Fabrique de crimes, — dans le Grand Journal eu
122. — Ma première aux parisiennes; et un homme à la mer; — dans V Evénement des 2 mars et 2 avril 1866.
123. — Le besoin de parler, — dans le Figaro de 1866 (n cs 1169àll79).
C'est dans ces lettres que parut le fameux portrait satirique de Sardou, qui fit la joie dejous les joùVnaux littéraires de Paris pendant la seconde quinzaine de mai 1866. Il n'y a guère de pamphlet plus amer en sa forme doucereuse : tous les coups portent et chaque phrase part comme un coup d'épée maniée avec une apparence de bonhomie perfide. Ecoutez :
« ... Donc, M. Bouieville (artiste et professeur dramatique), nous l'apporta un soir : lui, M. Boudeville, majestueux et fier de sa fonction ; le pauvre petit, au contraire, humble et triste.
a II faisait froid à voir, tant il était maigre. Il parla peu et parfaitement bien. Je fus touché du respect qu'il témoignait à M. Boudeville.
« A l'heure où j'écris ceci, je vois encore cette mièvre figure où il y avait de la souffrance, du découragement et de la volonté, ces yeux inquiets qui sont en réalité excellents et qui me semblaient myopeSj-ces trails admirablement taillés, un peu coupants, aigus jusqu'à être pointus, et qui me firent, jeter un coup d'œil derrière le dos, où néanmoins il n'y avait point de bosse ; ce front heureusement développé, intelligent au possible, couronné par la plus magnifique chevelure que j'aie jamais vue. Il y avait là-dedans de l'enfant et de la femme très âgée. C'était joli et ruiné. Je dis ma première impression avec franchise : elle fut tout entière à la curiosité du romancier.
*« Je sentis que j'avais en face de moi quelqu'un. . . »
Après avoir raconté les péripéties d'un rapprochement qui devint plus tard une liaison intime, rompue au bout de plusieurs années par l'ingratitude de Sardou, alors que celui-ci fut ou se crut arrivé, Féval apprécie d'une façon très piquante le système dramatique de son ci-devant ami :
« ... Pendant un temps, j'ai cru suivre d'un œil ennemi le chemin brillant que M. Sardou se frayait dans la vie. J'ai bien vite reconnu que je me trompais. Je le suivais, voilà tout, et ma préoccupation n'était pas exempte de tendresse. On aime toujours le talent qu'on a vu éclore. A mes yeux, M. Sardou est un précieux talent, sans élan, sans cordialité, sans jeunesse, mais souverainement adroit dans ses choix, hardi avec calcul, habile à feindre la fougue, et arrivant à la ^chaleur par des prodiges de gymnastique cérébrale. Les lièvres de % ses civets ne sont pas toujours tués par lui, c'est certain, mais il les ravigotte à miracle, et s'il y glisse, l'espiègle qu'il est, un lambeau de gibier de gouttières, on s'en lèche les doigts. C'est poivré magistralement. Comme il prend sa muscade où il la trouve, rien ne lui coûte. Il a de pleines marmites de reliefs auxquels il donne une forme définitive à force d'esprit, d'algèbre et de migraines. S'il se bat les lianes, ce n'est jamais en vain. Sa verve est rarement naturelle, mais il a de la verve ou quelque chose qui y ressemble comme deux gouttes d'eau. . . »
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; La réplique ne se fit pas attendre :
« En 1854, ami lecteur, dit Sardou dans le Figaro du 24, et non \ pas 55 ni 56, car c'était fort peu de temps après la chute de la
\ Taverne, je fus en effet présenté à M. Féval par mon ami Boudeville. Je constate d'autant plus volontiers, au début, la réalité de cette assertion, que c'est à peu près la seule exactitude à signaler, dans la iantaisie aigre-douce de mon ex-patron.
« Il paraît qu'à première vue je lui produisis l'effet d'une vieille femme . . moi, je ne lui trouvai rien que d'un vieil homme. — Il jugea mes traits trop coupants. . . j'estimai les siens trop arrondis, — Il admira ma chevelure. , . je m'extasiai sur sa calvitie. — Et si | mes dents lui révélèrent tout d'abord que j'étais destiné à dévorer | mes semblables, à commencer par lui, son premier sourire m'apprit i que j'avais affaire à l'un de ces Bretons qui, suivant la spirituelle j expression de Gozlan, franchissent quelquefois la frontière pour se I promener en pleine Normandie.
