‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 359 sur 439 · Frain. — Nom de famille de Haute-Betagne, répandu · texte numérisé non relu

Frain. — Nom de famille de Haute-Betagne, répandu

jusqu'en Anjou, et dont les titulaires s rs de la Vîllegonlier au pays de Fougères ont été, après anoblissement en 1624, maintenus de noblesse en payant mille livres, par arrêt des commissaires de la grande réformation en date du 15 janvier 1669, et ont produit un pair de France sous la Restauration, et un sénateur d'Ille-et- Vilaine, de nos jours.

I. — Les Frain du Cnesnay et de la Villegrontier, maintenus de noblesse en 1669.

Notices aux Nob. et Ami. de Courcy, I, 407 ; — Briant, p. 100 ;

— Du Perré, p. 19; — Beauregard, p, 149; — Saint-Luc, III, 100 ; — Guérin, ï, 182 ; — Ami. de la nobl. fr., 1878, p. 367 ;

— Dossiers mss. au Cabinet des Titres.

Armoiries : « d'azur au chevron d'argent, accompagné en chef de 2 rencontres de bœuf d'or, et en pointe d'un croissant de même ». Blason gravé dans Saint-Luc, F, n° 46 ; Guérin, pi. 45 coloriée, F, n° 64 ; Courcy, pi. CXXVII. n° 20 ; Ann.de li nobl. fr. 1878, pi. C B.

Le Pouillé de Rennes, (I, 254 ; II, 336), cite un prévôt du chapitre de Rennes en 1477 et un chapelain de Sainte-Marguerite en 1480. Je pense qu'il faut les attribuer à cette famille.

Il en est de même du procureur syndic de la communauté de Rennes en 1600, député aux Etats et député en cour en 1601, président de l'ordre du Tiers aux Etats de 1617 (Arch. d'L-et-V^ C, 275 i), qui doit être le père du suivant. :

Sébastien Frain du Cnesnay, que la Biog. bret., I, 726» croit fils de N. Frain qui fut syndic de la communauté de Rennes en 1600 {Ogèe, II, 527), naquit vers 1570 et fut pendant plus de 40 ans avocat militant près le Parlement de Rennes. Avocat conseil des Etats de Bretagne, il fut chargé de plaider toutes les plus grandes causes de son temps et fut anobli en 1624, comme l'avait été déjà le célèbre Chapel. Il mourut en 1643, laissant 2 fils, les 2 maintenus de 1669, N. Frain, s T d'iffer, qui fut conseiller au présidial de Rennes, (Hévin., Consultations, p. 471 à 473), et Sébastien F . de la Villegontier , qui suit. Guérin de la Grasserie (Armoriai, I, 103) dit à tort qu'il fut échevin de Nantes en 1634 : il s'agit d'un Frain de la Marqutray (voy. ci-dessous). — A l'aide de ses notes on a publié les ouvrages suivants :

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1 . — Arrests du Parlement de Bretagne, pris des mémoires et plaidoyers de feu M. Sébastien Frain, ancien avocat audit Parlement. — Rennes, Vatar, 1646, in-4°, = 2 e édit. ibid., 1659, in-4°. = 3 # et dernière édition, avec quelques remarques du mesme autheur sur des matières de droit et de pratique. —Revue, corrigée el augmentée de nouvelles annotations, plaidoyers et arrests par M. Pierre Hevin, ancien avocat au mesme Parlement. — Rennes, P. Garnier, 1684, 2 tomes, in-4°, à une seule pagination.

2. — Plaidoyers. — Rennes, 1646, in-4°, (cités par Kerdanet).

On a aussi publié en 1674 une Coutume de Bretagne commentée avec les Arrests de Frain, mais Camus a démontré dans la Biblioth. des livres de droit, n° 634 (n° 1 i 10 dans l'édition de 1832), que cette attribution est fausse.

