Notice par Chabert. — Metz, 1856, in
30. — Autre éloge prononcé à Metz, par Le Clerc. — Mets, 1862, in-8«.
3t. — Notice sur M m9 la maréchale duchesse de Belle-Isle,
— aux Mém. deJ'Âcad. imp. de Metz, 45« année, 1863-54, 2° série, t. XII, in- 8*.
32. — Notices dans tous les Dict. biog., et dans le Dict. des généraux français, par De Courcelles.
33. — Notice par Dussieux, dans Généraux et marins du XVI II* siècle, p. 19 à 53.
3 i. — Notice par Juge à la Revue nobiliaire de 1866.
35. — Notice en tract, au n° 10 des' Biographies nationales', publiées par la Société bibliographique, in-16, 4 p.
36. — Etudes par Roussel, dans son livre sur le comte de G i sors qui suit ; — par Lair, dans son second volume sur Fouquet ; — par le <:uc <ie Broglie dans ses Eudes diplomatiques .
37. — \ te de Grouchy. L'ambassade du maréchal de Belle-Isle à Francfort en 17 42 ; dans la Revue d'htit. diplomatique, 1894, n° 2,
38. — Boislecomte (\ n ° de). — Le maréchal de Belle-Isle, pendant la guerre de la succession d'Autriche, d'après les lettret
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écrites au C te de Labasèque, ministre à la cour de Trêves (174 ! — 1743), Extrait de la « Revue des questions historiques », janvier 1899. — Paris, aux bureaux de la Revue, 1899, in-8°.
Iconographie. — Le marquis de Surgères, à Ylconog. bret., I, 181, cite 26 portraits gravés du maréchal de Belle-lsle, la plupart d'après les tableaux peints par Rigaud, De la Tour et Nivelon. Le plus beau est in-folio, debout, à mi-jambes, en armure, gravé par Georges Will d'après Hyacinthe Rigaud, avec la date de 1743. Le portrait de De La Tour a été gravé par Moitte et par Mellini, in-folio ; et celui d'Anne Nivelon par Dien, in-4°. — On a aussi une gravure en couleurs par Sergent, in-4°, avec la date de 1791.
On peut joindre aux portraits gravés du duc de Belle-lsle les pièces suivantes :
Veue du Palais de son Ex. Mgr le Maréchal duc de Belle-lsle à Francfort-s -I. M. — Veue de l'édifice de lumière qui étoit en face du Palais de Mgr le Duc de Belle-lsle, 2 magnifiques gravures gr. in-fol. gravées à Paris en 1742 par Gautier et représentant les fûtes données à Francfort à l'occasion de l'entrée du duc de Belle-lsle.
Le musée historique de Versailles possède 3 portraits peints du maréchal duc de Belle-lsle. — Le premier en pied, par Anne Nivelon, dans la Salle 51, dite Salle des Maréchaux, reproduit au pantographe dans la publication des Galeries de Versailles par Gavard, avec le n° 1475. — Le second, en buste, aussi par Nivelon dans la Salle n° 149 de l'aile du Nord, dite Salle des Académiciens. — Et le troisième, aussi en buste dans la salle n° 160.
Enfin l'Académie de Metz fit frapper une médaille à son effigie, qu'on donnait en argent, comme jeton de présence, aux membres de la Société, et une autre en or de la valeur de 400 livres, pour prix dans les concours. Les coins en sont conservés à la Monnaie. La face porte en légende : pour la première, Ch. L. Aug. Fouquet maréch, duc de Belle-lsle, pour la seconde : Charles-Louis-Auguile Fouquet, duc de Belle-lsle, pair et maréchal de France, ministre et secrétaire d'Etat de la Guerre, gouverneur général des Evêchés, et fondateur de la société royale des Sciences et des arts de Metz, 4760. A l'avers, 3 génies avec la devise Utilitati publier et l'exergue : Fundatur Métis 4760.
