Filhol de Camas. — Nom d'une famille originaire du
Quercy , où elle a produit un secrétaire du roi près la cour des Aides de Montauban en 1642, portant « d'argent à la bande de gueules, chargée d'une bécasse de sable, accompagnée en chef d'un croissant de gueules et en pointe d'une étoile de même » (Courcy, \, 386 et pi. GXXL n° 9), dont un rameau se fixa au Port-Louis au XVIII* siècle par le mariage en 1763 d'Ambroise F. de C. avec Jeanne- Thérèse Béard des Bassières. Cet Ambroise de C. fut lieutenant colonel d'artillerie et commandait la place en 1792 quand il fut arrêté dans sa fuite (Arch. du More., E, suppî. 442, 449 ; du Châtellier, La Révol. en Bref., II, î>39 et fut
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56 FILHOUZE ET PILLOUZE
le père de Jean-Gilles, capitaine de vaisseau pendant la Révolution, 0. ejfc In 25 prairial an XII, mort le 29 vend, an XIV (Fastes de la Légion d'honneur, V, 313), — et de Jean-Edmond F. de C, né au Port-Louis le 3 juillet 1767, général d'artillerie, baron de V Empire en 1811, qui prit pour armes : « d'azur à 2 canons sur leurs affûts, acculés d'argent, surmontés à dextre d'un vol d'aigle de même » (Courcy, I, 386, et pi. GXXI, n* 8), qui fut nommé G * en 1813, * en 1814, G. 0. * en 1831, et mourut à Rennes en 1853 (Fastes de la Légion d'honneur, IV, 280 ; Revue des prov. de VO., II, 255) ; - père du colonel du 6 e de ligne tué à la bataille d'Inkerman en 1854, et du colonel Armand de Camas qui figure sur le célèbre tableau de la prise de Malakoff, par Yvon. Voici la carrière de ce dernier, d'après le colonel Vallantin, dans le discours qu'il prononça lors de ses obsèques, à Saint-Avé, le 11 novembre 1889 (Petit Breton du 12 novembre). « Elève de St-Cyr en 1832, sous-lieutenant d'infanterie en 1835, lieutenant en 1840, cité à Tordre de l'armée d'Afrique en 1841, capitaine en 1842, chef de bataillon en 1854, blessé à Malakoff (c'est lui qu'on voit arriver de face, avec ses lunettes, sur le tableau d'Yvon), lieutenant-colonel en 1855, ejfc en 1856, colonel en 1863, il prit sa retraite en 1865 après la campagne du Mexique, mais rentra au service en 1870 et commanda les mobiles du Morbihan à Paris pendant le siège. » Il a laissé un fils et une fille.