Sur Frain, voy. outre les préfaces des ouvrages ci-dessus cités, les Arch. d'1-.el-V., C, 2649, 2907, 34, 51 ; 2770, 73 ; Arch. de la L.-Inf. f B,1235, 1343,1460 (pour son anoblissement) ; —Kerdanet, Notices chronol., p. 138,139; — Delaporte, Recherches sur la Bret. I, 482, 483 ; — A. D. B. à la Biog . bret. de Levot, I, 726, 727 ; — Le discours de rentrée de l'avocat général Poulizic en 1859 ; — Ropartz, Quelques livres rares, etc.

Sébastien-François de la Viilegontier, fils du précédent et l'un des maintenus de 1669, fut sénéchal de Fougères et subdélégué de l'Intendance. On a de lui des aveux pour les lieux nobles de Bréchet et de la Viilegontier en Parigné. Il obtint du conseil de fabrique de Saint-Léonard de Fougères la concession d'un enfeu dans le chœur de l'église, fut député aux Etats et député par eux en Cour en 1694 et de Marie-Charlotte Grout eut un fils Sébastien (1663-1738) qui fut sénéchal de Fougères après son père, et qui épousa Perrine de Brégel, dont 14 enfants, parmi lesquels Charles (1701-1734), capitaine au régiment de Souvré ; Maurice et René-Joseph qui suivent, et 2 filles mortes à Parigné en 1708 et 1710. (Arch. d'L-et-V., G, 379, 2974; Arch. de la L.-Inf, B, 195, 598, 1622, 2740, 2819, 69, 77, 2901 ; Pouillé de Rennes, IV, 621, 418, 420 ; Pâris-Jallotffcrt, Fougères, p. 130, 131 ; Parigné, p. 6).

Joseph-Gabriel F. de la V. était prieur deN.-D. de Fougères en 1742, et Maurice-Gabriel F . de la V. x fils de Sébastien 11 qui précède, docteur en Sorbonne, prieur de N.-D. de la Dauphinais en 1757, mourut en 1773 {Arch. d?l.-et-V., G, 65 ; Arch. de la L.- Inf., B, 2715 ; Pouillé de Rennes, II, 632, 740, 744).

C'est de ce dernier, qui s'appelait aussi Frain de la Tendrais' qu'il est question dans le mémoire suivant, au sujet des droits honorifiques en la chapelle de Saint-Léonard :

Mémoire pour nob. h. François Godin, s r de Marcé, héritier pur et simple de demoiselle Jeanne Lasne, sa mère, etc., contre Maurice Frain de la Viilegontier, héritier principal et noble de dame Perrine Brégel, dame 4e la V., sa mère, et ayant en cette qualité requis le procès, etc. (Potier do la Germondaye, avocat). — Rennes, G. Vatar, s. d. in-4°.

René-Joseph F. de la V., fils de Sébastien II qui précède, (1715-1782), que la Biog, univ^ de Michaud qualifie de membre du Parlement de Bretagne, sans que je puisse savoir à quel titre, attendu qu'il ne figure pas sur les listes du Parlement publiées par

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Pol de Gourcy, siégea dans les rangs de la noblesse aux Etats de 1776, épousa Mélanie-Louise Four nier de Pellan'et eut deux fils, le médecin Charles-Marie, et l'administrateur Louis-Spiridion qui suivent (Pàris-Jallobert, Fougères, p. 131).

Charles-Marie Frain de la Villegontier, fils de René- Joseph qui précède, né à Fougères, non le 27 avril 1777, comme dit l'abbé Badiche dans laBiog. univ. qui prend la date du baptême, au lieu de la date de naissance, le 28 mars, donnée par l'abbé Carron, mais positivement le 20 mars (Pâris-Jallobert, Fougères, p. 131), élève du collège de Vendôme, puis étudiant en médecine à Rennes, reçu docteur en médecine à Paris en t802, médecin à Fougères, se dévoua aux pauvres et aux prisonniers, contracta les germes d'une maladie infectieuse en soignant les malades, fit de nombreux legs charitables et mourut à Paris le 30 octobre 1804, à 27 ans.— On a demi :

1. — Dissertation sur le sommeil, présentée et soutenue à l'école de médecine de Paris, le 29 frimaire an XL — Paris, Farge, 1802, in-8 , 69 p.