Louis-Marie Fouquet de Belle-lsle, dit le comte de Gisors, fils du précédent, né à Metz le 25 mars 1732, reçu de minorité chevalier de l'ordre de Malte, au grand prieuré de la langue de France, en 1734, brave comme son père, prudent et réfléchi comme son grand-père, spirituel comme son bisaïeul Nicolas Fouquet, semblait avoir également, dit M. Lair, hérité de toutes les vertus de ses aïeules maternelles : « Suprême effort, d'une t ; ge épuisée, cette belle fleur s'épanouissait à peine qu'elle fut fauchée par la mort. » Il fit ses premières armes dans le comté de Nice, devint colonel du régiment de Barrois en 1745, de celui de Champagne en 1749, gouverneur de Metz après ia mort de son oncle le chevalier, épousa en 1753 Hélène Mancini Nivemois, lilh du duc de Nivernois, fut blessé d'une balle dans l'aine, en chargeant avec les carabiniers, à la bataille de Grevelt, en 1756, et mourut de sa blessure. Recueilli par le duc de Brunswtrk sur le champ do bataille, il écrivit à son père : x Mon très cher père, je vous prie de ne pas être inquiet de ma blessure. Je ne l'ai reçue du moins qu'après avoir percé avec les carabiniers l'infanterie hanovrienne. Faites passer cette lettre à ma femme. Je vous aime et vous res-
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pecte de tout mon cœur. » (Rousset, Le comte de Xrisors, p. 490). Une heure après il était mort.
Voyez sur lui le petit chef-d'œuvre qui suit :
Camille Rousset. Le comte de Gisors. — Paris , Didier, 1868, in-18, 522 p.
La branche des Fouquet de Belle-Isle s'éteignit avec lui ; mais le titre de marquis de Belle-Isle fut repris par les descendants de la branche de la Linde et de la, Bouchefolière. Voy. ci-dessous.
A. — Branche des Fouquet de Chalain, issue de Christophe F., fils de François II F. de la Haranchère, et de Lézine Cupif, au XVI e siècle, qui ajouta aux armoiries précédentes f une bordure de gueules, semée de fleurs de lys d'or », à cause de l'acquisition de la terre de Chalain qui était sortie de Chateaubriand (Encore un armoriai breton, à la Revue hist. de l'Ouest, 1894, p. 550, QtCourcy, I, 404, etc.), et.qui a fourni une lignée de conseillers et de présidents au Parlement de Bretagne , ayant leur sépulture aux Cordeliers de Rennes (Pouillé de Rennes, III, 138).
Christophe F. de la Haranchère, puis de Chalain, fils de François qui précède, d'abord conseiller au Parlement de Bretagne et président aux enquêtes en 1587,conseilier au Parlement de Paris siégeant à Tours pendant la Ligue en 1591, puis enfin président à mortier au Parlement de Bretagne en 1593, avait épousé Isabelle Barrin, fille du président Jacques Barrin à qui il succéda. Il assista à la pose de la première pierre du couvent des Capucins de Rennes en 1604, et Henri IV lui fit une pension de 1200 livres. Il mourut à Paris en juin 1628 (Arch. d'I.-el-V. t G, 2647, 2649 ; Arch. de la L.-Inf., B, 1231 ; Pouillé de Rennes, Ilï, 117).
Christophe F. de Chalain, fils du précédent, né en 1597, conseiller au Parlement drt Bretagne en 1617, procureur général en 1618, fut malheureusement e procureur de la chambre spéciale de justice instituée au château de Nantes, lors du voyage de Louis XIII en 1626, pour instruire le procès de l'infortuné Ghalais. Devenu président à mortier en 1631, gouverneur de Goncarneau, etc., il épousa Mauricette de Kersaudy, présenta requête pour l'enregistrement des lettres d'un don de .°*^0 livres à lui fait par Louis XIII en 1632, et fonda en 1650 la ma.son de St-Joseph à Quimper, pour les franciscaines urbanistes, au nombre desquelles il avait une fille. Il mourut en 1656, laissant 3 fils, Christophe qui suit, René, "chanoine de Rennes en 1646, mort à Pans en 1669, et Yves, abbé de Ste-Colombe au diocèse de Sens en 1656 (Arch. d'L-et-V., G, 2765, 2766; Arch. de la L.-Inf., B, 406, 573, 1482, 1487, 1520, 1561 ; Arch. du Morh. % E, suppl. 876 ; Mém. de la Soc. arch. du F in., IX, 27 ; Pouillé de Rennes, I, 2?4 ; IV, 9;V, 517; Paris-Jallobert , Acignè, p. 13 ; Intermédiaire des chercheurs , XXIIÏ, 229, 364).
Iconographie. — On a de lui un portrait gravé par Westherhant, dan9 un cartouche ovale, in-4°, de 3/4 àgauche(/co>i.&reJ.,l,183).
