‹ Répertoire général de bio-bibliographie bretonne (volume 2)Chapitre 89 sur 439 · FLAMAND · texte numérisé non relu

FLAMAND

492. — Flamand, Flamant ou Le Flamant. — Nom de famille que je trouve répanda du XVII e siècle à nos jours en Basse-Bretagne, où on rencontre Sébastien F. y recteur du Stang en 1625 ; Sébastien Le F. de la Pallue, demeurant au Faou, débouté de ses prétentions à la noblesse le 23 mars 1670 (Mss. de la Bibl. de Rennes ; et Arch. du Parlement, Dossiers de procédure) ; — Joseph F. maître perruquier et débitant de vins à Quimper en 1760 ; Jean- Francois F., qui suit, avocat à Quimper en 1780 (Arch. du Fin., A, 2; B, 179, 184, 413, 739,899; G, 100; Arch. des C-du-N., E, 2722) ; — et à la fin du XVIII e siècle au pays nantais, où naquit un savant médecin qui suivra.

Jean- François Flamant, né à Quimper le 27 avril 1745, avocat à Quimper, y épousa le 26 mai 1775, Marie-Catherine Barbe (1750- 1827). Ayant été meuacé d'incarcération après avoir défendu des inculpés devant la justice révolutionnaire, il prit le parti d'éraigrer en Espagne avec son fils Michel qui suit, alors élève de seconde, et passa ensuite à Jersey, où il signa en 1795 le testament de M. de Tàlhouët de la Gralionnaye, et d'où il revint à Quimper sous le Consulat. Nommé magistrat de sûreté à Quimper, il y mourut le 8 avril 1811, ayant eu plusieurs enfants : Michel qui suit; — Denis, né en 1779, élève chirurgien de marine en 1795, commis de marine en 1798, sous-commissaire en 1809, directeur du Bagne de Rochefort en 1816, retraité commissaire et ft en 1839, mort à Quimper en 1852 (Jurien de la Gravière, Souvenirs d'un amiral, II, p. 84 à 331) ; — Jienjamin, qui suivra ; — Paulin, qui fut tué, étant capitaine, pendant la retraite de Russie; — et 2 filles dont lune : Clarisse-Philippine-lrène (1784-1816) fut la grand'mère maternelle de M. le conseiller Fr. Saulnier (Notes Saulnier). — Et vov. Sem. rel. de Quimper, 1890, p. 528.

Michel- Anne -François Flamant, fils du précédent, né à Quimper le 28 février 1776, accompagna son père en émigration en 1792, passa avec lui à Jersey et s'enrôla en 1795 comme sergent major dans le régiment du Dresnay pour l'expédition de Quibéron. Fait prisonnier et conduit à Vannes, il y fut condamné à mort et fusillé au Bondon le 8 fructidor an III (Débris de Quibéron^ p. 206, qui écrivent Flament). Sa mère qui avait été incarcérée à Quimper au manoir de Kernisy, puis relâchée (Voy. Trévedy, Promenade à la Montagne de la Justice, au Bulletin de la Soc. arch. du Fin. 1882 IX, 84 ; et Le comité révol. de Quimper à la Revue hist. de VQ., 1897, p. 195) vint à Vannes pour essayer d'apitoyer les juges et l'on a d'elle et de lui des billets fort émouvants qui ont été publiés par M. Norbert Saulnier dans la Revue rte la Révolution, (nov. 1883) et réunis en brochure sous le titre :

Une victime de Quibéron. Michel Flamant. — Nantes, Forest. et Grimaud, 1884, in-8°, 12 p.

Benjamin-Joseph Flamant, frère du précédent, né à Quimper le 29 mars 1781, avocat et avoué près le tribunal de Quimper, y décédé le 7 octobre 1825, a publié :

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