III. — Les Fresneau du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine
LesArc/i. du Morb. citent maître Pierre F., mari" de Sébastienne Le Bosséno et noble homme Jean-Baptiste F., marchand, membre du conseil de fabrique de Saint-Patern, mari de Catherine Le Thieis, ayant tous les deux des enfants baptisés à Vannes de 1714 à 1735 ; — le mariage en 1745, dans l'église des Carmes déchaussés de Vannes, aujourd'hui chapelle de l'évéché, d' Angélique F., iï lie de Jean-Baptiste qui précède, avec Fr-ançois-Barnabé Ouillo du Bodan, dontla fille épousa en 1763, un autre Jena- Baptiste F., originaire de Bordeaux qui fut juge consul à Vannes en 1766, et eut plusieurs enfants nés et baptisés à Vannes depuis 1765 (E, suppl. 1568, 70,71, 72, 74, 77).
Les Arch. de la L.-Inf. citent Jean-Baptiste F., qui précède, et sa femme Catherine Le T/iieis, rendant aveu pour la métairie noble de Kerorbin en Kervignac (B, 242, 1031). Il était subdélégué de l'Intendance à Vannes en 1750 (Arch d'I-et-V., C, 701, 702, 2017, 2498, 2506, 2587).
Le catal. de la librairie Clou20t, de juillet 1889, cite les mémoires suivants, qui concernent sans doute un de ses descendants :
1. — Pour M m0 A. Jambin, demeurant à Bourg des Comptes et M. F. Fresneau, contre le s r J.-B. Lamothe, demeurant au cheflieu de la commune de Mirambeau. — S. 1. n. d. autog. in-4*.
2. — Pour M. J.-B. Lamothe, demeurant à Mirambeau, contre dame B. Jambin, demeurant à Bourg-des-Comptes, M. A. -F, Fresneau, etc. — Poitiers, Dupré, 1859, in- 4°.
Il doit s'agir là des auteurs du suivant et de lui-môme dont les descendants habitent aujourd'hui Bourg des Comptes.
Armand-Félix Fresneau, né à Rennes, le 6 janvier 1823, lils d'un administrateur, qui était préfet de la Corse en 1847, fit ses études au collège de cette ville et fut admis en j 847 auprès du ministre de l'Intérieur, M. Duchâtel, comme secrétaire particulier. Il se destinait à la carrière diplomatique, mais la Révolution de février le jeta dans la politique militante. Sa candidature à l' Assemblée constituante de 1848, chaudement appuyée par le parti conservateur d'IUe-et- Vilaine, triompha avec éclat dans ce département. Il vola les crédits pour l'expédition de Rome et, le 6 octobre 1848, insista pour la nomination du président de la République par le suffrage universel. Réélu par le môme département, le 13 mai 1849, à V Assemblée législative, il rentra dans la vie privée lors du Coup d'Etat de 1851, et n'en sortit plus jusqu'aux élections du 8 février 1871, où il fut élu député du Morbihan à l'Assemblée nationale. \\ y siégea à l'extrême-droite, et fut l'un des membres les plus actifs du parti catholique et légitimiste. En 1872, il déposa un projet tendant à organiser le service des aumôniers dans l'armée. Il se prononça pour le rétablissement de la monarchie, vota contre la Constitution de 1875, et en faveur de la loi sur l'enseignement supérieur; mais après la dissolution de l'Assemblée nationale, il ne 3e représenta ni aux élections sénatoriales, ni aux élections législatives. Le renouvellement partiel du 5 janvier 1878 dans le Morbihan le fit
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