Christophe F. di Chalain, fils du précédent, conseiller au Parlement de Bretagne en 1653, président à mortier en 1656, avait épousé en 1647 sa cousine Marie Cupif, nièce de Tévêque de I)jl. 11 fit enregistrer en 1661 des lettres patentes qui lui permettaient de prendre annuellement 20 cordes de bois pour son chauffage dans les forêts de Rennes, Saint-A.ubin«du-Cormier et LifiVé. Il fut enfermé pendant quelque temps à La Bastille en octobre 1661, sur le soupçon d'avoir cherché à laire évader le surintendant du château
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d'Angers, et mourut en 1692, laissant un 01s Bernardin, qui suit (Arch. de la L.-Inf., B, 1588, 1674 ; Arch. du Morb., E, suppl 1558; Depping, Corresp. administ. de Louis XIV. p. 76, 77 ; Arch de la Bastille, I, 360 à 380). — C'est de lui qu'il est question dans ce curieux récit delà procession de N.-D. de Bonne-Nouvelle à Rennes en 1632.
« A la tête de chaque confrérie marchaient douze belles torches armoyées des armes de la confrérie; chaque confrère portait un cierge blanc allumé à la main ; ils avaient après eux des hallebardiers. Et puis on voyait marcher les croix et les bannières des paroisses, et une école de dix violons, vêtus de robes de coton blanc froncées sur les épaules, lesquels jouant de fort beaux airs marchaient au front de la compagnie des cen*; enfants conduits sous douze guidons, desquels le grand était porté par le fils de M. le président de Chalain. Cette gentille compagnie était suivie de quatre hautbois vêtus de robes de futaine blanche barrée de rouge, les têtes couronnées de guirlandes de fleurs,iouant l'hymne Ave Maris Stella.. . i (Philouze, N.-D. de Bonne-Nouvelle, p. 83). — Il y a une pièce «le poésie latine en son honneur dans la Lyra regia d'A.-E. de Lancelle(1660, in-4°), p. 53 à 54.
Bernardin F., comte de Chalain, fils du précédent, conseiller au Parlement de Bretagne en 1695, épousa Catherine des Nos, et fut le dernier de sa branche {Arch. du Fin., B, 425, 1265 ; Arch. d'f.et-V., G, 3161 ; Ogée, II, 417, etc.).
B. — Branches des Fouquet de la Bouchefolière, issue de Christophe de la Lande, fils cadet de François 1 Fouquet pt de Perrine Le Gaignoux, au XVI e siècle, et ayant donné aussi des conseillers au Parlement de Bretagne.
Christophe F. de la Lande, avocat au présidial d'Angers, épousa Marie Saguier, dont Christophe qui fut conseiller au Parlement de Paris en 1605 et mourut sans enfants en 1625, et François F . du Faux, président à l'élection de Châteaugiron et maître des requêtes de l'hôtel de la Reine, père de Christophe qui suit :
Christophe F. de la Ferronnier e, fils de François qui précède, conseiller au présidial d'Angers, puis procureur général au Parlement de Metz, épousa Louise Mocquereau, dont deux fils, François qui suit, et Charles F. de- la Ferronnière, chevalier des ordres de N -D. du Mont-Carmel et de Saint-Lazare, s r de Trédion, par acquêt en 16,76, débouté de ses prétentions devant l'Intendance le 26 janvier 1 700, de même que le fut sa veuve Marguerite Saguier en 1707-; iûhumé dans la chapelle de'Trédion en 1704, et père de Sylvie F. de Trédion, qui épousa : 1° en 1707 à Trôdion, Jean- Baptiste de Talhouël ; 2° en 1709 Hyacinthe de Lontivy, et fut inhumée à Trédion en 1740 (Arch. du Morb., E, suppl. 1115, 36, 37 ; 1254, 1561 ; Arch. des C.-du-N., E, 707, 1527.
François F. de la Bouchefolière, fils du précédent, conseiller au Parlement de Bretagne en 1654, puis président des enquêtes, épousa Marie Blanchard du Bois de la Musse, fille du premier président de la Chambre des Comptes (Arch. de la L.-Inf., B, 2810 ; Depping, Corresp. administrative de Louis XIV, p. 77).