Voy. sur lui des notices par l'abbé GaVon, dans : Modèles d'une tendre et solide dévotion à la Mère de Dieu dans le premier âge de la vie (Rennes, M lle Jausions, 1829, in-18) ; — par l'abbé Badiche, dans la Biog, univ. de Michaud, à la lettre V, etc.

Louis-Spiridion Frain, comte de la Villegontier, frère du précédent, né à Fougères le 25 janvier 1776, filleul du duc de Penthièvre et de la duchesse de Lamballe, d'abord élève du collège de Vendôme, puis de l'Ecole polytechnique à la fondation de cette institution, refusa de prendre part à l'expédition d'Egypte, et se retira dans ses foyers sans prendre de service en 180t. Nommé souspréfet de Versailles le 2 août 1815, il sut, au milieu de l'occupation étrangère, triompher de toutes ces difficultés, et perdit cet emploi le 1 er janvier suivant, par suite de l'ordonnance qui supprima toutes les sous-préfectures de chef-lieu de département, et resta président de la commission de liquidation des dépenses occasionnées par la présence des troupes alliées ; liquidation de plusieurs millions, qu'il laissa terminée, lorsque, le 15 mai 1816, il fut nommé à il préfecture de l'Allier. Il quitta ce département le 8 octobre. 1817, pour administrer celui d'IUe-et- Vilaine, où il demeura par ordre du roi jusqu'en 1824, bien qu'il eût été élevé à la pairie le 5 mars 1819. Le séjour de sept ans qu'il fit dans ce dernier département fut marqué par d'utiles travaux et des améliorations importantes dont les habitants conservent encore un souvenir reconnaissant. Une décision ministérielle ayant déclaré incompatibles en 1824 les fonctions de préfet et de pair de France, il vint occuper sa place d'une manière permanente au Luxembourg et le prince de Bourbon l'attacha auprès de sa personne en qualité de "premier gentilhomme en 1826. Lors du tragique événement de Chantilly, il déclara que le prince ne s'était pas suicidé. . , Rapporteur de nombreuses commissions à la Chacnbre des pairs, il conserva son siège en 1830, et mourut au château de la Villegontier, le 1 er juin 1849, laissant de sa femme, née de JBoisgelin, 2 fils : Edouard, né à Paris en 1821, mort célibataire à la Villegontier en 1833, et Fernand qui suit. On a de lui :

1. — Rapports et discours à la Chambre des Pairs de 1S23 à 1848, d'après les tables annuelles du Moniteur universel.

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A. — Rapport sur la loi concernant la levée des conscrits de

B. — Rapports sur les pétitions : — 1823, p. 577, 637 ; 1825, p. 119,409 ; 1826, p. 1013, 1015; etc.

G. — Opinion dans la discussion de la loi sur le recrutement.

D. — Rapport sur le projet de loi concernant les droits de timbre et d'enregistrement ; — 1824, p. 789.

E. — Opinion dans la discussion de la loi sur le monopole du tabac ; — 1824, p. 801.

F. — Opinion sur les impositions -extraordinaires des départements ; - 1824, p. 1020.

G. ~ Rapport sur le projet de loi des indemnités aux riverains des rivières navigables et flottables; — 1824, p. 1031,1032.

H. — Opinion dans la discussion de la loi sur les chemins communaux ; —1824, p. 1039.

1. — Opinion sur la régie des Salines de l'Est ;— 1825, p. 130. J. — Amendement à la loi sur le sacrilège ; — 1825, p. 218. K. — Opinion dans la discussion de la loi sur les écoles de

médecine; — 1826, p. 642, 678. Pour la suite, voy. les tables annuelles du Moniteur universel, à la rubrique Villegoniier.

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