‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 421 sur 439 · PRF.SNAÏS · texte numérisé non relu

PRF.SNAÏS

Les liens enchanteurs de la, reconnaissance M'attachent pour toujours au sein de mon pays... A mes concitoyens, pour tant de confiance, Mon entier dévouement n'est qu'un trop faible prix.

Mais quelque temps après, il fut entraîné par un de ses parents dans le parti des chouans. Un mandat d'amener fut lancé contre lui le 29 juillet 1793. Il était prévenu, lui et quelques autres inculpés, d'être « les chefs d'une bande de brigands armés qui fondirent sur le bourg de la Ghapelle-Glain, se portèrent chez le maire Frotté, et demandèrent une hache pour abattre l'arbre de la liberté, menaçant, à défaut, de mettre le feu à la maison » (Alfred Laitié : La Justice révolutionnaire à Nantes). Dans la séance tenue le 22 pluviôse an II (Il fév. 1794), par la Société populaire républicaine de Châteaubriant, « sur la motion du citoyen D«4ourmei, la société arrête qu'il sera fait une adresse au Comité de Salut public et au tribunal révolutionnaire de Rennes, pour demander le jugement <Fun grand coupable, Fresnais-Beaumont. » Arrêté vers la lin de l'année 1793, dans les environs de Saint-Julien, et remis au concierge de la maison d'arrêt le 1 er janvier 1794, il fut condamné à mort par le dit tribunal dans sa séance publique du 27 pluviôse (15 février) au matin. Le jugement porte que « le dit Beaumont est un de ces scélérats perfides qui a abusé de la confiance que lui avaient marquée ses concitoyens, et dont il n'a usé que pour les perdre, en se rendant leur chef dans les révoltes qui ont eu lieu dans son canton et dont il a été l'instigateur, révoltes dans lesquelles l'étendard de la royauté a été levé et la cocarde nationale foulée aux pieds, l'arbre de la liberté abattu, et les documents de la municipalité de Glain (sic) ^ brûlés devant la porte du maire, à qui il en serait arrivé autant, s'il

ne se fût soustrait aux fureurs de Beaumont et de sa horde scélérate ; il est aussi coupable d'avoir occupé un grade d'officier dans l'armée des brigands de la Vendée, et d'avoir présenté divers plans de campagne pour cette armée où il a vécu comme les autres de brigandage?... En conséquence la Commission militaire révolutionnaire, ouï de Fiennes... condamne le dit Fresnais^ Beaumont à la peine v de mort, et ordonne qu'il sera livré au vengeur du peuple, avec confiscation de ses biens au profit de la République. » Il fut exécuté le lendemain 16 février, à Rennes, et non à Ghâteaubrianl, comme l'a admis la croyance populaire, et où d'ailleurs la guillotine n'a pas fon<#-nné pendant la Révolution. Dans sa séance du 19 février suivant, la Société républicaine de Châteaubriant s'entretint de cette exécution qu'elle avait sollicitée, et l'un de ses membres qui n'était autre, hélas ! que le propre frère de F, de Beaumont, eut le triste courage de s'écrier : « Toujours attaché au grand corps de la grande famille républicaine, j'en chérirai toujours les sages lois. Qu'elle tombe la tète des monstres qui ont déchiré son sein, rien de plus juste ! Vive la République ! Vive la Montagne ! » La société, vivement aifectée et singulièrement satisfaite des expressions énergiques et républicaines du citoyen Fresnais f lui répondit par son président qu'elle applaudissait à son civisme et qu'elle le verrait avec plaisir à ses séances. (Extrait du registre des délibérations de la municipalité de Ghâteaubrianl). Les biens de F. de Beaumont furent vendus. Ce fut un autre de ses frères qui les acheta. ïresnais de Beaumont était âgé de 58 ans quand il fut exécuté. De son mariage avec Marie- Anne Gavlt de Pouancé, il eut quatre enfants, deux garçons et deux filles, qui durent mourir jeunes, car après la Révolution, on ne retrouve plus leurs traces [Revue hist. de l'O,, 1896, p. 358 à 365).

Hostedby G00gle

PKBSNÀY (DE) 463

>79. — Fresnay (De). -— Nom d'une ancienne famllle'de chevalerie, qui l'avait emprunté à une seigneurie de la paroisse disse ; qui portait « une fleur de lys », d'après un sceau de 1270 cité par les Blancs-Manteaux, aliàs « semé de fleurs de lys et au franc quartier » , d'après un sceau de 1382 (Courcy, 1. p. 411, et pi. CXXVIII, n"17 et 18), dont ierenconlrè Nicolas de F. , donateur à St-Florerit en 1160, Gedoin et son frère Payen, témoins dans un acte de la même année, et Philippe, capitaine de compagnie en 1352 (Pr. de dom Mor. 1,634,638, 1480; Couffon, I, 222). Et notez qu'aux tables des Pr. de dom Mor. ce nom est confondu avec le suivant.

