V. — Les Fournier de la Pommeraye à Fougères
Les Arch. d'J.-et-V. citent un fermier du prieuré de la Trinité <le Fougères et commissaire aux Saisies réelles au XVIII 6 siècle (G, 2 1 68).
Pàris-Jallobert cite un grand nombre de F. à Fougères, au XVIII e siècle, en particulier Jean- François, chapelain en 1714; Jean F. de la Pommeraye, procureur, mort on 1723, ayant eu 15 enfants baptisés à Fougères de 1668 à 1689, dont n. h. François F. de la Frémondière, qui en eut 9, de 1703 à 1716, parmi lesquels Jean, né en 1703, docteur en théologie de la Faculté de Paris, ancien précepteur et bibliothécaire du prince de Coodé, prieur de Châteaubriant, mort en 1790 ; Pierre, né en 1708, ancien recteur du Ghatellier, mort en 1792, et François F. de la Pommeraye, père de Jcan-Françeis, qui suit (Fougères, p. 127 à 130 ; 365).
Jean-François Fournier de la Pommeraye, fils de François qui précède et de Perrine-Marie Chauvel, né à Fougères, le 4 novembre 1744, était destiné à la magistrature. Reçu avocat au parlement en 1769, sénéchal de Louvigné en 1772 (Pàris-Jallobert, Louvignédu Désert, p. 24), il épousa en 1777 Pauline Goret de Mattinais, et acheta en 1787 la charge de procureur du roi près le siège de la sénéchaussée de Fougères. Élu en 1789 député delà sénéchaussée de Fougères aux Etats-Généraux, il ne se fit remarquer par aucune motion spéciale à Versailles ni à Paris, et je ne retrouve ses traces après la dissolution de l'Assemblée Constituante que pour constater qu'il fut arrêté comme suspect en 1793, comparut devant la commission Brutus Magnier, fut renvoyé devant le tribunal criminel du département et mourut à Rennes, le 12 messidor an II (août 1794), chez son cousin-germain, Jacques-Christophe Bertin, officier vétéran, avant d'être jugé (Le Mas, Un district breton, p. 3 ; René Kerviler, Les Députés de Bretagne en 1789, I, p. 325, et Cent ans de représentation bretonne, I, 47; Dict. des Pari, fr., III, 50 ; Dict. biog. de la Révol. I, 822). —On a de lui :
1 . — Une lettre datée de Versailles à sa femme, — publiée par Norbert Saulnier dans la Revue de la Révol., 1883, 1, p. 119. Il y a au Cabinet des Estampes de la Bibl. nationale un portrait
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de lui dessiné par Moreau, pour la collection Dejabin, mais non gravé et encore inédit (Icon. breL, I, 180).
N . Fournier de la Pommeraye, iils du précédent, né à Fougères le 24 mai 1781, conseiller auditeur à la cour impériale d'Angers le 7 février 1812, conseiller en titre le 16 août 4814, démissionnaire en 1830 (G. Port, Dict. hist. de Maine-et-Loire, II, 198), et poète à ses heures, a publié :
1. — Traduction en vers de la IV e églogue de Virgile ; — dans le Maim-cl-Loire du 20 août, et les Affiches d'Angers, du 22 août 1820.
2. — Souvenirs poétiques et satiriques. — Paris, 1821, in-18 ; = 2 e édition, Paris, 1825, in-18.
Paul-Marie- René F., un de ses descendants, décédé, il y a peu de temps, au château du Puy-xMilon (Vendée), portait d'après la nécrologie de la Revue hist. de ÏO., le titre de comte de la Pommeraye,
VI. — Courcy cite encore (r, 406), des F. originaires de Paris, dont un conseiller au Parlement de Rennes en 1581, mais je ne sache pas qu'il ait fait souche bretonne.