Nantes Bonne-Jeanne Coiquaud (et non Coignand, comme disent beaucoup de notices), et avait été élu, quelques jours auparavant, le 8, député de la Loire-Inférieure à la Convention. Il y siégea d'abord à droite, à côté de Daunou et de Condorcet,et fut élu le 24 septembre membre du comité de l'examen des comptes; le 26, membre du comité des assignats et monnaies ; lé" 10 octobre, du comité des finances; le 12, de celui des domaines; le 15 de celui de liquidation; et en novembre de celui de l'instruction publique où il prit une part prépondérante : enfin ^ le 25 octobre il avait été adjoint aux 'deux commissaires chargés de revoir le projet de décret relatif à la suppression des congrégations séculières. C'est dire qu'il acceptait toutes les besognes, et se posait en travailleur acharné. Vint le procès du roi : il avait formellement promis à Daunou de voter pour la peine la plus douce, mais dès qu'il vit la majorité incliner
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FOUGHE —
vers la rigueur, il fit brusquement volte-face, vota la mort, et, définitivement compromis, se lança dans la politique la plus jacobine. En mars 1793, il se fit envoyer en mission dans l'Ouest, où les insurrections venaient d'éclater partout. A Mayenne, le 18, il excita les administrations à « venger sur les autocrates et les prêtres chassés de leurs repaires, la persécution que subissaient les patriotes». A Rennes, le 22, il dénonça la complicité de l'Anglais et celle du parti modérantisme. A Nantes, le 26, il ferma le club des amis de la constitution, déclara à celui de Vincent la Montagne, qu'il ne fallait aux républicains que du fer, du pain et 40 écus'de rente, organisa la Terreur, hurla sur les prêtres, mit à prix la tête des chefs insurgés, installa le tribunal révolutionnaire et se rendit tellement odieux qu'il dut regagner Paris, sous le coup des protestations énergiques adressées à la Convention. On prétend qu'il se vengea en y faisant plus tard envoyer Carrier, aimable don, remarque un biographe, d'un député à ses électeurs. A Paris, la Montagne triomphait, il se fit archi-montagnard et fut envoyé le 27 juin en mission dans les départements du Centre. A Troyes, il joue le tribun, pérore, parade avec des musiques et des tambours, et lève et équipe le 6* bataillon de l'Aube. A Dijon, le 20 juillet, il tonne contre «le négociantisme, et contre le monstre enfanté par le fédéralisme et l'aristocratie dévorant la statue de la Liberté » . A Nevers, à Glamecy et à Moulins, du 19 juillet au 15 octobre, il se sent sous la surveillance de Chaumette et devient farouche, fait du communisme en établissant la taxe philanthropique sur les riches, abolit le célibat ecclésiastique, prêche l'athéisme, pille et profane les églises et fait procéder au baptême civique de son premier enfant, une fille, qu'il appelle Nièvre Fouché et qui mourut l'année suivante. A Lyon, il va plus loin encore, et pour ne pas être accusé de modération par son collègue le proconsul Collot, il rivalise avec lui de férocité et préside aux fusillades en mass3 de la plaine des Brotteaux. Mais après cinq mois de ce régime, la population de Lyon étant descendue de 140 à 80 mille âmes, il sent que la corde trop tendue va casser, il rentre à Paris en germinal au II, (avril 1794), est obligé de se défendre contre les accusations qui pleuvent contre lui, devient président du club ds Jacobins, se fait le grand instigateur de la conspiration contre Robespierre, et, le matin du 9 thermidor, donne à Barras et à Tallien le signal de l'assaut, est mis hors la loi par le maire de Paris, mais triomphe enfin, détourne sur Carrier, après le 9 thermidor,les représailles qui menacent les représentants hébertistes, reste à l'extrême Montagne, inspire Babeuf, est de nouveau attaqué de toutes parts, et enfin décrété d'arrestation le 22 thermidor an III : mais il tint tête à la disgrâce, ne fut pas arrêté, et lança, le 25, à l'adresse de la Convention, une lettre qui lui donnait l'attitude plutôt d'un accusateur que d'un accusé. Il participa avec Barras à la journée de Vendémiaire, fut amnistié dans la séance de clémence du 4 brumaire an IV, et disparut de la scène politique pendant 3 ans. C'est alors qu'il s'associa avec Ouvrard et Real dans les affaires de fournitures des armées, et commença sa fortune dans des opérations assez louches pendant que lui naissait un fils Joseph- Liberté F., le 7 germinal an V. Ministre plénipotentiaire à Milan en vendémiaire an VII, il y remplaça Trouvé et s'y lia d'étroite amitié avec Joubert qu*il eut un instant l'idée d'opposer à Bonaparte. On s'en émut et le Directoire le nomma, le 16 messidor, ministre plénipotentiaire en Hollande où il remporta de brillants succès diplomatiques qui lui valurent d'être nommé, le 2 thermidor, ministre de la police générale de la République française, qu'il organisa d'une manière complète sur de nouvelles bases. Cela lui permit