Il y a en Normandie un marquisat de Fresnay dont le nom a été porté par des Perrée.

>8Ô. — Fresnay (Du). — Nom d'une ancienne famille, ramage de Blain, qui l'avait emprunté à une seigneurie de la paroisse de Plessé ; qui compte un croisé en 1248, qui porta les titres de baron du Faouèt, et de fîarrégan, vicomte de Meslan ; et qui fut déclarée noble (l'ancienne extraction par arrêt des commissaires de la grande réformation en date du 22 novembre 1668. La branche aînée se fondit en 1250 dans Volvire, et celle de Keranquelven s'éleignit en 1738.

Notices aux Nob. et Arm. de Courcy, I, 411 -, — Briant, p. 101 ; — Du Perré, p. 19 ; — Beauregard, p. "i50 ; — Du Plessis, p. 56 ; — Saint-Luc, III, 101 ; — Guérin, I, 185 ; - Dossiers mss. au Cabinet des titres.

^ Armoiries. « De vair plein ou d'argent vairé et contrevairé d'azur », aliàs <« au croissant de gueules brochant ». — Blason gravé dans Saint-Luc, F, n° 52 ; Guérin, pi. no 46 coloriée F n° 71 ; Courcy, pi. CXXVIII, n° 19 et 20. — Et voy. Arm. qén ^ ^ ms. d'Hozier, Bret., I, 13.

Hervé de Blain, fils de Gucgon, épousa vers 1225 Constance de Pontchâteau, dont il eut deux liis, Eudes de Blain, dit de Pontchâteau, et Guillaume qui prit le nom de la terre du Fresnay qu'il avait reçu en apanage. Constance se remaria avec Olivier de Clis-, son. — Hubert du F., chevalier du parti de Montfort, prisonnier de Louis d'Espagne, fut délivré par Gaultier de Mauny en 1342 ; — Jehan, était écuyer des compagnies de Clisson en *1375 ; — Alain en 1379 ; — Eon } en 1380; — et Guillaume du F. de Kerenhoal, épousa vers 1440, Béatrix de Penhoël, dont François du F. y chevalier en 1470 (Pr. de dom Mor. 1, 958, 981 ; Il/lOO à 106, 203 254, 275, 380, 448, 613, 1008, 1425 ; III, 444, etc. ; Cou/Ton, IL 124, 207, 394, 423). ' '

Les listes de la confrairie de Saint-Nicolas de Guérande citent Jehan du F. en 1350, Jean en 1405, Guillaume en 1429, Eon en 1445,P/i?/^een 1477, et un s r de Rosconan en[b01(Mss. Jégou). — Et voy. pour Eon, les Lettres et mandements de Jean V, n° 1848.

Un du F. } ji de Querenhoët, fonda la chapellenie de N.-D. de Kerdroguen, en Colpo, avant 1516 (Sem. rel. de Vannes, 1S92 p. 200).

Hostedby G00gle

464 FRESNAYIfi (t)K LA)

Les Arch. du Morb. citent noble homme Gilles du F. de Trèscouët, parrain à Gournon en 1554 ; — Françoise du F., femme de Louis de Forges, marraine à Gournon en 1568 ; — Françoise du F. darne du Resto, marraine à La Gacilly en 1575 ; — autre Françoise du F., femme de Vincent de la Haye à Rieux en 1587; — René du F. baron du Faouët et de Barrêgan, mari d'Hélène Allano, dont René-Maurice, baptisé au Faouët en 1642, et Sébastien, conseiller au Parlement de Bretagne, mari d'Anne Petau, puis de Marie de Bragelonne, dont Nicolas -Guillaume du F. de Kerlen, parrain au Faouët en 1656, Jean-Claude, baptisé en 1670, parrain en

1680, et Nicolas-François du F., baron du Faouët, qui épousa en

1681, Marie Guégant et fut père de Marie-Claude, épousant en 1702, au Faouët, Gabriel-Claude de Kergorlay; enfin Michel-Cor enlin du F., inhumé au Faouët en 1738 (E, suppl. 371, 374, 876, 877, 878, 879, 897, 898, 909, 955, 1003, 1067, 1084, 1160, 1168). — Et voy. Arch. du Fin., A, 8; B,534, 697, 701 ; Arch. oVI.-el-V,, C, 2245, 2251, 3379 ; Arch. de la L.-Inf., B, 6?6; Sem. rel. de Vannes, 1892, p. 406).

Et voy. La baronnie du Faouët par la comtesse du Laz, p. 27 à 34.