« Du reste, à part ces réserves mutuelles, la présentation fut i charmante.
« J'établis la situation respective de deux parties, avant d'entamer l'action.
« D'un côté, un écrivain qui avait déjà donné toute la mesure de son talent, en se promettant de ne pas aller plus loin, et qui s'est tenu parole. Fort contesté en ce temps-là, comme aujourd'hui, et très injustement, à mon sens, car nul romancier ne rappelle autant que -lui Frédéric Soulié, moins le drame; Eugène Sue, moins la vigueur; Balzac, moins le style ; Dickens, moins la finesse, et Dumas moins l'intérêt de la verve. Fort curieux à lire par conséquent, s'il ne faisait abus de certaine humour un peu lourde, qui ressemble à l'esprit français comme le cidre de sa patrie au vieux vin de Bourgogne. Avec cela poli, comme on peut voir, distingué en toutes ses manières, instruit sans pédantisme et sans érudition, et doué de cette aménité grasse et quelque peu cléricale qui fait dire à l'observateur léger : « Quel bon garçon ! »
a D'autre part, moi !. .. c'est-à-dire peu de chose ! Un èlre inconnu, de chétive apparence, très pauvre, n'ayant pour tout bagage littéraire, qu'une pièce outrageusement sifflée; meurtri de cette chute et non découragé, voulant à tout prix ma revanche, sachant bien qu'elle n'était possible qu'avec l'aide d'un compagnon d'armes, et lui apportant, en échange de son nom plus autorisé et de son expérience présumée, mon travail et mon instinct de la scène, servis par des jarrets d'acier, dans un corps frôle, et par une volonté de fer ! ... »
Mais en voilà assez pour qu'on prenne envie de rechercher le reste, dans le Figaro, Y Evénement, le Volume ou autres journaux de fin de mai 1866, avec toute l'histoire de la collaboration des deux auteurs au drame et au roman du Bossu.
Sardou concluait en disant que Féval au lieu d'intituler ses articles Le besoin de parler eût mieux fait de leur donner pour titre L'esprit de se taire. G»» fut aussi la conclusion du public.
124. — Un souvenir d'Aix La Chapelle; — Moniteur des eaux du 10 juin 1866.
125. — Charles Nodier et ses œuvres, — dans les Conférences de l'Association 'polytechnique, (Paris, Masson), 1866, in-18.
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126. — L'homme qui voit; et l'Ame en peine ; — dans l'ZTtendard des 25 juillet et 20-21 septembre 1866.
127. — A propos de : les Bleus et les blancs ; — dans le Mousquetaire du 29 décembre 1866.
128. — (Avec Anicet Bourgeois) La reine Cotillon, drame en 5 actes, — Paris, Lévy, 1867, in- 18,
129. — Le tribunal d'honneur, — dans V Illustration de 1866. == reproduit dans; Douze femmes, n° 203, ci-dessous.
130. — (Avec Henri Oisafuilli) Lachouannc, drame en 5 actes et 10 tableaux tiré du roman Bouche de fer (n° 91 ci-dessus). — Paris, Lacour, libraire dramatique, 1867. in- 18.
131- — L'avaleur de sabres (quatrième série des Habits noirs);
- dans Y Epoque en 1867 = et en volumes avec : M llc Saphir, Paris, Dentu, 1868, 2 vol. in-l8. v
132. — La rue de Jérusalem (troisième série des Habits noirs) ;
— dans Le Constitutionnel en 1867 et 1868; = et en volumes,
Paris, Dentu, 1868, 2 vol. in-18.
1 33- — Le dernier barde ; — dans Le Soleil du 30 mai 1867.
134. — La vie>à Paris, — dans Paris-Guide (Paris, Lacroix, 1867, 2 vol. in-8°), au t. II.
1 35. — - La question littéraire; — et Discours prononcés aux obsèques de Félix Normand; — dans la Liberté des 12 janvier et 19 mai 1867.
136. — (Avec Théophie Gautier et de Sacy). Rapport sur le roman, — dans le Recueil de rapports sur les progrès des lettres et des sciences en France pour l'Exposition universelle de 1867 (Paris, Hachette, 1868, gr. m-8°).
137. — Femme du meilleur monde-, — dans le Gaulois du 8 septembre 1868. !
138. — Nombreux articles dans le Paris-Journal du 15 déc. 1868 à janvier 1870.
A. — Les élections dans le 90° département, — 15 déc. 1868.
B. — L'esprit public en France, — 22 déc. 1868.