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de préparer sûrement le coup d'Etat de brumaire. Il resta ministr 6 de la police sous le Consulat et subit une première disgrâce en 1802, après le vote du consulat à vie, mais reçut en compensation la nomination de sénateur le 14 septembre. Suivant habilement le cours des événements il n'eut point de part à la proscription de Moreau ni à l'assassinat du ducd'Enghien, mais il travailla de toutes ses forces à l'établissement de l'Empire, fit partie de la commission sénatoriale des neuf qui rédigea le sénatus consulte du 28 floréal an XII ; et le 1 1 juin 1804, le Moniteur annonça de nouveau sa nomination comme ministre de la police de l'Empire. Il joignit à ce titre celui de ministre de l'Intérieur en 1809, fut le véritable premier ministre de Napoléon, ou du moins le seul qui osât le contredire et lui parler en politique prévoyant et souvent prophète, prépara de loin le divorce de Joséphine, fut créé duc oVOtrante, le 15 août 1809, et subit une seconde disgrâce en 1810 à la suite de négociations occultes avec l'Angleterre. Nommé gouverneur des Etats romains, et ministre d'Etat, puis envoyé en exil dans sa sénatorerie d'Aix, avant d'avoir rejoint son poste, il y fit la connaissance de M Ue de Castellane qu'il devait plus tard épouser en secondes noces, perdit sa femme Je 8 octobre 1812, et ne reprit faveur qu'en 1813, Appelé à Dresde au mois de mai par l'Empereur, il reçut d'abord une mission à Prague pour conférer avec le prince de Metternich, puis fut nommé gouverneur général de VIllyrie, arriva le 29 juillet à Laybach, sa nouvelle capitale, organisa à nouveau toute l'administation des provinces assez disparates réunies sous ce nom, confia à Charles Nodier la rédaction du Télégraphe Illyrien, devenu ?on journal, et ne quitta ce pays que lors de l'invasion de l'Autriche. Envoyé alors en mission à Rome et à Naples, il y intrigua fort avec Murât qu'il rêvait comme successeur à Napoléon, rentra en France et n'arriva à Pari» que le 8 avril 1814, après la capitulation de Paris et la proclamation de Louis XVIII, reparut au Sénat le 13, entra en négociations avec le comte d'Artois, lieutenant générai du royaume, écrivit au roi des lettres véritablement prophétiques et s'imposa à l'attention de tous, mais l'hostilité de la duchesse d'Angoulême empocha Louis XVIII de le comprendre parmi ses ministres. Cependant le ministère lui fut proposé in-extremis, le 14 mars 1815, quand on apprit le retour de l'Ile d'Elbe qu'il avait prédit, et il refusa pour s'en prévaloir près de Napoléon. Bourienne reçut alors l'ordre de l'arrêter dans son hôtel, mais il s'échappa comme dans les drames du Boulevard, se réfugia chez son vieil ami Lombard, ex-secrétaire général de la police, adressa aux Chambres, de sa retraite, une protestation indignée, et lorsque Napoléon rentra de nouveau aux Tuileries, il lui confia pour la troisième fois, le 21 mars ! 81 5, le ministère de la police. Elu député de la Loire- Inférieure en mai 1815, dans une Chambre dont il avait dirigé les élections, mais élevé le 2 juin à la pairie, il opta pour le Luxembourg, eut des négociations très louches pendant les C^nt jours avec les agents de Louis XVIII, sauva le baron de Vitrolle, au prix d'engagements futurs, et dès qu'il connut le désastre de Waterloo le 19 juin, il s'arrangea pour le faire tourner à son profit, ameuta la Chambre, précipita la solution au conseil de défense, en forçant l'Empereur à abdiquer le 22, et so fit. nommer membre puis président de la comvnssion de gouvernement qui s'érigea en pouvoir exécutif, et dont Fouché signa seul les proclamations et les actes publics jusqu'au nouvel avènement de Louis XVIII, qui, rentré dans Paris sous sa garantie, dut l'accepter comme ministre de la police, en même temps que Talleyrand, comme ministre des affaires étrangères, le 8 juillet 1815, Elu le 10 août, député de la Seine, de la Corrèze et
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de Seine-et-Marne à la Chambre dite introuvable, il opta pour Paris, épousa le l« r août 1815, en secondes noces, Gabrielle de Castellane-Majastres, et le roi signa -le contrat. Quel triomphe pour l'ancien coreligionnaire du Père Duchesnel Mais la roche tarpéienne est près du Gapitole. Une coalition formidable se créa contre lui : le 16 novembre, il fut nommé ministre du roi à Dresde et ce fut là qu'il apprit le vote des Chambres le comprenant dans la proscription des régicides. Il se retira à Triestre où il mourut le 26 décembre 1820, ayant reçu les sacrements de l'Eglise et laissant trois fils : Joseph, Armand et Athanase, ce dernier grand veneur du Bernadotte à la cour de Suède où les descendants de Fouché ont continué à porter le titre de duc d'Otrante. — Il résulte de ce court résumé des deux volumes récemment consacrés à Fouché parLouis Madelin, qu'il a été, de 1792 à 1820, l'homme qui a joué le rôle le plus important dans l'histoire de France après Napoléon. Cela ne veut pas dire le rôle le plus enviable, car il n'est rempli que de manœuvres personnelles les moins avouables, de ruses et de trahisons : mais rarement homme politique fut plus perspicace, plus résolu et plus prophète. — On a de lui :
1. — Lettres à sa sœur (M™ 9 Brobant) de 1783 à 1818 ; — dans Caillé : Fouché,duc d'Otrante, d'après une correspondance privée inédite {Nantes, 1893, in-8°).
