Fouinet, Ernest, — né à Nantes en 1798, poète et ro
mancier, collaborateur de la Revue de Bretagne en 1833, du Journal des jeunes personnes eu 1842, sous-chef au ministère des finances, lauréat de l'Académie française en 1837 et 1839, etc., mort en 1845, a publié :
1. — Victoire à la Croix. Psara, poëmes. — Paris, 1824,in-8°.
2. — La forêt de Trécesson, ballade, — dans la Psyché, (Paris, 1829, in- 12), p. 24 à 36.
En voici les premières strophes ;
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FOUÏNET
Maitye Yvon -vient de braconner;
Il semble en grande alarme :
li fremble à faire frissonner
Il est pâle et sans arme.
— Ton retard me faisait frémir!
— Femme, mauvaise chasse. '
— Ma fille, avant de l'endormir
Que ton père t'embrasse,
— Mon père, comme vous tremblez!
— C'est que j'ai froid, ma fille.
— Béchauffez bien vos doigts gelés
A ce feu qui pétille, -r Mon cher Yvon, c'est le frisson Dont la peur est suivie...
— Dans la forêt de Trécesson
Je n'irai de ma vie.
Suivent 25 autres strophes du même calibre, contenant le récit lamentable de l'enfouissement aux torches, dans la forêt, d'une jeune nancée vivante : puis on l'exhume, et le poème se termine ainsi:
Dans la chapelle du manoir,
La messe célébrée, Soa corps fut, sous un marbre noir
Mis en terre sacrée ; ëq trophée on mit sur l'autel
Sa robe nuptiale :
Un ange emporta dans le ciel
Son âme virginale.
3. — Traductions diverses dans le Choix de poésies orientales, qui forme la 11 e livraison de la Biblioth. choisie (Paris, 1830 in-18).