C. — Le traité avec la Turquie au Sénat, — 22 mars
29. — Etudes publiées dans les Comptes-rendus de VAcad. des se. morales et politiques depuis 1873.
A. — Leibnitz et Pierre Le Grand, — décembre 1873 à juin
B. — Leibnitz et les deux Sophies, — mai-juin 1875.= Tirage à part, Paris, 1876, in-8°.
G. — Descartes, la princesse Elisabeth et la reine Christine, d'après des lettres inédites, — mai-juin 1877. z= Tirage à part, Paris, Germer Baillière, 1878, in-8°, 224 p.
30. — Lettre au journal V Arrnorique de Saint-Brieuc, qui combattait sa candidature aux élections du 7 février 1875, — dans tous les journaux de Saint-Brieuc de fin janvier, et VEcho de Morlaix du 30 janvier.
31. — Aux électeurs du département des Côtes-du-Nord, — (Profession de foi pour les élections législatives du 7 février 1875) dans tous les journaux des Côtes-du-Nord et de Paris.
La voici :
t Chers concitoyens,
c Respect sincère de la loi qui institue M. le maréchal de Mac- *' Mahon présideat de la République 1
« C'est le seul gouvernement possible aujourd'hui. « C'est le gouvernement de fait, le gouvernement légal de la France.
« Je veux, avec les hommes modérés de tous les partis, que des institutions sages, libérales et conservatrices de tous les grands principes sociaux et religieux, organisent définitivement ce gouvernement, pour nous donner la stabilité et la sécurité dont ce pays a tant besoin.
« Je veux sortir du provisoire sans révolution .
« Je veux enfin combattre avec vous le bonapartisme, qui ne peut amener avec lui que la guerre, l'invasion et la ruine.
« A. FoUCHER DE GaREIL.
a Ancien préfet des Côtes-du- Nord ».
Le Moniteur des Côtes-du-Nord, la puSTia dans un numéro spécial illustré d'une façon extraordinaire et visant les deux concurrents de M. Foucher de Careil, savoir l'amiral de Kerjégu, candidat légitimiste et le duc de Feltre, candidat bonapartiste :
Au recto, trois drapeaux dessinés ; à gauche, au-dessus du nom de M. de Kerjégu, le drapeau blanc avec des fleurs de lys et ces mots : « C'est le drapeau de la monarchie d'Henri V ; » puis, audessous du nom du « candidat monarchiste »,' ce commentaire : « M. de Kerjégu représente la légitimité puisqu'il est appuyé par '( les nobles. Le nommer, ce serait faire venir Henri V avec toutes « les conséquences et les charges dont voici un faible extrait : le « droit de pris?, qui permettrait aux seigneurs de prendre tout de « dont ils auraient besoin, meubles, logements, vivres, etc , etc.;... les corvées, ... le champart. . . etc. A droite, figurait le dessin d'un
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autre drapeau, « le drapeau blanc sans fleurs de lys », avec cette explication : « C'est le drapeau des capitulations, arboré à Sedan par Napoléon III et à Metz par Bazaine ; » et au-dessous, le nom du duc de Feltre. Au milieu, figurait un troisième drapeau, « le drapeau tricolore », et, au-dessous, ces mots distribués arec une habileté typographique qui est une véritable supercherie :
FOUCHER DE GAREIL
ancien préfet du département
seul candidat
du
DRAPEAU TRICOLORE qui puisse être, depuis les votes récents de l'Assemblée,
recommandé par le gouvernement.
Quelques jours avant l'élection, la République ayant été votée à la suite de l'amendement Wallon, M. Fouetter de Careil lança la circulaire suivante :
32. — Lettre aux maires des Gôtes-du-Nord, datée du l ,r février 1875 à propos des élections législatives et de sa candidature contre Pamiral de Kerjégu, candidat royaliste, et le duc de Peltre, candidat bonapartiste, dans tous les journaux de l'époque.
Cette lettre fit un tel tapage dans la Presse, que je la reproduis ici avec l'article du Temps.