2. — Articles dans le Bulletin des patriotes de V Oratoire (Arras, 1789, in-8*).
* 3. — Lettre à Brissot, du 22 février 1791 ; — dans Mellinet, Commune et milice, VI, 272.
4. — Règlement pour le collège de Nantes, soumis au directoire du district et à la municipalité en mars et juillet 1792. — Arch. delà L.-Inf., série L ; et Verger, Arch. cur. de Nantes, IV,
5. — Manifeste aux électeurs du dép. de la L.-Inf., pour les élections à la Convention, sept. 1792.
6. — Lettres diverses datées de la Convention : Fouché à ses électeurs, dul er oct. 1792; Fouché aux citoyens etc., du 9 oct. 1792; — dans la Revue des autog., de janvier etoct. 1892.
7. — Rapport et projet de décret présentés au nom du comité d'instruction publique. — Paris, impr. nat., 1792, in-8° ; = Moniteur du 4 nov. 1792 ; = et Guillaume, Procés-verbaux du comité d'instruction publique de la Convention nationale.
8. — Réflexions de Joseph Fouché, de Nantes, sur le jugement de Louis Gapet. — Paris, 1793, in-8° ; = et Journal de la corresp. de Nantes, n° 22, suppi., p. 361 à 364.
9. — Fouché aux citoyens de Nantes, l* r février 1793. (Manifeste au sujet de l'exécution de Louis XVI) ; — - aux mss. de la Bibl. Nat., N. a. fr., 31 f° 75; = reproduit dans la Revue rétrospective, 3 e série, t. III, p. 91.
10. — Fouché aux membres de la société populaire de Nantes, 1" mars 1793 ; — dans la Revue des autog., de mars 1880.
11. — Motions de Fouché votées par la Convention en mars 1793, etc. — Moniteur, XV, 671, 712, etc.
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12. — Rapport de Fouchê (de Nantes), représentant du peuple, envoyé dans les départements de la Mayenne et de la Loire- Inférieure. — Paris, Imp. nat. 23 avril 1793, in-8°, 12 p.
13. — Rapport des commissaires de la Convention nationale dans les départements de la Loire-Inférieure. — Paris, impr. nat., 1793, in-8°.
14. — Réflexions de Fouché de Nantes, représentant du peuple, . sur l'éducation publique. — Paris, 28 mai 1793, in-8°, 11 p.; =
reproduites en appendice dans Guillaume, loc. cit., I, 614.
15. — Rapport et projet de loi relatifs aux collèges, présentés au nom du comité d'instruction publique. — Paris, Impr. nat. 1793, iu-8°, 3 p.
16. - Rapport et projet de décret présentés au nom du comité d'instruction publique.— Pam, Impr. nat. 1793, in-8°, 8 p.
17. — Le représentant du peuple député par la Convention nationale dans les départements du centre aux citoyens du département de l'Aube. — Troyes, 1793, in-8°.
18. — Lettres de Fouché de Nantes représentant en mission dans les départements du centre et de l'ouest, — dans le Moniteur, réimpression, XIV, 796 ; XVI, 11 ; XVII, 23 ; XVIII, 137, 172, 313, 318. 430, 491, 505, 564, 680 ; XIX, 37, 43, 502, 553, 705 ; XX, 104, 195, 473, 474.
