Flandrin, — - Très ancien nom d'homme et de famille
depuis un témoin de la conquête sur les droits d'Henri d'Avaugour en 1235 {Revue de Bret. et de Vendée, 1873, I. 335) ; -— çt dont je rencontre encore Pierre F. de bon Espoir, mis en demeure de justifier son droit de pêche dans l'étang de Hédé en 1601 (Arch. de la L.-lnf., B, 1326) ; — un maître joaillier et des maîtres peintres à Nantes au milieu du XVII siècle (Les Artistes Nantais, p. 224); — un notaire à Saint-Père-en-Re1z qui a laissé beaucoup de notes sur te pays (Maître, V Assistance publique dans la L.-lnf., p. 255) ; — et un conseiller général de la Loire-Inférieure de 1871 à 1875.
Hostedby G00gle
FLANDROIS 73
4'.)9. — Flandrois, Simuel, — né à Auray, élève de l'Université catholique de Lille, interne à la maison de secours pour les blessés de l'industrie de Lille et de l'hôpital de Bon Secours de Paris, reçu docteur en médecine en 1896, a publié :
1. — Etudes diverses dans le Bulletin de la Soc. Analomochimique de Lille, en 1893 et 1894.
A. — Sur un cas d'ostéoarthrite tuberculeuse du pied-, — 1893, t. VIII, p. 107.
B. — Ecrasement du pouce, gangrène primitive, tétanos con* sécutif, amputation secondaire, — 1893, t. VIII, p. 160.
G. — Luxation du coude en arrière avec fracture de l'extrémité inférieure de l'humérus, etc. — 1894, t. IX, p. 127.
2. — Des épanchements péri -articulaires dans les traumatismes du genou (thèse de doctorat). — Paris, 1896, in-8°, 100 p.
Lallié, aux Victimes de l'an If, et la Sem. rel. de Nantes, 1888, j). 88, citent un prêtre, arrêté à Nantes et condamné à mort le 28 janvier 1 794, mais il était de Châtillon-sur-Sèvre ; — et Paris - Jallobert {Eglise protest, de Vitré, p. 46), cite un Pierre F., aussi du Poitou, se mariant au temple de Vitré en 1679.
r>00. - Flâneur breton (Le), — signataire des revues bretonnes au Lycée armoricain, de 1823 à 1828, a signé aussi Le Jeune Flâneur. Je n'ai pas découvert ce pseudonyme.
oOl. — Flâneur (Un), — signataire de poésies diverses dans le Nouvelliste du Morbihan en 1888 : Entre statues (3i mai) ; Les Anglais devant Lorient (8 juin), etc., doit être Lucien Noalen, aliàs Yan Carnel.
Voici le début de la première pièce, composée à l'occasion de la statue de Neptune, sculptée par Nayel, sur la fontaine de la rue de l'Eglise :
BlSSON
Je ne vois rien, le ciel ad noir, quel'a nuit sombre ! Les lueurs des falots percent à peine l'ombre, On se croirait en mer. Minuit pique, tout dort, Moi seul je suis de quart. Quel silence de mort! Eh bien î songeous en paix ; seul avec mes pensées, Brillantes visions aussitôt effacées, Qui renaissent toujours, je vis et j'aperçois L'océan qui mugit par delà tous ces toits.
Cette ville et toujours lui !... Mais quel est C3t homme? Je voudrais bien savoir et comment il se nomme, Et quels sont ses exploita. Serait-ce un Lorientais, Un poète, un soldat connu par ses hauts faits ? Là-bas, couronne au front, sceptre en main, il commande, Quel est-il ? Cieux amis, ûots, jo vous le demande. Rien ne parle ni vi-mt. Sur la Bove, pourtant, Je vois une pâleur, comme d'un manteau blanc. L'objet est immobile... Eh I c'e?t Massé qui rêve Au chant du Rossignol, à l'hymne qu'il achève. Peut-être connaît-il l'homme mystérieux ; Allons, avant que l'aube ait éclairé les cieux. [H descend de sa colonne).
74 FLANNERY
Chantre sublime et doux, ô compositeur tendre, Daigne écouter ma voix, fils d'Orphée, et m'entend e Satisfais mon désir, toi qui près des passants As surpris des secrets parfois intéressants.
Connais-tu ce héros qui non loin de la Piaine De »on corps de géant domine la fon'aine ?
Masse
Bisson, vaillant marin, j'en entendis parler. Neplune, c'est le nom dont tu peux l'appeler.
Bisson Un étranger ou bien un enfant de la France?
Massé Non, c'est le dieu des mers dont tu sais la puissance.
Bisson
Jusqu'à lui rendons-nous afin de contempler Sa pose martiale et pour l'interpeller.
Roides comme des morts, toutes deux, les statues
Que nul ne vit, la nuil, allèrent par les rues Gomme un fantôme froid drapé dans son linceul, Massé marchait au pas et semblait être seul Tant le soldat de bronze en uniforme sombre Se fondait dans la brume, étant couleur de l'ombre. Et leurs pas ébranlant l'asphalte de3 trottoirs, Troublaient les gens couchés dans les obscurs dortoirs. Continuant ainsi leur promenade étrange, # Osant poser leurs pieds immortels dans la fange, Ils n'eurent pour témoins que des chats qui miaulaient Et dont les gros yeux verts, enflammés, rutilaient.