René-François F. de la Bouchefolière, fils du précédent, conseiller au Parlement de Bretagne, épousa Bonne-Suzanne Gentil, dont un autre René-François F. de la B., né à Rennes en 1703, vicomte d'Auvillars, par succession du maréchal, duc de Belle-l$lc(ci-dess\iB)i
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qui Pavait pris en amitié, qui Se fit appeler comte de Fouquet, et devint lieutenant général des armées, chevalier de St-Louis et lieutenant général pour le roi dans IVvêché de Metz; — Bernard-François, l'archevêque d'Embrun qui put ; — et U chevalier Fouquet, capitaine de vaisseau en l759 f mort à Brest chef d'escadre (Arch. cTI.-et-V., G, 1109, 3429, 3460 ; Arch. du Morb., E, suppl. 548). >«, Bernard-François (dit Bernardin) Fouquet de la Bouchefolière, fils de René-François et de Bonne-Suzanne Gentil, né en Saint-Germain de Rennes le 8 janvier 1705, nommé archevêque d'Embrun en 1740 et consacré le 8 janvier 1741, érigea l'église de Briançon en collégiale en 1746, donna sa démission le 17 avril 1767, et mourut à Paris le 20 avril 1785. — On a de lui :
1 . — Divers mandements et lettres pastorales que je n'ai pas retrouvés, les archives de l'archevêché d'Embrun ayant été brûlées en 1793.
2. — Des ordo, parmi lesquels je signalerai celui-ci, que possède M. le chanoine Guillaume, le très -obligeant archiviste du département des Hautes-Alpes:— Ordo | Divini ofûcii | recitandi
| missaequeeelebrandœ | justâ ri tum Breviarii et Missalis Romani | ad usum Ecclesise metropolitanae diœceseos | Ebredunensis J
pro anno Domini M.DCC.LXli | Pascha occurente die 11 apriiis. | Demandato illustrissimi et reverendissimi D.D. | Bernariini-
Francisci Foucquet, archiepiscopi | principis Ebredunensis, | etc.
(Armoiries). — Gralianopoli, | apud Viduam Andrece Faure, ty-
pographi et | Bibliopolae Illustrissimi ac Reverendissimi D. D.
archiepiscopi principis Ebredunensis, — in-12 de 64 p.
Sur Bernard ou Bernardin Fouquet, voy. les Arch. des Hautes- Alpes, Inventaire de la Série G, t. I, Archidiocèse d'Embrun (Gap, 1891, in-4° de xxxiv, 502 p.) et de la série II, t. I, Hospices d'Embrun, etc. (Gap, 1899, in-4°) ; — le Bulletin de la Société d y Etudes des Hautes-Alpes, l re série, 188? à 1891, I, 216; IV, 330, 473 ; V, 121, 189, 480 ; VI, 219 ; VII, 246, 1355 ; VIII, 201 ; IX. 4 ; X, 211, 317, 319, 322; — U H ts t. ecclésiastique du diocèse d'Embrun, par M*** (s. 1. MDGGLXXXIII pour 1786, petit in-8), au t. II, p. 286 à 290 ; notice rééditée par l'abbé Guillaume, dans sa continuation de VHist. générale des A Ipes, parle P. Marcellin Fornier (Paris, Champion, 1892, in-8°), au t. III, p. 128 à 137 — et vov. encore au t. I, p. 396 ; au t. II, p. 578, au t. III, p. 144, 504 ; — les Ephémérides pour servir à l'Hist. des Hautes-Aipes par l'abbé Guillaud (Paris, Audier, 1874, in-8°). p. 145, 210, 533) ; — la France pontificale, par Fisquet, métropole d'Aix (Paris, Repos, s. d. in-8°), p. 1017 à 1820, etc.
Le sceau de B -F. Fouquet a été publié par G. Vallier, en 1886, dans le Bulletin de la Soc. d'Etudes des Hautes-Alpes. Il porte au milieu du champ un écusson ovale « l'argent à 1 écureuil de gueules » et la légende Bernardinus Fr. Foucquet Arch. Pr. Ebredune?isis. Dans la notice on dit par erreur Bernardin, arrière petit -fils du surintendant des finances Nicolas F., et neveu du maréchal de Belle-lsle ; c'est cousin fort éloigné qu'il faut lire.
Le comte de Fouquet, fils du second René-François qui précède, fut major de la place de Wissembourg avant la Révolution et mourut en 1784, père de Gabriel-René- François F., dit le marquis de Belle-lsle (Voy. VHist. générale des Hautes-Alpes, III,
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136), qui fut d'après Gourcy (t. IX du P. Anselme, p. 326), admis l aux honneurs de la Cour en 1786 et mourut sans postérité ; et de Marie-Renée-Louise de F., dernière du nom, qui épousa le vicomte de Berthier (Lair, Fouquet, II, 524). — Voy. sur lui :
Une Correspondance pendant V émigration, 1792-1797. Quarente-huit lettres inédites de L. J. de Bourbon-Condé, duc de Berry, et du duc d'Enghien, pub. par le P. Sommervogel. Paris, 1867, gr. in-8°, 54 p.
Branche éteinte.