981. — Fresnaye (De la). —Nom d'une ancienne famille du ressort de Ploêrmel, qui s'appela d'abord Macé et qui fut anoblie en 1471, pour les mérites de Payen Macé, s r de la Fresnaye, en Réminiac, qui abandonna alors son patronymique pour ne garder que l'additionnel, sous lequel ont été seulement connus tous ses descendants qui furent . maintenus de noblesse d'extraction par arrêts des com-

missaires de la grande réformation en date des 9 février 1669 et 24 oct. 1670. Cette famille s'est fondue, au XVIII e siècle, dans Charbonneau et Larcfier de la Tonraille. — Le nom, provenant de diverses seigneuries, en La Fresnaye, St-Dolay, St-Gilles, etc., a été porté aussi en additionnel par les Anger, Avice, Bertin, Bossard, du Bouëxic, Burel, Cercleux, de Chateautro, Conan, Defrondat, Guillemot, Hull»n, Le Filz Hulx, Le Monnier, Marion, Poulain. Priour, Quélo, Rahier, Ranconnet, Rouxel et Tripier.

Notices aux Nob. et Arm. de Gourcy, I, 411, 412; — Briant, p. 101 ; — Du Perré, p. 19 ; — Beauregard, p. 150 ; — Saint-Luc, III, 101; — Guérin, I, 185 ; — L'Estourbeillon, II, 178 ; — Dossiers mss. au Cabinet des Titres.

Armoiries : « d'argent à 3 rameaux de fresne de sinople. » — Blason gravé dans Saint-Luc, pi. F, n° 53 ; Guérin, pi. 46 coloriée, F, n° 72 ; Courcy, pi. GXXIX, n e 1 ; L'Estourbeillon, II, p. 178. — Et voy. Arm. gén. ms. d'Hozier, Bret., I, 216,724; II, 22, 675, 988.

Grégoire de la F., fils de Payen qui précède, épousa en 1480 Jeanne Bonnet de la Bardoulaye, et son fils Jean, en 1530, Anne du Guiny de la Garoulaye. — Et voy. Pr. dom Mor., I. 591

Robert de la F., marié à Jeanne de La Pommeraye de Keramharh, fut un des gentilshommes de Tévèché de Saint-Malo, faisant partie de la montre de Raoul Tison àLesneven le 21 août 1543 ; son frère Julien fut prieur de St-Michel de Moncontour en 1575, et ses

Hostedby G00gle

FRESNAYS (DES) 4(55

sœurs épousèrent Yves de la Pommeraye de Costal, Mathieu de la Pommeraye de Kerambarh, et René du Fresche de la Cossais. (Yoy. Pr. dedom Mor., III, 1050).

Les Arch. du Morb. citent un grand nombre de la F. du XVI e au XVIII e siècle, en particulier François de la F. de lâPommeraye, mari de Claude de Bellouan de Villefief, dont Gillette de la F. , épousant en 1610 Thomas de Guémadeuc, gouverneur de Pio<"}rmeî, et Pierre de la F., marié en 1629 àGuyonne de la Voue de Coëtuhan, d'où François-Georges, mort en 1730 sans postérité, Antoine de la F., lieutenant aux Gardes de la Porte, et Louis de la F. de Co'ètuhan, qui épousa en*lG65 Jeanne Le Coq, dont Guillaume- Marie de la F. de Villefief, marié en 1717 à Redon à Anne-Perrine Chaillou de l'Etang, d'où Louis- Marie-Bertrand, marié en 1744 à Marie-Magdeleine Le Douarain de Lémo, et qui n'eût que deux filles mariées en Charbonneau et Larcher de la Touraille (E, suppl. 473, 475, 476, 481, 562, 689, 598, 590, 615, 689, 693, 743, 744, 844,977, ÎOJ^ 1104, 1 110, 1208, 1236, 1444, 1585, 86).

Les Arch. de la L.-lnf. citent à la Réformation du domaine en 1680, Marguerite de la F., prieure de Saint-Georges, pour le temporel de ce prieuré en Pleudihen, et François- Georges- Joseph de la F., à Ploermel pour la terre de la Fresnaye en Remiiiac ; — puis en 1689 Louis de la F. de Co'ètuhan, en requête d'hommage pour une terre en Aiï^an (B, 679, 724, 1691).

Les Arch. d'I.-el-V. citent François de la F., mari de Claude de Bellouan, au compte des Etats pour une rente constituée, en 1575 ; — un écuverduduc de Chaulnes en 1671 ; — et la tutelle des d llcs de la F. en 1739 (G, 2618, 2985, 3985). Et voy. le Pouillé 4e Rennes, I, 604 ; III, 351 ; IV, 405, 692 ; V, 468 ; et Pàris-Jallobert, Dol, p. 56 ; Pleine- Fougères, p. 57; Saint-Jouan-des-Gucrets, p. 8, etc.

Les Arch. des C-du-N. citent, des de la F., en Plérin et Matignon (B, 724, 769 ; E, 1380), mais je ne sais s'ils appartiennent aux précédents.

Je trouve aussi un marchand à Uzel en 1740 (Arch. des Côtesdu-Nord, B, 1091), et un commissaire de la marine à Brest, électeur départemental du Finistère en 1 790 (Procès-verbaux de V élection des membres du département).

* — Fresnays (Des). — Nom additionnel porté par les Le Mignot.

Page 1