19. — Proclamations de Fouché aux habitants de la Nièvre, 31 juillet et 25 août 1793. — Placards impr. (Bibl. de Nevers).
20. — Soixante -cinq lettres de Fouché à la Convention et au Comité de salut public du 21 mars 1793, au 21 ventôse an II ; — dans le Recueil des séances du comité de salut public, publié par Aulard.
21. — Instruction (avec Collot d'Herbois) aux autorités constituées des départements de Rhône-et-Loire, etc., sur la révolution intégrale. —Paris, impr. du dép. de la guerre, 26 brumaire an III, in-8° 23" p. ; = et Ville affranchie, impr. rép., an II; ~ reproduite dans les Mém, de Guillon de Moniléon, II, p. 357 à 375.
21. — Recueil des arrêtés pris depuis le 2 brumaire jusqu'au 15 frimaire par les représentants du peuple envoyés à Commune- Affranchie. — Commune affranchie, impr. républ. des représentants du peuple, anII,in-8°. — Etvoy.lecatal.de la biblioth.Coste, léguée à la ville de Lyon, qui contient sous les n 03 4744 à 5039, près de 300 arrêtés mss. ou imprimés dont plus de 200 sont de Fouché.
23. — Rapport de Fouché (de Nantes) sur la situation de Commune affranchie. — Paris, 6 germinal an II in-8°, 19 p. (Impr. par ordre de la Convention ; r= et Commune aj/ranehie, impr. rép. in-8°, 16 p. ; = reproduit dans le Journal de la Monlagne.
24. — Supplément aux rapports de Fouché (de Nantes) sur les diverses missions qu'il a remplies par ordre de la Convention nationale. — Paris, impr. nat. pluviôse an III, in-8°, 15 p.
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220 FOUGHÉ
IL faut y joindre :
Collot d'Herboit. Eclaircissements nécessaires sur ce qui s'est passé à Lyon (alors Commune- Affranchie) Tannée dernière, pour faire suite aux rapports des Représentants du Peuple, envoyés vers cette commune, avant, pendant et après le siège. — Seconde suite aux Eclaircissements. — Réponse à l'inculpation dirigée par le représentant Glausel contre Collot son collègue. An S t 3 part. in-8° de 88 p.
25. — Lettre à sa sœur M m * Broband, du 27 messidor an II : — dans Courtois, Papiers saisis chez Robespierre.
26. — Première lettre du citoyen Fouché, de Nantes, à la Convention nationale (25 thermidor an 111). — Paris, Laurens aîné, an III, in-8* 19 p.
27. — Lettre de Fouché au rédacteur du Moniteur, germinal an III ; — dans le'Moniteur, réimpr. t. XXIV, 178.
28. — Réflexions de Fouché de Nantes, sur les calomnies répandues contre lui, imprimées par ordre de la Convention. — Paris, impr. nat. prairial, an 111, in-8°, 4 p.
29. — Un mot de Fouché sur la dénonciation déposée contre lui au comité de législation. — Pans, Hacquart, an III, in~8°.
Cette dénonciation avait fait l'objet de la brochure suivante : Dénonciation à la Convention nationale de l'assassinat commis à Lyon sur 32 citoyens de Moulins, le 1 1 nivôse de Tan II, et mémoire mn faveur de leurs veuves et orphelins. — Paris, Dupont, an III, in~8°, 116 p.
30. — Le citoyen Fouché de Nantes, ministre de la police générale, aux français, 16 thermidor an Vil. — Paris, impr. nat. placard in-folio — et Moniteur du 17.
31. — Le ministre de la police générale à ses concitoyens (Proclamation du lendemain du coup d'Etat) ; — au Moniteur du 20 brumaire an VIII, et réimp. XX, 884.
32. — Le ministre de la police aux administrateurs de l'Opéra Comique ; — au Moniteur du 24 brumaire an VIII, et réimpr. XX, 908.
33. — Le ministre de la police générale aux administrations publiques ; — au Moniteur du 8 frimaire an VIII.
34. — Le ministre de la police aux citoyens français, — au Moniteur du 26 frimaire an VIII.
35. — Le ministre de la police aux administrations du nord de la Somme ; — au Moniteur du 11 frimaire an VIII.
36. — Le ministre de la police aux évêques ; — au Moniteur du 26 frimaire an VIII.
37. — Le ministre de la police au bureau central de Paris ; — au Moniteur des 17 frimaire et 9 ventôse an VIII.
38. —Le ministre aux commissaires du gouvernement; — au Moniteur du 18 nivôse an VIII.
39. — Le ministre aux administrations centrales ; — au Moniteur du 23 nivôse an VIII.