Plusieurs journaux ont publié une lettre adressée par M. Foucher de Careil aux maires des Gôtes-du-Nord le lendemain du vote de l'Assemblée sur l'amendement républicain de M. Wallon. Cette lettre est ainsi conçue :
« Saint-Brieuc, 1 er février 1875.
« Monsieur le maire,
« On vous trompe lorsqu'on vous dit : Votez pour le candidat officiel, M. de Kerjégu.
« J'ai les sympathies de M. le maréchal de Mac-Mahon, et depuis hier, j'ai le droit d'affirmer que tout malentendu est devenu impossible.
« L'Assemblée nationale ayant voté, le 30 janvier, l'amendement Wallon, qui consacre la république- sous le maréchal Mac-Mahon, je deviens, par le bénéfice de ce vote, le seul candidat conservateur qui puisse se recommander auprès de vous des sympathies réelles du président de la république.
« Veuillez agréer, Monsieur le Maire, etc.
« A. Foucher de Careil, « Ancien préfet des Gôtes-du-Nord. »
Le sens très clair de cette lettre, c'est que la république de M, Wallon et du centre gauche étant votée, le candidat républicain conservateur devenait par cela même le seul candidat qui eut le droit de se dire le représentant de Tordre légal.
Le prélet d< s Gôtes-du-Nord, par un excès de zèle qui ressemblai* beaucoup trop aux manœuvres de la dernière heure sous l'empire* télégraphia immédiatement aux maires dam les termes suivants :*
« M. Foucher de Careil, dans une lettre adressée aux maires, affirme qu'il a l'appui du gouvernement. J'ai déféré, pour ce fait, M. Foucher de Careil à la justice. Je vais, par une circulaire aux maires, rétablir la vérité. »
Nous n'insistons pas, disait le journal Le Temps, sur l'abus fait par M. de Jouyenel du sens littéral de la lettre de M. Foucher de Careil ; nous nous bornerons à demander à ce fonctionnaire devant quelle juridiction fantaisiste M. Foucher de Careil pourrait bien être traduit pour s'être réclamé des sympathies du maréchal. M. de Jouvenel ne nous répondra certainement pas, mais lleffet sera obtenu : tout le monde se souvient de l'impression infailliblement produite sur les masses électorales par cette nouvelle publiée in extremis : c Le candidat de l'opposition va être poursuivi ! »
Ajoutons, disait-il encore, que, toujours pour se conformer aux traditions impériales, plusieurs maires ont fait publier au son du tambour l'avis en question sous cette forme :
« Vendredi matin.
M. Foucher de Careil, dans une lettre aux maires, affirme qu'il a l'appui du gouvernement. M. le préfet a déféré de ce fait M. Foucher de Careil à la justice. Ne négligez rien pour le faire connaître.»
M. Foucher de Careil, averti, a télégraphié à Y Union libérale des Côles-du-Nord :
« Répondez à dépêche aux maires et placards du préfet que je maintiens le fait et ne crains aucune poursuite. % . « Foucher de Careil. >
L'amiral de Kerjégu fut élu le 7 février, mais le journal de M. Foucher de Careil, le Moniteur des Côtes-du-Nord, poursuivi pour délit de fausses nouvelles et condamné à 5000 fr. d'amende. L'élection de M. de Kerjégu fut contestée : l'enquête dura plnsieurs mois pendant lesquels M. Foucher de Careil se procura et fit publier les lettres du ministre delà justice et du procureur général de Rennes au sujet de ses poursuites. Cette publication donna lieu à de vives polémiques, à des articles comme celui intitula : Le secret des trois lettres, dans Le Gaulois du 5 juillet, au milieu desquels ontrouveuje lettre qui suit :
31. — Lettre de M. Foucher de Careil à M. Horace de Choiseul, rapporteur de l'élection des Côtes-du-Nord, datée de Paris le 13 juin 1875, — publiée en particulier dans le XIX e siècle.
La discussion vint enfin à la chambre des députés le 25 juin. M. Pelletan avait succédé à M. de Choiseul comme rapporteur. Il y eut une séance orageuse. M. de Saisy déshabilla fort crûment M. Foucher de Careil et M. de Kerjégu fut validé.
32. —-Les explorateurs français au Sahara; —dans {'Exploration géographique du 13 avril 1876 .